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Tome quatrième. M - P.
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PAM

diaconé est la plus considérable dignité : son revenu mon-te a deux mille cinq cens livres. II y a dans Pamiers unecollégiale, composée d’un doyen, qui a trois cens livresoe revenu, de huit chanoines qui ont chacun cent cin-quante livres & de sept semi-prébendés qui n’ont quequarante livres de revenu. Cette ville renferme outre ce-a plusieurs communautés religieuses.

L ancienne cathédrale de Saint Antonin, Sc la plupartes outres églises, ont été ruinées par les Calvinistes du-r ant les troubles. Pamiers a été souvent saccagée; ce qui l’apduire à un état si pitoyable, qu’eîle n'a pas aujourd’huia cinquième partie des habitans qu’elle àvoit autrefois.' J u n’y compte guère aujourd’hui que quatre mille quatrecens personnes. La cathédrale est présentement une joliecglise ; l’enceinte de cette ville est grande, & les rues fontten percées. * Figaniol , Description de la France, tom.4 ' Pag. 416.

territoire de Pamiers est très-fertile. Cette ville faitPartie d u gouvernement de Foix > quoiqu’elle ne soit pasce nsée du comté, parce que l’évêque en est seigneur enPartie. Elle.paye les charges en particulier, & est taxée^biéme de tout ce que paye le pays de Foix. Elle este fiége d une sénéchauffée, Sc d’un présidial pour le payse Foix, & il y a un lieutenant de la prévôté générale dea maréchaussée de Tloussillon.

_Aux environs de Pamiers, on voit une fontaine d eau*ïiinerale, qui participe du fer Sc du vitriol. Les goutteux*’ e n fervent : elle est aussi d’un grand usage pour les ob-ìttiéìions. ^

. r- PAMISUS, fleuve du Péloponnèse, dans la Messe-> selon Pausanias, /. 4. c. 3 1. Pline, /. 4. c. ;. & Stra-L°n, /. 8. p. 344. Ptólomée, /. 3. c. 16. qui le nomme■P* nisus, ditqu’il se joignoit avec l’Alphée. II avoit sonembouchure au fond du Golfe de Messenie. Cependantbtrabon connoît trois fleuves de ce nom dans la Messenie.

1. PAMISUS , fleuve de Thessalie : Hérodote, /. 7.c< Ho. & Pline, lib. 4. c. 9 font mention de ce fleuve.

3 . PAMISUS, fleuve de la Basse-Mœsie : Pline, /. 4. c.le met aux environs d’Odessus : Ptolomée, /. 3. c. 10.Rappelle Fanysus , Sc met l’embouchure de ce fleuve en-le Odejfus Sc Mesembrìa.

PAMMONIA, lieu dans l’Europe, où l’on trouve des^’Peres. C’est Nicander qui nous donne ce nom , fans au-te spécification. Son interprète dit qu’il s’agit d’une mon-ta gne fi e ] a Mégaride. * Ortel. Thesaur.

FAMPANGA , province de l’ifle de Luçon , la princi-Pale des Philippines, dans la partie méridionale de liste.e melli Carreri, Voyage autour du Monde , t. 5. p. S 3.t; La province dePampanga, où finir le diocèse de lade\ Ve ^ e ^egovie, & où commence celle de l’ArchevêqueManille, suit celle de Pangasinan. Cette province estg.ande Sc importante, parce que les gens du pays étantlen instruits par les Espagnols font nécessaires pour la^iservatiou de liste; & effectivement on s’est servi d eux,^ ns Manille, dans Ternate & dans d’autres provinces.e mrrein est très fertile, sur-rout en riz, à cause de laa °de quantité d’eaux, & c’est où l’on en fait provisionVa’sT ^ânille. Elle fournit aussi le bois nécessaire pour les1 le aux, ses forêts étant fur la baie, & peu éloignées dup n de Cavité. On y compte huit mille Indiens , quile S M mle tribut en riz - Les Zambales, peuple féroce, Sctrie ° lts aux cheveux crépus,comme ceux d’Angola, de-c Ul ; e nt dans les montagnes de cette province. Ils font][ t J tlnue Uemenr aux mains entre eux, pour défendre lesto UM* ^ CUl îurisdiction sauvage, 8 c s’empêcher tour àIp,,. , entr ée dans le bois, où ils ont leurs'pâturages &p chassé

J e AMPANIS, village d’Egypte : Ptolomée, lib. 4. c. J.d’A 3Ce - dans ^ es serres au nord de Memnon. L’itinéraireç ç nto mn qui i e nomme Papa > le met star la route dea Hierasycaminon, entre Contra Copton Sc Her-fi e , n,:b * n , à huit milles de la premiers, Sc à trente millesí^p^Lcconde. Surita croit qu’on doit lire Fappanis pour

sar^A^FAS, peuple de l’Amérique méridionale qui erreFilent £ entrc * e ’Tucuman,Bnenos Ayres, Sc le Chili 11 strienc - v 0 ! 11 ce c ì 11 penven t trouver.LesJésuites ont com-Cri om a ^ CS a PP r ’ v0 ^ e r, & à les réunir en bourgades. IlsA ’ ll1C ? le dcja S a S n c quelques-uns à J. C. On appelleperos les vents qui viennent de la Cordillère du Chili

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Sc qui excitent souvent de grandes tempêtes fur Rio de laPlata. * Hist. du Paraguay, p^r le P. de Cbarlevoix.

