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[*‘ ntc Marie étoit le premier qui eût été érigé dans îe con-^>ient de l’Amérique : c’est par-là quel’évêque de Pana-a > quoique suffragant de Lima, se dit primat de la terreftie , ce qui n’empêche point que l’archevêque de San-oinmg 0j clans Lille Espagnole, dont le siège est le plusde 1\A - t0UC noi1vcau monde, ne soit reconnu primat
Ainerique au moins pat les Espagnols. * Voyage deau x Indes oc c. p. i o i. * Le P. de Charlevoix ,
à es babitans,voyant leur ville ruinée, allerent s’établirlieues plus loin, & bâtirent le nouveau Panama,Vell d ° nne ^ on nom à une baie considérable. Cette nou-y ® v ‘H e est revêtue d’une haute muraille de pierre. Onp Y^de belles églises & de riches couvens. La maison due idenc Sc en général tous les bâtimens publics y fontPçl^Hfrstues. U y a huit églises paroissiales Sc trente cha-ç es * Elle est mal fortifiée . on a mis quelques pièces dev , °n fur i es rnurailles & fur des redoutes qu’on a éle-vés vers le mer.
a ^ 0 tout le commerce du Chili & du Pérou vient
j 0 utlr à Panama, les magasins de cette ville y font tou-p. s pleins, & la mer n’y est jamais fans vaisseaux. IIbois ni marais près de Panama & l’on n’y est pasfiii H aux brouillards. Les humidités commencent à latries ^ durent jusqu’en Novembre. Les vents de
f IX Y .^Ment aîo'rs. Ils viennent du snd-ouesl pendantfj 0 ^ o * S > Mais dans les six autres ils soufflent de l’est Sc duj> d-est. Les pluies ne font pas tout-à-fait si violentes àç natïl a que dans les deux côtés de la baie. * Voyage de° r Vf aux Indes oc. p. roi.
tìcl , HMe de PANAMA. Voyez au mot Isthme , Lar-? E Isthme de Panama.
j Audience de PANAMA est une province situéel’est 5 ^hme de même nom. Elle a de longueur, entre■ $c Louest, environ quatre-vingt-dix'lieues, & poursi es, vers le levant, les gouvememens de Carchagene5 . e Pfcpayan, & au couchant, le château de la Veragua,
( lar geur, où le pays est le plus spacieux entre les deuxesta peu près de soixante lieues, & elle n’estqucCo lx 'buit dans l’endroit où le pays est le plus étroit,tue? tne entre Panama Sc Porto-Belo. Le terroir est mon-b Js * > yade, & plein de marais aux lieux où il est plusJjjjjj air y est pesant & inal-sain ; & depuis le mois dey v! CC î llSc l u ’en Novembre, ce qui est le tems de l’hiver, ilt/ eut continuellement, & y tonne assez souvent. La ter-ÊH e e Produit guère que du maïs, & en petite quantité.cfiç s Meilleure pour le bétail, sur-tout pour les va-fois cj a Cau se de la quantité de pâturages. Il y avoir autre-ge s , Qr t grands troupeaux de cochons, que les Sauva-is a ^ 0ient dans leurs rets après avoir mis le feu auxde nt £s ' lT> ais aujourd’hui il y en a peu. Les arbres y abon-se tVt „ Cn Quilles & font toujours verds-, mais ils produi-le s rj ^ u âe fruits. La mer est poissonneuse, aussi bien quelez. p leres , où l’on trouve un grand nombre de crocodi-^ proyince a été autrefois très-peuplée & très-Ciiley' CS r ' v *ótes y couloient de l’or ; mais on en a tantset. q ' les rivières & le pays même semblent s’épui-ba'qY ld on veut traverser de Panama à Porto-Belo onbois. Ullc journée agréable, on tombe ensuite dans des
le g 0 ^ °®ciers du royaume de l’audience de Panama fontCo nfei jj errie ur > ! e capitaine général, le président, quatretertre ers > un prévôt, un procureur général, un audi-îe g^^ouìptes, un trésorier général, Sc un commissai-
^ f ^Vf Veni1 âe l’évêque, dont le siège est le premier de* Qo rn , est un des moins considérables des Indes.
c ' i. De Lait , Desc. des Indes occidentales, 1 . 8.
r ^ M,v.i Ba
la filet ri' 8 D£ PANAMA est un grand enfoncement AirQn y v ? Sud. Elle s’avance jusqu’à la ville de Panama.Perl es ° 1£ Plusieurs petites isles, qu’on nomme les ifies desHs cjet ; ‘ ans doute à cause qu’on y en pêchoit autrefois.*r efois ? dans cette baie plusieurs rivières, qui étoiant au-0n dantes en or, Sc qui en ont encore.
