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Tome quatrième. M - P.
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plusieurs statues qui représentent comme autant de tro-phées de différens rois d’Espagne, dont les figures y fontélevées en marbre. Dans toute la longueur de cetterue on volt à travers l’arc de triomphe la pleine mer,qui fait une perspective d’autant plus charmante, qu’ellereprésente un grand canal qui donne beaucoup de plai-sir à ceux qui s’y promènent, y ayant une grande pla-ce , bordée d'un quai, revêtu de grosses pierres de tail-le , & embelli de plusieurs fontaines. Ce quai régné toutle long de la largeur de la ville, qui en est séparée parses murailles, & par ses autres fortifications, après quoion entre dans une belle allée d’arbres, servant de coursaux carrosses , qui, après avoir passé par la grande ruede Cassaro, entrent fur ce quai, & tournent ensuite lelong des murailles de la ville, par cette allée qui finitau couvent de saint Antoine de Padoue, dont les cloî-tres font fort estimés pour l’excellence de leurs peintu-res , pour les jardins, & pour la beauté de leurs fruits.L’église des Jésuites appellée le Jesa , est un édifice su-perbe , tant pour son architecture que pour ses peintu-res Sc sculptures ; mais fur- tout pour ses piliers , quifont comme tapissés de marbre , de porphyre, Sc d’au-tres des plus exquis, travaillés en figures, comme delions, d’oiseaux Sc de fleurs, de diverses pierres raresde rapport. Les chapelles qui sont autour de la nef sontornées des plus exquises peintures & de sculptures enbas-relief. Ce sont autant de chef-d’œuvres, mais furtout celles qui accompagnent les deux côtés du grandautel, à cause de leurs belles colonnes, entremêlées deplusieurs figures, comme de celles de saint Ignace, desaint François Xavier, qui sont en marbre le plus rarede Sicile, Sc de balustrades qui les ferment, fans parlerde son pavé de pierres rapportées en façon de tapis deTurquie. * Corn. Dict. Jouvin de Rochesort , Voyaged’Italie & de Malthe.

Devant la ville de Palerme il y a un petit port pourdes barques , & environ six cens toises vers le nerd-ouestde la ville, il y a un môle ou une longue jettée, oùpeuvent mouiller de moyens bâtimens & des galères.Ce môle s’avance vers le sud, environ deux cens toi-ses , Sc quatre cens du côté de l’ouest, faisant un angledroit. Sur l’extrémité du môle, il y a deux batteries decanon & une tour au milieu, où l’on allume le soir unfanal pour les bâtimens qui y viennent de nuit. Pres-que pàr le milieu du môle il y a un petit fort, Sc aubout du môle, du côté de la terre, il y a une petiteforteresse à quatre bastions, & dans le fond on volt plu-sieurs grands magasins & arsenaux de galères, Sc diver-ses autres maisons ; mais le côté du sud-ouest est remplide roches a fleur d’eau & fous l’eau. Ainsi. pour venirmouiller dans la rade de Palerme, on mouille presquevis-à-vis de la ville & à la tête du môle, où il y adix-siuir, vingt & vingt-deux brasses d’eau fond d’herbe va-seux ; 8c si l’on veut entrer dans le môle, il faut rangerfa pointe où il y a douze à quinze brasses d’eau: en-suite on conduit le long du môle jusque dans le fond,si on le veut, puis on mouille le premier fer de la gau-che , Sc on met la poupe de la galere proche du môle ,avec deux amarres, ayant la proue vers l’ouest-sud-ouest, ou l’on porte un autre fer. On peut rester as-sourdie proche l’entrée du môle : c’est-là où se mettentles vaisseaux par cinq à six brasses d’eau fond d’herbevaseux : les vents doue st & de sud-ouest, quoiqu’ils vien-nent du cote de terre, ne laissent pas que d’y être in-commodes. Le traversier de la rade est l’est-nord-est quicause grosse mer. Si Ion veut aller mouiller avec depetits bâtimens dans le petit port qui est devant la vil-le , il faut ranger a discrétion la pointe de la gauche,où est le plus profond, parce que fur la droite il y aun château ras la mer, devant lequel on trouve plu-sieurs roches sous l’eau , Sc qui s’avancent en mer. Dansle milieu de ce passage il y a cinq a six brasses d’eau,Sc du même côté dans le fond du port, deux à troisbrasses; * Michelot , Portulan de la Méditer, pag. ijo.

