z 78 MON
cette même chaîne,qui n’est presque pas interrompue parle détroit de Babel-Mandel, dont l’isic Sc le peu de pro-fondeur font une espèce de continuité avec les monta-gnes dont l’Arabie est hérillée. L’Yemen Sc l’état de laMecque ont une fuite de montagnes qui se joint à celles del’Arabie Pétrée : celles-là courent beaucoup plus loin , Scse joignent à celles de la Palestine de la Syrie , entre les-quelles est le Liban.
Les montagnes voisines de I’Oronte , Sc celles qui dé-tendent 1 e long de la mer,en de-çà d’Antioche de Syrie ,le mont, nommé par les anciens Amanus mons , conti-nuent cette chaîne jlisqu’au Taurus , dont un bras,dé-tendant à f occident, court jusqu’à l’Archipel fe termi-ner par un promontoire voisin de Piste de Rhodes. Uneautre branche court vers l’orient, passe l’Euphrate, cou-pe la Mésopotamie en plusieurs sens , va se joindre auxmontagnes du Curdislan, & remplit toute la Perse deses rameaux. Un autre bras du Taurus avançant vers lenord par l’ancienne Cappadoce & l’Arménie, va pren-dre enfin le nom de Caucase entre la mer Noire & lamer Caspienne qu’il sépare , Sc le long desquelles il sereplie.
Le bras,qui fe distribue dans la Per se,entre dans le Co-rasan , Sc prenant le nom d’ÍMAus , sépare la Tarta-rie de l’Indoustan. Entre les plus considérables partiesil s’en détache une qui, serpentant dans les états du Mo-gol , fe partage en quantité d’autres, dont la principaleest la fameuse montagne de Gâte , qui séparant la côtede Malabar de celle de Coromandel, dans la presqu’isieCn-deçà du Gange , va jusqu’au cap de Comorin où ellefinit.
Une autre partie de l’Imaus, fe divisant au septentriondu royaume de Siam, forme deux nouvelles chaînes ,dont l’une va jusqu’à l’extrémité de la presqu’isie de Ma-laca , l’autre jusqu’au royaume de Camboge ; une troi-sième sépare le Laos du Tonquin, partage la Cochinchinedans toute fa longueur, & va finir dans la mer au royau-me de Ciampa. Le Iunnan & autres provinces de laChine font situées dans une appendice de cette monta-gne. Le Tangut, le Thibet, la Tartarie Chinoise , tou-te la Tartarie Russienne, y comprises la grande pres-qu’isie de Kamtschatka Sc la Sibérie , toute la côte de lamer Glaciale jusqu’à la mer Blanche ; en un mot, tousces pays font hérissés de cette même chaîne de montagnes,qui,par diverses branches qu'elle jette dans la grande Tar-tarie , va se rejoindre à l lmaus. En vain la mer Blanchesemble l’interrompre, elle se releve de l’autre côté dansla Laponie, & courant de-là entre la Suéde &laNorvé-ge , elle arrive enfin à la mer de Danemarck.
On trouve la même économie de montagnes en Amé-rique. Si nous commençons à l’islhme de Panama, nousy trouvons ces hautes montagnes qui séparent les deuxmers : la Castile d’or en est traversée en plusieurs sens,le Popayan de même ; cette chaîne court le long du Pé-rou , du Chili, Sc de la terre Magellanique , jusqu’audétroit de Magellan qui en est bordé ; une branche sem-ble sortir du Popayan , coupe la Goyane, Sc borde toutela cote du Brésil Sc du Paraguay. Si on parcourt PAméri-quç septentrionale > on trouvera aussi de vastes chaînesde montagnes, sur-tçmt dans la nouvelle Espagne > dansle nouveau Mexique , dans la Louisiane & le long de laCaroline, de la Virginie, du Mariland &delaPensilvanie.
C’est cet enchaînement de montagnes que quelques-uns ont regarde comme les liens qui forment la structurédu globe, cîe même que les côtes Sc les os soutiennentle corps qui n’auroit ni la force, ni l’arrangement soli-de des parties, s’il n’étoit que de muscles & de chair.Le savant comte de Marsilli avoir résolu de traiter cettematière , 'd’y faire voir 1 admirable disposition de cesmontagnes ; son livre devoir etre intitulé OssaturaTERR j£;je crains que fa mort, arrivée à Bologne, fapatrie, le z Novembre 1750) ne nous ait privés de cette
richesse.
Jen’ai point parlé de quantité de chaînes de monta-gnes d’Afrique, d’Asie Sc d’Europe. Mon but n’étoitque de faire voir sommairement, en commençant par lesAlpes, la grande connexion qu elles ont avec les autreschaînes de tout le globe.
