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Tome quatrième. M - P.
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ce torrent, qui s’eleve souvent à une hauteur ■consi-dérable. On juge par ce qui en resle , que l'arche dumilieu avoir deux cens pieds de large tk cent cinquantede haut ; il étoitbâti de grands quartiers de marbre jointsensemble par des bandes de fer scellées en plomb. Ona fair un autre pont au-dessous, ôc à une-assez petitedistance de celui qui est rompu. II est de pierres deraille ôc de briques. II s’en faut beaucoup qu’il soit dela beauté de l’ancien : aussi n’est il pas permis à tout lemonde d’imiter Auguste. Ce nouveau pont a sept ar-ches , au lieu que l’ancien n’en avoir que quatre. Unede ces arches est en pont-levis. La tête du côté oppo-sé à la ville est fortifiée d’une tour carrée de peu de dé-

fense. Le chemin qui conduit du pont à la ville estdifficile & rude. On trouve en entrant par ce côté,une espèce de fauxbourg environné de vieilles murail-les flanquées de tours ; on continue démonter, & ontrouve la ville aussi environnée de vieilles muraillesavec des créneaux ôc des tours. II y a de ce côté troisboulevards, qui paroissent d’une maçonnerie plus mo-derne que le'reste de l’enceinte.

La ville de Nami est beaucoup plus longue quelarge. Quoique fa situation n’en fende pas le terreinCommode, les rues ne laissent pas d’être belles : lesmaisons sont bien bâties, ôc les églises sont propres. Lacathédrale est sous l’invocation de saint Juvénal, "pre-mier évêque de Nami, au quatrième siécle , selon Bail-ler (a). Elle est ancienne , bâtie dans le goût gothi-que ; mais réparée à la moderne ôc ornée autantqu’on a pu. Le revenu de l’cvêché n’est pas fort con-sidérable ; mais le chapitre est très-riche. L’ordre de S..Dominique y a un couvent bien bâti avec de bons re-venus. Les Augustins, les Conventuels de saint Fran-çois ôc les Obfervantins y ont chacun une maison, ôcles Capucins en ont deux telles font à la vérité hors desmurs. II y a un collège fous la direction des écolespieuses : ces peres ne se mêloient autrefois que Ren-seigner aux enfans à lire, à écrire & à leur apprendreles premiers rudimens de la grammaire-, ils les condui-foiem ensuite au collège des Jésuites ou d’autres , dansles villes où ils étoitnt établis ; mais peu à peu ils sesont érigés eux-mêmes en maîtres, Sc ont fait des classes.(a) Topograph. des Saints , p. 334 .

, Narni, qui résista à toute la puissance d’Annibal,fut soumise par les Vénitiens qui a voient embrasé leparti de Charles V. On ne sauroit exprimer les rava-ges qu’ils y firent : ils brûlèrent & démolirent la plûparcdes maisons &-des édifices publics: ils égorgèrent fanspitié jusqu’aux femmes & aux enfans, & réduisirentcette ville dans un état si affreux, que l’hislorien Léan-dre témoigné n’avoir pu trouver un endroit pour yloger dans le voyage qu’il fit en cette ville, en 1330,le peuple & les magistrats mêmes, qui gouvetnoient laville fous le nom de prieurs, n’avoient pas de quoi femettre à couvert. Elle est heureusement ressuscitée deses cendres, riche & bien peuplée. Ses citoyens sontpolis - , il y a nombre de familles nobles qui cionnenttous les jours des chevaliers alix ordres de Malte Sc deiai’nt Etieune, dans lequel, comme dans le premier,il faut faire les mêmes preuves de noblesse. Les famillesnobles les plus considérables, son r celles des Scorti, desCardoli, des Cardoni, des Gérénïics, des Mangoni,des Vipera ôc plusieurs autres, à la tête desquelles 011doit mettre la maison des princes Cesi , établie à Ro-me depuis bien des années, ôc qui possède encore degrands biens dans cette ville & aux environs; mais cequi relcve infiniment cette ville, c’est que l’empei^urNerva y étoit né. L’eau n y manque pas, quoiqu’ellesoir bâtie sur une montagne haute tk escarpée. Elle yest conduite par un aqueduc auquel on donne quinzemilles de longueur. Il passe Cous des montagnes, unedesquelles est très -haute & très-difficile à percer ; onn’a pas laissé de creuser son lit avec des peines & desdépenses très grandes; il fournit l’eau à trois fontainespubliques, ornées de bassins de marbre & de statues debronze qui.font plusieurs jets, dont les eaux se parta-gent en différens canaux de plomb, qui les' condui-sent dans plusieurs maisons.

