PAR
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* 3 u verger, & l’arbre dela science du bien & dumal.
ï0 * Et un fleuve sorroit d’E-^ en pour arroser le ver-S^r, Sc de-là il se divisoitquatre têtes.
* Le nom du premier estEhism ; c’est lui qui tour-noyé dans toute la terrehe Chavilah, où il y a del’or.
1 Et l’or de cette terre estbon : là est le Bdellium &la pierre Shoham ( ouSoham ; c’est l’Onyx. )â)- Le nom du second fleu-VR s’appelle Gihon ( oubichon ) ; c’eft celui qui(ouïe autour de toute later re de Chus.
I 4 * Le nomdu troisième estChiddekel qui va vers l’o-rient de l’Aflyrie.Enûn lequatrième fleuve est l’Eu-phrate.
xo. La Vulgate dit : Et unfleuve flortoït du lieu dedélices pour arroser leParadis, qui de-là se di-vise en quatre têtes. LesSeptante : Un fleuve par-tait d’Edem,pour arroserle Paradis , & de-là U sedivise en quatre commen-■ cemens( ou sources. )i x. La vulgate dit : la terrede Hevilath. Les Septan-te Evilat.
x 3. La vulgate dit : Le Ge-hon ce fl celui qui tournoyéautour de toute l’Ethio-pie. Les Septante disentaussi l’ Ethiopie.
14. La Vulgate dit : Le troi-sième s'appelle leTigre quicoule vers les Assyriens.Les Septante vis-à-vis ,K«tí mm ’Actrupiw.
Le P. Hardouin, toujours fertile en paradoxes, est ce-lui qui, à mon gré, a donné le plus grand jour au troisiè-me sentiment que nous allons rapporter. Mais je ne fais siCe paradoxe ne devient pas une espèce de vérité démon-tre e, quand on rassemble ses preuves. Son ouvrage se trou-Ve dans son édition de Pline infolio, chez Coutelier,*723 , immédiatement après le sixième livre. On en atraduction Françoise, au 1 volume des traités géo-^mphiqnes Sc historiques, pour faciliter l’intelligence dee ctitute sainte par divers auteurs célèbres, à la Haye1 7 jo. Comme par-là, ce traité est plus à la portée de*° Us les lecteurs, je me contenterai d’en extraire les preu-es > de je renvoie pour le reste au livre même.p HE Le troisième sentiment est de ceux qui mettent leWadi S terrestre dans la Palestine. Si l’on explique,°mme les Hébreux, un Verger en Eden, cela s’accorde ;P°Us avons fait voir qu’Eden étoit en Syrie. Voyez. Eden.e st vrai que du côté de VOrient, ne s’y accorde pas sile o que lorsqu’il s’agit des pays situés au-delà du Tigre,u de l’Euphrate: aussi Fauteur de la vulgate (qui est au ju-^ e ment du P. Hardouin le plus fidèle, Sc le plus éclairé4eV° US * es tra ducteurs de récriture) a-t-il traduit Mik?
> non point par ces mots du côté de t Orient, com-c e " rtaduit en quelques endroits, mais par ceux-ci dès le^s^encement ; ce qui marque, non la situation, mais lems de la création du Paradis, antérieur à celui de laj ea ' 1 .°n de rhomme. II est vrai que la vulgate dit : unUnt/- n hélices , au lieu que l’hébreu Si le grec disentpj f r ger en Eden, ou un Paradis en Edem', mais le P.due ° U ' n bà voir que ce n’est pas fans raison. II remar-tn strie la lettre servile2 qui répond à notre prépositionPhr*r^ aT ! s * ne signifie là qu’un ve>ger dans les délices,e hébraïque, pour dire un Verger délicieux ; qu’enrly a d’autres endroits de la Genèse même, corn-es ? iy v. du chapitre second, le 23 Sc le 24 v. duPitre III 3 0 ù cet te même lettre servile est négligée, &^ y Et non pas pjtf îï, Ghan beeden, mais sitnple-flj s j jj, Ghan Eden, un verger délicieux, un Para-le ^ e volupté. 11 fait voir qu’Isaïe , c. yi.'v. 2. emploieLe P our signifier délices.
