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met auprès de Souené , à 49 deg. jo mîn. de latitude,fous les 13 deg. 60 min. de longitude. Le Nil tombelà par plusieurs endroits d’uné montagne de plus de deuxcens pieds de haut. Le seul endroit remarquable est«ne belle nappe d’eau, large dc trente pieds, & quiforme en tombant une espèce d’arcade , par-dessous la-quelle on pourroit passer fans se mouiller. 11 y a appa-rence qu’on y prenoit autrefois ce plaisir. On y volten effet comme une petite plate-forme où il y a plusieursniches pour s’asseoir. Sc plusieurs ouvertures qui con-duisent à des lieux souterreins ; mais on n’y sauroit al-ler présentement, parce que seau qui passe par plusieursendroits en empêche sabord. Depuis cette cataraóte,le Nil coule, en serpentant du nord au sud , jusqu’à Chi-lacan. Les principaux lieux qu’on trouve dans ce grandespace , tant à la gauche qu’à la droite, font
d. Assuanâ,d. Naassa,d. Des cabanes d’A-rabes,g. Essenai,g. Luxor,g. Bellade Mousse,g. Barbampou pays,g. Dandre,d. Caana,d. Hus,g. Girgé,d. Aquemin,g. Taata,g. Cardoussejg. Aboutiche,
g. Siout,g. Mans ail u,g. Faifaire ,g. Meloué,g. Minio,g. Samalut,
d. Le couvent de la Poulie,g. Fesene,g. Benefuées,g. Guisse,d. Le vieux Caire,d. Le grand Caire ,d. Boulac,g. Embab,g. Couratije,d. Chilacan.
Au-dessous de Chilacan, le Nil se divise en deuxprincipaux canaux qui forment cette partie de la basseEgypte, à laquelle les anciens ont donné le nom deDelta. Voyez ce mot. * Lucas , Voyage du Levant,
r. 1. p.
On remarque que le Nil a très-peu de poisson ; celavient fans doute du grand nombre de chevaux marinsSc de crocodiles qui le dépeuplent ; peut-être aussi sc-roit-ce en partie fesser de ses cataractes, parce qti’ilest difficile que le poisson ne se tue pas en montant. * LeGrand, Relation de l’Abyssinie, p. 110.
II n’est pas étonnant que les Grecs & les Romainsn’aient pu arriver aux sources du Nil : ils ont toujoursété arrêtés par les cataractes. Si cependant ceux qu’onavoir envoyés pour faire cette découverte > étoient en-trés par la mer Rouge , ils auroienr pu avec moins defrais 6 c de dépense trouver ce qu’il s chcrchoient, enallant de Maçua un peu plus au midi qu’au sud-ouest.En prenant cette route, il n’y a guère plus de vingtjournées de chemin de la mer Rouge aux sources duNil.
Le point qui a le plus tourmenté les écrivains anciensSc modernes, c’est i’accroissement ou le débordementdu Nil. Ils vouloient en savoir la cause, Sc croyoienrfa pouvoir trouver à force de bâtir les systèmes. Diodo-re de Sicile, /. 1. c , après avoir décrit le coursdu Nil, traite de son accroissement. II rapporte toutesles opinions de ceux qui font précédé, & dont il a euconnoissance. II commence par Thalès Milésien, un dessept Sages , qui dit que le Nil ne se déborde, que par-ce que ses eaux sont arretées par Ja violence des ventsdu nord, que les Grecs appellent Etefies ou Eteftens.ÏJiodore dit que si cette raison étoit vraie, toutes lesrivières qui coulent du sud au nord devroient se dé-border de la meme maniéré que le Nil. hnaxagoras&Euripide, son disciple, prétendent que le débordementdu Nil est causé par la fonte des neiges; mais, com-me remarque Diodore de Sicile, il n y a point de nei-ges dans les montagnes d’Etbiopie, ou du moins il n’yen a presque point. D’ailleurs, si le Nil groffissoit parla fonte des neiges, l’air seroit beaucoup plus froid ,dc cette riviere seroit couverte‘de brouillards. Or, leNil a cela de particulier , qu’on ne le volt point cou-vert de nuages épais dans aucun tems. On ne rapportepoint le sentiment d’Hérodote. Démocrire paroît ap-procher davantage de la vérité, quoique Diodore le
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réfute comme les autres. II dit que les vents du nord ,qui soufflent un peu avant le débordement du N" *amènent la neige des pays plus froids ; que cette neigesc convertit en pluies, Sc que les pluies, qui tombent euquantité dans ce tems , le grossissent & le font sortir ■*.son lit. j
Plusieurs ont cru que la mer communiquoit au fypar des canaux souterreins, & que l’accroisiement 1Nil venoit dans une saison où la mer , étant violemmentagitée , poussoir ses vagues sous terre & .
