PAL
PALUS, ville Lux environs du Péloponnèfe,selon Poly-be, /. y.z-. y- Curopalate en fait un lieu maritime avec sta-tion , dans le Péloponnèse ; mais Cedrene écrit Helos aulieu de Palus ; Ortelius croît qu’ Helos est la véritable or-thographe. Voyez. Paloenta.
PALUS-MEOTIDE (ie) , Palus Maotis, grand gol-fe , ou mer, entre l’Europe & l’Asie, au nord de la MerNoire, avec laquelle le Palus Méotide communique parle moyen d’une embouchure appellée anciennement leBosphore Cimmérien. Les anciens lui ont donné tantôt lenom de lac, tantôt celui de marais. Pline, 1.1. ç. 6j. Scl. y. c. 27. Sc Pomponius Mêla, /. 1. c. 1. Sc 2. sc ferventindifféremment des mots Lacus Sc Palus pour désignercette mer. En effet on pourroit ne la considérer que com-me un grand marais, attendu le peu d’eau qu’on y trouvecn plusieurs endroits. Lucain dit, L 2. v. 641.
Pigra Palus Scythkipatkns Maotica plauftrh
Les Grecs, comme Strabon , /. 2. p. izy. le Périple deScylax, p. 30. & Ptolomée, /. 5. c. 9. désignent cette merpar le mot de A í/xv », qui répond aussi au mot marais.
Depuis l’isthme qui joint la Cherfonnèfe Tauriqueau continent, jusqu’à l’embouchure du Tanaïs, aujour-d’hui le Don, le Palus Méotide s’étend du sud ouest•u nord-est. Strabon lui donne neuf mille stades de cir-conférence , Sc le Périple de Scylax juge que fa grandeurrépond à la moitié de celle du Pont-Euxin ; mais il leurctoit très-difficile de marquer au juste l’étendue d’un en-droit peu connu , & habité par des nations barbares,puisqu’aujourd’hui même tous les géographes ne font pasencore d’accord fur la véritable grandeur du Palus Méo-tide, Les peuples qui habitoient fur ses bords croient ap-pellés anciennement Mœota, Maotiei Sc Muotida. Ptolo-mée qui a décrit la côte du Palus Méotide y met les lieuxsuivans.
Dans la SarmatieEuropéenne, de-puis l’isthme jus-qu’au Tanaïs.
r Nova Mœnia ,
L’embouchure du Pafiacus ,Lianum ,
L’embouchure du Bycus ,
Acra ,
L’embouchure du Gerus ,
Cnema ,
Le promontoire d 'Agarum ,Lucus-Saltus-Dei ,L’embouchure du Lycus ,
Hygris ,
L’embouchure du Poritus ,Caroea ,
L’embouchure occidentale àaPa-,naîW'
L’embouchure orientale du Panais.
Dâns la Sarmatie I
Asiatique,* depuis |le Tanaïs jusqu’à 9l’entréeduBospho -1rc Cimmérien. j
Paniardis,
L’embouchure du Marubius,Patarve ,
L’embouch. du Grand Rhombitus,L’embouchure àxxPheophanius ,Azara ,
L’embouch. du Petit Rhombitus ,Azabitesmiftra ,
Pyrambe ,
L’embouchure de l’Atticitus »Gerusa ,
L’embouchure du Psatis ,
Mapeta,
L’embouchure du Varâanus ,
Le Promontoire Cimmerium ,Apathurgus ,
Achilleum.
Dans ìa Cherson-C p e promontoire Myraucium ,nèfe Taurique, de- 1 p a rthenium ,puisl’entréeduBos-< fjeraclhm ,phore jusqu’au golZ 1 p e golfe de Byce.fe de Byce. £
Aujourd’hui le Palus Méotide qui a conservé son an-cien nom , Sc qu’on appelle auíïi la Mer de Zabache , est
PAM
habire au nord parles petits Tartares, à l’orient & astmidi, en partie par les Circaslìens, Sc à l’occident méri-dional par les Tartares Grimées. Les places les plus re-marquables font :
Depuis i’Isthme jusqu’au )Tanaïs. \
Depuis le Tanaïs jusqu’auBosphore.
