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Tome quatrième. M - P.
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OSA

I'ç-, U1S ? P our cn Paire un présent à Pempereur. Cet oi-“•u n a yan t pas plu aux gouverneurs de Nagasaki, àp. 111 1 appartient de marquer quels souries présensless agréables à l’empereur, nous eûmes ordre de lev °y« à Batavia ; fur quoi un riche JaponnoiSj grandteur de ces sortes de curiosités, nous assura que s’iiv ) K CLl permission de l’acheter, il en auroit donnéivíl° !1t ' ers Thails ; étant certain que dans une an-de rems, il auroit gagné le double du prix en leEstant à Osaca. Tous les princes & seigneurs quiCe , nieilrenl: à l’ouest d’Osaca , ont leurs maisons dans, tte viiíe , íc des domestiques pour les servir pendant, Ul Passage. Cependant il ne leur est pas permis dey arrêter plus d'une nuit : outre cela, lors de leur^, ils font obligés de prendre le chemin qui estçl ^ rs de la vue du château. L’eau qu’on boit à Osacau st peu somache, mais en récompense ils ont le meil-l!r Sackj, de tout l’empire , que l’on brasse abondam-Clic dans le prochain village de Tenusii , & qui estns porté dans plusieurs autres provinces, mente horsu Pays, par les Hollândois Sc les Chinois,est 1E de la ville, ou plutôt à son extrémité au nord-' E le fameux château bâti dans une grande plaine :k° Us pasiàmes tour auprès en allant à Miaco : il futu par Pempereur Taico : il est carré , & Pou n’en•. llt faire le tour qu’en une heure de promenade ; il estIe n fortifié avec des bastions ronds, scion l’archirectu-. militaire du pays. 11 n’y en a point dans tout l’cm-après le château de Fingo, qui le surpasse en éten-de, en magnificence Sc en force ; il est défendu du£ ore du nord par la riviere de Jòdogaïva, qui baignees murs, après qu’ellea reçu deux autres rivières; ScT’oiq Uc toutes f cs eaux jointes ensemble fussent d’uncgeur considérable, on a pourtant jugé à propos, pour8 r ànde fureté, d’élargir le Ut de la riviere. Dui ° Ce dé l’est les murailles du château sont baignées par

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lv iere de Kasiiwarigawa , avant qu’elie íè jette

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^ ns grand bras de la riviere de Jodogawa. Au-delàUn a l ' v ' ere Kasiiwarigawa ,vis-à-vis du château, estcj g S l and jardin qui en dépend. Les extrémités du sud &ra il ° lle “ Pont bornées par la ville, les appuisdc la mu-de r Cn ^ e ^ 0ls Pont extraordinaires ; leur épaisseur estlë pt brasses pour le moins. Ces éperons soutiennentta'st rniUa ’^ e fiante & épaisse , bordée de pierres dee - qui a au-dessus un rang de sapins ou de cedres.Un ^ tlS - £ arc * e ssri’il y avoir une petite porte étroite avecq pour entrer dans le château. C’est tout ce

pr' r 110Us pûmes remarquer de la situation & de Pétâten t de ce fameux édifice. Quand on a passé la pre-(p le muraille, on voir un second château de la mê-g atc fiitecture que le premier , mais plus petit. Après, e entré dans ce dernier, on arrive au troisième,st. 1 e d au cœur de tout l’édifice , & qui, selon la coû-fi e e pays, a les angles ornés de belles tours à plu-auíT S | àages. II y a dans ce troisième château , qui estfi e , Plus élevé des trois, une tour magnifique, hautevert v urs àages, dont le toit le plus haut est cou-au i- 0ln é avec deux grands poissons monstrueux , quisoe ICU ^ écaillez sont couverts á’Ubangs d’or parfaitc-les U Lorsque le soleil brillé , ils en réfléchissentCet ra y°> 1 s si fortement , qu’on peut les voir de Fiongo.Vo it e , to « fut entierement brûlée vers Pan 1661. Oun 0 }rg E Porte qui mene au second château une pierreç Xtr ^ polie, qui fait une partie du mur. Sa grosseurqu’J^^maire & sa pesanteur , Sc cette circonstancep a y S ^aété portée pat eauà Osaca, sont que les gens dubfan- a ^gardent comme une merveille : elle a cinq^ong, quatre de largeur, ôc à peu près lae épaisseur; ainsi elle est presque de figure cubi-

que.

