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cans, de martes, de pich ioux,de loutres , de loupsde bois, de renards argentés, de peaux de chevreuils,de cerfs, de squenontous & d’orignaux vertes Sc passées ;fur-tout des castors de toutes espèces. On leur vendde la poudre, des balles, des capotes, des habits à lafrançoife, chamarrés de dentellesd’or faux, qui leurdonne une figure tout-à-fait grotesque , du vermillon,des chaudières , des marmites de fer Sc de cuivre , &toutes fortes de clinquaillerie. La ville ressemble alorsà un enfer par l’air affreux de tous ces Sauvages. D’ail-leurs les hurlemens, le tintamare, les querelles Sc lesdissensions qui surviennent entre eux Sc nos Iroquois.,augmentent encore l’horreur de ces spectacles ; carquelque précaution qu’on prenne pour empecher lesmarchands de leur donner de 1 eau-de-vie, on en volttoujours quantité qui font yvres.
8. MONT-REAL, isle de l’Amérique septentrionale,dans la Nouvelle France, à la bande de Test du Lacsupérieur , vis-à-vis la rivière Batchianon.
9. MONT-REAL, riviere de l’Amérique septen-trionale , dans la Nouvelle France , à la bande du suddu Lac supérieur , dans lequel elle fe jette.
10. MONT-REAL ou Mon-Reale , ville archi-épiscopale de Sicile, dans la vallée de Mazare, à six millesau sud-ouest de Palerme, sur une montagne. Elle doitson origine à une abbaye de Bénédictins, que le roiGuillaume II, dit le Bon > y fonda en 11 67. Ce monastèresur érigé en évêché neuf ans après, & en archevêchéen 1178. Le chapitre demeura régulier, & il Test en-core ; & c’est la feule cathédrale que les Bénédictinsayent conservée parmi le grand nombre qu’ils ontpossédé autrefois tant en Italie qu’en France, en Es-pagne , en Angleterre, Sc dans le reste de la Chré-tienté : Thibaut, moine de l'abbaye de Cave, fut lepremier abbé . & évêque du monastère de Mont-Réal.Guillaume. aussi moine de Cave , lui succéda dans cesdeux qualités en 1178 , & il fut le premier archevêque ;aujourd’hui l’archevcque est censé le premier abbé : maisle chapitre composé de vingt-cinq religieux Bénédictins apour chef un religieux qui a le titre d’abbé , quoiqu’il nesoit proprement que prieur. Cette église, qui est fous lenom de la Vierge, fut unie à la congrégation du Mònt-Cassmen 1506, & elle avoir autrefois plusieurs mona-stères fous fa dépendance. L’Archevêché,quiest le plus ri-che bénéfice de Sicile, Sc d’ltalie,vaut 60000 écus de ren-te,fur quoi il y en à dix milles pour les charges. Le chapitre aeu droit «sélection jusqu’en 1450. Outre la cathédrale il ya à Mont-Réal un collège de Jésuites, une abbaye deBé-nédictines, à. Toute la montagne où la ville est située, &les vallées des environsfont remplies de jardins,& arroséesde fontaines qui rendent le pays délicieux. La vue en esttres-belle , & on découvre de Mont-Réal la ville dePalerme, fa campagne, la mer, & toutes les islesvoisines. Le diocèse est petit & ne consiste qu’en quatrebourgs, Sc l’abbaye d’Alt-Monte de Tordre de Cîteaux.
1. MONT-REDON, petite ville de France, dansle Bas Languedoc , recette de Narbonne.
z. MONT-REDON , petite ville de France, dansle Haut-Languedoc, au diocèse de Castres, avec titje debaronnie.
MONT-REGNAULT, bourg de France, dans leMaine , élection du Mans.
M ONT-RENAUD, en latin Mons-Renaldi, Char-treuse en France, a une dcmì-lieue de Noyon,. Elleoccupe toute la plate-forme d’une petite montagne,dont la pente qui est uniforme de tous côtés, consisteen vignes Sc en terres labourables. Cette maison futfondée en 1308, par Renaud de Rony, trésorier dePhilippe le Bel.
MONT-ROI, ville d’Espagne, au royaume d’Arra-gon , vers les frontières de la Catalogne Sc du royaumede Valence. C’étoit ci-devanr une ville forte avec unbon château. Elle fut prise au mois de Decembre 1703,par les troupes du roi Philippe V, livrée au pillageSc ensuite brûlée. * Délices cíEspagne , p. 6y 1.