PAMPELONNE, ville de France, dans le Langue-doc , recette d Alby. Elle est fur le Biaur , frontière duRouergue. On 1 appelle dans le pays Pampelune.

PAMPELUNE, ville d Espagne, capitale de la Navar-re, (a) près des Pyrénées, mais dans une plaine qui n’estcommandée par aucun endroit. Cette place fut bâtie parPompée, après la mort de Sertorius, ôc la défaite de sonparti : delà vient, qu’on l’appelloit anciennement Pom-peiopolis ou Pompelo. Elle est assez grande : son évêché ,qùi vaut vingt-huit mille ducats de rente, est suffragant deBurgos, & elle est fermée, & défendue par deux* châ-teaux, dont l’un est dans la ville & l’àutre dehors. 11 y auneplace fort spacieuse, ou l’on célèbre la fête des taureaux.Les. fortifications de Pampelune ne font pas considéra-bles. Ce qu’il y á de meilleur est le château qu’on voithors de la ville: c’est une citadelle bâtie par Philippe II,pour tenir en bride les Navàrrois, & pour arrêter lesFrançois. Elle est forte par fa situation fur le.roc, & flan-quée de cinq bastions revêtus de pierres, avec de bonsfossés à fond de cuve. Au milieu de la citadelle, íl y a uneplace d’armes, qui est un espace rond, où l’onferangeen bataille, & d’où, par cinq grandes rues qui y aboutis-sent , on peut aller tout droit aux cinq bastions. D11 côtéde la ville, elle â une belle place âvec quelques alléesd’àrbres pour la promenade. Au côté opposé par où onpourroit l’actaquer, elle est environnée d’un marais qui luifer: de rempart. On y a urie fort belle tour, des magasinsde poudre & d’autres munitions de guerre, & un moulinà bras pour servir en cas de siège. Ce moulin est une gran-de Sc merveilleuse machine, composée de plusieurs roua-ges , de quatre óu cinq meules, & d’autant de trémies,où l’on peut moudre à chacune vingt-quatre charges debled par jour. On peut le tourner à bras, ou le faire tour-ner par des chevaux : & l’on entretient continuellementun homme qui connoît les ressorts de la machine, & quila remue & la raccommode dans le besoin. Cette citadelleest gardée ordinairement par une garnison, & le gouver-neur y est mis immédiatement par le roi. Les murailles dela ville sont baignées d’un côté par la petite rivière d’Ar-ga. (b) Au dedans de Pampelune on remarque deux pla-ces, avec des maisons crès-bien bâties à l’entour, & deuxou trois belles rues remplies de riches marchands. II y áune université fondée en 1608, Sc un collège de Jésuites.La maison de ville est près du marché, ainsi que la grandeéglise qui a une haute tour. Cette église a un fort beaucloître haut Sc bas. Elle est desservie pat des chanoinesréguliers de l’ordre de S. Augustin, vêtus de noir. O11n’y voit point d’autre tombeau que celui d’un Charles, roide Navarre, de la maison de France, & d’Eléonore deCastille. Ce doit être celui de Charles III, de là maisond’Evreux, mari d’Eléonore, de Castille & roi de Navarre,à cause de Jeanne de France son aïeule, fille de LouisHutin, laquelle ne pouvant hériter du royaume de Fran-ce , n’avoit hérité que de celui de Navarre. Le viceroi dece dernier royaume fait fa résidence à Pampelune. Sácharge lui vaut six mille écus d’appointemens.

Comme Vbistoire nous apprend que Pompée, aprèsavoir triomphé de tous fes ennemis, éleva dans les Pyré-nées de magnifiques trophées, où il fe vantoit d’avoir sub-jugué huit cens quarante-six villes, depuis les Alpes jusqu’àl’extrémité de l’Espagne ultérieure, c’est-à-dire du Portu-gal , un écrivain-moderne a cru que ces trophées n’étoientautre chose que la ville de Pampelune; niais cette opi-nion est fans fondement. Un géographe ancien témoigne

que Pompée érigea ces trophées dans le territoire deCon-quières; & des voyageurs habiles & curieux ont décou-vert des restes de ces trophées, dans les vallées d AndorreSc d’Alravaca. On y voit de grands cerceaux de set, dedix pieds de diamètre, attachés à des rochers avec 41plomb fondu. Us servoient à soutenir les nop ees; ocl’on y a. même remarqué des figures d arcs e triom-

Ph On croît que la ville de Pampelune a été une des pre-mières de l’Espagne, qui ait reçu a timiere, e évangi-le ; Sc l’on dit que saint Saturnin y ayant ete envoyé dcRome par saint Pierre, le prince des Apôtres, y conver-tit un nombre incroyable de personnes j entre lesqueïlès