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Tome quatrième. M - P.
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dont elle fait la pointe la pins septentrionale dn côtéde l’orient, comme la province d’Achita du côté del’occident. II y a eu long-reras des rois d’Oxu ; mais dansle dernier siécle cette contrée étoit partagée entre plu-sieurs princes indépendans les uns des autres. * F. de ,Charlevoix , Mém. manuscrits. t

OXUS, grande riviere d’Asie.Çomme ellearrose beau-coup de pays, soit en les traversant, soit en les terminantpar quelque endroit,de-là vient que les anciens ne parlentpas le même langage à son égard. Par exemple, l’Oxustenninpit l’Hyrcanie au nord , Sc ce pays s etendoit jus-qu’à' i’embouchure de ce fleuve dans la mer d’Hyrcanie.Depuis cette embouchure, en remontant l’Oxus jusqu’à fasource , on trouvoit au midi de son cours les pays sui-vant ; savoir, la Margiane , la Bactriane & la Sogdiane.Les anciens ne me paroillent pas bien d’accord fur les. détails de ce fleuve ; il y a eu un tems où ils le connois-soient si peu, qu’ils Pont confondu avec PAraxe. Pline, /.6. c. i6. en met la source dans un lac de même nom.Ptolomée porte ailleurs ce lac, quoiqu’il place assez biensa source auprès de celle de l’Indus au nord des mêmesmontagnes qui terminent aujourd’hui au septentrion leroyaume de Cachemire , & qui sont une extension duCaucase Sc de Plmaiis. Suivons-cn le cours, selon Pto-lomée. Ce fleuve court vers le nord, baigne Pharaerva,Suragana, Choana, où elle reçoit le Dargide, passe àMaruca Sc à Oxiana, où elle se grossit d’une seconde ri-viere qui vient de Drepsa, métropole desDrepsiens,dansla Sogdiane. Elle se replie ensuite vers le couchant, passeà Xaripsa, reçoit du nord une autre riviere à Alexan-drie, surnommée Oxiana, - & deux autres du midi, sa-voir le Zariaspe & l’Artames unis dans un même lit ;elle baigne le peuple Candari, Sc reçoit du nord une ri-viere qui vient de T 'nbattra, & qui traverse VOxianaPalus de Ptolomée. Plus loin elle reçoit du midi 1 ’Ochus,grande riviere déjà unie au Dargomene; ensuite le Mar-gus arrose le pays des Derbices & se jette dans la merd’Hyrcanie. Tel est le cours que Ptolomée donne à l’O-xus ; mais malheureusement le tableau qu’il nous en taitne s accorde pas bien avec l’état présent de cette riviere.II suppose que ses principales rivières viennent du midi,Sc n'en met que trois qui viennent du nord ; cependantil y en a plus d’une douzaine. On ne voir pas’commentil a pu appeller Axiana Palus , le lac qu’il met fur uneriviere différente de l’Oxus. En un mot, il ne paroît pasque ni lui, ni les autres anciens, ay en t eu une idée fortnette de cette riviere.Son nom moderne estleGinoN,quel-ques-uns l’appellent Amou. Voyez, ces deux articles. Lepayssitué au-delà de l’Oxus a été nommélaTRANsoxANEou Transoxiane. Les Arabes Pappellent Mauwaral-narh. Voyez, ce mot.

OXYBII, ancien peuple de la Gaule, aux consinsdela Ligurie. II occupoit le diocèse dc Fréjus, ôc cette villeetoit la capitale de la nation, comme Pline, /. i z. c. 14.le dit très-bien.

OXYDRAQUES (Les), Oxydraga , ancien peupledes Indes. Us croient voisins des Malliens, Sc étoient en-tres avec eux &c les Cathteens, autre peuple des Indes, cnune confédération contre Alexandre. Ce prince combattitles Cathatens & les Malliens, après quoi les Oxydraquesse soumirent comme les autres, Quinte-Curce, L 9. c. 4.& fuìv. donne aux Oxydraques la ville où Alexandrecourut risque de la vie en la prenant ; maisPlutarque, inAlex. qui rapporte la même histoire, dit que c’étoit uneville des Malliens, Sc ne nomme pas même les Oxydra-ques. * Arrìan. Alex. /. y. c. 22.

OXYLITHUM, forteresse des Sarrazins, selon Cé-drene Sc Curopalate, cites par Ortelius, T bejaur. Leun-clave dit que le nom moderne est Siuri Chisar. Bau-drandjéi iition 1682. dit Aurichisar, bourg de Bul-garie.

OXYMAGIS, riviere de l’inde, où elle tombe dans leGange, selon Arrien, in Indie.

OXYNIA, ville de Grece, sur l ion, riviere qui seperd dans le Pénée, selon Strabon ; elle étoit par consé-quent dans l’Estidotide, province de la Thessalie. Cet au-teur compte de cette ville à Azore > ville de la Tripolide,cent vingt stades.

