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k déclara général des armées romaines en Orient,^ i aíiocia à i empire. Odenat, toujours irrité contreoapor, entra dans ses états qu’il ravagea. Après fa mort,* a femme Zénobie prit le titre de reine d’Orient ; plusa mbitkus e que son mari, elle ne voulut tenir sa puis-«nctr^ue d'elle-même ; elle rompit avec les Romains,conquit fur eux LEgypte & plusieurs autres provinces.• ^ Empereur Aurélien marcha contre elle en 272 , défit~ e *iobie en plusieurs rencontres, la poursuivit jusqu’àalmyre qu’il prit après un long & pénible siège. A peine■dbrélien eut-il quitté l’orient, que cette \stlle se révol-ta : il revint sur ses pas & en fit palier tous les habitansa u fil de lepée. 11 mena Zénobie à Rome où elle scr-^|t d’ornement à son triomphe , & lui donna assez de«en pour vivre conformément à son rang,
Justinien , dit Procope , JEdit. L 2. c. n. trouvantf almyre dans une situation avantageuse pour arrêter lescourses des Sarrazins , la répara. Palmyre est tombéeac ceilxvement fous la domination des Sarrazins & desJures, & il y a apparence que ce font eux qui ont dé-truit ces beaux monumens d’archicecture dont on voiee ncore les débris.
Palmyre étoit située dans un endroit fertile, quoiqueenvironnée de déserts. Par fa position elle devoir êtreentrepôt du commerce de l’Inde, de la Perse & de l’Em-P ll 'e Romain ; ce qui devoir lui attirer des richesses im-penses : les débris qu’on y trouve annoncent fa magni-ficence & fa splendeur.
fie premier objet qui s offre a la vue , lorsqu on ap-proche de cette ville, est un château d’une assez médio-cre architecture ; mais imprenable, & éloigné environd’une demi-lieue de la ville. Ce château est du côtéseptentrional de Palmyre, qu’on apperçoit de-là enfer-mée de trois côtés de longues chaînes de montagnes :mais jui midi il y a une vaste plaine qui s’étend à pertede vue. L’air y est excellent, mais le terrein produitbeaucoup de palmiers. Cette ville doit avoir été très-ctendue , à en juger par l’espace qu’occupent ses ruines ;mais on ne peut juger de son ancienne forme, parce qu’iln e reste aucune trace de ses anciennes murailles. Ellen oftre à présent qu’un triste spectacle, n’étant habitéess Lle par trente ou quarante misérables familles, qui sel ont fait de petites cabanes de boue dans une cour spa-cieuse qui contenoit autrefois un magnifique temple*aïen.
Cette cour , qui est au bout méridional de la ville >a deux cens trente verges de chaque côté, & esttermi-P; e par une haute muraille de grandes pierres carrées,
. ornée de colonnes en-dedans & en-dehors , quicc °ient, selon ce qu’on a pu juger, au nombre de soi-x ante.steux de chaque côté. Les magnifiques corniches0llc été , à dessein, jettées à bas par les Turcs, qui ontP r,v é les curieux du plus beau monument d’architecture^ Uo o ait jamais vu dans le monde, comme il le paroîtP ar / quelques fragmens qui ont échapé à leur fureur. LeC ° te occidental de cette cour, par lequel on y entre,fi ptesqu’entietement détruit; & vers le milieu on trou-ks restes d’un vieux château bâti par les Mammelucs,Ce quel’on suppose, d’une partie des ruines, qui nec ?^ en cet endroit qu’en trop grande abondance. Ceate au cache les restes d’un ancien édifice d’une beautéImitable , comme cela paroît par ce qu’on en volt en-, 0re a leurrée ; savoir deux pierres de trente-cinq piedse lo ngu eu r, fur lesquelles font représentées au natu-des vignes & des grappes de raisin. Elles font l’unej, a mre dans leur véritable place, Sc prouvent queles^^E àoit large de quinze pieds. Dans cette cour fontmstes de deux rangées de magnifiques colonnes deta r , ’ fiâtes de trente-sept pieds, avec des chapi-a * dune sculpture exquise; Sc les corniches doiventlr ete de la même beauté, quoiqu’absolument dé-
sosse
, - £ s par les Mahométans. Cinquante-huit de ces co-
onnes font encore entieres. Elles doivent avoir été en‘f« plus grand nombre ; car, par ce qui paroît, ellesJstoient le tour de la cour & soutenoient un doublemtique. Les arcades du côté occidental de ce portique >^ 1 est viç-à vis le frontispice du temple, semblent avoir. C , CS Plus belles de toutes , & ont à chaque bout deux‘estes pom- des statues de grandeur naturelle. L’espaceenfermé par ces enclos, jadis si magnifique, doit avoir
