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Strabon, l. 16. p. 7P- & P line 5 í» 5- c. 13. Ptolomée , 1 .5. c. ij.la met dans la Pierie, province voisine.
2. PAGR^Eí porc de la Sarmatie Asiatique, fur lePont-Euxi». Arrien, Péris L 1. p. 19. merde l’ancienneAchaïe, au port de Pagrœ, trois cens cinquante stades, &clu port de Pagrt eau porc d ’Hierum, cent quatre-vingtstades.
3. PAGRzE, ville de la Cilicie, selon Cedrene &Glycas , cirés par Ortelius, Thesaur.
PAGRÁSA, ville de l’Inde, en-deçà du Gange. Pto-lomée , /. 7. c. 2. la met dans la contrée de Lejii ou desPirates, entre Samaramda ôc l’embouchure du fleuve So-banus.
PAGRUM, IN PAGRO, ou Ipagrum, ville deI’Espagne Bétique , aux environs de Cordoue. L’itinérai-re d’Antonin la met fur la route de Cadix à Cordoue,entre AngelU ôc Vlia, à vingt milles de la premiere, &à dix milles de la seconde.
PAGUNThE, peuple des Indes, selon Pline,/. 6 . c. toiII les fait voisins des Mafua. ôc des Morumes.
PAGUS. Ce mot à divers sens, qu’il communique àson dérivé Paganus , & aux autres mots qui en font for-més. II vient lui-même de Uayà , mot dorique , pourriíi;:', fontaine. Festus > in voce Pagi , dit que les P agi( nous expliquerons ensuite ce mot ) ont pris ce nom desfontaines ; parce que , ajoute-t-il, ils prennent à une mê-me fontaine l’eau dont ils ont besoin. Servius dit, en ex-pliquant ces vers de Virgile, Georg. L 2. v. 380.
Non aliam ob culpam Baccho caper omnibus arisC&ditur & Veteres ineunt proscenïa ludi ?
Prœmiaque ingenii pagos & compila circumTbejîdœ postière.
„ Pagos & cempita circum , c’est-à-dire, par les carre-„ fours appellés Compita, parce que plusieurs chemins„ aboutissent à un seul ; & les maisons de campagne,,, ( Villas ) que l’on appelle Pagi , Ùtio tSv n>yyí'í >, c’est-,, à-dire à cause des fontaines, parce que l’on a eu an-,, ciennement la coutume de bâtir des maisons de cam-„ pagne auprès des fontaines. De-là est venu le mot Pa-„ gani, comme qui diroit ceux qui boivent de la même,, fontaine. ,,
1. Voilà le mot de P agas dans le sens de village : en cecas Pagus différé de Vicus , en ce que Vicus signifie unerue, ou dans une ville, ou dans un bourg, ou dans unvillage, ouïe village lui-même, quand les maisons fontrangées de maniéré qu’elles forment une rue. Les motsVicinus , voisin, Vicinitas ôc Vicinia , voisinage en vien-nent, ôc de cette proximité des maisons qui formoientPespéce de village nommé Vicus , Ôc la rue désignée parle même mot. Le mot Pagus n’exige pas cette dispositionen forme de rue, & il suffit que les maisons ayent un rap-port de voisinage entre elles ; & elles peuvent être ran-gées , comme le font certains villages de France, où cha-cun bâtit fa maison en tel endroit de son champ qu’iltrouve le plus commode; sans s’embarasser de fa situationpar rapport à ses voisins. Chaque maison , avec la bassecour, & autres dépendances, fait une masse isolée > ôc quine tient point à celle de son voisin. Voilà, je pense, l’i-dée originelle de ces deux mots, qui signifient égalementvillage. Plusieurs Vill/e, maisons de campagne, fermesou censes, si elles étoient rangées de fuite, soitàl’occa-sion d’un grand chemin, soit le long d’un ruisseau, dontchacune étoit bien aise de profiter, formoient un village,proprement Vicus. Si elles étoient dispersées, & rangéesconfusément, elles formoient un village appelle propre-ment Pagus. De-là vient peut-être que le mot Pagus nese trouve point dans les itinéraires d’Antonin, de Peutinger,de Jérusalem, &c. mais bien celui de Villa, qui signifieune métairie feule, & celui de Vicus , dont j’ai donnél’explication. II faut néanmoins, avouer que cette distin-ction , entre les mots Vicus ôc Pagus , n’a pas été fortexactement observée par les anciens Romains.