MONT-ROND , en latin Mons-Rotundus , châteaude France, dans le Berri, près de la ville de SaintAmand, Ce château est connu dans Thistoire de Francepar le siège qu’il soutint contre Farinée du roi en16pi Sc en 1652. II a été bâti par des seigneurs de
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la maison d’Albrer, & est situé sur le haut d’une mpsltagne , où Ton ne peut monter que par un seul sentie •Charles de Gonzague, duc de Nevers, ayant vendu e1606, la terre Sc seigneurie de Mont-Rond à Maxmilieu de Bethune , duc de Sully, ce dernier cornmençà faite fortifier le château. Le duc de Sully ven 1ensuite cette terre à Henri de Bourbon,II du nom>prince de Coudé, le 6 de Février 1621 , & ce P r ! 1 í rne l’eut pas plutôt acquise, qu’il acheva de faire sortile château , ensorre qu’il passoit pour une des Pfortes places du royaume, Sc étoit. muni de toutesprovisions de guerre & de bouche qui font neceflaipour soutenir un long siège. En i6y 1 , il fut aslie J cpar Tannée du roi que commandoit le comtePalluau, & se rendit le premier de Septembre 1 5 *après un an de siège. Cette longue résistance y° n , elieu aux ennemis du comte de Palluau, qui 1 anll Ld’après fut fait maréchal de France fous le no®Clairembaut, de faire cette chanson contre lui :
P alluau avec ses railleriesNon plus qu’avec ces batteries ,
Ne fait pas grand’peur au Persan :
Mon Dieu ! Le pauvre capitaine ,
11 ne peut prendre un château dans un un*
Et perd deux villes par semaine.
En ester, il avoir laissé pìxndre Courtrai &en peu de jours. r „
Dès que Tannée du roi eut pris le château de M ^Rond , les fortifications en furent démolies ; ® a,s utreste subsiste assez entier ; Sc Ton y voir encore P art ° e ,les armes de la maison écartelées de celles de Frai 1* Pigœniol, Descripr. de la France, t, 6. p. 458. , S
MONT-ROYAL, forteresse en Allemagne, , , aFélectorat de Trêves, fur le bord de la Moselle a . [Cgauche. Ce fut Louis le Grand qui la fit conssi 111 ^fur un rocher escarpé, dans la presqu’isle de Trab c ^.’_vis-à-vis de Trarbach. Elle fut démolie en 1698, .vant le traité de paix conclu avec TAUemagne. * J atAtlas. .fa
MONT-SA1NT-BERNARD, montagne de ladans le Bas-Vallais, au gouvernement d’Entrcmonr» ^qu’on appelle aujourd’hui Mont de Saint BeR^A aportoit anciennement le nom d’AíPES Penni* 1 ^ ^dc Mont de Jupiter, (Mons Jovis) d’où l’on a ' ? £fait aussi dans la fuite le nom de Mont-Jou, 3 ca $d’une idole nommée Jupiter Penninus , qu’on y a ,.° t£ >-du tems du paganisme. Quelques siécles après l ul g|lCduction du Christianisme, on donna à cette iri0llt ç^ fí íle nom de Saint Bernard, à cause, dit-on , d un ' ^prêtre de ce nom , natif du Val d’Aosle , é £i 0\avoir abbatu l’idole Sc fondé dans le même l |£l N t ,couvent pour loger les voyageurs. Quoi qu’il en fí ,il y a fur le sommet de cette montagne, que^ 0 ” t(verse pour aller a,u Val d’Aoste & de - là cn P ie jV j e uxun grand couvent ou hospice, dans lequel des reste j £Sreçoivent rrès-humainement tous les voyageurs. ^ J)Slogent Sc les nourrissent trois jours durant grœtií > uaucune distinction de Catholique Sc de P l0te g . ell rsChacun est traité suivant sa qualité ; & les v °/ £ p e aqui ont quelque argent ne manquent jamais, P® 11 ^ guqu’ils ayent d’honnêteté de faire quelque P re , £í tCcouvent. Si quelqu’un meurt dans ce lieu » on n £ esspas le corps , on le jette dans une chapelle B A.assez loin du couvent, au milieu d’une glacer ' £ ,où les corps fe gardent long-tems fans fe corr ° in s Sià cause de Texcès du froid. On ignore le te > e llel’origine de cette fondation. 11 est pourtant certainest fort ancienne. Un évêque de Lausanne , 11 v£ . t sHartman, avoit été aumônier dans cette 11131 ^jqijeTan Syo. Comme la montagne est fort rude de ç Q \(\scôté , une infinité de voyageurs périroient f 3nS tsivescharitables de ces religieux, particulièrement en^ ^jn& dans les tems de dégel : chaque jour ib aV cCd’envoyer aux deux chemins opposés, des g ' t 0 nde l’eau-de-vie Sc d’aurres cordiaux ; & l0U ' t esi erencontre de pauvres voyageurs étendus f te íflS .Sc tombés en défaillance , par la durete st[ jjsqu’ils ont essuyé; & on le’ur donne-le secouí