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Tome quatrième. M - P.
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née & par le royaume de Valence ; au midi encore par larrter Méditerranée ; & à l’occident, partie par la Nou-velle Castille, partie par le royaume de Grenade. 11 peuravoir environ vingt-cinq lieues de longueur, fur vingt-troisdc large, 8c vingt quatre ou vingt-cmq lieues de côtesfur la mer Méditerranée. * Délices d'Espagne , p. y; z.

.Anciennement ce royaume étoit habité par les Basti-tains, dont parle Ptoíomée, par les Belitains 8c pâl-ies Deitâins, dont Pline fait mention. Du tems de l’in-vasion des Maures, ces barbares s’en rendirent les maî-tres en 71; , & le possédèrent dans une entiere indé-pendance, jusqu’cn 1241, qu’ils se rendirent tributai-res de Ferdinand , roi de Castille ; & pour la fureté derengagement qu’ils contractèrent avec lui, ils remirententre les mains de l’infant don Alfonfc , son fils, la forte-resse de Murcie. Ce prince profita tellement de l’avan-tage qu’il avoir fur eux , qu'en t r6y, il fe saisit du royau-me 8c du roi Maure qui regnoit én ce tems-là, * Vay-rac , Etat présent d’Espagne, 1 . i. p. t y 6.

On compte dans ce royaume quatre grandes villeshonorées du titre de cité ; savoir,

Murcie, Carthagene, Almacaren, Lorca.

Ce royaume n’a que deux rivières qui soient un peuremarquables. La premiere est 4 a Segura , appellée an-ciennement Terebus& Sorabis; l’autre est Guadalentin.

Le terroir de ce royaume produit de fort bon vin& dc bons grains, mais non pas en grande quantité,à cause que dans la plupart des endroits il est montueux.Ses plus grandes richesses consistent en fruits exquis,comme oranges, citrons, limons 8c autres ; en légumesde toutes espèces, en riz, en sucre, en miel, en soieSc fur tout en une espèce de jonc, qu’on appelle Spart oen espagnol, qui est d’un très-grand usage pour fairedes nattes , des cordes & une sorte de chaussure qu’onappelle E spargatas. L’air de ce royaume est fort sain.

r. MURCIE , ville d’Espagne , au royaume de mê-me nom , dont elle est la capitale. C’est cette ville queles anciens appelloient Murgis , selon quelques histo-riens; mais d’autres prétendent que Murgis étoit situéedans l'endtoit où l’on voit aujourd’hui Muxacra, &queMurcie est l’ancienne Mencaria. Quoi qu’il en soit ,Murcie est une grande 8c belle ville , située dans uneplaine délicieuse, au bord de la^riviere de Segura, très-bien peuplée , ayant sept paroisses & environ dix millehabitans. Le? rues y sont très-belles 8c fort droites, &les maisons bien bâties. Sa cathédrale, dont le clocher* la montée si douce, qu’on peut monter jusqu’au faîtea cheval & en carrosse ,fiait un beau morceau. On voitdans cette église le tombeau dans lequel le cœur 8c lesentrailles d'Alphonse X , roi de Castille ,.fonr inhumés.Ce monarque voulut laisser à cette ville cette marquede son affection & de fa reconnoissance du service im-portant qu’il en avoir reçu ; car ayant été élu empereurau préjudice de Richard , roi d’Angleterre . & ayant ab-diqué 1 Empire à cause de quelques difficultés qu’il trou-va , lorsqu’il en voulut prendre possession ; quand il pen-sa à rentrer dans ses états en 1173, Sanche, son fils, bienloin d aller au-devant de lui pour le recevoir » lui endéfendit toutes les avenues ; toutes les villes lui fermè-rent les portes, excepté Murcie, qui lui fournit un asyleassuré. La premiere marque de reconnoissance qu’il don-na à cette ville, fut de changer ses armes en sept cou-ronnes d’or en' champ de gueules. La raison pour la-quelle Murcie fit paroître un si grand attachement auxintérêts du roi Alphonse, ç’est que ce prince l’avoittirée par ía valeur de la honteuse oppression sous la-quelle les Maures la faifoient gémir.

Parmi les choses remarquables de cette ville, on faitgrand cas du couvent des Cordeliers, tant par la ma-gnificence de fa structure que par la richesse de ses or-nemens. 11 a trois grandes cours , deux portiques l’unfur l’autre & une très-belle bibliothèque, ornee de plu-sieurs portraits des grands hommes, qui ont fleuri dansles armes, dans les lettres & dans le gouvernement.Les Jésuites y ont un collège.

