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Tome quatrième. M - P.
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La plupart des noms des lieux qui produisent For sonterives d Ophir & de Paz., selon Huet. L’Espagne ,

dic-il,

peut erre apportée pour exemple ; ce ne sont

8e r ses mines abondantes en or, en ar-

. ** autres métaux, que Suabon vante extrêmement,son P a lui faire donner le nom à’iberie, comme àleu .^sobre fleuve, celui d’ Ibere, noms qui tirentso 1 ° r *^ lle d e celui á'Ophir. C'est encore de la mêmeOis 1 ' 06 ^ U a le nom de 1 ’Ebre , fleuve de Thrace,

iton f( í U * e des pailles d’or avec son fable. II ne faut pasa Plus oublier les noms d'Ophis 8c à’Ophare > fleuvese nvirous de la Colchide, contrée fertile

en or.

lieu U st ° m d e Paz- > ont auíïï été tirés ceux de plusieursgja 0u fleuves abondans en or, comme Phase., villeTat> eU k C l a L-olcbide ; Phajis, golfe de fleuve de la

Psobane , ceux de Fez., fleuve & ville de Barbarie,dreo i!^ Ues Interprètes disputent s’ilest arrivé de pren-sotne^ ír -®" ^ aZr * P our des noms appellatifs. Saint Jé-g tai)c l’ e P[fí< 140. in Ifai.c. 13. in Jerem. t. 10. & unil n e |. n ° m bre d’auteurs tiennent pour l’affirmative ; 8cE t L era Pas difficile d’en trouver des exemples. Rha ,son "oâebe qui s e trouve dans la province du Pont, tirePistai? 111 deuve Rba , qui est le Wolga ; Pijiacia ,de Pittaché ; Tharfls, pierre précieuse, deMa? ’ ^outrée ; Smaragdus , émeraude , de Smaragd ;*nfit • <‘ r ’ l'aimant, de Magnefla. Il s’en présente unen u ,., ÏIte i fl autres de cette nature. II semble néanmoinstjj r !? cn est pas de même à'Ophir & de Paz.. L’écri-sois saintC ne soit en touc mention d’Ophir que huitvà n'y enaqu’une dans le livre de Job, c. 21.Ml" £ m °t Ophir peut être regardé comme un nom ap-Ce at 'so encore faut-il supposer qu’on interprète ainsiOpfr I e ' Et vous mettrez, l’or fur la poussiere ( l’or d )Plu* j- Lx rochers des torrens : qu’on ne pourroit

? dire, L on [ c changeoit de cette façon : & Jur les

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fi s r des torrens d'Ophir. II est vrai que Paz, & Thar-a stéz souvent pris pour des noms appellatifs.suff lt . v °i'à assez fur cette matière : ce que j’en ai dircntr e ^° Ur lettre le lecteur intelligent en état de choisirceluj CC ^ différens sentimens. Je ne dissimule point quePie, , 3 Ul Psoce Ophir fur la côte orientale de l’Ethio-tto itçJ acr e le pays de Saphala inclusivement, & le dé-II a j. a Nier Rouge, me paroît préférable à tous égards,poney r Ctl abondance, 8c il falloir qu’Ophir en fût biensoixaut * ^° ur en sonrnir tous les ans à Salomon six censtr°p j e 'L' x talens. II ne falloir pas que le voyage fût3t1s, C? t sl’ ^ tL '°P difficile, puisqu’on le faisoit tous lesa Pp°rtoit M ci ’ cure q 11 * J c dit : Et la flotte £Hiram^uidancç ppffl ^' or d’Ophir, apporta auffi en grande aben-Je,r. t fflpbìr du boísâeíhya & des pierres precieu-c ^ ae lke * ^ poids de l’or que l’on apportait à SalomonV 0lIa a »née étoit de fix cens joixante-fix talens d'or.le roi*. Ophir. Ensuite, parlant de Tharsis, elle dit :

• ^ flatt^fs. en mer sa flotte avec la flotte £ lìirarn , &v Qy 1 g es ‘r °h en Tharfis en trois ans une fois. Voilà leslai de -pL len distingués. Celui d’Ophir tous les aiis : ce-çctiiçj si, a riìs tous les trois ans. L’écriture dit de cettely v - nntte , qu e ll e apportoit de l'or , de l’argent,sodai^ ' ^ es s n S es & des í aoní - Cela est fort net ;l ° nt ftiêr llOUS avons vu que presque tous ceux qui 1cflerch^de chercher Ophir , ont fourré dans leurs n

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lis ou t t d £ s choses qui n’y avoient point de rapport.d'Ophir U ^f°so qu’il falloir trois ans pour faite le voya-c laite ' *“ ont compassé le chemin de la flotte pourk^st'és^^ 0 ^ 1 ' utilement ce tems. Ils ont été em-d«s SiuL a percher dans le voisinage de leur Ophir,’ls u llt 1 S des paons ou des perroquets ; en un mot,le» passz» oso l a difficulté. Faute de lire attentivementc ^Ur, d £ Récriture, ils se sont égarés de gaieté deest p res ‘ '-altnet est tombé dans cette faute, dont Huet[so I e soûl qui sc soit garanti,lai êtr e - C 2 souriment de D. Calmer pourroit bienestap. \ eilu en lisant ces paroles d’Huet dans le VEssonne C > S navigations de Salomon : Je fuis surpris queI e » v h l^ aU J on &é à mettre Ophir dans la Colchr-* ai ttant g'flflde, diversité des opinions fur ce sujet ;^ ter ns < du ex P e ^di° n des Argonautes efl antérieuretnr °ns d e l ! f/s e ,^ e Salomon; que l'on trouve aux en~a } C ^de des fleuves nommés Ophis ìk O1 ont le nom a la même origine qu’Ophir , &

