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Tome quatrième. M - P.
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OMB

fitué s entre les deux Tropiques, mais successwé-nt & à mesure que le soleil s’approche du Tropi-o? s vers lequel ils font. Par exemple, tous les peuplesdans°/ U Í0US l’E c l uateur j n’onr point d’ombre à midiavoir C teiTls ^ es équinoxes. 11s ne commencent à enDia 1 T^and il s’éloigne vers l’un ou l’aurre des Tro-t e s. Alors ceux qui font entre l’Equateur & le Tro-vie ' C * ^ ont I e soleil s’approche de jour en jour, de-j ” enc Asciens, ou fans ombre à midi, à mesure queoleil p a ss e p ar i eur parallèle. '

^ es Amphisciens , Amphijìii, font ceux qui ontalt^ ocn * :il ' es différentes, c’est-à-dire, dont Pombre estj es einac i ve ment septentrionale ou méridionale; ce sontPeuples qui habitent la Zone torride. Supposonsnée ^ ram '^ e ou un obélisque fur la côte d’Or en Gui-au bord de la mer. auprcs de saint George de la0li ne ou Elmina, comme rappellent les Hollandois,Par j* 1 tC ^ aurre heu de cette côte ; lorsque le soleil est„ 5 d. environ 30 m. cette pyramide oucetobélis-

Un • ra ^ ans ombre ; mais lorsqu’il s’avance vers ledu Cancer, ou qu’il en revient, jusqu’à ce qu’ildee Patvcn » a ce parallèle, que nous avons dit de 3cet C / lv ’ lon 30 minutes , sombre de la pyramide ou de^ obélisque fera méridionale & tombera dans la mer.j ç c °ntraìre, lorsque le soleil aura repassé ce parallé-^Potir g a g nei; ['Equateur, & ensuite le tropique duralf rÌC ° lne - jusqu’à ce qu’il soit revenu à Ce même pa-f e ie * e » l’ombre de la pyramide ou de l’obélisque feraPsorttionaie, & tombera dans les terres,j. 11 fout f e souvenir que nous ne parlons ici que del^bi'L cj e i’j n ss anc du midi vrai. Le lecteur se rappel-t} u au ffi ce que nous avons dit de l’ombre de six heuresqu ^ a ‘ìn, & de celle de six heures du soir, qui, quoi-e^^dées Pune à l’occident, l’autre à Poissent, sontPet une ligne droite continuée aux deux côtés de lani; • ■ dont le pied les unit. II en est de même de l’ombre

r/ra ou septentrionale qu’aura successivement la

dont nous parlons. Ces deux ombres feront^nuble u ne ligne droite

to u es ^hrisciens , Feriscïi , sont ceux dont les ombrestfoj ri ent aucour d’eux. On a vu ailleurs que les peuplesl °Ut ^ cur «°«nt sous un des pôles, n’auroient dansd Ur / e an née qu’un jour de six mois & une nuit d’égaleqy itt c - Or, il est aile de comprendre que le soleil nebr e Point leur horizon durant six mois, leur ora-y a j Cv F°so tourner autour d’eux autant de sois qu’ildej 0 e i°urs de vingt quatre heures dans ces six moisd e j, r Perpétuel dom ils jouiraient. II est ici questionfo>n y^re perpétuelle, & de toutes les heures, &du „ de l’ombre méridienne qui est toujours tournéeC °rá, selon le pôle.

pa S ,r 6 on conçoit que le méridien ne fe terminec ercf e U p ° le - & qu’il fe'continue au-delà, en fdfont undie n e pnt ier , a \ ors i e soleil coupe deux fois le rnéri-Patoî c Une soi^à midi, 8 c l’autre à minuit. Pour nous il dis-Pojg ’ lìla E les peuples que nous supposons sous lePfosqu’ss 6 Ce ^ ent point de le voir pendant six mois ,ll) ìdi de V ° e < l u * tte point leur horizon. Alors l’ombre deSui ess . Ombre de minuit, tracées fur une même ligne ,êc s 0 e méridien, se jettent en deux parties opposées,fotit 4 Ensemble une ligne droite ; & ces deux ombresM 0ll2e heures l’une de l’autre. Si le corps élevédeux 0l ^ l’ombre est précisément sous le pôle, lesess 4 res léront également tournées vers le midi ; s’illt iutial e ^^que distance , Pombre à midi fera íèpten-

a minuit méridionale.

11 *-es pj E -

soqabre rn - E . Rosciens , Hcterosc'n , sont les peuples donts 0nc er 'dienne est toujours tournée du même côté.p e Pola’ CeUX habitent entre le Tropique & lecer-. bcer Ue ’ ^ cux qui sont au nord du Tropique du" a le. Cç, J ° nc soujours Pombre méridienne septentrionC ° tric > on - v ' veric au so^ du Tropique du Capri-Y U s ‘p , t0u )ours l’ombre méridienne au midi.r - r ?Piques P Cs PlHles sous Pun ou sons l’autre des deuxá leu r V n0n - t P ° int s ombre quand le soleil est ar-jfoUe . ropique. j e ie ste ss e Vannée ils pnt unei Sg éogr a , U Cou ̰urs la même à midi. C’est ce que

s ?tn s 4 7Î, c *P timcnt P ar ces paroles, qu’ils sontLes p £ y ytneroîckns.

