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Canganorum Fromontorium ou Canganum , aujour-d’hui la pointe de l’Hein, en Breton Canigion.
Hedros, isle déserte. Ptolomée la donne à l’Irlande.C’est I’Andros de Ptolomée.
Ce peuple au reste faisoit partie de la seconde Bre-tagne.
ORDRE ( La tour d’). On appelloit ainsi le phareEsue les Romains avoient élevé à Boulogne fur mer,çour servir de guide aux vaisseaux. Voyez. Boulogne.
ORDUGNA, ou plutôt
ORDUNA (a), ville d’Espagne, dans la Biscaye iau milieu de ce pays, dont elle est la feule qui ait letitre de cité. Elle est dans une vallée fort agréable,ceinte de toutes parts de montagnes fort hautes & forttoides. Il (b) y a deux églises paroissiales, dont Tuneest collégiale , & deux couvens, l’un de religieux de S.François , & l’autre de filles du même ordre* Les Jésui-tes y ont un collège. Alphonse le Sage, roi de Castille,accorda en izjo ,de grands privilèges à ceux qui s’yviendroient établir. On croit que c’est l’ancienne Dar-dania. Alphonse, dit le Sage, ne monta sur le trôneque I’an i xyi, ainsi il ne peut pas avoir accordé desprivilèges deux ans plutôt à la ville d’Ordugna. (a) Dé-lices de l’Espagne , p. ioi. ( b ) Poblaieon, Généralde Espana, fol. 237.
ORDYMNUS. Pline, /. 5. c. 51. appelle ainsi unedes montagnes de Piste de Lesbos, aujourd’hui Piste deMetelin, dans P Archipel. Théophraste, Hift. Plant . /.3 .c. 18. nomme cette même montagneO rdynus ouOrDUNOS , "Oféovov.
OREATAì,ancien nom de Brasi^ ouVRASiA.Voyez.Prasi^e. C’étoitune ville du Péloponnèse, dans la La-conie, selon Pausanias.
OREB. Voyez. Horeb. C’est la même montagne ; maiscomme quelques voyageurs peu instruits de la véritableorthographe des anciens noms écrivent Oreb, nousajouterons ici quelques remarques fur son état mo-derne.
Quelques Arabes le nomment Gibel Moitsa, c’est-à-dire , le mont de Moïse. II est voisin du mont Sinaï, maisbeaucoup moins élevé. Au pied de ce mont est le mona-stère de saint Sauveur , bâti par Justinien , ôc où résidetin évêque Grec avec des religieux qui suivent la régléde saint Basile. Lorsqu’il vient des pèlerins, il leur donneun religieux pour les cpnduire jusqu’au sommet de lamontagne. On voit d’abord une belle source qui tombeaumonastère. De-là, par des degrés taillés dans le roc, onarrive à une chapelle bâtie fous Pinvocation de la sainteVierge, au lieu où l’on dit qu’elle apparut aux religieuxqui habitoient le monastère de saint Hélie , qui est qua-tre ou cinq cens pas au-dessus. Au-dessus de cette cha-pelle font deux grandes portes un peu éloignées l’une del’autre qui ferment le passage. On y tenoic autrefoisdeux gardes pour ne pas laisser avancer ceux qui avoientnégligé de se confesser. La montée est fort droite entreces deux portes, & presque toute pratiquée par degrésdans le roc : elle conduit jusqu’au monastère de saintHélie qui est présentement inhabité. II est dans unebelle esplanade , & il y a trois petites églises dont unerenferme la grotte, où ce grand prophète demeura du-rant la persécution de Jésabel, reine de Syrie. Ce fut-là qu’il fut visite de Dieu, comme il est rapporté aulivre III des Rois. Au-dessus de ce couvent font plusieursautres grottes où divers solitaires ont fait pénitence.Parmi celles-là, on montre la caverne où saint EtiennePhermite demeura renfermé toute sa vie. On rapportequ’il y a eu anciennement jusqu’à quatorze mille soli-taires dans cette montagne, & qu’ensuite les Grecs onttenu dans tous ces hermitages des religieux qui y célé-broient l’ofïìce divin. II n’y en a plus présentement àcause des fréquentes insultes des Arabes. En approchantdu sommet de la montagne , on voit à main droite unefente dans le roc. Lorsqu’on est arrivé au haut, ontrouve une petite place en plate-forme, où il y a uneassez belle église, longue d’environ trenre-cinq pieds &large de seize ou de dix-sept. On y voit des peinturesÍQrt anciennes ôc deux autels pour célébrer la Messe, l’un
