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rcs 3 par faim Saturnin , disciple de saint Paul, & lesoutres par saint Firmin, c’est-à-dire, long-tems après.
avius Dexter semble approcher de l’opinion des pre-^icrs, Iorsqu’il dit que saint Trophime, saint Ovan-q C ’A ^ nt Y prêchèrent la foi l’an 91 , Sc
j. 1 ,‘ or ^ en fut le premier évêque ; mais il se contre-"ir-même, en lui donnant pour successeur Exupe-n^ Ce 3 qu’il ne place sur la chaire épiscopale qu’en^ 1 > de sorte que les uns & les autres n’étant fondés£ e fur une tradition peu exacte, on ne peut s’arrêter/ 5 e qu’ils disent. Ce qu’il y a cíe sûr, c'est que cetteS île est très-ancienne, puisqu’un de ses évêques as-^ a au concile de Nicée. Dans le dénombrement quiJ c , vers ce tems , Osma fut mis au rang des évê-
j es es . soffragans de Tolède; & dans le concile de Lugo. Lwites de son diocèse furent réglées. Supposé donc^ Lxuperance fût évêque d’Osma en 585 , il faut quede ses successeurs, pendant l’espace de 11 z ans,
Ï nt été ensevelis fous les ruines de cette église , puis-e depuis ce tems, les conciles, ni l’histoire ecclésia-]us Ue> nC mention d’aucun évêque de cette égliseTt en y 97, que Jean, évêque d’Osma, assista au troi-j? e concile de Tolède.
. xUoi qu’il en soit, les Maures n’épargncrent pasfut g Cette église que les autres, & le culte divin en^ banni, jusqu’à ce qu’Alphonse VI eut repris la ville^Ura fur ces infidèles, & rétablit l’église cathédrale,P'-es quoi , le célèbre Bernard , archevêque de Tolé-j C » y établit pour évêque, Pierre d’Osma, originaire, e France. ( Rodrigue Mendez Silva, cité ci-dessus,
1C qu’il étoit François, & archidiacre d’Osma. )j» " chapitre a été régulier depuis fa fondation jusqu’àp 11 -. D 3 3 , qu’il fut sécularisé par Paul III. II est com-e de onze dignitaires, de dix chanoines , en y cora-^ Uant le canonicat qui est affecté à l’inquisition decpoú°, de douze prébendiers > d’un curé, d’un ar-'Pretre, de divers chapelains, de dix enfans de^cur, dont les deux premiers Rappellent infantes^ a yores , à cause qu’ils ne font obligés qû’à réciter le^ lt yrologe & à marquer les offices dans les livres dupj eilr ’ quatre séminaristes , de fix collégiaux de S.foi ’ âcjstx clercs, qu’on appelle Mijfarios , dont lach t ”° n ^onfiste à servir les messes, d’un maître dese a Pelle& d’un organiste. Les dignitaires four le prieur,du nomme un fouprieur qu’il doit prendre du corps^.^hapirre, l’archidiacre d 'Osma , l’archidiacre de So-d 1 ^ qui nomme à quatre prébendes , l’archidiacrele chantre qui nomme le sous chantre & huitf a de chœur ; le trésorier , qui nomme deux sous-
Cair , ns ’ Fécolâtre qui nomme un curé & un vi-
ç r ^ ' Fabbé de saint Barthelemi & l’abbé de sainteail 01 *: Le pape & l’évêque nomment alternativementale . Unités, & l’évêque & le chapitre nomment auslìd e e » tl ? I: l v ement aux canonicars dans les mois de Mars ,p; tre Uln - de Septembre Sc Décembre ; l’évêque, Ic cha-b en j ^ f archidiacre de Soria nomment aux douze pré-chan^ ' âont ils sont fondateurs conjointement. Lessaf2n.° ln f s font obligés de faire preuve de pureté deCe hd ' C c *F~à-dire, qu’íl saur qu’ils justifient qu’ils ne des-ni d ent de Juifs, ni de Maures, ni d’Héretiques,hal n per fonnes qui ayent été condamnées par le tribu-^'inquisition.
ceif e e oiocèfe d'Osrna est divisé en deux parties, qui fontc hìp S '' - ^ or ^ a & d 'Arartda, qui comprennent sept ar-quan tlCS 3 quatre églises collégiales & quatre cens cin-re paroisses. Les archiprctrés sont
Osma,
R.oa,Gomara,
Ll Campô,
Ravanera,
Sant Estevan de Gomias,Andaluz.
, L’église d’Osma est associée avec celles de Tolède,e Falencin, dc Ségovie Sc de Cuença.
