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Tome quatrième. M - P.
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NAZ

&^A«*»ée > ^ c ‘ 2 * st ui ^ mer entre Pha-

NA^ jf^íiZa.

d es j.^.LA , ville de Phénicie. On lit dans la noticedigenTiï^ / £ ^ m P ire ‘ feiï- rZ- Elites promoti in-

Da .^^AMA,ou Nazareus\ ville de Syrie, dans l’A-

"LN.'.à> Menée, 1 . „/

d’àprè ^MBA, petite ville de la Cilicíe. Rubeus ditPar i\ S "^“dreas Agnelkts » qué cette ville fut abymée" tiemblement de terre. * Ortelius, Thés.RAMONS. Voyez Nasajuones.ïelius ta RB ° NENSEM ’ S ‘ Arhanafe , L 1. selon Or-taín a , e s- donne le titré de Nafarboneníis à un cer-'JjAthanasc.

tne„ ^ARÉEN , Nazarœus ou Nazaremts : ce ter-

cette siui est de Nazareth ; un homme natif dé2> O Ee 5 siuel qu’il soit.

discit,] ° a ^onné ce nom à Jesus-Christ & à sesde n} ’ CS ? êc ordinairement il se prend dans un sensécrit ^ r * s on de dérision dans les auteurs, qui ont, r? nt ^ e Christianisme.

hU, n , B a pris pour une secte d’hérétiques nommés

Ar eens.

íj u f‘ On entend par un Nazaréen , un hommeía it vceu d’observer les régies du Nazaréat.q U çj Le nom de Nazaréen, Nazaráus, dans quel-diíti ^. clr °its de l’hcriture, marque un homme dunekNité ct Particulière , & qui possede une grande di-j 3 - 16 S le P alais d 'un prince. * Genef. 49. 26. Deut.

trì^AZARETH, petite ville de la Palestine, dans ladti'X’h-.K ^àBon, dans la Basse Galilée, au couchantest ^ ab ° r 6c à l’orient de Ptolémaïde. Eufebe dit qu’elletrè s . c lp n2G ailles de Légion vers l’orienr. Cette ville estde j £ *te dans 1 ’Ecriture , pour avoir été la demeurede s a ?'Chri S t > pendant les trente premieres années014 ìi Vlc («). C’est-là où le Sauveur s’est incarné,6c st> Q a Vécu sous l’obéissa'nce de Joseph & de Marie »c °tnm 1 ' P r * S ^ enom de Nazaréen. Depuis qu’il eutSy na ailce fa mission , il y prêcha quelquefois dans laP°'nt | Ue ^ > mais comme ses compatriotes n’avoientìatice I 6 foi en lui , 6c que la bassesse de fa nais-de ni : eUr caufoit du scandale, il n’y fit pas beaucoupset -, j ac ‘ es ( c ) , & ne voulut pas même y demeu-datrt 1/ A’tte qu’il fixa fa demeure à Capharnaum pen-ses der nieres années de fa vie. La ville de Naza-r och Çr située fur une hauteur, & il y avoir à côté unP' tei ’le e ° U ^ es Nazaréens voulurent un jour preci-htct^i auv eur (d), parce qu’il leur reprochoit leur

1 3. r (a) Luc ' 1 1 ! j 1. ( b ) Luc , 4. 16. (c) Matth.

A ^inc'Ê^V^ 4. 29.

ne 5^ ^P'puane , Her&s. zo. c. n.j>. 136. cr.dit que

- Cnis Nazareth n’étoit plus qu’une bourgade,l^bitQj ÎUSt i u>au r egne de Constantin, les Juifs seuls' *• de^l*' ■ a i'exelusion des Chrétiens. Adamna'nus,de fou t 0C1S AL écrivain du septième siécle, dit queîf S ’ Lin CnVS on voyoit à Nazareth deux grandes égli-de s, au C . aL1 milieu de la ville , & bâtie fur deux arca-\ eUr st) t 4 11 étoit autrefois la maison où notre Sau-T le fort k | ’ Au-dessous des deux arcades ,il y avoirE vi He ,o Ee bonraine. qui fournissoit de l’eau à touteP°Ur l'A.y- doù par une poulie l'on en tiroir aussi^ a2a tcth ^ ? ui /mit au-dessus. La seconde église deSicile l’^ etOÌt bâtie au lieu où étoit la maison dan* la-lllc aru at : n ^ e c ^ a briel annonça à Marie le mystère deNsse de oaiur Willibrode, au huitième siécle (a),

d’ai

'nsienc 1 '?^me église de Nazareth, & dit que les

ar § c nt Hp ° leiu Auvent obligés de la racheter à prix

11» Á Djìvpnc 1- _•_ l _ r__ J/ T»! _

^ Cr ivoir £ a ^ ns vQùloicnt démolir. Phocas,

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Atoì t au douzième siécle, dit qu’aussitót qu’onCa brie, edails Nazareth,

1, on trouvoit Tégîise de saint,e ttQ uvoir l au " deff °us étoit une petite voûte , oùj* ìr lé fontaine près de laquelle l’Ange avoir

, ail x( l \ a Marie. II est à remarquer que les Orien-

U )? e fontaìi 1CnC <!^ Ue d a b° r d l’Ange parla à Marie prèsl tl il >. le 3 6e ensuite dans fa maison. Phocas ajoute

RAI

^iii

^ a daïis la

é îoir - —, í a moine ville une fort belle église,tsttefois la maison de faine Joseph.( a )Vide

NAZ sà f

in_ aEl. SS.ord. S. Bened. r. 4. pág. 374. ( b) Voyez leProtevangile de saint Jacques , n°. 2.