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qu il n efl pas vraisemblable q te les Fhaenhiens ayent né -glige m pays abondant en or , que les Grecs avoientconnu & fréquenté. Voilà lbn thême tout fait, maisAsiongabcr, d’où partoic J a flotte, l’a forcé de fairele tour de la presqu’ifle d’Arabie, & l’a poussé dans leTigre 8c dans 1 Euphrate » qui malheureusement n’ontpu le conduire au terme.

Je le répété , il faut qu’Ophir soir maritime , que lacourse soit aisée, de sorte qu’on la puisse faire tous les ans;que ce soit un pavs fertile en ot, & où une flotte puissearriver fans avoir besoin de la boussole. Tout cela con-vient à la côte de Sophala, dont après tant de siéclesles richesses ne sont pas encore épuisées. Une moussony menoit la flotte, l’autre semestre lui donnoit le ventpropre pour revenir à la mer Rouge. Point de golfe,ni de cap dangereux qui interrompe la course d une flot-te qui rase la côte. Je crois qu’on peut se tenir à cesentiment, qui est celui de Thomas Popes, dans fa na-vigation des Indes ; de Baros, dans ses décades ; d’Or-telius 8c de Huet. Si le lecteur compte mon jugementpour quelque chose, j’avoue que c’est le seul qui meparoisse satisfaisant dans tous íès points.

1. OPHIS, riviere d’Asie, dans la Cappadoce, selonOrtelius. Arrien > Perip. Por.t-Eux. p. 6. edit. Oxon.met l’embouchure de cette riviere dans le Pont-Euxin ,à quatre-vingt stades du port d’Hyssus, & à trente del’embouchure du Psychrus. 11 dit expressément que l’O-phis séparoit le pays des Colques de la Thianníque.Scuckius n y pensoit pas quand il a jugé que ce dévoieêtre l’Opharus de Pline qui étoit de la Sarmatie, c’est-à-dire , qu’il y avoir du moins toute la Colchide entredeux.

2. OPHIS, riviere du Péloponnèse, dans l’Arcadie,auprès de Mantinée, selon Pausanias, /. 8. c. 8. c’estune des rivières dont se forme le fleuve Alphée.

OPHITEA. Voyez. Amphiclée.

OPH 1 TES. Pomponius Lattus dit qu’on a ancien-nement ainsi nommé l’Otonte. Le mot Ophis en grecveut dire un serpent, & convient assez à une rivieredont le cours va en serpentant.

1. OPHIUSA, isle de la Propomide, selon PI ne,

/. 4. in fine-, elle n’est pas loin de Cyzique. Etienne legéographe, in voce nir/Sucoíla. nomme ’Otpíoitzirci.

2. OPHIUSA > ifle de la mer Méditerranée, dansle voisinage d lviça. Les Latins Pont nommée Colubra-ria , & les grecs, Ophiusa , c’est aujourd’hui Mon-colibre. * Pline, 1. 3. c. y.

3. OPHIUSA » ancien nom de l’isle de Rhodes, selonPline , /. j. c. 31.

4. OPHIUSA, ville de la Scythie, en Europe. Scy-lax de Caryatide, p. 39. de l’édit. d'Oxford, dit : Aprèsla Thrace sont les Scythes : & les villes grecques deScythie sont :1e fleuveTyras, Niconium ville, Ophiu-fa ville. 11 ne faut pas croire que par le fleuve Tvras,il ait entendu une ville ainsi nommée, quoiqu’il y aiteu véritablement une ville de même nom que le fleu-ve , comme Pline le dit très bien ; mais il remarqueque cette même ville n’est point différente d’Ophiui'a,qui est son ancien nom. Voici le passage : Gants am-nis Tyra, Oppido nomen imponens , ubi anteà Ophiufadicebatur. Etienne le géographe dit de même Tyras,ville & riviere foc le Pont-Euxin : on l’appelloit O-phiusa. Voyez Tvras,

y. OPHIUSA , c’est un des noms qu’a eu la Libye,selon Etienne le géographe. Fluet, entr’autres fa vans >veut qu’on lise Ophir isa ; il dérive ce mot d’Ophir.

6. OPHIUSA ARVA. Ovide au dixième livre deses Métamorphoses :

Ipsa suas Urbes Ophiufaque arva par abat ,Deferere aima Venus.

Par la fable où ce vers est placé, ou volt qu il nom-me ainsi l’isle de Cypre, ou du moins un canton parti-culier de cette ifle.

7. OPHIUSA , ancien nom de Cythnus. Voyez, ce

t 8. OPHIUSA , ancien nom deTHENos, l’une desF Cyclades, aujourd’hui l’iflc d e Tin b, Pline écrit ce nom