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Année commune , il se distribue dans ces vingt-deuxgreniers jusqu’à neuf cens muids de sel. La généralitéd’Orléans paya depuis Fan 1695 jusqu’en 169S, tantpour la taille, l’ustenfste , le supplément de fourage,rhabillement, l’état major du régiment de milice, quepour la capitation , plus de trois millions cent mille li-vres par àn. 'Toute cette généralité est sujette aux gabel-les & aux aides, dont les droits ont produit au roi,année commune, plus de deux millions cinq cens millelivres par an. Le roi jouit encore dans cette généralité ,de même que dans les autres , des droits établis fur letabac j dú controlle des exploits & des actes des notaires& de ceux du sceau, qui sont régis séparément, & duproduit de la capitation, ôc du dixième denier. II y aaussi à Orléans un bureau des finances. Dès la créationde ces bureaux , Orléans fut compris dans la généralitéde Bourges. Sept ans après > c’est-à-dire en ryy 8 , HenriIf créa la généralité d’Orléans avec son bureau & recettegénérale. Elle fut supprimée par Charles IX & rétabliepar le même roi en ryyy ; mais elle n’eut lieu qu’en 1 y75.Les trésoriers généraux de ce bureau font en possession,comme tous les autres, de vérifier & arrêter les étatsau vrai des receveurs particuliers des tailles, & de toutce qui dépend de la voirie , dans laquelle ne font pasriéanmoins comprises les réparations des chemins royaux,Ta construction ôc Tentretien des ponts & chaussées : carces ouvrages font fous la direction de l’intendant, quiTes adjuge cependant en présence d’un trésorier de France.Ils n’ont aussi aucune connoissance des domaines, quoi-qu’elle soit attribuée à tous les bureaux des financespar ledit de l’an 1627, parce que dans toute cette généra-lité , fi on en excepte le comté de Blois, le domaine duroi est engagé , ou fait partie de l’apatiage du duc d’Or-léans, qui en donne la direction 3 c la juridiction con-tentieuse aux lieutenans généraux, aux avocats ôc pro-cureurs du roi de ses bailliages, 3 c aux receveurs &cóntrolleurs généraux, qualifiés officiers de ses domaines.Les mêmes officiers reçoivent la foi & hommage , lesaveux & dénombremens, & règlent toutes les conte-stations qui surviennent à cette occasion ; néanmoins laréception de foi & hommage n’appartient aux lieute-nans généraux des bailliages, qu’en conséquence d’unecommission particulière du chancelier du duc d’Or-Téans > lequel a droit de les recevoir, ou qui donne àqui bon lui semble la commission de les recevoir à saPlace. Lorsque l’intendant va faire le département destailles dans chaque élection, il n’y appelle point d’of-'ficiers du bureau , comme il se pratique dans la plupartdes autres généralités.
ORLEANS ( L’élection d’) a un négoce fort avan-tageux. Le commerce qui se fait par la Loire est , sanscontredit, le plus étendu du royaume ; comprend ceíjui se tire des provinces méridionales & occidentalesde la France , & celui des nations étrangères. Ce com-merce consiste en bleds, avoines, vins, eaux de vie ,vins de liqueur, sucres, foies, laines, chanvres, hui-les, fer, acier, poisson frais 8 c salé, fruits, fromages,bois de charpente, planches de chênes & de sapins, écha-Jars , bois de chauffage, charbons de bois ôc de terre ,poteries, fayances, ardoises , pierres , cuirs & autresespeces de marchandises, dont la plus grande partie estdestinée pour^Patis. Fresque toutes ces marchandisesfont déchargées à Orléans, & de-là distribuées selonl’exigence. Celles dont le commerce est le plus consi-dérable , font les vins, les eaux de vie , les bleds & le Sépiceries, Le vignoble d’Orléans est un des plus considé-rable du royaume , & on compte qu’il produit, annéecommune, plus de cent mille tonneaux de vin ; maispâr rapport au commerce, il y faut comprendre tousles vins qu’on rire d u Languedoc ou de la Guíenne. LeVin d’Orléans pasioit autrefois pour le mtilleur qu’il yeût en France , & les rois n’en buvoient point d’autres.On lit dans Duchesne que Louis le Jeune , pendant sonvoyàge d’Outre Mer, manda aux régens du royaumed’envoyer à Arnauld , évêque de Lisieux, son très-cherami, soixante muids de son meilleur vin d’Orléans. Lesbleds viennent de Bretagne , du Poitou , d’Auvergne &A: de la Haute-Beauce : lis sont amenés en magazin parles marchands qui les débitent à leur plus grand avan-tage.' Les épiceries viesinentde la Provence par Lyon,