OSNABRUG.ou OsnabrucK , ou Osenbrucxe.V ] \s d’Allemagne , au cercle de Westphalie , dans unc ^ché auquelclle donne fou nom, & dont 1 1 f
Hetu un rang considérable entre les évêques ctFEmpire.Eìk est située sor la rivière de Haz.e»
milles de Munster, & à cinq d’Hervorden . au 51 deg-,30 min. de latitude. On 'croit que la derniere partiede son nom vient de celui des Bructeres, & qi ,e lapremiere vient des étables à bœufs, Ochfen Haufendont ce lieu etou anciennement environné. D’autreàprétendent, avec plus de fondement, que son nom vientde fa situation, & que la rivicre de Nasa s’appcíloitanciennement Osen , ce qui joint au m 0 t Bruck, quisignifie un pont , marque un pont sur l’Osen. 11 ne'fautpas davantage qu’un pont pour donner l’òrigine à uneville, comme Samàroùriva , Inspruck, & tant d’autreìplaces en sont des preuves. Charlemagne y établit unévêché Sc une école pour y enseigner la langue grec-que ct la latine. GrantziUs, Metropol. /. 1. c. 2. nousen a conservé Pacte : on peut Fy voir.
11 raconte ainsi cette fondation : L’an 780 , Charles,ayant fait une grande irruption dans la Saxe, livrabataille à Witikind, qui avoit rassemblé courre lui tou-tes les forces de son royaume. Après un combat très-opinìâtre, Witikind prit la fuite. Charles donna la vieaux Saxons, qui étoient réchapés du combat, à con-dition qu’ils recevroient & embrasseroient la religionChrétienne. Witikind avoir auprès d’Osnabrug un châ-teau , Charles y mit garnison ; & comme Osnabrug étoitfort peuplé, il y éleva une église, qui fut le premier siè-ge épiscopal de la province. 11 y établit, pouf premierévêque, un saint homme nommé Vihon, natif de Frise,lui affigna sur les revenus de la province de quoi vivreavec son cierge, afin de fortifier ce peuple dans la soichrétienne. . . . Dans ie tems qù’il étoit occupé decet établissement, il se trouva dans le cas d’ayoir be-soin de gens habiles dans la langue grecque, à l’oc-casion des négociations qu’il y avoit alors sor le tapisentre lui & l’impératrice Irené, qui regnoit à Con-stantinople , & qui, tant pour se faire un appui, quepour n’avoir rien à craindre d’un monarque si puissantavoit fait successivement diverses propositions 5 d’abordde marier Constantin, son fils, avec la princesse Ro-trude, fille de Charlemagne , & après la mort de Con-stantin , elle parla de se marier elle-même avec Char-les. C’est ce besoin qu’eut Charlemagne de gens à quila langue grecque fût familière , & la peine qu’il eutd’en trouver dans certe occurrence, qui lui mit dansla pensée d’établir en cet endroit une école pour lesdeux langues ; Sc pour intéresser davantage l’évêque ausuccès de cette étude, non-seulement il lui donna plu-sieurs franchises en faveur de cet établissement, mais ille désigna son ambassadeur pour la cour de Constanti-nople ; afin qu’ayant lui même besoin de gens qui sa-chent le grec pour bien remplir son emploi, il ait plusde soin qu’il s’en forme.
La ville d’Osnabrug est plus longue que large ; falongueur se prend depuis la rivière d’un côté , où com-mence la grande rue qui passe devant le cimetìere dela grande église, jusqu’à la porte de saint Jean. II y aune autre rue qui aboutit d’un côté à l’église de sainteMarie ou de Notre-Dame, ou est une place médio-cre Sc l’hôtel de ville qui est petit, & encore unetroisième qui commence à la porte des Dominicains,& qui aboutit à la grande rue. Dans ces trois ruessont les principaux marchands, & l es meilleures mai-sons de la ville. Les autres ne sont remplies que depauvres gens & de mécbans bâtimens, & même quel-ques-unes de ces rues ne sont point pavées. A l’cxtré-mité de la ville est une forteresse ; c’est un bâtimentcarré, au milieu duquel est une cour, & à chaquecoin une tourelle. Cela est entouré d’une fortificationexagone , & séparé de la ville par un pont, au milieuduquel est un ouvrage qui couvre la porte de la cita-delle, C’est la résidence de l’évêque. Elle se nommePeterbourg ou Petersbourg. * Corn. Dict. Jolli tVoyage d’Osnabrug.
L’église cathédrale , qui porte le nom de saint Pierre,est petite, d’une structure assez commune , Scia plus an-cienne de toutes celles que Charlemagne a fait bâtir dansla Saxe. On nommoit alors ainsi la Westphalie. O11 voirdans le trésor de cette église quelques ornemens , dontCharlemagne lui fit présent. Tels sont une chasuble &deux cuniques, dont celle de soudiacre est semblable à lachasuble, Sc celle de diacre un peu différente. L’étoffc