PAG
Pagny, savoir Pagny la Ville ôc Pagny le FauX-boorg .*JaiU ot} At i as>
1AGO , ifle de la mer d’Istrie, près de la côte de laGroatie, à l’orient des isles d’Arbe ôc de Veggia. Le P.Coronelli. Isolar.t. i.p. 145. dit : Pline a connu cetteiste sou s le nom de GiJJa : d’autres écrivains anciens Pont«tppellee Kejja , Quujj'a , & Ct J] a : quelques auteurs mo-ernes Pont nommée Paganorum Insula , & les Escla-Vons ^appellent Pagh. On ne fait au juste le tems au-^ Ue I ^s Vénitiens en firent la conquête. II paroît cepen-Qant^qae ce fut vers Pan 1410.
Disle de Pago est plus près du continent qu’aucunea utre du voisinage. Le canal qui la sépare de la Croatien a que trois milles de largeur : celui qui la sépare de No-na ; a quatre milles. Son circuit peut être de soixante ôc dixGilles. Au milieu de Piste on voir un château ;<ae la Ré-publique a fait bâtir, & auquel elle a donné le nom de11 y a dans cette isle plusieurs salines appartenantesa ^f s particuliers ; mais de tout le sel qu’ils font, ils font°b|igés d’en donner les trois quarts à la République, ce*l Ul fait que les propriétaires font assez pauvres ; outressue le bled qui sc recueille n’esl pas capable de nourrires habitans trois mois de l’année, & que le vin qu’elleP r °duit ne leur suffit guère que pour six mois. tant later-re ^ stérile.
£.^ a go est soumise pour le spirituel à Pévêché d’Arbe.tue a ses coutumes particulières qui furent rédigées en*43 3. Ses habitans ne passent pas le nombre de quatreffiille, ce qui est occasionné par la stérilité du rerrein : ce«ombre diminue même tous les jours, parce qu’outre lastérilité, Pair y est si froid, qu’on a de la peine à y rési-ster. La république de Venise tient à Pago deux nobles Vé-nitiens, l’un pour gouverner, & Pautre pour faire la re-cette des revenus de la chambre.
PAGODE : ce mot, en notre langue, signifie égale-ment une idole, ou figure qui représente une fausse divi-nité , & le temple où cette idole est adorée. Quelquesécrivains François ont voulu distinguer ces deux significa-tions , en faisant de genre féminin Pagode, lorsqu’il s’agitAmplement del’idole, de la statue à laquelle les idoli-jres adressent leurs vœux : & ils le font du genre mascu-‘J 1 > lorsqu’iís entendent le temple même où la pagode estPlacée. II y a des pèlerinages érablis qui s’y font avec unconcours incroyable de divers peuples. Cela a donné lieu. des routes remarquables, qui ont servi à fixer la posi-b°n de certains lieux de l’Indoustan, & des autres pays où1 y a des pagodes bien accrédités.
Lout l’Indoustan en est plein, ôc sur tout la presqu’islecn-deçà du Gange. Voici les principaux de ceux que l’onrouve dans les royaumes de Carnate Sc de Maduré, de"njaour, Sc au Marawa ,
PAG
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Maduré
• Tripiti ou ‘fripante.
Les sept Pagodes auprès de Sadraspatan.Outemada .
Courva.
' Madurê.
I Tricherapali. 11 a été détruit, ôc le terre!nest occupé par une église que les peresJésuites y ont élevée.
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«p ans le ç Trivalour ou T iruwalour.
Njaour <. Cagliamera, auprès du cap de même nom.
». Aa ÇRAMANANcoR.dansune isle qui fait par-a Ravta {, rie du Pont d’Adam.
jhç Parlé en leur lieu de Jagrenat > au pays de mê-H n ^° tT1 > & de quantité d’autres pagodes célèbres ; maistvj e , a ^t pas oublier les trois pagodes blanches , au royau-° ^Golconde, au bord de la mer, entre Narí'ap'
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, es -du uora oe ta mer, entre i\ariapour &
antr n st ns du royaume de Ciacola, nideux autres pagodes,m au bord 1 <j n»»,- -X, J- c -— ' ' '
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» rc ^ au bord de la mer, auprès du fameux pagode deat ' 1 un est nommé par de Piste Pagode Noir ,
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1 autre petit Pagode. La Chine est pleine de pagodes, Scchaque ville a ses temples consacrés aux hommes illu-stres : ce sont de véritables pagodes. II y en a une multitu-de innombrable dans le Japon ; je me contenterai de quel-ques remarques fur les pagodes de l’Indoustan. Les Bra-mines, qui en sont les prêtres, sont ingénieux à leur don-ner de la célébrité, & il y a toujours quelque prodige fa-buleux qui y attache les idolâtres. Les pagodes consacrésa Vistnou Ôc a Eswara font plus hauts & plus grands queceux des puissances inférieures. Ces édifices sont plats ôcécrasés, mais les tours en sont fort hautes.
