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par uois cens hommes, donc aucun n’a la liberté deforcir. Les montagnes de id qui font dans l’isle la ten-dent toute blanche. On y trouve auílì une matière quiest comme du métal, de peu de valeur : elle gît à troislieues & demie de Gamron à l’est-fud est. La profon-deur de seau entre ces deux places est de 14 a 18 bras-ses : ainsi finit le royaume d’Ormus. La Perse s’cmparade Piste & de tout ce qui étoit en terre ferme.de soncôté au pays de Laer, Sc aux environs de Gamron , oùelle transporta le commerce qu’avoit eu Ormus. LesArabes s’emparerent de leur côté de ce que les roisd’Ormus avoient possédé en Arabie. Le Brun , Voyagede Moscovie , de Perse , &c. c. 60. remarque qu’il yavoit autrefois près de cette ifle , un fable fur lequelon trouvoit des perles ; qu on y a empoisonné, à cequ’on dit, c’est-à-dire. que par quelque poison onavoit fait mourir les coquillages où ces perles fe nour-ri isolent. Gemelli, Voyage du tour du Monde . t. 2. p.3 20. parlant d’Ormus, ne lui donne que trois milles decircuit. 11 ajoute : II n’y croît ni arbre, ni herbe, étanctoute couverte de sel très-blanc, ce qui cause 1a sté-rilité. L’eau qui tombe du ciel est la feule eau doucequ’on y boive ; on la ramasse dans des citernes pourla garnison du fort. On en estime le labié à cause defa noirceur, & de son luisant, aussi-bien que sa terrerouge , dont les Banianes fe peignent le front, (a)Schouten , Voyage, t. 1. p. 374. (é) Relation de losReïez, de Harmuz ,, p. 44.
Ceux qui voudront voir une ample description , se-lon l’état ancien d’Ormus , la trouveront dans l’ambas-fade de dom Gardas Figueroa.
ORN AIN. Voyez, Ornay.
ORNANO, petite riviere d’Italie, dans l’ifle de Cor-sessur fa côte occidentale ,où elle arrose un quartier quel’on appelle Pif.ve d’Ornano , & qui consiste cn unetrentaine de Hameaux. 11 y avoit aussi le château d’Or-nano ; mais il y a déjà environ deux siécles Sc demi qu’ilest détruit. Cette riviere a fa source près de Casa di SanPietro , & fe décharge dans la partie septentrionale dugolfe de Talabo.On croit que c’est le Titianus des anciens.
ORN ANS , ville de France, dans la Franche-Comté ,au dessous de Villafans, fur la riviere de Louve qui latraverse , & qu’on passe sur un pont. C’est le chef heud’un bailliage qui en porte le nom. Elle est petite , &située au pied des montagnes. II y a une paroiiîe unique ,avec une Familiarité , c’est-à-dire une communauté deprêtres , un couvent de Minimes & un d’Urfulines. Prèsde cette ville , est un puits rrès-profond, qui dans lesgrandes pluies dégorge de telle maniéré, qu’il inondeles campagnes voisines, Sc jette quantité de poissons,appellés Urnbres, dont la riviere fe rempoissonne.
ORNAY, Voyez, Aurigny.
1. ORNE ( V)Argenes , riviere de France,en Norman-die. Elle a fa source au village d’Aunon, Sc reçoit un ruis-seau, avant que d’entrer à Seez qu’elle arrose. Elle reçoitenfuiteles rivières de Seneviere &deTouane passe au mi-di d’Almenêche , & au couchant de cette abbaye reçoitune autre riviere, qui en vient, puis une autre au-dessusd’Argenran où elle passe. Au-dessus d’Ecousse elle reçoitlaCaence , & leChdndon au dessous ; près de S. P Hil-bert elle fe charge de deux petites rivières, dont l’unevient de Neuvi , l’autre de Brionfe. Plus loin elle fegrossit de Noireau, qui lui porte les eaux de la Durance.A Fontenai elle reçoit la Laife , & dans les fossés deCaen , elle est accrue par l’Odon. C’est là qu’elle com-mence à être navigable jusqu’à la mer , d’où les bar-ques assez gsandes peuvent remonter. Enfin, trois lieuesau-dessous de Caen elle se perd dans la mer, formantpar son embouchure un port à Estrehan , dont nousparlons en fou lieu. L Orne fait beaucoup de détours ;
pour cela que Segrais , qui étoit de Caen , Sc de-voir bien connoître cette riviere , aux bords de laquelleil étoit né , l’appelle le Celtique Méandre dans sonéglogue intitulée , Amire, Voici les vers ou il en parle;Tels étoient les penfers de 1 amoureux Cléandre ,Retournant vers les bords du Celtique Méandre;Car quiconque a vu l’Orne aux tortueux détours,Au Méandre fameux a comparé son cours.
