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cultivés, font d'une fertilité agréable. Au reste cette expli-cation que le P. Hardouin donne à ces mois:D'widùur ìnquatuor capta , est ingénieuse, appliquée, non au fleuve,mais au Paradis. J’ai touché quelque chose des raisons duP. Hardouin dans l’article de Gehon, n. i. J’y renvoie leLecteur.
Que le Paradis terrestre air été aux environs de la merde Tibériade, le long du Jourdain & vers Damas, on lepeut prouver aussi par une tradition établie 6c subsistanteencore dans ces pays. On en trouve encore une autre es-pèce de preuve dans le nom même de Genesar , que l’onvoir donné à des eaux dans le premier livre des Macha-bées , c. r i.v. 67. où il est parlé de I’eaù de Genesar,Sc dans le nom de Genesareth employé par S. Luc, c.5. v. n. Stagnum Genesareth , I’Etang de Genesa-reth. Terra Genesar en S. Mathieu, c. 14. v. 34. laTerre de Genesar : car le mot Hébreu 1V8 sZ,
A s cher , signifiant un Verger heureux, un Verger déli-cieux, les noms de Genesar Sc de Genesareth qui signi-fient la même chose, avertissent de chercher là le Vergerdélicieux , par excellence, ou ce Paradis de délices dontils porteur encore des traces. On peut aussi dériver ce motGenesareth de ÌTItt? p, de forte qu’il signifiera un jardinplanté d’arbres-, car m©N , Aschera Veut dire bois, oulieu couvert d’arbres, tel qu’étoít le Paradis dans lequel leSeigneur avoir planté toute forte d’arbres agréables à lavue & au goût.
Genesar n’est pas dans cette contrée le seul nom quiconserve des traces de l’ancienne beauté du pays. La villede Capharnaum , appellée maritime, parce qu’elle est furle bord de la mer ou du Lac de Tibériade , & nom-mée par S. Matthieu, la patrie du Sauveur, parce quedans íe tems de fa prédication , il y faisoit ordinairementsa demeure, Matth. c. 4. v. 13. Cette ville, dis je, portedans son nom une preuve de sa beauté & de celle des en-virons.Les deux mots 123, Caphar Sc C 3 JH, Nahum, dontson nom est formé, ne signifie autre chose que Villageagréable ou Maison de campagne agréable, lien est demême de la ville de Naïm , dont le nom > Naim ,veut dire belle, charmante-, & de Corozaïn , l’Hébreupy piro signifiant comme un bijou à la vue , ou à t oeil-,Sc enfin de Magedan , ville située sur la côte occidentalede la mer de Galilée, & dont S. Matthieu fait mention,c. 1 y. v. 39. Ce nom formé de l’hébreu IjO , Meghed,signifie fruits délicieux & agréables, ou délices Sccharmes.
II ne seroit pas juste d'imputer au P. Hardouin d’avoircru que le Paradis terrestre 11’ait eu précisément de beautéque celle que ces lieux ont aujourd’hui naturellement.Son sentiment paroît tout opposé à celui-ci. Car, si mal-gré le déluge, Sc divers autres accidens, ces lieux conser-vent encore une si grande beauté, Sc des monumens simarqués de leur ancien état, que devoir ce être dans lestems heureux de l’innocence d’A dam ?
Quelques-uns ont soutenu que le Paradis terrestresubsiste encore à présent, mais inacceíîíble aux hommesdepuis la chute' de leur premier pere. Ils allèguent fau-teur du livre de l’Ecclésiastique , c. 44. v. 16. qui ditqu’Enoch, ayant été agréable à Dieu, a été transportédans le Paradìs, afin qu’un jour ilfaffe entrer les nationsdans la pénitence. Les peres Latins, qui ont lu dans letexte de la vulgate le mot de Paradis, ont cru que cepatriarche avoir été transporté dans le Paradis, c’est-à-di-re dans le ciel selon les uns, ou dans le Paradis terres-tre selon d’autrcs. Mais les peres Grecs qui n’ont point lude leur tems le mot d c Paradisus dans le texte grec del’Ecclésiastique, n orrt point déterminé le lieu où Enochavoit été transporte. S. Jerome a souvent mis le nom deParadisus dans la vulgate , à Limitation dçs Septante :mais il ne se trouve dans le texte hébreu de l’ancien tes-tament , que dans les trois passages qui sont marqués aucommencement de cet article. Pour l’ordinaire ce S. In-terprète traduit l’hébreu p , Ghan par Paradisus : quoi-que Ghan signifie simplement u n Verger, un Parc, unJardin. Hieronym.m Amos , 8. Âmbros l .de Paradifo ,c. 3. Doroth. in Synopsi. Iren. I. p.e. y. Auth. Quasi!, adOrthod. Quaest. 8y. Aug. contra Jul. 1.6. Op. imp. n. 30.