Aprèy que l’on a passé le fauxbourg où sont les ma-gafem l’étape des vins qui viennent de dehors la vil-le , on trouve un grand quai orné de plusieurs fontainesqui sont devant l’arsenal de la mer ; Sc plus avant onvoit les grands greniers à bled de Sicile. Ce quai, Pli-ne des plus belles promenades de Palerme, finit au châ-

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teau de Foriezxa del Molo. La ville de Palerme est lapatrie de sainte Agathe. . n

Le Golfe de Palerme , Pamrmitanus Sinus, cun très-grand enfoncement fur la côte feptentrionade la Sicile. II est compris entre le cap Sabran oumont Gerbin & le mont Pélégrino ou Péregtinfont éloignés de près de douze milles l’un de 1 autre,sud-est quart d’est, & nord ouest quart d’ouest. £ifoncement est de cinq milles, Sc c’est dans le souce golfe, du côté de l’ouest, qu’est la ville ” eme qui lui donne son nom. On peut approchercette côte assez près : il y a une grande prorod’eau, comme par tout le golfe. ,•

z. PALERME , ou Palorme, ville de l’Ana 1 »fur la côte de la mer de Marmora , à l’embouchurla riviere de l’Artachi, à l’orient de Spiega. Cornese trompe en disant que c’est l’ancienne Lyrique, Hétoit située à la pointe méridionale de l’isie de ce ^i*PALESCHE1D , ou Pallescheid , bourgade £lemagne, dans l’électorat de Treves, environ alieue au midi de la petite ville de Schoineck, Sc acident de la forêt de Kill. Quelques-uns ptennentcebourgade pour l’ancienne Aufava ou Ausanu. ' < vAusana.

PALESIMUNDUS , ville de l’isie de Taproba 0 ^selon Pline, /. 6. c. zz. qui donne ie même nom 3fleuve de cette isie. Ptolomée, /. y. c. 4. Sc IVlarciuHeracl. inPeripl. p. 39. disent que l’isie s’appeH a alanciennement du même nom. ,.n c

PALESOLI, village de la Caramanie , entre Se ^au couchant, Sc Tharse au levant. II y a , dit-on, ^fontaine dont l’eau a la vertu de brûler comme -l’huile. Ce village a été anciennement appellé Sou >ensuite Pompeiopolis. * Mati, Dictionn. 1701. Baudm n1681. .j

PALESTINE : Ce mot se pfeut prendre dans ^ 0(Détendu , ou dans un sens limité. La Palestine , dst .Calmet, Ditl. prise dans un sens limité, marque I e P gdes Philistins, ou des Palestins, qui occupoient £ ^partie de la Terre promise, qui s’étend le long á ,Méditerranée, depuis Gaze au midi, jusque vers wda au septentrion. II semble , dit dom Calmet,Septante ont cru que le mot hébreu Philistin j u ;,fioic des étrangers, puisque ordinairement ilsI e 1 Lo-fent par Allophyli, qui signifie des étrangers, desmes d’une autre tribu. p ísl s

Quand le terme de Palestine se prend dans n* 1 QlJtCplus étendu , il signifie touc le pays de Chanaan >la Terre promise, tant en deçà, qu’au delà du J°^ rquoique assez souvent on le restreigne au P a y , t u déece fleuve ; en sorte que dans les derniers tems la Q tJ8 c la Palestine passoienc pour une même ch ol£ p essCtrouve aussi le nom de Syrìa PaUstina donné a » a r0 -promisc, Sc on comprend même quelquefois c£ jqé-vince dans la Célé-Syrie , ou dans la Syrie-Lrcu ' o0 srodote,/. 7. c. 89. est le plus ancien écrivain si c _ d.connoiflions, qui parle de la Syrie Palestine-, >■ ’ e q U eil la place entre la Phénicie & l’Egypte. Voyezj’ai dit aux mots Chanaan & Judée. á a lie,

PALESTRINE , autrefois Pr^neste , viH e £ ca pLdans la Campagne de Rome , à l’orient de cer .jj eS . D 11taie, dont elle est éloignée de près de vingt rn !Lpíirti etemple de la Fortune, qui occupoit une g ra ' 1 r euiíe sde la montagne, il ne reste plus que le s eU ^ Jqa’h nemur inférieur, fans lequel il y auroit long- ten c£ pniípartie de cette montagne seroit éboulée. Da ^ at uesil se voit encore deux rangs de niches » mais la

& fans inscriptions. L’autel étoit presqu’ aU ç ACÍ é »montagne, n’y ayant au-dessus qu’un bois c °^ * stla-

au-dessus du bois un petit temple dédié à Fletc , y 0 yagegin, Carte de la Campagne de Rome.d’italie, t. 4. p. 43. & suiv. Je âefa} £ '

On voit par la situation présente de la ^ étoit ba-strine , que la montagne sur laquelle le temp ^ tr oU ve _ti, avoir été partagée en cinq terrasses- A, c raeS qtfiencore aujourd’hui des vestiges dans les q a j a ph lScomposent la ville. La plus grande de ces n C 3th e ‘basse : les maisons n’y ont aucune beauté. & gra nd £ ’drale est fur la seconde terrasse ; , e e í?. : joute h elJVmais elle est propre , & paroît aujour