On lit cette remarque dans les Segrefìana : La ri-viere qui passe par notre ville de Caen,& que nous nom-
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mons l’Orne , s’appelle en latin Olena ; Sc nousaPP^Ions I’Odon -, Faune riviere qui y passe aussi , &beaucoup plus petite. Elies font mal appeilées d ORSc d’Odon , dans la cane particulière de Normandont la plupart des positions ne sont pas jufles- U ”que Segrais paile ici de quelque ancienne carte;fau e ne fe trouve point dans les cartes de Norman 'dans l’Atlas de Blaeu , ni dans celle de de Fer , nicelle de de lisse. Malherbe, dans fes stances aux cm 1 ^de Damon, composées en Provence, porte la p aU '^. £quelqu’un , avec qui il s’étoit entretenu en NormanLe commencement de cette piéce est perdu. E eS Flibers vers de ceux qui restent font ceux ci :
L’Orne, comme autrefois , nous reverroit cncot' e ,Ravis de ces penfers que le vulgaire ignore ,
Egarer à l’écart nos pas Sc nos discours.
Cette riviere a été nommée Olena par les anci ellS *
2. ORNE ( L’ ), riviere de France , dans le
Elle a les sources aux frontières du í erche , 1 ulie .Saint H flaire de Soi.ai , d’où elle descend à lal cl - e l. e ’l’autre à Mont Gaudry , d’où eile descend à Sure. ^deux ío rccs le joignent &- paíiint à Origni le R oll!í I __Pere où elle teçoit Dive , au nord de Saint Aign 311 >. í"la eile vient a Bai o n, Sí tombe dffns la Sarre à Montbn 0 '
3. ORNE (L) riviere de Champagne, VoyezOV^^^
ORNEz£,au genitifORNEARuM, lieu du pélop 0 ^
nèíé.dans le pays d Argos. II est remarquable P al j £Sbataille qui s’y donna entre lc peuple d’Argos &Lacedémoniens. Diodtne de Sic.le , Thucydide & * ■íanias en font mention. Ce dernier ,1. 2. c. 25 - d ’ rLyrcée étoit a soixame stades d’Argos tout au P^ llS ’r e& à pareille distance d'Ornees. 11 ajoute que L) 1 *étoit déterre du teins d Homere , qui par cette t 3 * 111e la nomme point ; n,ais qu’Orrecs subsistant aj>jí ’
il la nomme la prennere aux frontières du
d’Ai"
P a -W Elle
gos , avant 1 hhus N Sicyone. 11 poursuit ainn - cprenoitson nom d’Orneus, fils d Ercchthée, qt > ù )f P j cde Petegs. Celui ci eut un fils nommé Mr.efih ee » ^ineme , qui avec les Athéniens aida à Agamem n ° £j) ,détruire le royaume de Priam. Les Ornéates étaiitfuite chassés de leurs demeuies par les habirans » ^
gos, furent incorporés dans la nation victoriens*a à Ornées un temple consacre à Diane , dont la• | s
est de bois. 11 y a aussi un aune petit temple dédie 3les dieux en commun. Thucydide , 6. p. 416 , , j ê j
les Lacédémoniens , avec tous leurs alliés, excep^ ,Corinthiens, fe jetterent fur le pays d’Argos, en , upgerent une partie , en'enlevèrent des grains s lÊ . ju-rent à Ornées ceux qui en avoient été bannis , ^ eUXferent quelques soldats pous les y maintenir j Scfait un traité pour quelque-rems , ils réglèrent fl 1 jgOrnéates & ceux d’Argos s’absliendroient à l’ 3 '^ s - cl iTavage des terres, les unes des autres , Sc ^ t pé-retournèrent enfin chez eux ; Que peu après l eS Aniens étant arrivés avec une flotte de trente volsix cens hommes armés pesamment, les habitai* 3gos joignant leurs forces à celles-là, marche* cllt .j s s ctre la ville d’Ornées ; mais, comme durant la IlU !jj’ e j ]çsretiroient dans leur camp , qui étoit loin de I 3 v) j eI -jc!e-Ornéates s’enfuirent. Ceux d’Argos trouvant * e j U s-rnaìn que la place étoit abandonnée , la râler sell cqu’atix fondemens ; & les Athéniens s’en retouavec leur flotte. . x a**
1. ORNEON , ’Opnw, c’est-à-dire, des °V ea ^ e desgénitif pluriel. Ptolomée , /. 4. c. 8. place ussij j 0 pje,Oiseaux dans le golfe Arabique, fur la côte d Bvis-à-vis du promontoire Colobon.
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autre ifle des Oisea», 3 mc aineur > ’■ 7- r. 4. -T ORNEON i C ?/ Ichant del’jfledeTaprohane.
des Oiseaux , canfJiT^ c ’eiU~dire,le Promo*'*’*pi'oba ne , sejon £ njêi ( , C ° W mélìd ionale de i’islc de Ta-
f L J ì ,
Ç^otpagne. EU e a s“/° RNE 3 riviere de France, enTahage . d’où C0llra * f OUr ? e au P'ès de Grands, dans le°ui t Sc traverse S e l,0 ‘ d, eile pâlie à Goiidrc-
rentrer presq« e a . J -, lsieie dtl Bar r ois, en fort pour /* a Pi'ès avoir s ern ' ’ patTc a Eigny , à Bar-lc-Duc,
ievient vers l e ,F^ le Vers ^ nord Sc ì’oeciden r, eilemdl occidental , reçoit h riviere de