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à l’uíage des Latins, l’autre à l’usage des Grecs Sc utiques.C’est dans l’espace qui est contenu entre ces *nt 'que Moïse reçut les tables du décalogue.Les Mahorne^révèrent extrêmement ce lieu, & ont une petite nquée à l’opposite de l’église. Les Arabes qui conduisles pèlerins y vont faire leur priere. Un peu plus ^on voit un pied de chameau si bien empreint danroc, qu’il ne l’est pas mieux dans le fable par oUanimal passe. Les Maures & les Arabes preten ^que c’esl la figure du pied du chameau de Mahot >& ils la baisent avec beaucoup de dévotion. Il y 3 ^parence que cette tradition mahométane vient de q ^que pieuse fraude des Grecs > qui se sont avisesartifice pour obliger les Arabes & les Turcs acter ces saints lieux. Au-dessous de l’église du co % re j >0!1l’occident, il y a une petite caverne dans le rocher ou,dit que Moysc se retira, quand il ne lui fut accordevoir Dieu que par derriere. Au-dessouS de la mosq 1 ^est une autre grotte où il passa les quarante jours q 1employa à recevoir la loi. La descente du haut de ce^montagne jusqu’au monastère de saint Sauveur qui ^au bas , étoit autrefois de quatorze mille marches,aujourd’hui une partie est rompue. Celles qui ïC £ *font bien faites & faciles à monter & à descend*Coppin, Voyage d’Egypte, 1 . 4. c. 10. oîn t
Thevenot, Voyage du Levant, c. 28. n’appehe Pautrement la montagne que nous venons de decque la montagne de Moyse, mais il semble la dist' 11 ?d’Oreb. II ne met pas feulement une église avecautels comme Coppin , mais deux églises , dont ^est aux Latins , l’autre aux Grecs ; la premiers eldiée à l’Ascension de Notre Seigneur. 11 dit la P lu " ^des circonstances déja rapportées , & parle toujop rs ^la montagne de Moyse. II parle en un autre h cUmont Oreb, Sc n’en dit presque rien.
OREBATIS. Voyez. Qbroatis. .
OREBRO, petite ville de Suéde, dans la E^r>.^avec un ancien château , dans une plaine, fur la rlV ‘ ede Trosa, qui s’y jette dans le lac d’Hieltner, à q 1 ' 3 ^lieues suédoises, &aumidi occidental d’Arboga. * ^de Vaugondy , Atlas.
OREE. Voyez. Oreum.
OREGRUND , ville de Suéde, dans \Vpp}*fJfur la côte du golfe de Bothnie Sc dans le détroit qui ,^ eles isles d’Aland du continent, à une bonne lieue& au levant d’été d’Osthamar, à sept d’Upsal & 3de Stockholm. p,r
OREJA, village d’Espagne, dans l’Estremadure,^le Tage, au midi de Coria, selon Baudrand»^^170J. Quelques-uns y cherchent I’AureliA
tanie ‘ , ,’Asliérí'
OREIDLANE ou Orellane, riviere de 1 - ^ j 3
que méridionale, au Perou. C’est, selon Baudran >même que l’Apurima. .. sj r d-
ORELHANA LA VIE J A, c'est-à-dire, la dc
hane , bourg ou petite ville d’Espagne , aux con sla ,la Castille, au bord septentrional de la ^ t1fl g r roi fdans un fond , avec un assez bon château. Son fìSest abondant en pâturages, Sc les forêts des en {Sfont remplies de lapins telle appartient à des l £, ê0 O ,jqui la possèdent à titre de marquisat, par la c° ,lCde Philippe III. pftretf 13 '
OREMouOurem, bourg de Portugal, en r aU coU'dure, dans la Comarca de Tomar: il est s ltue ha-chant de cette ville , entr’elle Sc Liria , à distanc ^le, dans un lieu élevé dont l’accès est difficile,de comté & appartient aux ducs de Bragance. . j ef eORENOQUE ( L’ ) ou I’Orinoque , gran^ foVir ccde l’Amérique méridionale dans la terre ferme. ^ a a p-a été long-tems inconnue, & de Lae't e dc
parence qu’ellç descend pour la plus grande p ^ re rtela Nouvelle Grenade. De l’Isle , dans fa carte q íC(ì o-ferme publiée en 1703 , croyoit encore si ue >e j] e doitque est nommée plus haut Barraquan , Sc q 11 .j irì ctses commencemens à la riviere de Caketa , ° Rla source au Popayan, assez près de la rnel en de u *suppose que cette derniere riviere se P 3rra ^ orI i Kt v ’ 3branches, dont la méridionale conserve son )iorc pest 'tomber dans l’Amazone. L’autre , montant au ^ quan-prend le nom de Barraquan » & so chargea