Tous ces témoignages rendent fort suspecte la fa-meuse translation de la maison de la sainte Vierge enItalie, si connue sous le nom de Notre-Dame de Lo-rette. * Vtyez l Histoire de Lorette , par le pere Tur-sclin.

Aujourd’hui (a) Nazareth n’est qu’un très-petitvillage, composé de cinquante ou soixante maisons.II est situé fur le penchant d’une montagne environ-née d’autres petites montagnes & collines, dans un ter-reih ingrat & stérile > à L’exception de quelques peti-tes vallées, qui font arrosées des eaux de diverses fon-taines (b). Le seul bâtiment qui ait un peu d’apparence ,est le couvent des religieux de saint François : on lepfendroit de loin pour un petit château , parce qu’ona été obligé de 1’ënvironner de hautes murailles pourle défendre des courses des Arabes; Les étrangers ontcoutume d’y loger en laissant quelque aumône pourla dépense qu’ils y font. Auprès de ce couvent est unechapelle bâtie au mêníe endroit où se trouva Marie,lorsque l’Ange lui annonça le mystère de Pincarnation.On prétend que la chambre , qui est aujourd’hui à Lo-rette , fut tirée miraculeusement de ce saint lieu, quiest en partie creusé dans la montagne, comme l'étoientles autres maisons des Nazaréens. Ils avoient ( c ) creu-sé dans la roche même de petites chambres en for-me de cabinets, Sc fur le devant ils avoient bâti un pe-tit corps de logis, consistant tn une sale basse seule-ment ; car pour l’ordinaire il n’y avoir qu’un étage auxmaisons du commun, comme on y en voit encore.De ces deux places , qui n’éioient séparées que d’unmur& d’une porte, on ne faisoit qu’un seul appartement ;car on alloit de plein pied d’une chambre à l’autre.(a) Doubdau , Voyage de la Terre-Sainte , p. yo8.

( b) Coppin , Voyage de Phénicie, p. 436. (c) Doub-dart , Voyage de la Terre-Sainte, p. 509.

La maison de la sainte Vierge & de saint Joseph con-fisloit en une grotte ou cabinet raillé dans le roc, &une chambre bâtie fur la rue. Après la derniere pertequ’eiifirent les Chrétiens, les Infidèles avoient comblé cèlieu & caché fous des ruines, afin d’en dérober la con-noissance. Au bout de plusieurs aimées, un religieuxde saint François apprit d’un vieux Juif où étoit laplace. qui avoir été consacrée par le mystère de l’in-carnation du Verbe. 11 commença alors à nettoyer celieu , & il trouva d’abord le pavé : il rencontra ensuitfcun peu à côté deux colomnes de pierre grise j quiavoient été plantées anciennement, l’une à l’endroit oùl’on avoir cru qu’étoit la Vierge, lorsque l’Ange Ga-briel lui apparut, & l’autre à l’endroit où étoit l’An-ge quand il salua la Vierge. Ce religieux, assisté de quel-ques Chrétiens, remit la grotte en quelque sorte dedécence , & la fit connoître aux pèlerins. Les Turcsle battirent au point qa’il en mourut quelque temsaprès. * Coppin , Voyage de Phénicie & de la Terre-Sainte, p. 437.

On ne fait pas si les chapelles que l’on voit mainte-nant à Nazareth furent trouvées par ce religieux dans laforme où elles font, ou si l’on y a ajouté quelque chosedepuis. Quoi qu’il en soit, voici le véritable état où setrouvent les choses. On entre par deux portes différentesdans la principale chapelle ou grotte, qui est du côtédu chemin : ellea 18 pieds de long d’orient en occident,fur onze de large. Dans les endroits où le roc a manqué,on y a suppléé par des murs qui paroissent très-an-ciens. 11 y a un autel qui regarde du côté du le-vant , & dans la muraille du midi , on voit une fe-nêtre à l’endroit où l’on dit que l’Ange passa ; c étoitla chambre de la sainte Vierge: toute la maçonnerie,qui étoit de brique, est , à ce qu’on dit, à Lorette ;il ne reste plus que le pavé ; que les Chrétiens a-voient enrichi d’une marqueterie de marbre blanc ,noir & rouge, dont la plus grande pairie subsista,encore. Cette premiere chapelle n a qu un simple cou-vert ; mais du côté du septentrion, elle est jointepar une arcade à une plus petite chambre , qui estvoûtée , §c qui servoit apparemment ou de chambre deprovisions, ou de cabinet, ou d oratoire à la MereLom.IV. Sssij ..