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Tome quatrième. M - P.
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ctu Monte-Video, du côté du Brésil, sur le bord de Riode la Plata, environ à 30 lieues espagnoles, au-dessous dela colonie du S. Sacrement. Mais le long de l’Uruguay ,grande rivière qui vient du nord-est, & se décharge dansRio de la Plata, par les 34 d. sud.

Outre les mines de la Guayranie, dont j’ai parlé, il ya dans le Paraguay, vers la ville de Santa-Fé, une lagune »où l’on trouve des perles. 11 y a aussi en quelques endroitsdes mines de fer ; mais on n’y a point encore travaillé;du reste tout ce pays est fort pauvre, à l’exception des vil -les de Buenos-Ayres & de Santa-Fé , qui commercentavec le Peton : on y connoît à peine les espèces d’or 8cd’argent. Tout le trafic s’y fait par échange, & il n'y aque les principaux du pays qui y mangent du pain de fro-ment , & qui y boivent du vin : la nourriture Sc la boissonordinaire des autres se tire du mais, du manioc & dumiel, avec ce que peuvent leur fournir la chasse & la pê-che. Le pays, lorsque les Espagnols y entrerent, avoirbeaucoup de cerfs, de sangliers, de chevreuils, de bu-stes ; les Jésuites ont peuplé les vastes plaines qui sont en-tre l’Uruguay, la mer & Rio de la Plata, de taureaux &de vaches : on y a aussi laissé courir des moutons, des co-chons Sc des chevaux, ce qui est encore une grande res-source pour la vie & pour le commerce

Les premiers Espagnols, qui rétablirent dans le Para-guay , firent une grande fortune avec l’herbe, dont j’aidéja parlé, 8c on en fait encore un trafic considérable.L’herbe du Paraguay, est la feuille d’un assez grand ar-bre, & cette feuille ressemble assez à celle qu’on appelleCoca au Pérou ; mais elle est beaucoup plus.estimée; deforte que c’est au Perou même que s’en fait le plus granddébit : on dit qu’elle a le goût & l’odeur de la manne ter-restre; les naturels du pays la nomment c a ou caa t Scc’est peut-être ce nom qui a fait croire à quelques-uns quec’étoit le Cha ou le T hé des Chinois ; les autres vertusqu’on lui atribue, font de délasser & de soutenir à unpoint, qu’nn homme, en travaillant tout un jour, peutse passer de manger, pourvu que de trois en trois heuresil boive une tasse de caa ; de nettoyer l’estomac, de réveil-ler & d’animerlessens, en forte qu’on puisse long-temsveiller fans en être incommodé. Les Espagnols ont préten-du y trouver un remède à tous leurs maux, 8c l’on ne sau-roit douter qu’elle ne soit un excellent spécifique : cequ’il y a de singulier dans cette feuille , c’est qu’elleproduit souvent des effets tout contraires, comme de pro-voquer le sommeil à ceux qui ont des insomnies , éc deguérir la léthargie, de nourrir & de purger. Ceux quiy font acoutumés ne peuvent plus s’en passer , ni enprendre modérément, quoiqu’elle les dessèche , les en-yvre, & leur cause toutes les incommodités que pro-duisent les liqueurs les plus fortes prises avec excès. ILy a peu de pays au monde, où il y ait plus de rivièresSc de lagunes, 8c la plupart font remplies de Caymans,dont quelques-uns font d’une grandeur & d’une grosseurextraordinaire. II en est de même des viperes & des scr-pens, dont on dit des choses qui paroissent incroyables.On y voir des lions & des tigres en quantité , aussi-bien q tic des caméléons, des singes, des renards, Sc plu-sieurs autres animaux inconnus dans nôtre hémisphère.En général le pays n’est ni beau, ni fertile, ni commodepour voyager ; & en bien des endroits l’ait n’est pas fortsain.

2. PARAGUAY, riviere de l’Amérique méridionale,dont la source n’est pas bien connue, & qui, se joignantavec leParana, versles 27 d. de latir. australe, pourformer ce qu’on appelle Rio de la Plata, où elle perd sonnom. II est certain que cette riviere sort du lac Xa-rayez, environ par les 19 d. 30 m. sud; mais on prétendqu’elle vient de beaucoup plus loin. D. Martin del Barco,archidiacre de Buenos-Ayres, dans son histoire du Para-guay, écrite en vers espagnols, Sc intitulée Argentine ,place cette source dans le lac Dorado ; mais ce lac passeaujourd’hui pour fabuleux : Fauteur de la descriptionchronologique du grand Chaco > que j’ai déja cité, ditqu’un Espagnol, nommé Jean Garcia , natif de l’Assomp-tion du Paraguay, ayant été plusieurs années esclave par-mi les Payaguas ; revint dans fa patrie au commencementde ce siécle; qu’il raconta que dans un voyage qu’il avoirfait avec les sauvages fur le Paraguay, après qu’ils eurenttraversé le lac des Xarayez, ils arrivèrent à une grande

