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Tome quatrième. M - P.
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fait de plus be au marbre que celui du portique, &avec une délicatesse infiniment plus grande. Les colon-nes qui soutiennent ce dernier bâtiment sont toutes d’u-ne piéce, Sc ont vingt-deux pieds de longueur, huit &neuf pouces de circonférence. Parmi ces ruines se trouvela seule inscription latine qu’on ait découverte en cetendroit.

Au côté occidental, dont nous venons de parler ,il y a différentes ouvertures qu’on suppose avoir été desportes qui avoient communication avec la cour du pa-lais. Deux de ces portes paroissent avoir été d’une ma-gnificence incroyable , tant par rapport à la beauté del’ouvrage en général, qu’à cause des superbes colonnesde porphyre qui leur servoient d’ornement. Chaque por-te en avoir quatre, qui n’étoient pas placées dans unemême ligne avec celles de la muraille , mais deux à deuxdevant la porte, faisant face au palais, deux d’un côté& deux de l’autre. De ces colonnes de porphyre , il n’yen a que deux d’enrieres, 8c qu’une feule qui soit àsa véritable place. Elles ont environ trente pieds delong & neuf de circonférence, & font si dures, qu’ona bien de la peine à en séparer quelques parties. Ce fontles plus belles pièces de porphyre que l’on trouve dansces débris. Le palais est si ruiné qu’on ne peut juger cequ’il a été. II y a apparence qu’il faisoit face au beauportique dont nous avons fait la description, & qu’ilétoit entouré de rangées de colonnes de différens ordres,dont plusieurs font encore debout » les unes unies, Scles autre cannelées. Ces colonnes ont aussi leur piéde-staux fur lesquels il y a des inscriptions.

A l’orient de ce mcme portique, on trouve une fo-rêt de colonnes de marbre, quelques-unes entieres, d’au-tres fans chapiteaux, mais arrangées d'une maniéré siconfuse, qu’on ne peut ni les mettre en ordre, ni de-viner quel en étoir l’usage. Dans un endroit il y en aonze semblables, formant un carré, dont le milieu estpavé de pierres plates, mais fans dôme.

A quelque distance de-là est un petit temple ruiné ,qui, à en juger par ce qui en reste, doit avoir été unepiece curieuse. L'entrée de ce temple est tournée vers lemidi, & au-devant est un portique de six colonnes, deuxà côté de la porte, deux à l’autre côté, &; une à cha-que bout. Les piédestaux de celles qui font face à laporte, ont été remplis d’inscriptions Sc autres monu-rnens, mais à peine lisibles.

De tous ces restes désolés, il n’y en a aucun qui at-tire davantage l’admiration des curieux, que les magni-fiques sépulcres qu’on y trouve. Ce font des tours car-rées, hautes de quatre à cinq étages, & placées à chaquecôté d’un chemin creux. Vers le bout septentrional dela ville : ils s’étendent à un mille, Sc peuvent avoir étéplus loin. A une certaine distance, ils ressemblent à unclocher d’une église qui tombe en ruine. Plusieurs deces tours, quoique bâties de marbre, ont été ruinéespar le rems Sc la barbarie. Elles font toutes de la mê-me forme, mais de différente grandeur > à proportiondes biens de ceux qui les firent construite. Parmi lesruines d’une de ces tours, qui étoit toute de marbre, l’ona trouvé Jes restes de deux statues., l’une d’un homme,l’autre d’une femme , dans la posture de personnes quis’appuient. Leurs habits ressemblent plus à ceux desEuropéens qu’à ceux des Orientaux ; d’où l’on peut con-clure que ce font des Romains. II y a deux de ces sé-pulcres qui paroissent pins entiers que les autres. Ce fontdes tours carrées a cinq étages, dont les portes exté-rieures font de pierres communes , mais dont tout l’in-térieur est de marbre. Elles fout embellies de magnifi-ques ciselures, représentant des figures d’hommes & defemmes jusqu’à la poitrine, mais le tout effacé. Au-dessous de ces figures, ou à nn des côtés, font des ca-«ractères Palmyréntens , qu’on croit marquer le nom despersonnes déposées en cet endroit. Ces sépulcres étoienctraversés par une allée du septentrion au midi, par la-quelle on y entroit. La voûte en bas étoit divisée de lamême maniéré, & la division de chaque côté subdivi-sée en six parties, plus ou moins, chacune capable derecevoir un des grands corps, & assez profonde pouren contenir au moins six ou fepr, mis l’un fur l’au-tre. Au premier , au second & au troisième étage, cessubdivisions étoient de même, hormis que le second