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été une cour, comme nous Lavons dit, au milieu dclaquelle est le temple, entouré d’une autre rangée decolonnes d un ordre différent & hautes de cinquantepieds. II y en a encore seize debout; mais il y en a euenviron le double. Une grande pierre est couchée parterre, & paroît avoir atteint depuis ces colonnes, jus-»qu’aux murailles du temple. Tout l’espace contenu en-tre ces colonnes a cent soixante-dix-sep t pieds de lon-gueur, & quatre-vingt-quatre de largeur. Au milieu decet espace est le temple , qui a quatre-vingt-dix-neufpieds de longueur, fur quarante de laideur. 11 y a uneentrée magnifique à l’occident. précisément au milieudu bâtiment, qui, à en juger par les restes, paroît avoirété d’une magnificence extraordinaire. On y volt desgrappes de raisin Sc des vignes parfaitement bien faires,& au-dessus de la porte on apperçoit un aigle qui a lesaîles étendues > Sc qui en occupe toute la largeur. II ya fur la même pierre quelques cupidons, & des aiglesfur plusieurs autres pierres qui font tombées. II n’y adebout dans ce temple que les murailles, dont les fe-nêtres, de médiocre grandeur, font plus étroites paren haut que par en bas, mais extrêmement ornées d’ou-vrages de sculpture. Tout ce temple sert présentementde mosquée, hors le bout septentrional, où l’on trou-ve de beaux morceaux ; on ne peut connoître au justes’ils ont servi de pavillons au-deffus de quelques autels,ou à quelque autre usage. Ils sont embellis d’ouvragesde sculpture, Sc au milieu est un dôme de six pieds dediamètre tour d’une piéce. Au reste il est incertain sichacun de ces morceaux a été tiré du roc , 011 paitri dequelque ciment fin.
En quittant cette cour & ce temple, les yeux fontfrapés d’un nombre étonnant de colonnes de marbre ,répandues çà & là l’espace de près d’un mille, maisdans une si grande confusion, qu’il n’y a pas moyend’en deviner l’usage.
En quittant le temple , Sc en avançant vers le nord,on rencontre une haute Sc magnifique colonne, consi-stant en sept grandes pierres, fans compter le chapi-teau ; la sculpture en est comme par-cour ailleurs d’uneextrême beauté. Elle a plus de cinquante pieds de hau-teur, douze & demi de tour , immédiatement au-dessusdu piédestal, & il est croyable qu’il y avoir une statueau haut. A l’orient & à l’occident de cette colonne, àla distance d’un quart de mille , il y a une grande co-lonne qui fait un triangle avec celle dont il s’agic. Lahauteur de la colonne orientale, prise par le moyend’un cadran, est de plus de quarante pieds. Sa circon-férence est à proportion , & fur le corps on lit une in-scription grecque , gravée par ordre du sénat & dupeuple à l’honneur de deux bons patriotes. On trouvefur la colonne occidentale une inscription semblable,mais pas tout-à-faic si lisible que l’autre.
A la distance d’une centaine de pas de la colonne dontnous venons de parler, est une magnifique entrée très-large & très-haute, & nullement inférieure en beautéà tout ce que nous avons décrit jusqu’à présent ; mais ,par malheur, la destinée en a été pareille à tout le reste.Cette entrée conduit dans un superbe portique, long deplus d’un demi-mille , & large de quarante pieds , for-mé par deux magnifiques rangées de colonnes de mar-bre , hautes de vingt-six pieds. Cent vingt neuf de cescolonnes sont encore debout ; mais suivant le calcul leplus modéré, il doit y en avoir eu autrefois au moinscinq cens soixante. Sur la plupart de ces colonnes il ya des inscriptions en caractères grecs & palmyréniens»D’où l’on conclut que cet endroit a été une des P ar *ries les plus fréquentées de la ville, & par cela pluspropre à rappeller le souvenir de ceux qui avoient etemiles à la patrie. Les piédestaux , qui s’avancent m cescolonnes, donnent lieu de croire qu’il y avoir es^ a-tues. II y a des inscriptions fur ces piédestaux - ™ en ? clorsqn’il n’y en a point fur la colonne a aque e 1 sappartiennent. Le bout le plus élevé de ce poryque etoitenfermé par une rangée , plus P roC î Un ,., C aLmeque celles de chaque côté, ^ U1 . ^ avoiC
au dessus une sale pour faire des festins, quoiqu il n’yen ait aucun vestige. A main gauche, un peu plus loin.on trouve les ruines d’un superbe: bâtiment, qui pour-toit bien avoir servi a un pareil usage. Ce bâtiment eftTom. IV. D d ci d d