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montagne, sous laquelle coule la riviere; qu’ils segèrent sous cette voûte, avec la précaution de porterflambeaux allumés, pour se garantir de certaineschauvsouris, nommées Andiras , qui se sont cantonnéescet endroit, sont d’une grandeur énorme, ôc se jettent afurie sur les passans, quand ils ne sc sont pas premuni ,comme ceux-ci avoient fait ; qu’ils furent uois í our * a _passer cette ténébreuse caverne, Sc qu’ayant encorevigué pendant quelque teins, toujours fur la même nv, ^_ils arrivèrent à un lac, dont ils ne virent point l’autietrémité. ^

Cette riviere en reçoit beaucoup d’aurres; ce ^ £ j squi a donné son nom au pays du Paraguay. Les nattdu pays l’appellent Riviere couronnée. , .

1. PARAIBA, province ou capitainerie deque méridionale, au Brésil, dans fa partie orienta •elle est bornée au nord parla capitainerie de Rio 6ran »à l’orient par la mer du Nord, au midi, par la capital"rie de Tamaraca, 8c à l’occident par les peuples a PP e *liguâtes Sc Petiguares. Cette province a pris son c °mencement des François, que les Portugais en chaff £reen 15 84. Ces derniers y ont depuis bâti une ville Sc q ueques bourgades, & planté beaucoup de cannes de f llC JDu port Francèfe, en suivant la route vers le nord,rencontre un cap appellé Capo Blanco, fur la haute 1 ’ 1io. d. 43. m. au sud de la ligne. II y a de cet endroit oe ^lieues jusqu’à la riviere de Paraiba, qui donne le ll0lT í s :.cette province. La ville de Paraiba est située au côte Mdional de cette riviere, au fond d’une ance, à trois h £lde la mer ou environ. Voyez. Paraiba, n° 3. Des ce ^ville la riviere commence à faire un coude vers le U"ouest. Sur la rive droite , en montant, on volt un m° u ^

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à sucre avec les maisons, & un peu plus haut fur l’ unfur Fautre rivage des magasins de marchands, & û u v&ques maisons. E11 montant encore plus haut, on trc>"fur la rive droite un petit village, où il y a trois mom’ n f ’avec leurs marais à cannes, & plus haut encore un aU ^village, dont les habitans s’emploient pvincipalen ie * lC __cultiver des racines, qui leur tiennent lieu de bled.rre cap de cette province, qui est vers le nord-est, s3 ^pelle Piinta de Lucena. Au devant de ce cap sontques rochers, derrière lesquels il y a une bonne rapour de petits bâtimens. Tout le terroir de cette pf°cç est assez fertile, & il s’y trouve, en plusieurs en “ í0 all xbeaucoup d’arbres de Brésil, dont le bois est pt°P l£ .teinturiers. Les sauvages nommés Petiguares l’habit8 c sonc en guerre continuelle avec d’autres & líV fvoisins qu’on appelle liguâtes. * Rob. de Vaug or jAtlas. Corn. Dict. De La'ét , Desc. des Indes Oc cl16. c. 2.

2. PARAIBA , ville de l’Amérique méridiona^j^g

Brésil, dans la capitainerie de Paraiba, à I’emhoU £ ^de la riviere de Paraiba, qui lui donne son nom- b* ^située fur la rive méridionale d’une ance qui Ce :I ° f 0 ul’embouchure de la riviere, à trois lieues de la m ^ yenviron. Les navires y peuvent monter sûrement» c<charger sans danger six ou sept cens caisses de ^Cette ville étoit autrefois ouverte ; mais prései lte / eelle est environnée d’un leger rempart, élevé d e PJ' ? 0 jsles Portugais ont commencé à craindre les ^qui s’en rendirent maîtres en 1635 , & fur q ul ‘ £ f 0 ismiers la reprirent peu après. On la nomme q l,£ íj. peNojfa Senora das Nieves. * Rob. de Vaugondy> A 1La'ét, Defc. des Indes Occid. I. 16. c. 2. .

3. PARAIBA, riviere de l’Amérique méridio^ 3 ^ ^

Brésil, auquel elle donne son nom à une capi taI j> e st,à une ville. Son embouchure est assez large ve fandéclinant un peu vers le fud-est; & au dedao ■entrée est une longue isie, toute couverte d at roU vCépais. Ensuite elle monte vers Fou est. Sc op )' > osl aquantité de bancs de labié & de rochers q u> J°l Vau-

besoin d’un bon pilote pour y naviger. * '.1 /,-ií.

gondy , Atlas. De La'ét , Desc. des Indes Oc

c» la.

PARAFAIS, ville de la Cappadoce, d anS . 8Cnie : Ptolomée, lib. y. cap. 6. la place e« treCorna. 'vécue, afiT

Cette ville étoit épiscopale. Libanus , Con e £ ll j'eí>i lí{sta au concile de Chalcédoine tenu 1 an 4J 1 ,