II y a dans Murcie un gouverneur » qui est commeune espèce de viceroi, & qui commande à tout le royau-me : un lieutenant-criminel 8c un civil, douze conseil-

lers, vingt-quatre greffiers, douze procureurs & àavocats, dont le nombre n’est pas fixé. Lorsqu on 0le tocsin aux environs de la ville, le gouverneurobligé de se rendre à la tête de ses troupes à 1 en 1où est Palatine , 8c d’aller ensuite à Carthagene, F' tdéfendre les côtes des invasions des Maures, qui y 1de fréquentes courses. 1 ^ £S

La police est très-bien exercée dans cette vflse* ^pommes, les poires, les grenades, les abricots,. ^

gués, les raisins, les pêches , les dattes , la chair ^

pain s’y vendent au poids 8c le prix eh est fi xe ^

magistrat; si quelqu’un veut vendre au-delà, se h° u ^ £Sle promene par la ville fur un âne & le fouerte^^officiers de la justice suivent à cheval, 8c au-devant ^marche un trompette qui crie hautement a ^justice

(ou

un trompette qui crie

carrefours : C'ejl la punition quefa majefté , »u ‘en son nom , commande être faite de .cet hornvtte . .

cette femme ) pour tel crime , pour lequel il eji corl .. sà tant de coups de fouet ; mais ce qu’il y a ds ^

c’est que si le bourreau lui donne plus de coU P S j l) pfouet que la sentence ne porte, on lc fouettemême. .

Hors de la ville on voit fur une hauteur un c . el} tque les Espagnols appellent Monte-Agudo, ‘E'Qquslui servir de défense en cas de besoin. Tous ses cfí Vde Murcie sont agréables, abondamment arrosetrès-fertiles. On y recueille du vin, du miel rí ^ eJltfortes de fruits excellens : on y voit particuli crel june quantité prodigieuse d’oliviers ; mais le \,

fesen

la

revenu vient de la soie, dont la quantité va, - £11 ssupputation des gens de commerce, à plus de d eUmille livres pesant par année, & qui produises .fanron un million de profit aux propriétaires. Onque pour entretenir ses vers qui la produisent,dans la campagne jusqu’à trois cens cinquante-cinfl j ecinq cens pieds de mûriprs. On trouve auífi ^ , Avoisinage de cette ville quantité de cannes de * u jj.du riz. On y nourrit une multitude infinie de j £jpeaux. Lc gibier tje route espèce y est commun, cplantes medecinales n’y manquent pas.

MURC 1 NUS. Voyez. Myrcinus.

MURCONENSIS, siège épiscopal d’Afriq llCla Mauritanie Cesariense. La notice d’Afrique citedanius Murconenfîs. * Hardouin. collect. cône. v °

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Le revfV* $aup írì

p. 8yy

MURCUS, nom que portoit anciennAvenrin, selon Sext. Pompeius.

MURE, &. la Meyrie , ville de France»Dauphiné , élection de Grenoble. ztì e,

MURE AUX, abbaye de France, dans la Charn^à une lieue au couchant de Neuf-Château, 5c * j= 0 t-tre au midi de Vaucoulcurs. Cette abbaye est ^ ít

dre de Prémontré. Les religieux de ce lieu ° ^et-

de la fondation des comtes de Champagne, 5c e j £tI sStent communément l’époque à l’an nyo ; ina, .p oD csebiens les plus considérables viennent de la ® al r( . v ent»Lorraine, anciens seigneurs de Bourlemontde l’abbé est de deux mille cinq cens livres,

Mém. histor. de Champagne , t. r. p. 247.

MURECK. Voyez. Muereck. n „ e . à

Gainée-

Murel-, 8 c en latin Murellum. On voit par 1C , pla-qui ont écrit de la guerre des Albigeois, q lie c ^rra*ce étoit du Comminges avant l’an 1200. Pierregon ( b ) ayant pris le parti des Albigeois, 5c ctsté des comtes de Toulouse, de Foix 8c de ^ dcges, assiégea cette ville en 1213, avec une a "^ £ qnécent mille hommes. Saint Dominique, qui et° ic _ -jja àdans cette place avec l’évêque de Toulouse - a y £llt ;réson secours Simon, comte de Montfort, qui f t3 ^j e qiia-dans Muret avec ses troupes , sir une sortie ^torze mille hommes, saint Dominique étant ari ^ r0 iCrucifix. Les assiégés taillèrent en pièces l’ ain ^ eU'd’Arragon , qui demeura’mort fur la place, x ceí jsterré dans une chapelle qui subsiste^encore a _pas de Muret. Le Crucifix > que portoit fai"' , aIlf éeîque, est à Toulouse avec trois flèches qui f° 1 ' Jl fdans se bois, fans que 1 e Christ ait ete to

MURET , ville de France (a), fur ladeux lieues au-dessus de Toulouse. Dans les antes le nom de cette ville sc trouve écrit