Or ou Precop,
Mi us,
Taganirok.
Azoph ou Azack ,Kuban,
Giana,
Temruk ;
Taman.
BALUTZO, ou Palutze. Voyez PautaliT 0 ^ * .
PAMAR 1 ENSIS, siège épiscopal d’Afrique, dan^Mauritanie Céfarienfe, selon la notice épiscopalefrique, où Longinus est qualifié E piscopus Pamarienj^’
PAMBESTITANA COLONIA, ville d’Afrique.
Ion Ortelius, Phejaur. qui cite les lettres de faim >prien.
PAMBOTADES, municipe de l’Attique. Etienne ^géographe & Suidas le mettent dans la tribu Erechthede. * Ortel. Thefaur. ^ ,
PAMESANGE j bois de France, dans'la maîtrile ^eaux Sc forêts de Moulins. 11 est de cent vingt-neuf apens. s
PAMIERS, ou Pâmiez , ville de France, dans I e P a r,deFoix, dont elle est la capitale, fur la riviere d’A*m&^Au lieu de Pâmiez on écrivoit autrefois Apamiez. ^pourquoi on appelle encore cette ville en Latin > eSou Apamia. Les gens du pays débitent quantité de taoabsurdes, fur l'origine de Pâmiez, dont il íeroit fup etde parler ici : ce qui est certain, c’est que cette ville ap 'pellée anciennement Fredelas , Sc en Latin Fredelac l ‘ 7>l ’appartenoit, avec le pays voisin, au comte de CatcauOne, qui la donna, dans le onzième siécle à l’égh*^^Saint Antonin, dans laquelle on établit par la íuirÇchanoines réguliers, lesquels fe maintinrent dans I edroits contre les comtes de Foix qui vouloient les aff Ll ) ettir. * Longuerue , Description de la France, part. *• F'21 6.
L’Abbé & le couvent du monastère de Saint An roí1 ' ^voulant se faire un puissant protecteur , se mirent ^1226: sous la sauve garde du roi Louis VI 11 , mais les ^
Philippe le Hardi & Philippe le Bel donnerentaux com
de Foix le droit de garde qu’ils avoient à Pâmiez, cene plut pas aux abbés de Saint Antonin, qui fe plaig' 11 ^des usurpations du comte. Pour satisfaire l’évêque demiez, qui étoic entré dans tous les droits de i’abD, *Saint Antonin par l’érection de l’église abbatiale en e ^ché, fous Philippe le Bel, le comte Roger-Bernashommage à ce prélat, tant du château de Pansiez , 4 ^.de la justice & de la seigneurie de la ville. L’éyesi 11 Sson chapitre prétendirent que cette cession n’ét°' r ^une aliénation perpétuelle faite en faveur du com* epour se tirer entierement de ses mains, ils associerez1308, Philipe le Bel, Sc les rois de France ses fucçcten tous les droits, tant de la justice que de la feigZ p a _directe dc utile, qui leurappartenoient dans la ville ^ ^miez Sc ses dépendances. L’abbaye de Saint Anton* jjPâmiez étoit si célèbre Sc si puissante, que Bonifies £ _crut devoir y établir un siège épiscopal, dont il f ie ^ 0 [0'mier évêque Bernard Saisseti, dernier abbé de Sai 11 *^ p OIÎni n, par fa bulle donnée en la pfemiere annec p^;.pontificat, Fan 1296. Mais Bernard étant odieux Qlì .lippe le Bel, il l’empêcha de prendre possession, ^vel évêché fut administré par saint Louis , , cVC N pairToulouse, fils de Charles II, roi de Sicile, ^^ernier1298, que le roi reçue en grâce Bernard Saisie" » ^fsionabbé de Saint Antonin, & lui permit de prendre P j ont ] ede cet évêché, distrait du diocèse de Touloqfèà.^z r é-revenu est de vingt-cinq mille livres. Les cha ^ ^glLguliers font toujours demeurés en possession de ■ sc]U ’à
n- Rr -,_r-^rhédtaie n
le revenu est de quinze mille livres. Les ái 0 teS ^ 6 iiï-au nombre de six, font jointes à des canonicats.