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Tome quatrième. M - P.
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au lieu qu'il place le promontoire à l’orient, auprès desisles Cleïdes.

Au mot Alb ou Alp , on petit voir que les mots Al-pes » Albion , álben , Elephas & Olympe, ont uneorigine commune. Les poëtes ne se sont pas «ententesd’établir une communication entre les monts nommésOlympe & le ciel, ils ont appelle ainsi le ciel même.

OLYNTHE, ancienne ville de Thrace, dans la Pa-raxie, au fond du golfe Thoronéen.Lorsqu’eilesubsiítoit,ce pays faisoit partie de 1 a Thrace ; dans la fuite il futconquis par Philippe, ôc les limites furent reculées jus-qu’au Strymon ôc même plus loin, & alors Olyntheau roi t dû être appellée ville de Macedoine. Toureil,Oeuvres , t. i.p. 186. dit qu’clle étoit dans la péninsu-le de Pallene, entre les golfes de Theslalonique & deTorone.Si cela est vrai, de Piste l’aura mal placée dansfa carte de l ancienne Grece ; car il la met au fond dugolfe de Torone, non pas dans la presqu’iíle de Pallene,mais dans la Paraxie , au commencement de la presqu’istequi sépare le golfe de Torone & celui de Singitique. Se-lon Toureil, elle étoit possédée par des Grecs origi-naires de Chalcidc , ville d’Eubée, colonie d’Athènes(a). Elle parvint successivement à un tel point de gran-deur , qu’elle eut de fréquentes querelles à démêler, tan-tôt avec Athènes, tantôt avec Lacédémone. Elle ne feménagea pas trop non plus avec Philippe, roi de Ma-cédoine. Elle osa recueillir deux freres fugitifs qu’Amyn-tas, pere de Philippe, avoir eus d’un autre lit, &qu’enusurpateur ou en rival ombrageux, Philippe fe hâta deproscrire. Philippe encore mal affermi fur son trône,dissimula son dépit, rechercha l’amitié des Olynthiens ,leur céda Anthemonte, place que les rois de Macé-doine leur disputaient depuis long-tems, & conquit poureux Potidée fur les Athéniens. Les conquêtes rapides dece roi alarmèrent les Olynthiens : ils intriguèrent con-tre lui & firent une ligue avec les Athéniens. Philippe,informé de la paix particulière qu’ils avoient conclue,investit Olynthe ôc l’assiégea. Elle eut recours à ses nou-veaux alliés (b). Démoithène parla pour elle, & sestrois Olynthiennes roulent fur la nécessité de secourircette ville. Le secours ne la sauva point. Deux traîtres,Eurícrate & Lasthéne, tous deux d’Olynthe, lui livrè-rent leur patrie. II est vrai qu’il les fit périr plus misé-rablement que les autres citoyens - , mais il y exerça degrandes cruautés & la ruina de fond en comble. Héro-dote lui donne le surnom de Sithonia , qui désigne le paysoù elle étoit. (a) Liban , argum. in Olynthia. ( b) Ibid.P- 4. p. 50,195 & 173.

OLYNTHIACUS FLUVIUS ; Athénée appelle ainsila riviere qui passoit à Olynthe.

OLYROS . lieu particulier de Grece, dans la Bœo-tie, entre Ptéleon ôc Tanagra , selon Pline, lìv. 4.cap. 7.

OLYSIPPO ; c’est ainsi que quântité d’auteurs écri-vent le nom d une ville très-ancienne, située à l’em-bouchure du Tage , Ôc qui est aujourd’hui Lisbonne.Voyez.. Lisbonne.

OLYSIPPONENSE PROMONTORIUM , c’est lemême qu’ARTABRUM Promontorium. Voyez, l’arti-cle Artabri. Le nom moderne est RgccaSintra.

OLYSSA ,’OavWd , ville de Crète , selon Strabon ,l. i v. p. 479. C’est peut-être I'Olus d’Etienne le géo-graphe.

ÒLYSSAS, montagne d’Asie , dans la Galarie, selonPtolomée, l. $. c. 4. ciré par Ortelius. Lédition des Ai-des porte Olysas Mons , alias Gigas , alii Oligas »Olgasis. Celle de Bâle en ijzo, porte Olica Mons.Berrius préféré Gigas Mons. Ces divers noms signi-fient une même montagne. Celui d’OLGAssus est deStrabon,

OM, riviere de l’Arabie Heureuse. Elle se jette dansle golfe Perfique, selon Baudrand , édit. 170;, qui citeCastald. Cette riviere est le La r de Ptolomée.

OMAGH , ville d Irlande , dans la province d’Ul-ster, au comté de Tyrons , à six lieues au nord d’Ag-her. Elle envoie ses députés au parlement. * Etat pré-sent de l’Irlande.