^ifficul' Xîéme ver *' et CR hsi qui donne les plus grandesLden u S ’ Lon renc * Ghan beeden par un Verger enitérai 'a Lemblera que le fleuve fortoit d’Eden, nom gé-d ans 1 U E a y s où étoit ce verger ou Paradis Terrestre,u C q uel 11 entroit pour l’arroscr ; mais si Eden n’estj nom propre , Sc que beeden signifie seulement<* dp délices, alors cela change les idées, Cette riviere
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a fa source dans ce meme Paradis ; elle fort signifie simple-ment elle fort de terre. Cette riviere, selon Huer, est1 Euphrate & le Tigre, joints ensemble dans un mêmelit. Le P. Hardouin prétend que c’est le Jourdain qui, en-tre tous ceux de la Palestine, est proprement le seul fleu-ve par excellence ; les autres n’étant que des torrens oudes ruisseaux, & ne méritant pas le nom de fleuve. Oripeut rappeller ici le 5 verset du second chapitre de laGenèse, dans lequel on lit selon l’hébreu : Et une vapeurs’élevait de terre , & arrosait toute la surface du pays. Cemot de vapeur déplaît souverainement au P. Hardouin,Sc c’est, suivant lui, une faute grossière. Car, ajoute-t-il,c’est avec raison que l’interpréte de lá vulgate a rendu lemot hébreu "tìl Ed , par celui de fontaine, d’autant qu’il sétrouve joint avec le verbe Nslli, Schacah , qui signifie ar-roser, mot qui dans aucun endroit de récriture sainte nése dic que d’une fontaine, ou d’un ruisseau, ou d’une ri-viere qui coule dans des campagnes Sc y serpente; au lieuque le mot de vapeur, qui fetrouve trois fois employé end’autres endroits du même livre, ne se trouve exprimé eripas un seul par le mot IN. Salien dans ses annales ad dientMundi III. No. yj. apporte d’autres raisons solides, pourprouver que le mot de vapeur ne convient pas en cet en-droit, Cette fontaine qui ferpentoit dáns tout le pays,pour l'arroser, convient bien au Jourdain qui n’est qu’unéfontaine, avant que d’enrrer dans la mer de Tibériade.C est proprement au sortir de cette mer qu’il mérite lenom de fleuve. Aussi vers fa source Pline, l. 5. sect. iy.ne lui a-t-il donné que le simple nom de fontaine, Jorda-nis amnis oritur ex fonte Paneade. A l’égard de toute làsurface du pays, cela ne veut dire autre chose, sinon quele Jourdain, par ses tours Sc ses détours, arrose beaucoupplus de ce pays qu*il n’en arroseroit, s’ìl couloir en droiteligne. Pline marque très-bien ces détours : mais nous voi-ci à 1’endroit qui a le plus égaré les commentateurs.
Et de-là U se divisoit en quatre têtes. On convient gé-néralement que ces têtes doivent être les sources d’autantde fleuves. Huer, que ces sources n’accommodoient pas,traduit ; & étoit en quatre têtes ; & par ces têtes il entend,ouverture , commencement , abord, ce qui se présente lepremier, l’entrée. II avoir besoin de ce sens pour sauverson système, qui, afin de trouver quatre fleuves, enprend deux en remontant, & contre le fil de l’eau, 8 cdeux bras du même fleuve formés du Tigre & de l’Eu-phrate : depuis leut union jusqu’à la division de ces deuxbras qui vont à la mer, il place lé Paradis terrestre, desorte que deux fleuves se prennent en remontant, Sc deuxen descendant. II se donne une extrême peine pour prou-ver son sentiment. Le P. Hardouin me paroît moins em-barrassé. Le P. Nicolas Abram Jésuite, dans son phare del’ancien testament, l. 2. avoir deja proposé ce sentiment.
Les paroles de la vulgate sonr, & Flavius egredieba-tur de loco voluptatis, ad ïrrigandum Paradisum qui indedividitur in quatuor Capita. C’est-à-dire, Et le fleuve sor-toit du lieu de volupté pour arroser le Paradis qui de-là sedivise en quatre Chefs. La grande difficulté vient de céque tous les interprètes entendent cette division, commesi c’étoit ce même fleuve dont on vient de parler, qui sépartageât en quatre sources. Le moyen de trouver unfleuve qui, coulant fur la terre, se partage en d’autressources nouvelles ? Pour s’accommoder à cette idée, on àsupposé que ce fleuve se perdoir dans la terre, & a Hoirforcir ensuite ailleurs par quatre sources qui produisoientautant de fleuves. L’Euphrate & le Tigre font bien nom-més par Moïse. Le Phison Scie Gehon ont fait plus dcdifficulté; chacun les a expliqués à fa mode, Sc Joseph âcru .que le Gehon est le Nil. Voyez. Gehon , N° ^ - on ÎSrapporte les divers scntimens des Savans fur ce fleuve. .
Le P. Hardouin propose un dénouement que voter.Est-ii nécessaire que le fleuve soit divisé ? L’écrirure, se-lon la vulgate, ne rapporte point le qui a n fleuve qm esttrop loin, mais au Paradis même. C’est k Paradis donttoutes les beautés se rrouvoient réunies en ce seul en-droit. Hors de-là (Inde) on ne les trouve plus que parta-gées autour des sources de quatre fleuves qui font le P bi-son, le Géhon, le Tigre 8 c l ’Euphrate ; il faut 1. savoirqui font le Phison 8 c le Gehon; 2 0 . que les lieux où font lessources de ces fleuves ont chacun une partie des beautésdu Paradis. Les voyageurs assurent que le pays, où font lessources du Tigre Sc de l’Euphrate, quoiqu’à présent malTm. IV. Fffffij