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Tome quatrième. M - P.
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occupent k sommet âu tertre. Les vues de ces terrassesfont uniques pour leur étendue & pour la beauté des ob-jets qu'elles offrent : on y découvre les beaux paysages desenvirons de Paris, le canal de la Seine , le bois de Bou-logne , l’abbaye de Long-champ & quantité de villages.Cette montagne est couverte de vignes qui donnent levin de Surenne : il y a auisi une plâtriere assez abon-dante.

Sur le sommet qui a été applani en forme de terrasse,est une petite église, propre 8c assez bien bâtie. Der-rière l’autcl est la représentation du sépulchre dont lesilatues sont de grandeur naturelle. La maison des prê-tres qui la desservent, est simple & assez commode, 8cle jardin est beau dans ce qu’il contient. Trois grandestroix ornent le devant de la terrasse ; & en descen-dant la montagne, on voir des deux côtés plusieurschapelles dans lesquelles on a représenté par des figuresde grandeur naturelle les différentes circonstances dela passion de Notre Seigneur. 11 y a deux de ces cha-pelles fur chaque terrasse , Tune à droite 8c Faune àgauche.

On trouve presque toujours beaucoup de personnesqui viennent visiter ce saint lieu par dévotion ; maisdans la semaine sainte & aux fêtes de la croix, c’estun concours étonnant de peuple.

MONT-VERDUN , en latin Mons-Verditnus , villa-ge de France, dans le Forez , diocèse de Lyon. De laMare écrit en son histoire ecclésiastique de Lyon, quece fut le lieu où se retira au VIII siécle saint Porcaire,II du nom , abbé de Lerins, & que le lieu où étoitfa cellule a donné les commencemens au prieuré,qui depuis y a été construit. II y avoit eu par la fuitedu tems des chanoines réguliers établis en ce lieu ,mais le relâchement introduit parmi eux fut cause queRobert d’Auvergne, archevêque de Lyon, y appellâ desreligieux de Tordre de saint Benoît qu’il tira de la Chaise-'Dieu, du consentement de Gui, comte de Forez, sousla protection d tique! étoit ce monastère : ce comte seretint le droit de serment de fidélité de la part duprieur, & la faculté d’envoyer à Mont-verdun destroupes selon le besoin, quittant le château 8c le villagede tout droit de taille 8c de chevauchée. Cet acte estde P an 123 z.

MONTABAR - autrefois Montabal , en latin Mons -’Abali, 8c non pas Mons- Abbatis , comme Tont sup-posé quelques modernes, Abâlus devant être un nomd’homme de même qt i’Ebuhts , qui étoit le nom d’uncomte de Poitiers. Ce lieu est en France dans ia Nor-mandie , élection d’Argentan.

MONTABAUR, petite ville d’Allemagne, dansï’électorat de Trêves» entre Coblentz & Limpurg, àPoissent de la premiere 8c à l’occident de la seconde.Cette ville est fortifiée, 8c elle est le chef-lieu d’unbailliage.

MONTACHER, petite ville de France, dans leTorez , élection de Mont-brison.

MONTAGNAC, ville de France, dans le bas Lan-guedoc , diocèse & recette d’Agde. Cette petite ville a•une justice royale, 8c il s’y tient des foires considéra-bles ou les marchands de Montpellier apportent beau-coup de marchandises, particulièrement des laines qu’ilsont fait préparer.

MONTAGNAIS. On appelle ainsi dans la NouvelleFrance, les sauvages Algonquins qui demeurent versles montagnes des environs de Cadoussac, & du Sague-nay. On les appelloit aussi Algonquins lnferieurs , parcequ’ils font au-dessous de Quebec par rapport au coursdu fleuve S. Laurent.

MONTAGNANA, ville d’ltalie,dans lePadouan,fur le Fiumicello, au midi de Frassme & à l’occidentméridional d’Esle, Elle est fort peuplée *8c fournitquantité de chanvre à F Arsenal de Venise. * Magin,Carte du Padouan.

