Band 
Tome quatrième. M - P.
Seite
568
JPEG-Download
 

568 NIP

L’auteut de la vie de Louis VIII nomme Niort unchâteau noble » Caftrum nobile. Gette place a toujoursété du domaine des comtes de Poitiers : elle est situéedans une plaine fur la rivière de Sevre , qu’on écri-voic autrefois Savre , en latin Savara. II y a la pa-roisse de Notre Dame , ôc celle de saint André , unemaison de Prêtres ck l'Oratoire , un couvent de Ca-pucins , un de Cordeliers, & un de Freres de la Charité ;aussi bien que des Carmélites , des Bénédiétines , desUrsulines , des Hospitalières , ôc des Filles de saintFrançois. Quant à la justice , il y a un siège royal ,une élection , une maréchaussée , une jurisdiéâion deseaux & forêts , une des traites foraines , ôc une déju-gés ôc de conservateurs des marchands.

Dans sélection de Niort on fait un grand commercede bestiaux , de chevaux & de mulets aux foires deNiort, de la Motte-Sainte-Heraye, de Chandenier,&c. Le principal commerce des habitans de la ville deNiort consiste dans la manufacture du chamois, dontil se fait un grand débit, comme aussi de droguets, ser-ges, & autres étoffes de laine qu’on y fabrique.* Lcn-guerue, De se. de là, France, part. i. p. 149.

2. NIORT ou Saint Martin de Niort , bourgde France , dans la Saintonge , élection de Saintes.

NIQSSUM, ville de la Sarmatie Européenne. Pto-lomée, liù. 3. cap. y. la met fur un bras du Bory-sthéne.

NíPCHU, NrpcHotf ou Nerezin , ville de l’em-pire Russten » dans la Tartarie Moscovite , au pays desDaouri, fur la rivière d’Ingueda , selon Atlas , Robertde Vaug. mais que les lettres édifiantes,r. 7. p. 178. nom-ment Fìélonkian. Cette ville est située au 51 deg. de'latitude septentrionale, 5 c presque fous le même méri-dien que Péking. Ce fut à Nipchou , nommé par lesMoscovites Ncgoviim , que les plénipotentiaires duezar& de l’empereur de la Chine signèrent la paix entreles deux empires, le 3 de Septembre 1689. * Hifi.deledit de tempereur de la Chine , I. 2. p. 210.

NIPES ou Nipe , colonie Françoise , dans l’isle deSaint Domingue . au quartier du Sud , au bord d’unepetite rivière, à deux lieues dé la mer, Sc à quatre oucinq à l’ouest du petit Hoare. L’on trouve aux envi-ions de cette colonie des chevaux matons qui ne fontpas plus grands que des ânes, mais plus ramassés &fort bien proportionnés : ils font vifs, infatigables ôc detrès-petite nourriture. Nipes est une paroisse desservieà présent par les Jacobins ; elle n’est presque compo-sée que de Mulâtres ôc de Negres libres qui ont uneinfinité d en fans.

NIPHAGR.dE , en grec n ipiypn C’éroit, selon Héro-dote, l.-j.c. n2. le nom d’une muraille chez les Pie-res, peuples voisins de la Macédoine ; mais Ortelius,T hejuur. après quelques autres écrivains, avertit qu’ilfaut lire <páypnç Phagres.

NIPHANA , nom d’un pays. lien est fait mentiondans le second livre des Pandectes. * Ortelii Thés.

NIPHANDA , ville de la Paropanisade , selon Pro-lomée, l. 6. 18, qui la place entre Catifa ôc Dra-

fioca.

NIPHAS , village de la Terre Sainte. Benjamin,dans son itinéraire cité pat Baudrand, DHL prétendqu’il tient aujourdsttui la place de Gad, ancienne villede la tribu de même nom ; mais l’un ou 1’autre au-roient du nous dire quelle autorité ancienne ils trou-vent de l’existence de cette ville de Gad.

1. NIPHATES, montagnede l’Arménie. Ptolomée,l. y. c. 13- àit que c est une partie du mont Taurus,ôc il 1 éloigné beaucoup du mont Abos qu’il place aunord. Strabon , l. n.p- y 2 7 - au contraire met les mon-tagnes Niphates > Abus ôc Nibarus fur la même ligne;au-dessus de Mafìum , dit-il, mais a fiez loin du côtédel’orient, est Çituë N'-phutes',cnímx.ç.Abos, ôc aprèsAbos, Nibarus ; ôc quelques pages auparavant,/, n.p. y 23. il dit que du côté du midi on trouve dans cettemontagne les fottrees du Tigre. Quant aux sources dece fleuve, Ptolomée les éloigne du mont Taurus ducôté du septentrion, ôc les place à trente neuf deg.vingt mi n. de latitude ; mais dans la carte qui à étéAtessée fur la description que donne Ptolomée, le montNiphates se trouve être une partie du mont Taurus,

NIP

1 1 Af*

& fur la même ligne. Les poètes ont parle 0 lXl emontagne : Virgile en fait mention dans le cr0livre des Géorgiques, v. 30, en ces termes.