Ces pagodes ont trois parties. La premiere est une voû-te , qui porte fur des piliers de pierre. Les côtés en sontouverts, ôc il est permis à chacun d’y entrer. Quelquesimages y sont autant pour l’ornement, que pour repré-senter, par des figures symboliques, quelque trait des Po-ranes ; c’est chez eux un livre où sont recueillies les fa-bles de leurs divinités. Ce sont deséléphans, des bœufs,des chevaux, ôcc. Ces figures sont de bois. Il y en a quel’on porte en cérémonie dans les rues à certains jours.
La seconde partie, qui se ferme pendant la nuit, estouverte pendant le jour; mais les Bramines, qui desser-vent le pagode, en interdisent Pentrée à d’autres qu’àeux. II est rempli de figures b>fartes ôc monstrueuses ,d’hommes à plusieurs têtes Ôc à plusieurs bras.
Là troisième partie, qui est une espece de sanctuaire ,est fermée d’une porte très forte. C’est là que se trouve lastatue du dieu en forme humaine, avec quatre bras, oitsous quelque autre représentation mystérieuse. Quantitéde lampes brûlent nuit ôc jour devant ces idoles.
L'édifice est au milieu d’un préau, qui est entouré d’u-ne muraille, dans l’enceinte de laquelle il y a des pago-des qui ont acoutumé d’acompagner celles de Viitnou ôcd’Eswara. Dans le préau il y a un envier de maçonnerie »dans lequel on cultive la plante Toleje. Quand les Brami-nes vont dans le préau, ils ont soin, par respect, queleur main droite soit du côté du pagode, dans lequel ilsn’entrent point fans laisser à la porte leurs souliers, ÔCfans retrousser fur leurs épaules une robe de dessus, quileur tient lieu de manteau.
Pour l’entretien des pagodes ,11 y a un impôt établi furles marchandises qui entrent ôc qui fe vendent dans lepays, ôc une espece de capitation qui sc leve fur les fa-milles , qui sont de la religion païenne. Car les Mahomé-tans (qui est la religion du souverain depuis les conquêtesd’Orangzeb, dont tous ces petits rois sont tributaires)n’y contribuent en rien, non plus quë les Chrétiens.Le ca-fuel des pagodes consiste dans les offrandes des pèlerinsqui viennent en foule aux fêtes solemnelles du pagode.Celui de Tripeti, par exemple, a trois fetes tous les ans :l’une en Septembre, où sc rendent les soudras ôc le me-nu peuple ; la seconde en Décembre, à laquelle les Bra-mines se rassemblent de tous côtés ; la troisième, dont lasaison n’est pas marquée dans les mémoires, n’est pasmoins lucrative que les autres. Le casuel de ce pagode s’estmonté à soixante, ôc même a quatre-vingt mille pagodesde revenu. Lamonnoie nommée pagode vaut environquatre florins ôc quatre sols, monnoie de Hollande, en-core , difoit-on alors que ce revenu étoit bien diminué.
D’Herbelot, dans fa bibliothèque orientale, remarqueque le mot Pagode vient du Persien Potghedah , qui sig-nifie Temple d’idoles , ou Idole qui est adorée commeDieu.
PAGON, ifle de la mer du Sud, l’une des isles desLarrons > ou des Mariannes Elle est située entre l’ifled’Agrigan au nord oriental, ôc celle d’Alamagan au mi-di. On lui donne quatorze lieues de circuit. Le catalogueenvoyé à Rome lui en donne 16. On voir dans cette isletrois montagnes qui jettent du feu. Cest la dixième desisles Mariannes. Les Espagnols la nomment 1 isle de SaintIgNAce. * Atlas , Rob. de Vaugondy. Corneille » Diction-naire.
PAGQNUS , port du Péloponèse, aux environs dngolfe Saronique, selon Pomponius Mêla, /. 2. c, ».Voyez. Pogon.
PAGOS , montagne de ILEolide, au voisinage du fleu-ve Melete. C’est Paufanias ,/. 7- c > D q ui en parle.
i.PAGR^E, ville de la Cyrestique de Syrie, dans le
territoire d’Antioche, prés de laVill tGìndarum. selon
Tom. IV. Bbbbb ij