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Tome quatrième. M - P.
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dîuK àllì aime-t-on beaucoup ces religieux

euvo' tOUte St-iiíTe & aux environs ; & qua^d iísf 0 j s quêter pour leur maison, ce qu’ils font uneplus C " a ? ue ann êe, la plus petite maison contribue leSJand^ 1 ^ CUt ^ âe bon cœur. Cet hospice est très-Corn • ^ eLlt contenir environ six cens personnes.cro jt entouré de neiges & de glaces , il ne

t 0ut a ‘olument rien dans son voisinage ; cependant] a dir^V^° nC ^ e P ar ^ es loius des personnes qui en ontfait * £ tl0n ’ P ar le s grandes contributions qu’on yÙn\r% f" délices de la Sui fl e ' u 4- P- 20 7-

gulier T ’ S . AlNT ' ELOI ' LEZ ' ARRAS ’ abbaye ré ~ail d' 16 ,C * e ^rdre de saint Augustin, dans l’Artois,

Ell« ‘ 0C ? íb & à une lieue & demie au nord d’Arras.Les^ a i. etC sondée , à ce qu’on prétend par saint Eloi.*413 an ° lne s réguliers de cette abbaye obtinrent enfortifiés Jean > duc de Bourgogne, la permission debljg cr Cur monastère, & en reconnoissance ils s’o-ci’abSó !1 p a b -h o minage d’une lance , à chaque mutationde c : ' E ‘ ett e abbaye est en régale, & jouit au moinsc hano' ^ Uan î e uiille livres de rente. On dit que lesviol e lne ^ réguliers de cette maison portent la soutaneAnlb e e ^ ^ rochet par-dessus, comme ceux de saintt. 3. p s j î Cambray. *■ Figaniol , Desc. de la France,

Carj 1 kì. 0r f IS de saint Vindicien, évêque d’Arras & deM 0n ray .> mort l’an 70; , à Bruxelles, fut porté audep li; 5ainc Eloi. retraite qu’il avoit toujours aimée*,d ora s^ Ue Saint EIoi > son martre, en avoit fait une stationÈaiii 011 dans le cours de ses travaux évangéliques. *

Mck3n°P- des Sa ' nts > P* 3 2I «

Fta nce ^ f-SAINT-JEAN & Ormancey , bourg de^etirut’ ^ ans * a Bourgogne, bailliage & recette dede v j etl Auxois, II est situé fur un coteau. II y a peula es aux environs. Les hameaux de Moulin , deden t cì^ e ' de Fleury, & le fief de Sémerote dépen-MOKrU XHir c, qui a titre de Baronnie.

^aine '1 AINT ~ JEAN , bourg de France , dans leMovss ction du Mans.

1>0r dse h A 1NT ' MARTIN ’ abbaye d’hommes, dede ç des Prémontrés, dans le Cambresis, diocèseV°i r a nlbra y , entre le Catelet au couchant, & Beaure-agré a y levanc > prés des sources de FEscaut dans uneV Hé d suuati °n. Cette abbaye a été réunie à l’arche-MnMS ambla y.

diílin, ■ r ' SA INT-MlCHEL (Le), abbaye de Béné-

N.

tins.°hìl;

Gâteau & ville de France, dans la Basse-

endfo^die, au milieu d’une baie que forment cn cetlej pj 1C ^s côtes de Normandie & de Bretagne, dontde Ce ^ Proches sont éloignées d’une lieue & demiede Ijç ° nt - C’esl un rocher d’environ un demi - quartsa bl 0 p de circuit, lequel est isolé dans une plainefois ou greve que le flux de la mer couvredeux

a b° r( j v * n gt-quatre heures, enforte qu’on n’y peut^ti gfl. c l Ue pendant l’intervalle des marées ! le passagea gteve !1C ° le krès-dangereux, pafee que le fable de^^°rtn e j Ctanc mouvant, la mer pendant la marée yP e rce VQ . es Précipices affreux , qu’il est impossible d ap-qu’ott p t ffl )arce qu’ils sont tout remplis de fable lors-s y perd , dessus, l’on y enfonce tout-à-coup & l’on^aref] ‘ 1 y a dix-huit ou vingt-ans qu’un vaisseauflux 5 _ . a yant été apporté fur cette plaine par lele s abI b l en sc retirant le laissa à sec, s’enfonça dansv °yoit P°iur qu’en vingt-quatre heures, l’on n’enP r en nent . u ^ le mât. Pour éviter le danger , les voyageursP°tir p 0 , es guides qui marchent toujours devant euxSscve, _ n . cr le^ passages. Lorsqu’on a traversé cettea 0 Mont c ^ tou te semée de coquillages, l’on arrive^óesa ét' a * nt '‘Michel, qui depuis une vingtaine d’an-la por te 7 nvb '°nné d’une muraille. Lorsqu’on a passéles voy ae 6 l a v ‘'le, l’on trouve un corps de garde oùb ato ns se gei ; rs laissent les armes à feu, les épées, les^a qu’ l)n sCS 1 & c. L’on entre ensuite dans la ville,quia ^er nia j e rue en pente, & dont les maisons font^e égUf^O"^"'ees. Au haut de cette rue , on trouve. l'vn nr d"' la paroisse. On prend de-là à gauchebelles H slVe a un second corps de garde > où les sen-ï.rtHTic ^ nian dent si l’on n’a point d’armes cachées,^e-là Gn utc au , Scc. 6c l’on est obligé de les y laisser.