Les montagnes, dit M. Roi, fervent de paravant à laterre ; elles détournent les vents froids Sc piquans du
MON
nord Sc de Best ; elles réfléchissent la chaleur du solei íenfin elles diminuent beaucoup les rigueurs des hivers.* De lasagejje de Dieu , pag. 3 y 1. De la dìjfoluûon **monde, pag. 33. Pour les avantages des montagnes,ToyeDerham, 1. 3 c. 4. II est inutile d’entrer ici dans ces dt ails, qui n’ont aucun rapport à la géographie.
Différence des Montagnes.
11 y a des montagnes isolées, comme l’Etna en Sicile >le Pic d’Adam, dans l’isle de Ceylan , le Pic de Tenet* »dans les Canaries, Sc une infinité dautres. „
II y a des montagnes qui fe continuent par une c* 33plus ou moins grande, comme nous avons fait vois*
11 y a des montagnes d’une extrême hauteur - coinle Caucase , le mont Casius , les Andes Sc quantité d atres > dont la liste scroit trop longue. A £
II y en a d’une hauteur médiocre, comme la pl u P ades montagnes de France Sc d Allemagne. aS
11 y en a enfin qui sont fort peu élevées, Sc en ceon les nommes Coteaux ou Collines. Le ncmbi eces dernieres est innombrable. , £tJ
11 y a des montagnes dont le sommet se termU^pointe> dautres au haut desquelles il y a une P l3 “ „assez grande , & quelquefois même des lacs,où il so n ^ve du poisson. D’aùtres n’ont pour sommet que desches dépouillées de route verdure, Sc souvent u01 í jgpar la foudre qui va s’y briser dans les teros d’orag etonnerre.les Monts Acrocétauniens sont de cette c s P ^Sc leur nom, qui est pris de la langue grecque , neque cela. D’autres n’ont pour sommet que d’affs^jmafles de glaces, comme les glacières de Suisse, & jjentre ces glaces que sortent les ruisseaux & les rivic reS ' ta ,y a une grande variété dans la conformation des n 10gnes, Sc cette variété en met beaucoup dans les av31ges qu’elles procurent aux pays où elles sont. . deLes unes sont couvertes d’une terre qui produ* 1 ji£belles forêts pour le chauffage ou pour bâtir ; d’aiRs^^sont couvertes que d’une pelouse, sous laquelle 011ve des veines de marbre ou d’autres pierres qui vui sutilité , comme les pierres dont on fait en Suisse des& de la vaisselle ; celles qui sont propres à faire de s 1les de moulin. ou des pierres à aiguiser , &c. se j
II y a des montagnes qui jettent de la fumée, d 3 ^des flammes , comme l’Etna , le Vesuve , sHecj 3 ’quantité d’autres en Asie, en Afrique Sc en Aist erVoyez, Volcan. ^titf
Quelques montagnes ont le sommet couvessneige qui ne fond jamais, d’autres n’en ont queune partie de Tannée plus ou moins longue. G e ^ Apend de leur hauteur . de leur exposition , du d> ílV .de la rigueur ou de la douceur des faisons, chasinée. lysoff'
MONTAGNE ( La ), ou le baiUiagë detagne, petit pays de France, dans le gouvcs . flCC ,militaire de la 'Bourgogne, au nord de cette P r ^ aJlS I 3le long de la rivière de Seine. II est enclaveChampagne. Ses principales villes sont :
Chatillon et B a r-s u r-S e i iíî '
eiss ^
C’est le cinquième bailliage du gouvernes do rìtBourgogne , Sc il a pris son nom des monMgP,il est rempli. Corneille, Dift. qui cite Audi ^ 3 [fi 6que c’étoit autrefois une seigneurie, qui &, ^Jjc el1du comté de Champagne. Philippe le Bel \^%v3.p ie ’12.84 , en épousant Jeanne, héritière de Cha* ^ d gSc Charles VII la donna à Philippe le B
1stO c
au
Bourgogne » par le traité d’Arrasdel’an
MONTAGNE DE L’AIGUILLE. VoyezAiguille i. i aJ1 s
MONTAGNE BASSE (La), bois de Fran<*» st dela maîtrise des eaux & forêts de Saint Pons : 13 eS .neuf cens quatre-vingt-neuf arpens Sc dix-hust P e ra eri£MONTAGNE DES BEATITUDES,de la Judée > aux confins de la tribu de ]’0 C ^
qtiarre lieues du pont de Jacob , entre le 1T1 ^cidenr. La plupart des auteurs Pappellens 3 p£î
tagne de Jesus-Christ , ou la Monta c J iu$Apôtres. Elle n’est ni des plus hautes, so