OMAGUAS, peuple de l’Amérique méridionale,& dant k principale habitation est Saint Joachim d'Ornagua, sor le bord de l’Amazone, à l’embouchure de

OMA

l’Ucayale. Cetfè nation autrefois puissante occupoit, H 1a un siécle, les isles ôc les bords de l’Amazone , danla longueur environ de deux cens lieues. Elie ne p 311pas cependant pour originaire du pays, 3c on croiqu’elle est venue s’établir fur les bords de f Amazone*en descendant quelqu’une des rivières qui ont leur í° l | rce dans le nouveau royaume de Grenade , lorsqueEspagnols en firent la conquête. Quelques vestiges decérémonie du baptême & quelques traditions de* 1 »rées confirment la conjecture de cette transmigration-la fin du siécle dernier , on comptoir dans ce P 3 .^trente villages -, on n’en voit aujourd’hui que lesnés, tous leurs habitans effrayés par les incursionsquelques brigands du Para > qui venoient les f 31ie ^claveschez eux.fe font dispersés dans les bois 3í dansmissions Espagnoles & Portugaises Le nom d’Om 3 » udans la langue du pays signifie Tête plate : en effet , cpeuples ont la bizarre coutume de presser entre deiplanches le front des enfans qui viennent de nai'j^pour les faire mieux ressembler, disent—ils , à I 3 P e Vlune. La langue des Omaguas est aussi rude & atifsi 1

ficile à prononcer que celle des Yameos, leurs von 1 ’ 1 ’* Relation du cours de t Amazone, par de la Conmine.

OMAGUM. Voyez Umago. j

OMALIS , riviere de l’inde; c’est une de cellesgrossissent le fleuve Indus , selon A r tien , in IndiC . 1 eêtre cette riviere esl-elle la Jomânes de Pline.

1. OMAN. Ortelius nomme ainsi une ville la ,lefline, 3c cite le quinzième chapitre de Jofue.apparemment Amam. Voyez ce mor. ,

Z OMAN , ville de l’Arabie Heureuse. Abu>f £ 'dans fa description de l’Arabie, edit. Oxonienf- Pj g. dic : Oman est fur là mer ; c’est une belle ville > & j* ^un havre pour les vaisieaux. Dans ses tables il dit : ^la ville ou 1 a forteresse d’Oman , dans le pays deraïn , & en donne k position, selon quatre 3Lltedifférens :

Selon

Longit.

Latitud.

Atwal, 74 0

19 20 .

Kiyas, 74 0

19 4 f

lbn Said , 81 15

19 i 6 *

Rescm, 84 30

19 45 '

' 1 »'slle f

A proprement parler Sohar est le nom de I 3 ,, u „e

Oman est celui d’un pays de P Arabie ôc mêmemer, comme on verra dans l’arricle qui fuie. ft3. OMAN, pays de l’Arabie. D’Herbelot, d 3bibliothèque orientale, dit que les Arabes appeh £1,C fq el i-la partie k plus méridionale de l’Yemen ou Ârab l£ , c ^-reusc,qui s’étend depuisMascate jusqu’à Ade»,à-dire, depuis le golfe Perfique jusqu’à l’Arabisl 1 ^^,géographe Persien écrit dans le troisième climat ccneveu d’Abraham, qu’il appelle prophète, bat’ 1 n0 uipays k ville d’Aman ou Oman qui a dorme uau pays; mais il se trompe, car certe ville de , t jrécelle d’Ammon, capitale des Ammonites, st 0 . 1 p 0 rtéson nom d’Ammon, fils de Loth. C’est celle q 111 posta-le nom d’Ammon Rabatah , ôc ensuite dedelphie. . £ gc I £S

La partie de l’Océan, qui est entre l’Erhi°P’ y sc-indes, s’appelle atislì parles Arabes Bahr-Om 3ll y e[îlC ii.kend , à cause qu’elle borde cette partie de p^oulMirkhond rapporte qu’un roi d’Oman, nomm^^ p)y-Zogar, fut défait par Caicaous, roi de k f eC c ofl'nastie de Perse, qui ne lui accorda k paix ’ »

dition qu’il lui donneroit en mariage fa fiU eprincesse douée d’une rare beauté. -q c s de * a

Les géographes Arabes comptent entpeje . _ gycemer d’Oman Zocororah, Carmouab'" °/fi q tie ^une autre petite qui jette du feu.Tîs difery 311 ^nt d 3llSislesappellées RANEG.qui forst les Maldives > Ge zI 'k mer d’Oman, avec une,durre q u ’ds n< P n c ’ c ft dafl srat Al Coroud . tifle.des Singes, & ^ ti se d’ 3lî1 'cette mer que l’on trodve la plus gran e qbre gris , 3c plusieurs pierres précieuses- .vsc , fe*°i, OMAN A, ville de l’Arabie Heur