Addam urbes Afi& domitas , pulsumque NiphattM

11 donne ainsi au peuple le nom du fleuve. H° ral. 2. O d. 9. dit :

Cantemus Augifiì trophœaCœfaris > & rigidum Niphaten : _

Medumqueflumen , gunûbus additifVié'tis minores volvere vortices,

• n o V»S e ^

Cette montagne s’^ppelle aujourd’hui Curece mot. . kle-

■a. NIPHATES. C’est le nom d’une partie desopotamie, si on s’en rapporte à Probus,*»

Voyez. Nymphates Ôc Taurus. , 1,6•

NIPHAUANDRA , ville de Médie. Ptolowee ^c. 2. la place dans les terres , entre Choaftrd &na. Ses interprètes lisent Niphanandra. ,

NIPHON ou Nipon , grande iste de rO c< \ all j a posl.tal, & la plus considérable partie de Tempir ® 11 at lesCe mot s’éiric toujours Nipon , & sc prononce Çjj.Japonnois Niphon. Les Chinois disent Z>P° n àotipcn. II signifie le commencement du Soleil, ^ çjii-son origine à Fidée qu’avoient les Japonnois ô- , c0 irnois, qu’au delà du Japon il n’y avoit rien, &féquent que les iíïes du Japon étoient ses P ^roí 1éclairées du soleil. Quoique proprement 6 e

que la plus grande de ces isies, comme elle Pbeaucoup en grandeur coures les autres , sonO° n . j c j nidoit dâns l’usage a rout cet empire. Je n’en ^ era r ^pet et:description ni division ; je ne le pourrois, ^ anS ^ stl oi seíce que j’en ai dit au mot Japon, fur leS . j ede Ktcmpfer, celui de tous les écrivains qtn a . ^ qti’ 3 '’débrouillé cette matière. J’ajouterai seulemen^^e^

ce

vant que- le Kubo eut absorbé rous les petits e c c:Hpays, on comptoir cinquante-rrois royaumes d ^

seule partie de FEmpire. Voyez. Japon. * N° ieSscritcs du P, Charlevoix.

NIP 1 SSIGN 1 T ou Nepegiguit , rivière ^ c cQlì ietique septentrionale, dans la Gaspesie. EH e .. je é*l’occident à l’orient ôc va sc jetter dans se 8° ,Laurent, à l’extrémité de la baie des Chaleur J f e tfl 0droir où elle sc décharge est un beau Ajsiese cSégalement par deux autres rivières. II y a ( j £l) t 11 níbalsin de grandes & belles prairies qui s'^cn ^ plusgrande demi-lieue dans les terres (b). Le b a lie Lierd’une lieue & demie de longueur ôc p l ' eS ne ntse e '.

de large. A trois lieues en mer , vis-à vis de ^ a ffe^ £Í ’ c

il y a des battures dont la moitié assèche de ^

AI j rt UdlUUkd UUIll Act UIU1LIV- tuiwv*- ^

il reste un petit canal par où des chaloup^^,,,entrer environ une portée de fusil dans se y t"”tout le reste du bassin assèche de basse-me}* t -i

t.û _. Cl£ . Tit

ve une quantité prodigieuse d’outardes 1' \ V e,ì! ’

decravans. (a) Atlas , Rob. de VaugondPDesc. de l’Amérique septentrionale, c. „ c $ deC^NIPISS 1 NG , ou Nipissiriniens . sal jJ j ^ nce -. amérique septentrionale, dans la Nouvc jeN^font les Algonquins de la premiere rr j, ^babit° ieí ïía'apparemment donné ce nom , parce q u 1 * j LJ ]acbords du lac Nipissing , situé au nord-e nC j’uU e ‘ron, dans lequel il se décharge par serite rivière , appellée la rivière des FraslÇ ' a

N 1 P 1 STA. Voyez. NepistA. , igpON- ^ ^

NIPONBAS, c’est-à-dire, le p© nt . £ jj efl^ £ Ale cinquième grand pont de cet ’ j sl en ce ‘ A-

mé Niponbas par excellence 8c P** P r f ro yal > 1 1 àplacé précisément à l’opposite du P aial reh 0lll, flieu de Jedo, & il est particulier 111 c cs

cause que les lieues qui servent a ^ f e cofyj ^grands chemins du Japon, comniencen cXtï é«i> te ja-de cet endroit, & s’étendent jusqu aï d 11

ce grand & puissant Empire. * JC^PJ e ’ p.pon , de la traduction de Siheucbz*er , ‘ de * a £ll eïNIPPES, petit port du grand cuH» - qUa tte“

rie occidentale de l’isle de S. Doming > vrlP^'

à l’ouest du petit Goave. ^

/