P es de la Zone torride situés entre les deux

OMB èfj

Tropiques, n’onr point d’ombre quand le soleil passepar leur parallèle ; mais dès qu’il s’en écarte, ils oncune ombre qui est ou septentrionale ou méridionale jselon qu’il avance vers l’un ou vers l’autre Tropi-que. C’est ce que veulent dire ees mots Asúens 8cAmphisciens.

Les peuples des Zones temperees n’ont qu’une om-bre , qui est toujours, ou septentrionale. ou méridio-nale, comme nous Pavons expliqué ci dessus. Ainsi ilssont Hétérosciens , & ne sauraient être Asciens , parceque le soleil n’atrive jamais à leur parallèle.

Les peuples desZonesfroides, ont toujours, durant sixmois, le soleil qui tourne autour d’eux, 8c fait tournerleur ombre de même. 11 coupe deux fois en vingt-quatreheures le méridien, ainsi ils sont Périsciens , commenous Pavons expliqué ci-dessus. Ils ne sauraient être As-ciens , nous en avons dit la raison, après ce que nousvenons de dire, il n’y a aucune difficulté à concevoirle sens de ces deux vers de Lucain :

Ignotum volns ArdbeS veniflis in Orbem ,

Umbras mirati nemoriim non ire finistras,

II parle des nations les plus éloignée? qui furent for-cées à prendre parti dans les guerres civiles des Ro-mains , 8c nomme entr’autres les Arabes. 11 s étoient ac-coutumés de voir qu’en été , lorsqu’ils étoient dans leurpatrie, le soleiletant septentrional à leur égard, l’om-bre se jettoit alors vers le midi. On étoic alors dans lasaison où cela devoir être ainsi dans leur pays. Ils voyoientpourtant leur ombre, ou celle des bois jettée vers lenord, parce qu’ils étoient bien en-deçà du’Tropiquedu cancer » & dans des climats où Pombre à midi est sep-tentrionale toute l’année. Cela les surprenoit, 8 c ilscroyoient être venus dans un autre inonde. Cet éton-nement montre que ces Arabes étoient de PArabie Heu-reuse, les seuls Arabes qui soient encre le Tropique &PEquaceur. L’Arabie Déserte 8c la Pétrée étant en-de-çà , leurs hahitans n’ont jamais à midi que l’ombre sep-tentrionale. On pourroir demander pourquoi Lucain ap-pelle le midi la gauche , car comme cela dépend dela maniéré de se tourner, qui est une chose arbitraire,la gauche dune personne peut être indifféremment detous les côtés imaginables. Voici la raison. Hauteur parieen poëte. 11 fuit sçavoir que les géographes, les astro-nomes , les prêtres & les poëtes ont choisi chacun undes points cardinaux du ciel, vers lequel ils affectentde se tourner.

Les géographes se tournent vers le nord, 8c dispo-sent leurs carres de maniéré que le Nord est en hautquand elles sont bien orientées. Les astronomes sc tour-nent au contraire vers l’Equateur pour examiner lecours du ciel & des planettes. Les Prêtres fe tournentvers l’Orient. Les Eglises où l'on n’a point été gêné parle terrein, sont disposées de maniete que l’autel est àl’Orient, & le grand portail à Poccident. Les poëtesenfin fe tournent vers le Couchant ; ainsi ils ont leNord à leur droite, & le Midi à leur gauche. Ces dis-positions différentes sont exprimées dans ces deux vers.

A d Boream terra, fiat cœli mensor ad Auflnm *Prfico D d vídet e.vortum, occastmr[ue poêla.

Lucain dans un poëme ne devoir point parier autre-ment ; ainsi chez lui finistra , ou la gauche > est le midi;Celle d’un prêtre serait le Nord , d un géographe l’Oc-cident, & d’un astronome l’Orient.

Je neutre point dans les détails de l’usage du Gno-mon , cela me meneroit trop loin.

OMBREA , ville de la Mésopotamie, seloti Ptolo-mée, /. 5. c. 18. Quelques exemplaires portent Om-IìRjEA par une diphthongue;

OMBRI. Voyez. Ombi. ; ,

1. CMBRICI, ancien peuple de Plllyrie. Heradote& Stobée en font mention. Le premier au quatrièmelivre de son histoire ; l’autre à Pendrait ou il parle ducourage, de l’avarice 8 c de 1 iniuthe... l eu^er crait quec’est à présent la Croatie. * Ortelii. lhesaur,

z. QM 13 RICI . ancien peuple dltalie , vers la Japy*