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Avis aux Navigateurs .
dc Panama au Pérou, il faut choisir les troisfflois de l’année : alors la mer est ouverte, &
les vents de bise y soufflent. On peut aussi voyager à latind Aour & en Septembre, niais non si agréablement qu’enJanvier , Février Sc Mats. Les vents de sud & de sud-ouesi règnent le reste de Lannée, & rendent la navigationde Panama au Perou fort dangereuse. Les navires quipartent de Panama touchent aux istes des Perles, Sc s’yrafraîchissent. De ces isses on prend fa hauteur à LouestSc l’on va reconnoître la pointe de Garrachine, qui estnotd-ouesl & sud-est à Caboga-, de cette pointe, quiest une terre haute Sc montagneuse, la côte s’érend à Rfode Pinas sud-ouest Sc sud-ouest quart au sud. On voiele long de la mer quantité de pins, dont cette côte portele nom. La côte s’étend ensuite sud &sud-quart à Loti estjusqu’à Cabo de Corientes. II faut prendre garde auxcouians qui sont fort rapides de ce côté-là : ils ont leurcours à Lest, les navires qui filent la nuit dans ces para-ges doivent souvent mouiller l’ancre ; Sc il leur arriveplus d’une fois qu’au matin, croyant avoir avancé, ils sétrouvent arrêtés, & même souvent les couvans les ontfait dérivee : ainsi ils sont quelquefois quinze ou vingtjours à croiser autour de ce cap sans avancer. On va en-suite à Palmas, Sc de-là à Bonaventure: de Corientes àPalmas il y a vingt-deux lieues, Sc neuf de Palmas à larivière ou baie de Bonaventure. Bord à bord du rivage ,qui est fort élevé, gît un écueil assez haut. C’est Leurréede la baie, à trois degrés & demi. Tout ce côté est bordéde montagnes fort élevées, Sc plusieurs rivières s’y voncjetter dans ia mer.
PANANE, ville des Indes, fur la core de Malabar,au royaume de Calecur. Elle a un bon port, & elle estéloignée de Cochin d’environ cinquante milles dti côtédu nord. De l’iste, Atlas , nomme cette ville Taganì.
II la place à Lembouchure d’une riviere, entre Calecut aunord Sc Cranganor an midi. * Corn. Dict.
PANARA, ville de l’Arabie Heureuse, dans l’iste dePanchea , selon Diodore de Sicile, /. 5. c. 41. 11 dit queles habirans de cette ville étoient appeilés Supplians deJupiter Triphylus, dont le temple étoit à soixante sta-des de la ville. Voyez Panchea.
PANARI, Lune des sept isses de Lipari, au nord dela Sicile.
PANARI A, isle de la mer de Toscane, au nord de laSicile,l’une des isles de Lipari. Elle est située au nordoriental de Lisse dc Lipari, environ à huit milles à l’orienrde Lisse de Saline, environ à six milles, & au midi occi-dental de Lille de Stromboli, à peu près à même distance.On lui donne six milles de circuit. Elle est déserte, Sc c’estLisse Icesia des anciens. * Rob. de Vaugondy , Atlas.
PANARO, ou Panara, riviere d’Icalie. Elle a fasource au duché de Modene, dans l’Apennin,,& prendson cours du midi au nord. Après avoir traverse la valléede Frignano, elle s’approche des confins des états du pa-pe , qu’elle sépare de ceux du duc de Modene, Sc enfinelle va se jetter dans le Pô près de Buondeno. On la nom-me aussi en quelques endroits Scultenna qui est son an-cien nom; elle est assez considérable > & assez dangereusequand elle est grossie par les pluies & par la fonte des nei-ges de l’Apennin. * Magirt , carte du Modenois Sc du Bo-lenoi s. Laíat , voyage d’Italie, f. r. p. 2.41.
PANARRHOEA, village d’Arménie, selon Orteîius,T hesaur. qui cite Cedrene.
PANARUCAN, ville des Indes, dans la grande issede Java, à dix lieues au nord de la ville de Balambuan.Plusieurs Portugais, mêlés avec les Javans, y font leur de-meure. C’est le port où ils ont coutume d’aborder, lors-qu’ils viennent des Moluqucs, de Banda, d’Amboine, c!sTimor, Sc d’autres isles, ou quand ils y vont de Malaca.II y a aussi des naturels du pays qui font Chrétiens: cetteville est murée, & a un bon port, 11 s’y fait un commerced’esclaves, dont on transporte tous les ans une grandequantité à Malaca. On y débite aussi un peu de poivrelong, & on y fait quelques-uns de ces habits de femmesappeilés conjorins dans la langue du pays- E e r01 e p a _ na "rucan est païen ; cependant il affectionne fort es ortu-
^ Au-dessus de Panarucan, ou derrière, est une grandemontagne ardente de soufre- Esses ouvrit pour a premiè-re fois'en iy86. mais avec une si grande violence, qu ílen périt plus de dix mille personnes. Elle jettoit des pierre?