monte par des degrés taillés dans le roc;

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1 on trouve une grande porte épaisse d’un pied, toutecouverte de fer, dont l’on n’ouvre qu’un guichet quin a que trois pieds de hauteur ; ensuite , l’on passe sousune grande voûte obscure, dont les murs sont toutcouverts de mousquets, de pertuisanes rangés fur leursrâteliers, 1 on voir ensuite un grand corps de garde,ou il y a toujours des bourgeois en faction. En con-tinuant de monter 1 on passe une petite cour d’environdouze pas en carre, dont les hautes murailles sontdéfendues par des créneaux & des machecoulis. Enfin,l’on passe la derniere porte du château , & l’on arrivedevant celle de l’église qui est bâtie sur une plate-forme, appellée le Saut-Gauthier, De cette plate-for-me , on découvre une longue étendue de mer & deterre. On entre après cela de plein pied dans l'église,dont la porte est dans le flanc méridional de la nef.Cet édifice est disposé en forme de croix, d’une struc-ture gothique, 6c d’une couleur enfumée qui marquesa grande ancienneté. Le grand autel de saint Michelest placé entre le chœur 6c la nef, 6c lui sert de clôture.Son rétable est enrichi d’ornemens de sculpture ; lehaut en est terminé par une niche, dans laquelle estposée une statue de l’archange saint Michel de la hau-teur d’un homme. Cette statue étoit d’or : mais on l’amise dans le trésor , & l’on en a placé une autre debois doré fur Laurel : le grand tableau de l’autel estassez bon. Sur un des murs de la croisée méridionale del’église, on voit en peinture les armoiries & les nomsde tous les gentilshommes Bretons & Normands quidéfendirent cette forteresse contre les Anglois & lesProteslans François du tems de la ligue. Dans unechapelle , qui est du même côté, on montre le trésorqui est rempli de quantité de vases sacrés & de pré-cieuses reliques, parmi lesquelles on voit le chef desaint Aubert qui fonda cette église. On voit aussi aubout de l’armoire un bouclier carré & une courte épéequ’on a trouvée en Irlande auprès du corps d’un dragon,dont on attribue la mort à saint Michel. Dans la nef,il y a un escalier qui conduit à une chapelle basse,nommée Notre-Dame sous terre. Dc l’église onentre dans le cloître, & l’on ne peut voir, fans ad-miration , que l’on ait si bien bâti fur la pointe d’unrocher tous les lieux réguliers d’un monastère. Ce cloîtrea environ vingt pas en carré , & est accompagné d’uncôté de la sale des chevaliers de Saint-Michel, qui estencore plus longue ; & de l’autre b d’un grand réfectoire6c de ses offices, auprès desquels est une machine àmoulinet, qui sert à monter pour Tissage dç la maisonles provisions que les chaloupes amenent au pied dumont, qui» est fort escarpé du côté du nord. En hautsont les dortoirs, l’infirmerie & une bibliothèque bienfournie , dont la voûte est ornée de peintures. Ensuiteon monte dessus régisse, autour de «laquelle on peutsc promener le long des balustrades, dont la couver-ture est environnée. Les curieux n’en demeurent pas-là,ils montent dans la lanterne du clocher, qui est élevéed’environ soixante toises au-dessus du niveau de la grève.On découvre de ce lieu au nord la pointe de Gran-ville, êc vers le levant, en suivant la côte de Nor-mandie, on voit aisément la ville d’Avranches ; aumidi, celle de Pont-Orson ; au sud ouest, le mont Dol& la ville de Dol en Bretagne ; au couchant, le havrede Cancale, 6c au nord-ouest Tisse de Gerzey, quiest éloignée de seize lieues ; ainsi il faut une lunetted approche pour la distinguer, car à la vue elle ne pa-roit cjue comme un nuage. Après avoir visité le dessusde l’eglsse, on est conduit avec une lanterne dans lessouterreins de cet édifice. C’est un vrai labyrinthe dedétours & de descentes obscures. On y montre deuxcachots de sept ou huit pieds en carré, 6c ou Tondescend les criminels d’état par une bouche qui sc sei-me avec une trape. Pour achever la visite entiere de cemont, il faut sortir de ces murailles, 6c aller voirune chapelle d’environ douze pieds de longueur furhuit de largeur , dédiée à saint Aubert, & bâtie furune roche , qui étoit autrefois le sommet de la mon-tagne, & qui, à la prière de ce Saint, s en détacha,pour laisser la place libre aux ouvriers qui dévoientconstruire l’église, 6c alla sc précipiter du côté dunord. On monte à cette petite chapelle par douze ou