déborder cette riviere, D’autres, ont cru que c’étoit acvents réglés, qui retardoient le cours des eaux du fy,'Quelques-uns sc sont imaginé que la Goutte , qu’ontomber dans ce fleuve - le faisoit fermenter 6c caU ^soit ce débordement. On appelle Goutte, dans les relations qu’on fait de l’Egypte, une certaine rosce fl utombe en ce pays vers le mois rie Juin, & quiun peu avant l’accroissement du Nil au pays du Su^ »à sept ou huit journées du Caire. Ce sont desdu Nord & du Ponent qui la causent, en portant £nuages de la Méditerranée. Elle est si subtile quepénétré le verte , cn sorte que du sable qu’on en f el î^ 1dans une bouteille bien bouchée en est humecté,connoît cette sorte de rosse au coton que l’on tt> ^dans une boëte fur une fenêtre. Ce coton devient amide lorsque la goutte est tombée, & aussitôt tou ^les maladies cessent , 6 c on peut communiquer f allS ‘ )eicun péril, même avec ceux qui sont atteints de lap e “
* D ici. de l’acad. Françoise , éd. 1654. j„ 5
Peu sc sont arrêtés à ce que les géographes N ^historiens les plus exacts parmi les anciens & paru 11modernes ont écrit, & dont on ne peut plus oouaujourd’hui ,- savoir, que les pluies tombent endance dans l'Abyssinie pendant les mois de Ju'H c -íAoût & Septembre. Strabon, líb. 1 y.p. 693. l’ aV ^ n .écrit: saint Athanafe , in vita S. Antonii, l’avoi tC ^firmé : Cósmas Indoplustes, qui a parlé plus pert' n , ement qu’aucun autre de. l’Abyssinie, a dit Ja piC j eSchose que Strabon Sc saint Athanafe ; enfin, tollS cCJésuites Portugais, qui ont demeuré long-tems fspays, ne nous permettent plus de douter que l’‘ n ° cdation du Nil est causée par les pluies qui r ° n ' cCl ispendant les mois de Juin 6 c de Juillet. 11 s réfutentqui l’attribuent à la fonte des neiges, Sc ils an ^qu’il ne neige point en Ethiopie, à moins q ue c f gssoit fur le sommet de quelques-unes de ces h .$montagnes, qui sont dans le royaume des’il y tombe de la neige, c’est en si petite ss 11311 ^*qu’elle ne pourroit faire enfler le moindre ruisse* 11, ,si, comme l’Abyssinie, où le Nil prend so 10 al test pleine de Montagnes, que l’hiver y co m rn en „
mois de Juin , & dure jusqu’en Septembre : Ijop > c
dant ce tems , il y pleut tous les jours : que 1 N 'est beaucoup élevée au-dessus de FEgypte q lie ,. u is-reçoir dans son lit toutes les rivières, tous * fìC s,seaux , tous les torrens qui tombent de ces tn cn ,‘ ce ssaí-Sc enflent considérablement ce fleuve; il ft ut yp e ypk-renient qu’il inonde toutes les campagnes dc i ^Cette inondation arrive régulièrement vers 1 £ íl)0 isJuillet, c’est-à-dire , environ trois semaines oU ' £ . K 5depuis que les pluies ont commencé en Aby j> a p-
scion que l’inondation est plus ou moins g raU fienée est plus ou moins abondante. Aussi m oll>
remarquer au Caire jusqu’à quelle hauteur le 1 , c ga-te, & de publier par la ville de combien 51 eque nuit. Voyez, au mot Caire. , on dit
On releve fort la bonté de l’eau du Nil - ^ t rès-
qnoiqu’elle soit toujours un peu trouble , e 1 0 flcslégere & très-saine. Galien dit que les fem tn aisé'
que
qui boivent de l’eau du Nil, accou
chent pN;
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& mciîie cíc zccoachentde deux, ^ - ,
Vlcs Ib»t ph IS fém j lrans > que les brebis Sc les este
'o«r ailleurs, j£ Z?. des fur ies bords du Nil , q'>ep‘ 1s -
e Pend du déborda, ^ à que la ferciliré de l’E$yP sCn ‘ Cnf du Nil : Vannée est waavuik ,
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quand le débordement est au-dessous de_^ l _‘ bonne sc 1 ' 5 '
1 ' î ' Jvu ' wiu '• 1V tk *'* - n trèS’foQl* 1 *'* jj A 0
dées, ou au-dessus de dix-huit : elle el o e lat.qu’il est de seize coudées. * Le Gra >byssiníe, p. 21 c. do»l
2. NIL ou Nilople , viUe de lEgypt -
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