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avoir une partie qui répondoit à la principale entrée,à cause de l’escalier. Au troisième le partage étoit dif-férent , pavee que l’édifice devenoit plus étroit. II y aapparence qu’on ne mertoit point de corps dans les deuxplus hauts appartemens, si l’on en excepte celui d%fon-dateur, dont la statue, enveloppée d’un appareil sune-bre Sc couchée , etoit placée dans une niche ou fene-tre, dans la façade du monument, de maniéré qu'onpouvoit la voir en-dedans & en-dehors. On trouve encet endroit une épitaphe grecque. * Pbìlosophical. trans-action. num. ‘ 217 .

Plusieurs favans avoient tenté inutilement de nousfaire connoître l’alphabet dont on se servoic autrefois aPalmyre, & la langue qu’on y parloit ; mais ils n’avoíencque des copies informes des inscriptions qu’on trouvefur les ruines de cette célèbre ville. Dawkins, Robert

\sood , &c. Anglois, rapportèrent, il y a quelques a 11 "nées, treize inscriptions palmyrénienes, dont huit étoiengravées à la fuite d’autant d’infcriptions grecques. C 0 B 1me les copies étoient exactes , l’abbé Barthélémy -l’académic des inscriptions 8c belles - lettres, garde du

cabinet des médailles du roi, espéra pouvoir découvert

ce qui avoir, jusqu’alors, couré tant de peines infr 1 *'ctueufes. 11 jugea que les inscriptions grecques Sc P a ‘~myrénienes étoient la traduction les unes des autres, besoupçons devinrent bientôt des convictions, & en deU xjours d’examen il présenta son mémoire à l’académie,dont il est membre : les applaudissemens qu’il y rC Ç ul’engagerenr à donner son mémoire au public. Hp atlen 17J4. II y prouve incontestablement que la la n § u ^de Palmyre étoit le syriaque ou chaldéen. On trouv^à la fin de ce mémoire trois planches. La première c outient les lettres palmyréniennes& hébraïques,leurs r> olTlSSc leur valeur ; la seconde deux inscriptions grecq l,eS& deux palmyréniennes ; la troisième les lettres pal^fréniennes tirées par 6 ru ter d’une inscription que l’ 0 ?conservoit à Rome dans la maison du cardinal CasP 1 :

PALMYRENA SOLITUDO, désert de Syrie ,0*tiroir son nom de la ville de Palmyre qui y étoit bans*

Pline,/. 5. c. 24. nous fair entendre que ce désert,étoi^

vaste : l’Euphrate , dit-il, coule jusqu’à un lieu w irití> ^Ura ,où, tournant à l’orient, il laisse le désert de Paliîrenne, qui s’étend jusqu’à la ville de Perra & jussiVl’Arabie Heureuse. II ne faut pas croire , & Pline wf'me ne le dit pas précisément, que ce désert P° rt3 ^par-tout le nom de désert de Palmyre. On doit coflclure seulement que le désert de Palmyre joignoit c£ 1de l’Arabie Déserte & se continuoit ainsi jusqu’à P cr& jusqu’à l’Arabie Heureuse. *Cellar. Geogr. ant. b

C. 12.

PALMYRENE, contrée de la Syrie. Elle étoit g ra ^de Sc peuplée d’un assez grand nombre de villes, 1connues pourtant dans l'histoire, à la réserve de a ^myre, qui étoit la capitale, & qui donnoit le r>o>^la contrée. Ptolomée, /.y. c. ij. est le seul des anC1 ^ fqui nous ait donné le nom des villes de la Paltny seCes villes font :

Rhaesapha ,Cholle ,Oriza ,Putea ,

Adada tPalmyra ,Adacha ,Danaba ,Goaria ,Averia ,Catama ,Odmana ,Atera.

Dans les terres,?

Sur la rive del’Euphrate.

{

Alalù ,Sur a,Alamatha.

PALMYRIA. Voyez Naupactus. , . „j e S,Piet'

1 . PALO, bourg d’Italie, dans le parriwoM ^ 1»

re, proche de la côte, à l’orient de l’embou g raCC j 8 norivière Sanguinara. II appartenoit au duc;