milles au midi du port de Chifamo.e est a présent entierement ruinée. II paroîc que c’é-to it la vilie d’Aptere, puisque Strabon, Lib. io. avance^ Ue Chisamo en étoit 1 arsenal & le port. En effet Chi-atn ° e st un port de mer, sur une grande rade » forméeP a r les cornes du cap des (-tabules & du cap de Spada :° r les ruines de Paleocaslro font à la vue de ce port,ur une roche escarpée, & fortifiée par la nature : c’estaa pied de cette roche, entre la ville Sc la mer , qu’estfameux champ où les Sirenes vaincues par les Mu-es dans un célèbre défi de musique, perdirent leurs aî-, es> Voyez Aptera. 11 n’y a pas beaucoup d'anciens mar-res dans les ruines d’Aptere , quoiqu’elles soient deScande étendue. On y voir une assez belle frise qui serte hnteau à la porte d’une chapelle, pratiquée dans un^°cher : c ’est un des quartiers de Tisse où il y a le pluse grottes & de cavernes. Joignant la roche à l’un desc °ms dune des anciennes portes de la ville , ón lit furï 16 l° n gue pierre, en caraóteres parfaitement beaux, Imp.«sar : comme'on nç trouve point le reste de rin«-cnption, on ne peut savoir de quel prince elle parie.Ur un autre morceau de pierre , qui sert de linteau àa porte d’une masure, on lit ces caractères IVII. COS.j Tout cela marque que la ville a été considérablen» ion rems; & il n’y auroir aucun doute que Paleoca-. 0 ne fût le reste de l’ancienne ville d’Aptere, íìcen’é-t0lt que Strabon ne la place qu’à dix milles de la Canée ;*nais peut-être que cet endroit de Strabon est corrom-pu. * Tourne fort . Voyage du Levant, lettre i. p. 3 2.
r. PALEOCASTRO, forteresse de l’isie de Candie ,hit la côte orientale de Tisse, entre le cap Sidero &e cap Paleo. Les Italiens qui la bâtirent, selon le P.Co tondu, la nommèrent Alba. II croit que c’est YAn-ttron de Pline, ou ïltanus de Ptolomée. Ce dernier sen-stmenr est le plus probable. Aujourd’hui. les Italiensappellent cette forteresse, Paleocafiro diSìtïa. * Coro-“‘lli , carte de Tisse de Candie.
T'n' PALEOCASTRO, ^ou Policastro, château deìsle de Candie , fur la côte septentrionale, à quelques^nlles de Candie, du côté de l’oueit, au midi de S. Mariae fraschìa. * Le pere Coronelli , carte de l’isle de Candie.
* ALEO-LAMBRICA. Voyez. Lampr^.
1 ALEOPOLI, bourgade de la Morée , fur la côtej Cc ‘dentale du golfe de Colochine, un peu au-dessuse Passava. Cette position fait croire que c’est l’ancienP°rt Gythhtm. * Robert âeVaugonày, Atlas,lo *, ^CIPOLIS , ville épiscopale de l’Asie propre , se-ch ' a , not ^ ce âc Léon le sage, qui la range sous Tarchevê-- ? d’Ephèsc, & lui donne le dernier rang parmi lesec hés de la province.
^ PA ^RME, ville de Sicile, dans le val de Maz-golf 3 Alr ^ côte septentrionale de Tisse, au fond d’unôc , du à Touest, au 31 deg. iy min. de longit.lr ès K 10 m ‘ n ’ âe latitude. Elle est située dans unene ~ . e plaine , fur le bord de la mer ; & cette plai-> ssui est f ort grande, est bordée par une quantité de0ue ’n ta | ne s ou collines, fur Tune desquelles, vers le sud-ìq tf * a v ‘^ e > & environ à une lieue, est la ville dcPlz's^îeal ; sur les autres on volt de belles maisons de] a y-f, nce > qui font le séjour ordinaire de la noblesse deAíisl / * causc ssu’elles ont la mer en perspective. *q € 01 ■> Portulan de la Méditerranée, p. 130.épL tte v ^ le , qui est Tancicnne Panormus , est archi-sl e ^?pule, & seroit la seule capitale de Tisse , si la villeM Es e ^ me ne Eii disputoit ce titre. Voyez à TarticìeSItI ® les fondemens de cette dispute. On convients Ur i^ 0 ' ns assez généralement que Palerme Temportey têf^ElEne p a r ] a quantité de gens de condition quihiais etU 5 Pur la beauté de ses édifices publics & de sesr ées ° 11S 1 ^ Pur la distribution de ses rues qui font t PL a au c °rdeau, & dont la longueur est remarquable,boys "p ^ tande est celle de Cassaro, qui passant d’unCot Um * autre de lu ville la divise en deux parties. Ellepl Us zf nc f P^'ès du palais du viceroi, où elle est un peuLe n V j C ^ T u a lu porte de la mer où elle finir,beau ì a A a ' s à viceroi est grand & accompagné d’unìl fer dln ' 11 est vo „ isin des murailles de la ville, où,car ,eomme de chateau pour en défendre le porc ;
de „ Coté ssue la ville le regarde, elle est fortifiéet e fques grosses tours qui environnent ce palais.