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s'est
ôit dés isies de l’Amérique par Nantes. Ce negotc ^trouvé assez fort pour donner lieu à rétablifleme» 1t roi s sucreries dans la ville d’Orléaift, qui consume*^par an environ quinze cens milliers de mocade. ^sucre qu’on y fabrique est blanc , bien travaillé, & treestimé par les marchands de Paris. 11 s’est fait de t°rems à Orléans un grand commerce de bas au tíi& a l’aiguille. La plus grande partie de ces bas vient
Beauce mais il s’est formé à Orléans deux manu»res des mêmes ouvrages, l’une de bas tricotés, & . 3tre de bas au métier. Quoique ces derniers ne i oípas d’un aussi bon usage que les autres , on s appe'si^que la manufacture de bas au métier détruit l’autte ^sensiblement. II se fait encore à Orléans un grand »^goce de peaux de mouton passées en chamois, & udébite par an environ douze mille douzaines. Parisle royaume les enlevent avec empressement, soit si» 1 ^soient en huile , en blanc ou en chamois. Le débit d £bres fruitiers par les jardiniers d’Orléans & des enviro» s ^encore très-considérable, non-seulemenr pour 1c dedu royaume, mais aussi pour les pays étrangers.roi d’Anglecerre Guillaume III en fit enlever llIie .v’ s ul jde quantité après la paix de Rys'Wyck. Je parle ai» edu commerce des autres places de lOrleanois.
ORLEANS (Lf. bailliage d’) s’érend au » 1que le duché , & est composé de neuf châtellenies sles, qui forment ensemble le corps du bailliage ^en neuf sièges particuliers, dans chacun desq iie ^ £ílieutenant du bailli connoît en premiere insta» c ^ ^ eScauses des nobles, des privilèges de son district ^appellations des justices subalternes.
Ces neuf châtellenies sont
Orléans,Beaugenci -,Yenville,Yevre-lc-Châtel,
Neuville,
Vitri,
Bois-Commun,
Lort,5'
Le châ' eílU
Régna 1 ' 1
d.
chass 1 *
Les lieutenans que le bailli d’Orléans a dans enchâtellenie royale on siège, sont indépendans l eSdes autres ; mais celui d’Orléans a droit de tenir l eSsises dans tous les sièges de ces châtellenies, Sc e» 1 ^^officier principal de tout le bailliage , estlieutenant général, & les aimes se qualifie» 1 , ^tenans particuliers. Les appellations des neuf c ^ £ c3 snies font également portées au parlement, hors ^des présidiaux dans lesquels celles des châtellenies y^léans, de Beaugenci, d’Yenville , de Neuville, ^vre-le-Châtel de Vitri, & de Bois-commun> ^portées au présidial d’Orléans ,& celles de L or J ,S jj eí tieChâteau-Regnard à celui de Montargis. La >
royale de Château-Neuf faisoit autrefois la â* n 1mais M. de Château-Neuf, sécrétasse d'état, ^5,obtenu du roi, avec le consentement du duc d L ,■ n e
l’union de la justice royale de Château-Neuf au » ^jeede cette châtellenie qui lui appartenoit, cetteest devenue seigneuriale , & ressortit au baill^ê!". ^»léans. Le Bailliage d’Orléans qu’on appelle e, ce -du nom du lieu où il tient ses séances, a, c0l . hlt jflui de Paris, le privilège du sceau qui est atu' 1jutisdiction.
ORLEANS ( Le canal d’). Voyez CAtQ 1 ’ r s a»'
ORLEANS ( La forest d’), grande ^° r ^/ anS Si ^ce dans l’Orléanois, au nord de la ville d’Otlea^la Loire : fa plus grande patrie est dans l’éléans, Sc ses deux extrémités entrent dans I e c j a»Montargis à l’orient, ôc dans celle de Bea»j^ t oya»'couchant. Cette forêt est une des plus grandes ^ e»me, &.contient quatre-vingt-quatorze millebois plein ; mais elle renferme des plai» eS gll e» r £ Ìdues & des villages , de sorte que toute fa llC lq» eSde vingt lieues. Sa largeur est différente ; e ° L *
endroits elle est de sept à huit lieues, & futaie» e !trois en d’autres. Son bois, qui est de ^ alltÊ ( j e page sismêlé de chêne, de charme ôc de tremble , ^e f° fC fquarante ans au plus. Le prix des ventes ,
peut monter chaque année à cent mille l| v ?de l’apanage du duc d’Orléans. * Pig am °
ce, p. 19.
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