Ce fiu

uu gouverneur de Fiongo, qui ayant eu or-

^ re de l’empereur Taico, lorsqu’il faifoic bâtir ce cha-soau, fie f a i re ven j r fi e grandes pierres, fit joindre ìxStandcs barques pour transporter celle-ci a Osaca . onsavoir tirée de l’iiìe d’lmTzuMA , située à cinq lieues” e T omu du côté d’Osaca. L’empereur fit bâtir ce châ-pour la sûreté de sa personne ; Sc pour executer^ dessein, il se saisit d’unè occasion favorable. Ayante claré la guerre aux habitans de la Corée, il trouva lemoyen par-là d’écaner plusieurs des plus puissausprinces

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Sc Seigneurs de l’empire, qu’il avoir, le plus lujet decraindre ; il les tira de leur cour & de leurs états, & lesenvoya à cette expédition. On tient toujours une grossegarnison dans ce château , tant pour garder les trésorsde Pempereur, que pour tenir les mêmes provincesdans la soumission, Sc empêcher les princes du côtéde l’occident du Japon, de rien entreprendre contrela fureté de Pempereur & de l’empire. Deux des prin-cipaux favoris de Pempereur ont le commandement dachâteau & de la garnison tour à tour, chacun pendanttrois ans. Lorsqu un des gouverneurs retourne de la courau lieu de son gouvernement, son prédécesseur doit d’a-bord sortir du château, Sc aller à la cotuiui-même poufy rendre compte de sa conduite y & il ne lui est paspermis de voir ni de parler à son successeur ; mais ildoit lui laisser ses instructions par écrit dans l’ap-partement qu’il a dans le château. Les gouverneurs dontnous parlons, n’ont rien à voir aux affaires qui regar-dent la ville d’Osaca, & rien à démêler avec les gou-verneurs de la ville : cependant ils leur sont supérieursquant au rang ; ce qu’on doit inférer de Cc que le der-nier président du tribunal de justice à Miaco, qui estun des principaux officiers de la couronne, Sc commele bras droit de Pempereur, fut élevé à cc poste émi-nent, immédiatement après celui de gouverneur de cechâteau.

OS/£A CIV 1 TAS, ancienne ville de la côte occi-dentale de Pisse de Sardaigne , selon Ptolomée , /. Z.c. 3. Simler conjecture que ce ponnoit être POthgcad’Antonin. On nomme aujourd’hui OsÉo un lieu situéentre Néapoli Sc Bofa. Cluvicr approuve la pensée deSimler. Voyez. OsÉo. * Sardin. Antiq.

OSAR 1 ( L’ ), ruisseau d’Itaîie , dans P état de la ré-publique de Loques. 11 passe fort près Sc au midi de laville de Loques, & sc perd dans la Serchio, qui, tra-versant le territoire dc Pise, porte ses eaux à la mer.

1. OSCA, ancienne ville de l’Espagne Tarragonnoi-se, au pays des Ilergetes dans les terres, selon Ptolo-mée , /. 3. c. 6. Pline , /. 3. c. 3. la place dans un can-ton particulier nommé la Vescitanie; mais les Vesci-tains Sc les Surdaons faisoient partie des Ilergetes, com-me íe remarque le P. Hardouin. Plurarque, Hommesillustres ,t. y p. 207. édit. d’Amft. 1724. dans la vie deSertoritis dir : Parmi les nations qui lui étoient soumi-ses , il fit choisir les enfans des plus grandes & des plusnobles maisons, & les mit tous ensemble dans Oscabelle & grande ville, & leur donna des maîtres pourleur enseigner les lettres grecques Sc romaines. C’est fansdoute cette institution de Sertorius qui jetta cn Espa-gne les semences de cet amour des belles lettres, quiy produisit ensuite tant d’hommes illustres , entr’autresColunielle, Pomponius Mêla, les Seneques , Lucain ,Martial, Quintilien, Fíorus, & tant d’autres Espagnolscélèbres, qui se sont fait un grand nom entre les écri-vains de l’ancienne Rome. Cette ville est aujourd’huiHuesca. Voyez, ce mot.

x. OSCA, ancienne ville d’Espagne, dans la Béti-que, chez les Turdetains, selon Ptolomée, /. z. c. 4. quiles distingue ainsi par rapport à leur position, l. i.

t. 6.

Longit. Latif;

Osca Ilergetum, iss d. o. m. ' 42 d. 30 m.Osca Turditanorum, y o. m. 37 iy.

II est donc ridicule que les éditeurs de Ptolomée ayentmis Huesca > pour nom moderne à toutes les deux. Oscades Ilergetes est Huesca en Arragon ; Osca des Turde-tains doit être quelque part dans P Andalousie.

3. OSCA, ancien nom de CAroúE, selon Ortelíus,qui cite Sempronius. ,

OSCANA , ville d’Asie. Elle étoit dans 1c Geoto-

sie , selon Ptolomée , L 6. c. z 1.

OSCARUS , nom latin de POusche, ou IOuciie ,

riviere de France , en Bourgogne.

OSCELLA , ville ancienne des Lépontiens dans lesAlpes Cortienncs, en Italie , selon Ptolomée, l. 2. cCe nom sc conserve encore. Voyez. Domo d’Òsofi ' *tu mot Domo. ' ÍÍA *

Tom. IV. V U u u ij