°XYR.YNQÍ 7 E, ville d’Égyptesur la rive occidcn-

OYE

taie du Nil, dans un nome dont elle étoit la capitale, Scqui prenoit d elle le nom d’OxYRVNCHiTES Nomos.Elie prenoit elle-meme le sien d’un poisson qu’on y ado-roit & que 1 on appelloit Oxyrynque, ’O^vpvíxoí , à cause

-un rellVi

qu’il avoir le museau pointu. Ce poisson y avoir un tem' pie, & Strabon, /. 17. p. 812. observe que e

peuples d e IEgypte l’adoroient aussi. Affiendans ly *■ ^des animaux, /. 10. c. 46. dit: L’Oxyrynquetiie son i ‘de son museau pointu ; le Nil en nourrit, & il y 3 ^ n ^. unme qui en prend le nom. Ce poisson y est h ol ’° ieculte religieux. Etienne le géographe dit la meween moins de mots. Cette ville a été autrefois ep> sC PApollonius,son évêque, souscrivit au concile de Se& Pierre, autre évêque d’Oxyrynque, au concile c! Fse. Bailler parle ainst de cette ville dans fa t0 P û ^ 13 ^ e | ades saints : Oxyrynque ville de la haute Egypte 0}í ^basse Thébaide, n’étoit au quatrième siécle qsstmemunauté de faines, où tout le monde vivoit de tellete, qu’on ne considérois toute son enceinte que c °un grand temple & où l’on comptoir jusqu’à dix tfliligieux Sc vingt mille vierges. Cette ville au quatrième ^ ^cle étoit de la Basse-Thébaide, mais depuis elle suc ^province d’Arcadie ou moyenne Egypte, c/n’étoùque qu’un assemblage des monastères. Toute l enC ^ t0 j tde ses murailles étoit remplie de solitaires, & elle eíl ,^.environnée au dehors. S’il y avoir eu autrefois des ,j sces publics & des temples dédiés a de fausses divinsteS'étoient alors changés en des habitations de re . ^ uZ eComme elle étoit grande & fort peuplée, il y avoir ,églises dans lesquelles s’assembloir le peuple qui ^ £t ^ 0 icroit en des maisons particulières, Sc dont le nombi e ltbeaucoup moindre que celui des monastères qui a v .^rtous leur chapelle ou église. II y avoir long-te ms fl 1 !^n’y voyoit plus de païens. U n’y avçit plus un seuìtique depuis quelle avoir été purgée de Mélétiens- C ^me tout y étoit Catholique, l’évêque pouvoir > n ^remment prêcher dans les places publiques de ^ eíì tque dans les églises. Les magistrats Sc les habiransa'foin de mettre des gens à routes les portes, pour P rCgarde, quand il venoit quelque étranger ou quelfl lie ° ^vre, Sc dès qu’il cn paroissoit, c’étoir entre les ° n ^les autres des contestations de charité » à qui les ^ e 0[e.chez soi pour leur donner ce qui leur étoit née? ^Le nombre des personnes particulièrement confreDieu dans le célibat, n’étoit pas moindre alors fl30000. Je

OXYRRUM Sc Perirrum. Denys deBy za0Bosphor. nomme ainsi deux promontoires du B° S Pde Thrace du côté de l’Europe.

OYA, abbaye d’hommes, ordre de Cîteaux, degrégation de Castille, en Espagne, au diocèse n een Galice. glíe

OYANO, isiedu Japon, au royaume deaboutit à celle d’Amacusa, & a deux seigneurs, 00est nommé Oyandono, Sc l'autre Summorodo> í0 ’

Davity , copié par Corneille. fans

1. OYAPOC, fort de l’Amerique méridíon^’^^e

la Guiane, sor le bord septentrional de la riviere Art

nom, à six lieues au-dessus de son embouchrnQ nl j-appartient aux François. Latitude nord, 3 deg ieS ^nutes. * Carte de l’Amérique par de la Condam 11

2. OYAPOC, riviere de l’Amériqueméridío” 3 ^' e ni-la Guiane. Elle a une lieue & demie de large a ^ ca nal*bouchure, & porte trois brasses de fond dan s 0 glle& se décharge dans la mer près du cap d’ ( - )ia ^ ie nt e* 1est abondante en bon poisson,- & -parciculi er j ete nrsMulets qu’on y prend en fort grand nombre _ qu a[sedes sécheresses, & qui sc gardent salés trois

mois. * la Barre , de sor. de la Guiane. j a c ôre

1. OYE (L’isle d’), petite isle de France, ^ oC hest e ’

du pays d’Aunis, proche de celle de Ré vêts a^ q &x x &Quelques-uns écrivent Oyemj le nom latin e ^ fle-Auca. II y avoir un monastère où S. Aman » j. £ll étostpuis évêque de Mastricht, lè retira vers 6op- 1 j ta îres d’ 11 'désert Sc fort retiré, servant à cacher divers o ^ _ o0 j Ane grande sainteté. Ce monastère ne subsiste p ^ nrên^depuis établi une paroisse qui s’appelle L° Y ’> on aque l’isle, par une corruption venue de ce q j, ar[ ic