Dans les livres du nouveau testament, le mot de Pa-radis se met pour un lieu de délices où les aines desbienheureux jouissent de la béatitude éternelle : ainsi Jé-sus Christ dit au bon Larron, vous ferez, aujourd’hui
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avec moi dans le Paradis , c’est-à-dire dans le séjour desbienheureux. S. |Paul, i.Corinth. c. 12. v. 4- parlant elui-même, ditqu’i/ connoît un homme qui a été ravtjujque dans le Paradis, où il a entendu des paroles q 111n’eft pas permis de publier. Enfin Jesus-Christ àans 1 Apocalypsc, c. il. v. 6. 7. dit qu ’il donnera au vainqueurmanger du fruit de l’arbre de vie qui efl au milieu duradis de son Dieu; faisant allusion à l’arbre de vie ssiétoit dans le Paradis terrestre. Les Juifs appellent “ ° rmire le Paradis, le Jardin d’Eden, & ils fc ngurqu’après la venue du Messie , ils y jouiront d’une íe 1naturelle au. milieu de toutes sortes de délices : en adant la résurrection Sc la venue du Messie, ils croyent Hles âmes y demeurent dans un état de repos. * Lue- e- >
La plus grande partie de cet article, est tiréetionnaire de D. Calmet au mot Paradis,
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3. PARADIS, ville de Syrie : Pline, /. 5 ' c,1 ^ jS ~nomme dans cet ordre : La tétrarthie nommée Ma* 15,c a , Paradis , Pagres, Scc. en latin, Tetrarchitfs 4Mammisca appellatur, Paradisum, Pagras, * ^ j etas, Seleucïas pnster jam ditìam duas, Scc. Etien 11géographe dit napáJWoç mxiç 2vpí«ç. Ptolomée , *• í’j ar y. met ce même lieu dans la Laodicene, canton neSyrie. 11 saur se souvenir que les Grecs ont donné U 0 sde Paradis à des lieux où ils voyoient beaucoup d arqui saisoient un bel effet à la vue, & il y a apparence flc’est quelque chose de pareil qui a donné le nom 3 c j aville. Strabon, l. 16 . p. 736, parlant d’un Canton ,
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Syrie, dit jusqu’à la source de l’Oromc, qui est P ,e eLiban & de Paradis, & du Mur-Egyptien, au v0 | a fltdu territoire d’Apamée : Strabon, /. 16. p. 763. P ar ^ailleurs de la plaine de Jéricho, dit qu’il y avoit de &tems un palais & un Paradis du Baume, ibi & régict ej ^Balsami Paradisus : il entend par Paradis un verge 1 / ^lieu planté d’arbres j & les arbres dont il s’agstdont il donne la description, produisoient ce famen* ^me de Jéricho dont je parle ailleurs. II faut rem 3 ^ ^que le mot de Paradisus employé dans ces deux P 3 ., ^de Strabon, se prend en premier lieu pour une vilce nom, & il est nom propre. Dans le second il e ‘pour un lieu planté d’arbres & fermé apparemment > ^d’empêcher que le baume qu’il produisoir, ne sût a ° °ge. Sans le témoignage d’Etienne qui dit positif £eque Paradis étoit une ville de Syrie, ne trouvant P 0 ’ jrenom ainsi qualifié ailleurs, j’aurois été dispose 3 $
qu’il s’agissoic, non pas d’une ville, mais d’un veigd’un parc. oû t
Quelques auteurs ont voulu se servir de ce nom r - sprouver que le Paradis étoit en ce pays, c’est-à-st^ e ’J r jfede la source de l’Oronte. Quoique cette preuve í 3le troisième système pour lequel je panche, j’ aV °° e ol is I 3le est sans force ; autrement elle seroit concluante P c0fr >.Sicile, pour la Cilicie, pour la Perfide ; par toutme on va voir, dans les articles qui suivent, il y a< jsstd 3rivière ou village, ou lieu, à qui le nom deété donné ; mais il faut se souvenir de ce que jqué de 1 usage que les autres Grecs onr fait de cC s\ e fiontLa ville de Paradis de Syrie est la même que cil est parlé dans l’article Pa r adisus. n. 1. „ aU"
4. PARADIS, abbaye en Suisse, au bord du R C’ístdessus de Schaffhouse, à une lieue de Diesseb^^ ^i-une abbaye de filles,de l’ordre de SceClaire*. ^ 0 nné I eson est riche & a une grande étendue. On h"/ ?nom de Paradis à cause de son agréable situa” 0& Délices de la Suisse , t. 3. p. 17 \.
y. PARADIS. Voyez, Vogelberg. , Asi ztJ "
6 . PARADIS DE NOBUNANGA. ^
quiama. Lc ô 5'^'
1. PARADISUS, ville de Syrie: P [ol ° da . Di° d ° sCiy. Ia place entre Scabiosa, Laodicia & ^ sU #• la tn eCde Sicile nomme cette ville Tripara dIsUS ’dans la Haute-Syrie. * L. 18, c. 3 9. àrtiam^
z. PARADISUS, fleuve de Syrie selon M» ci pinpella : ce fleuve couloir près de la vill e £
ne , l. p.e. 27. met dans la Cilicie un ^ eliv c£ pou” 0 'RAdisus, & Ortelius, The/, soupçonnes / g. * 9 -
etrele meme que celui de Syrie. D jf eí PAP-*
3. PARADISUS. fleuve de Cilicie. I oyez.sus, n. 1,