Les Grecs se font servi du mot Pagos , ndyoc > dansun sens différent ; chez eux il ne signifie, ni Pagus , niVicus , comme l’ont cru trop facilement ccux qui ont tra-duit A’joe/sf ndyoç par Martins Vicus, la rue de Mars. Cesmots, qui veulent dire l’Arcopage, signifient littérale-
PAG
nient la colline de Mars.Le Pagos des Grecs veu t dire unecolline, & en effet l’Aréopage d’Athenes étoit fur une colíne consacrée au Dieu Mars : on pourroic cependant neque le Pagos des Grecs a une analogie avec le mot Pagus.Comme il y a désavantage à être situé fur une colline,quand elle est bien exposée, les gens qui ont bâti des mai-sons de campagne, ont souvent préféré cette situation,sur-tout quand elle étoit arrosée de quelque fontaine. U npeut voir dans le livre d’Alde Manuce, /. 3. de.
Epifi. 7. la différence qui distingue, selon lui, I eS ™.?, tSde Caftellum , Pagus , Vuus , Oppidum, Urbs , ôcVi a.* Dionys. Halyc. . , sa
Le mor Paganus , Paysan dérive de Pagus pris slaisignification primitive. Perse dans son prologue sc si liafie lui- meme par modestie demi-Paysan.
Ipse Semipaganus
Ad Sacra Vatum Carmen adfero noflrurn •
Varron, de Lingua Lat. I. 5. appelle Paganicœ jcertaines Fêtes communes aux gens de la campagne,lien que Paganalia étoient des fêtes particulières aque village. Pline, /. 28. c. 2. nomme Pagana Le* ’ 1loi par laquelle il étoit défendu aux femmes qui et0en voyage de tourner un fuseau, ni de le porter a
décou-
vert , parce que l’on croyoit que par cette action on?volt jetter un maléfice sur la campagne ôc nuire aux 0de la terre. Dans les premiers tems de la républiquemaine on voyoit les plus grands hommes cultiver la ^re : mais le luxe s’établit parmi les Romains ôc l’on lieplus à la campagne que des misérables. Comme ces 8là n’étoìent point enrôlés dans les armées Romaines >là vint ce contraste que l’on trouve entre les mots M* *un homme de guerre, & Paganus, un homme qui nÊ j gSpoint à la guerre. Cette opposition est fréquente d 3llS ^ eJurisconsultes ; mais elle est bien expressément watsidans ces vers de Juvénal, Sat. 16. v. 32.
Citiùs falfumproducere tesïemContra Paganumpoffis, quàm ver a loquer>t £iríContra fortunam armati.
Le P.Tarteron traduit ainsi ce passage “ le S°^ at * 0 j S ,„ vera bien plutôt un faux témoin contre le bourg» que le bourgeois n’en trouvera un sincere ôc vel ’ r3 us ,» contre le Soldat.» 11 explique le Paganus, parut 1geois, ôc en effet Paganus opposé à Miles , eomptensi le bourgeois qui ne scrvoit point dans les armees. . £fJDu mot Paganus, nous avons fait les mots de 1 ^
ôc de Paganisme ; parce que, comme les gens de I 3pagne, occupés d’un travail pénible, & destitues j cScours de l’éducation, sont toujours plus attaches Q . v8fautres aux scntimens qu’ils ont sucés avec le lait, p r o-lorsque la religion chrétienne eut fait de très-gr 3 * 1grès dans les villes, que les gens de la campagu e ^ eS vil'verent long temps lïdolatrie après la conversio 11 /y-les. Les mots de Paganus ôc à’Idolâtre devinrent 3 l0 -
nonimes, & nous avons adopté ces mots en les 3CC °' s Ro-dant à notre langue. Ainsi nous appelions Païi n ^. fies
lâtres, ôc Paganisme l’idolâtrie qui est la rehg 1Païens. . ^^5 un
Nous avons aussi adopté le mot Pagus , ni a,s a vor> ssens que les anciens lui donnoient aussi, ôc nous r s j efait le mot de Pays. Les Romains l’ont emplo^^ffiesens de Canton, ou contrée. La Thrace ôc ...j ta ; r es»étoient divisées en Stratégies, ou Préfectures t ^ yjô-la Judée en Toparchíes ou Seigneuries, l’EgvP ra géesmes : de même la Gaule ôc la Germanie étoient P £^f a ren (Pagi) Cantons. C’est lux ce pied-là Q 1 , .g 0t divisésdit que les Suevcs, peuple de Germanie , etot ^ j u -en cent cantons, centurri Pagos habere dieu »™ n ’^argetles César, de bell. Gall. I. 4 .c. 7 . Pour ne ^ fljraí
cer article d’une multitude de citations super ’ ent em'seulement que le mot Pagus est tres-fréstue^^ signifiéployé par les auteurs de la bonne latinité - P jvsi-
un pays, 011 quelquefois pour la nation qui