MONTAGNA-NERQS,montagne de Syrie, sorles frontières de la Caramanie, proche de la ville deScanderon 8c du golfe de Lajazzo. Cette montagne, laplus considérable du pays, est appellee Neros par seshabirans, comme qui diroit montagne d’Eau, à causede la quantité de sources 8c de ruisseaux qui en cou-

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lent incessamment. De-là vient que les Européens^nomment par corruption Monte-Nero, Mon Go ’& les Arabes Allocam. * Baudrand , Dict* e

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MONTAGNE, grande élévation de terreroche au-dessus du niveau ordinaire dé la terre. Oque les mots de Mont et Montagne soient Tmes, il y a cependant des occasions où l’on ne doit Rles confondre. On dit le mont Caucase, le mont 'le mont Liban, le mont Apenniu, le mont Ca |le mont Olympe, & c. II semble que le mot - ^.soit affecté aux montagnes fameuses par leur hau ^cependant on dit la montagne de la Table P° ur p sP é-quer cette montagne voisine du cap de Bonne- ^rance, à la pointe méridionale de TAfrique, q u ° lC * ^rapport des voyageurs ce soit une des plus hautesmonde. . „ une

On dit Mont, d’une simple montagne , & e 'chaîne de montagnes continuée dans un longde pays. Comme les monts Pyrénées, les monts Kt' a P 'le mont Tayrus v le mont Imans, &c. j £í

Les Allemands appellent une montagne B^ë’Espagnols Sierra. Voyez, ces mots.

De LA HAUTEUR DES MoNTAGK® 5 ’

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Dans les articles particuliers des montagnes, ) jjsouvent entré dans un détail de leur hauteurn’est pas nécessaire de le répéter ici. Divers aut ^ 1 ren traitant des principes de la géographie, ont U (dans leurs ouvrages des régies pour mesurer la ^^icSdes montagnes ; mais elles ne peuvent être ente”que d’un géomètre, & elles feroient inutiles 3 jbonne partie de mes lecteurs. Quant aux favai lS ^ _voudront les étudier, ils aimeront mieux les alleí P jdre dans les auteurs mêmes. On peut donc coct u ^sor cette matière Riccioli geog. reform. 1 . 6 . c ' l Vj e sfeq. Varenii geogr. gener. fect. 3 . c. 5 ) 8c 10 . ^mund . mat hem. t. 1 . geogr. 1 . y. propos, y. 8c autres. Gméthode qu’ils donnent de mesurer la hauteur d’tw ^met de montagne par les angles est incertaine 3 cde la réfraction de l’air qui en change plus ou 1le calcul, à proportion de la hauteur ; c’esl \icommodité considérable. L’usage du baromètreplus court > plus facile, si on avoit pu convens^rapport précis qu’a son élévation avec celle des 0 „où il est placé ; car le mercure contenu dans I e jcmètre, ne monte ni ne descend que par le ph ,smoins de pesanteur de la colomne d’air qui R POr, cette colomne doit être plus courre au s° * [(ed’une montagne qu’au pied. On a tâché de con zavec précision le rapport de la hauteur du vif-* 1 » j> 0 ncelle de la montagne ; mais il ne paroît pas si ue p0 ursoit encore arrivé à cette précision si nécessaire *la fureté & l’exactitude du calcul ; par exemple, e $

Snowdon hill est une des plus hautes w °!?i x focddans le pays de. Galles en Angleterre. Caswel d j aqui Ta mesurée par le moyen de la trigonomeh 1trouve haute de 3488 pieds de Paris; le mercureau sommet de cette montagne jusqu’à 2.4 deg. * ^istsde savoir combien cette baisse doit valoir t £ a fjinípour la hauteur de la montagne. Les tables dedonnent pour 24 deg. du baromètre 676 toises ' ^ £l (Cde Mariote y 44 toises-, celles de Scheuchzer ffPss. ^edifférence si grande entre de si habiles gens >preuve de l’imperfection où est encore cette lXiC* Biblioth. Britann. t. 1. part. 1. p. rzy

La hauteur d’une montagne peut se prendre ^ ^ssl

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sieurs maniérés; le voyageur compte les hem j. £ueS ,marche pour arriver au sommet & en sait des _après quoi il dit qu’une montagne a tant de h olJtt ehauteur. Cette maniéré est très-imparfairc î cílt j t . 0 jr£ : ,qu’on ne monte guère une montagne en hg ne ^ c \\c-8c que l’on. fait des détours pour en adoucir ol irmin , le tems que Ton met à la monter, 0 [îl0 n'mieux dire, la distance du pied au sommet de p] L jstagne doit varier à proportion que la pente eou moins roide. ^s,ie»

La maniéré de calculer la hauteur d’une m° c > e (t