On voit, auprès de la ville - le lieu d’où sort une son-

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raine que l’on appelle la fontaine de la Famine. P itc< 'qu’on a observé qu’elle n’y donne de seau, qu emarquer que Tannée suivante sera stérile. Elle calors à sec. Ceux qui en voudroient douter, «qu’à consulter les registres de Thôtel de ville , ou ^a marqué avec exactitude les années que cettea coulé , ôc les stérilités qui les ont suivies. 11 y a a c .^trémité tk au plus haut de la montagne, lu r laquela ville est située, une ancienne forteresse carree > ^

quée de quatre tours carrées , qui étoit respectable ^le tems qu’on n’avoir ni canons ni bombes. En eprésent fort délabrée. Quoiqu’on la veuille faire P jpour un ouvrage des Romains, le pere Labat dit qa des raisons de croire qu’élle n’est tour audu tems des Lombards. Une des choies exrraordn^res que l’on remarque dans ce canton , c’est si uerevers des montagnes qui regardent le midi, q 111 > ,route Tirasse, & je crois dans tout le resle du m° n 'sont les plus fertiles à cause de leur exposition anleil, le nourricier des plantes & des arbres , Con 1celui-ci les plus stériles. Ce ne font que des r° c ^nuds, secs , brûlés, incapables de rien produire,n’offrent rien que de triste ôc de désagréable 3vue; au lieu que ceux qui sont tournés vers le s e P rtrion, ferlent & Toccident, sont nés fertiles,volt quantité d’oliviers, dont les frWts produisenthuile fort vantée pour fa bonté. Les vignes y v * enI .]j c strès-bien, Sc le* vin est bon. 11 y a aussi de ces tf^qui portent le raisin appelle Passarine , qui 1 j,efpcce de raisin de Corinthe fort petit, d’un g° uC tmirable ; on le fait sécher > Sc on l’envoie presque ftoute l’Italie. 11 s’en fait une grande eonsomM 3 "Lis Italiens, les Hollandois, les Anglois & toutesnations du Nord les mettent à toutes sauces- ^j eNarni n’est pas féconde seulement en noblen e ’, j 3i’est encore en favans. & en grands capitaines. C epatrie du fameux Gattamelara, général des arm eeS ^Vénitiens; qui les conduisit avec tant de fagessQ^bravoure ôc de bonheur, qu’après avoir iempO fíC , rinfinité de victoires, ces superbes républicains lu* * ir jj eélever une statue cle bronze dans Padoue, cette ^célèbre qu’il avoir prise & unie au domaine de , u .publique. Sans parler des cardinaux Cesi , ôc desieurs favans évêques de la famille des Carduli, 011 . j;,serve avec respect la mémoire d un François Car ^savant au-delà de ce qu’on peut s’imaginer, ôc » tmémoire étoit si prodigieuse, qu’il répétoit ntet Pmot deux pages entieres, qu’il avoir entenduune feule fois, mais même en rétrogadant du d ^mot jusqu’au premier. Son frété Marc crois 11 u jfavans hommes, de son siécle, & d’une mémo |s ,ne cédoit guère à celle de son frété François. L-aMaxime Arcano , Michel-Ange Arrono , P' eri .^ on0 téminique Scoto, ôc une infinité d’autres, qui ont ^la république des lettres, dans les seizième ôc

tiéme siécles, étoient de Narni.

dans

la

r. NARO , ville du royaume de Sicilo , javallée de Mazzara. Elle est située vers la s° us j, 0l ieitt-rivière deNat o, à dix milles de Gergenti vers* De ÏI/le y -Cane de la Sicile, 1717. , jjcfe de

2. NARO, rivière de la Sicile, dans la j|j c deMazzara. Elle prend fa source auprès de la ^teNaro ; son cours est du côté du midi, ôc .. < 0 ] e .dans la mer d’Afrique auprès deVallone di ^ , flA-

3. NARO, ville ôc rivière de Dalmatie.

renta , n°. 1 ôc 2. TsÍAa £tí '

NARON, fleuve de la Dalmatie. Vóy eZ -

ta 2 .

NARONA. Voyez. N

h Noív?£ A F ra , ^ dC Ju A “ é ' n 3 UC se d PtCnr douze

ou pnolm,, » “u oote du midi, a dou zC , 5,

L a , Montréal & de la grande rivière

menr, dncote du sud. * Corn Diâ

I. NARRaca 0MA ' Voyez Inari - aciUM ; Babv Í0'

nie ' selon PI fleuve aux environs de la j.

déen î ' 6 :‘- a6. Narraga vienr du 5»

cruné f Urra & a * si tri signifie fiumen scijjùv *.t J s ç P^te Hardotiin prétend que Bochard,

N ‘ sc trompe, lorsqu’ii dérive Narras ’a Z aTn ' C’est se canal ou la branche la P 1