Deux grands pavillons, Sc un corps de logis qui les jointensemble, font le principal du bâtiment, Sc enfermentune grande cour, ou tout à l’entour sont des galeriesqui donnent entrée dans tous les appartemens. La pla-ce, qui est au-devant de ce palais, est ornée de la sta-tue de Philippe IV , roi d’Espagne, s Lir un piédestal,où ses trophées font en bas-reliefs, au milieu de quatrefigures qui représentent les quatre vertus cardinales,enfermées d’une double balustrade, le tout d’un très-beau marbre blanc. Le grand hôpital du saint Esprit estfur la droite de cette grande place, & fur la gauche estl’églisc archiépiscopale, au milieu dé quatre clochersqui témoignent son ancienneté. Le grand autel de cetteéglise est enrichi des figures de plusieurs apôtres, entredes colonnes de jaspe & de porphyre. II y a une chapelleconsidérable par le dépôt de plusieurs saintes reliques,richement enchâssées en or Sc en argent : les principa-les font celles de sainte Christine & de sainte Rosalie ,fille d’un roi d’Espagne, qui passa fa vie en austéritédans une grotte du mont Pélegrino, aux environs dePalerme. Son corps y ayant été trouvé, fut transportédans cette chapelle ; Sc cette Sainte ayant par son inter-cession délivré la ville de la peste, fut depuis recon-nue pour lâ patrone de Palerme. Dans la même église »(qúi a pour inscription , au-dessus de sa petite porte :Prima Sedes , Cor on a Régis , Regni caput, pour faireentendre que Palerme est la capitale de la Sicile ) sontdeux tombeaux de porphyre , Tun de Henri Sc l’autrede Frédéric son fils, roi d’Espagne. Ón voit dans unebelle place de la rue de Cassaro, la figure de bronze del’empereur Charles V fur un piédestal de marbre , &plus avant le collège des Jésuites, qui est magnifique.L’églife de saint Matthieu, autrement de T Ame, est cé-lèbre pour la quantité de marbre Sc pour les peintures,dont ses chapelles font enrichies, Sc poúr la beauté deson portail', où sont plusieurs rangs de colonnes les unesfur les autres qui soutiennent la figure de saint Matthieuen marbre très-rare. Le carrefour des rues Neuve & deCassaro mén're d’être compté parmi les belles places»puisqu’aux quatre coins il y a autant de palais , ^utantde fontaines avec leurs bassins, Sc autant de statues desrois d’Espagne, qui font celles de Charles V, de Phi-lippe II, de Philippe III Sc de Philippe IV. A quelquespas de-là, dans la grande place où est le palais de lajustice, qu’on appelle Palazzo del Preto , ou la Tave-la , on voit une fontaine qui est admirable pour fa gran-deur , pour ses ornemens& pour son architecture. Cettefontaine a plusieurs bassins les uns fur les autres, distin-gués par des galeries, où Ton monte comme fur autantde théâtres pour y admirer la diversité des animaux quiy jettent l’eau d’une maniéré différente, mais fort agréa-ble , ainsi que quelques statues qui contribuent à ornerce grand ouvrage , qui occupe une place de près de centpas détendue. Ali- dessus de ces bassins est une tête sou-tenue de quatre figures qui reçoit les eaux de plusieursjets fort élevés. De chaque coté il y a divers petits ani-maux qui s’en envoient 1 un a 1 autre. Enfin on peutregarder cette fontaine comme un des plus beaux Scdes plus riches morceaux d’architecture de l’Iralie. Engénéral les fontaines font en si grand nombre â Paler-me , qu’il n’y a aucune place publique, aucun palais,ni même aucun monastère, où Ton ne voye des grottes& des jets d’eau. Les Napolitains , ennemis des habi-tans de Palerme, ne laissent pas de dire pour diminuercet avantage : A Palerme baqita non val niente. Onadmire dans l’église desThéatìns , qui font tous nobles,la quantité de piliers de marbre qui la soutiennent : leurgrosseur Sc leur hauteur ne font pas moins admirables ;car chacun de ces piliers est d’une foule pièce. H y a,au-dedans de Téglisc, une fontaine dont l’eau est > ccher-chée Tété pour fa fraîcheur", & on en porte, selon u-fagede la Sicile, à ceux qui entendeur le service, pourles rafraîchir. La grande chapelle del Santa rocifijjo estsous Téglise. Dans la grande rué de Çafîaro ont encoiele grand palais de la vicairerie, & les prisons de la vil-le, Sc plus avant on trouve la belle place de la mari-ne qui a pour ornement le grand palais de la Drana.O11 ne voit par-tout qu édifices magnifiques jusqu’a laporte de la mer, qu’on peut appeller un arc de triom-phe pour fa hauteur, pour son architecture, & pontT om. IV. C c c c e ij