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réduisant à six à sept cens mille, c’esi le juste milieu entrele trop & le trop peu. Le nombre des baptêmes deJ 739 > a êré à dix neuf mille sept cens quatre-vingtôc un. Celui des mariages à quatre mille cent huit*& les morts à vingt-un mille neuf cens quatre-vingt-six. Je ne dis rien fur l’article des vins & autres li-queurs; je n’ai pu en être assez instruit pour en fairepart au Public.
Le Louvre doit être regardé comme le principal or-nement de la ville de Paris. II fut commencé ou ré-tabli en r z 14, fous Philippe- Auguste , & hors de laville, à l’extrémité de la varenne d u Louvre. Près duchâteau, on bâtit fur la riviere une grosse tour nom-mée la tour du Louvre. Elle défendoit l’entrée de lariviere, conjointement avec celle de blesse, qui étoitvis-à-vis. Ce fut dans la tour du Louvre que Ferrand,comte de Flandre, fut mis en prison après la bataillede Bovines, que Philippe-Auguste gagna fur ce com-te , son feudataire, qui s’étoit révolté contre lui.Cette grosse tour servit depuis à garder les trésors dequelques rois, & fut renversée lorsque François I sit jetterles fondemens des ouvrages qu’on appelle le vieuxLouvre. Henri II, son fils, employa les architectes lesplus renommés de son rems, pour rendre ce bâti-ment aussi régulier que magnifique. Ce qu’on nommeparticulièrement le vieux Louvre, consiste en deuxcorps de bâtimens qui forment un angle intérieur,dont les faces font décorées d’une très-belle archi-tecture. Tout l’édifice est à trois étages. Le premierest orné de Tordre corinthien ; le second du compo-site ; & le troisième est un attique. Les avant-corpsfont avec des colonnes cannelées, & le reste est enpilastres du même ordre que les colonnes. On estimeìur-tout la proportion des fenêtres : elles se trouventdans le second étage , ôc sont enfermées dans unchambranle, ôc couronnées d’un fronton triangulaire& rond alternativement. L’attique a aussi fes orne-mens particuliers, qui font des trophées d’armes en bas-reliefs, adossés aux côtés des chambranles des fenêtres,avec des lampes antiques fur les entablemens. Le toitqui couvre cet édifice est brisé , ôc l’on voit dans la saledes cent Suisses, qui est élevée de trois marches plusque le rez-de-chaussée, une espèce de tribune soute-nue par quatre cariatides gigantesques. Cette sale ser-voit autrefois à donner des festins, Sc la reine Cathe-rine de Medicis y faifoir aussi représenter la comédie ôcdanser des ballets, pour amuser la cour de son rems.Voici l’infcription qui fut gravée fur du marbre au des-sus des portes par ordre du roi Henri II :
Henricus II. ChriJUanifs. vctufîate Collapsim refìcicœp. A Pat. Francisco I. R. Chriflianifs. mortui SanÙijs.Parent, mentor , pïentii , films abfolvit. Ann. Sal. ChrìstiMDXXXXVIII.
On lit ces mots fur l’une des deux portes des côtés»Virtuti Régis inviciijfimi.
Et fur l’autre:
Donec totum impleat orbem>.
Le Roi Louis XIII a fait élever le gros pavillon dumilieu couvert en dôme carré. II est de la même or-donnance que íe vieux Louvre, si cé n’est que , com-me il est plus élevé que le reste, on a mis fur l’atti-que des cariatides qui soutiennent un fronton, & co-piées de celles de la sale des cent Suisses. Sons ce pa-villon est le grand vestibule qui sert aujourd’hui d’en-trée au Louvre, du côté des Tuileries, fur lequel estune chapelle entre les deux escaliers , q U j conduisentaux appartemens d’en haut. Ce grand vestibule est sou-tenu de deux rangs de colonnes couplées, d’un ordreionique composé. Ensuite de ce pavillon du milieu, onsit continuer en même tems le corps de logis, où està présent l’académie françoife, & commencer le pavil-lon du côté de la rue de S. Honoré, La cour qui fetrouve au milieu de ce vaste bâtiment, est de soixanteà trois toises cn carré, dont Louis le Grand a faitelever presque trois parties , qui ne font pas encore ache-
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vées, & où il ne laisse pas dé paroître beaucoup de 'gnificence. Les quatre faces font composées de ^corps de logis, qui enferment cette grande cour. Lchitecture, de la maniéré qu’elle est commencée, etrois ordres de colonnes, avec des piédestaux. Le p 1 'mier est corinthien, le second & le troisième oncomposites ; ôc ce qui donne une grande app aielà tout cet ouvrage , c’est qu’au lieu de toit, on a arégner fur les combles une terrasse avec une baluiìra >dont les piédestaux seront chargés de trophées.
La grande façade du Louvre, qui est à l’otient » ^
côté* de Saint Germain l’Auxerrois , est compo* epremier étage simple, pareil à celui des autres u 1 ,de l’ancien bâtiment, ôc elle a au-dessus un ê ra ” ^ sdre de colonnes corinthiennes couplées , & de p liade même. Cette façade > longue de quatre-vingt'^P 1 •_fes & demie, se partage en trois avant-corps, un au ^lieu, ôc deux aux extrémités. L’avant-corps du n '^’ el ' n( jorné de huit colonnes couplées, & terminé par nn gJ afronton , dont la cimaise est de deux seules pierres » Lgrandeur prodigieuse, qui ont chacune cinquante-sttre pieds de longueur, huit de largeur , quatorze P°ces d’épaisseur. Entre ces trois avant-corps, font, c °me on la remarqué, deux péristyles de colonnes c ° rl -thiennes couplées pour une plus grande solidité» stfe communiquent par un petit corridor, pratique *l’épaisseur du gros mur, au-dessus de la porte ci * ree . e( j smilieu. Ces colonnes, qui font cannelées, ont trois P 1 *sept pouces de diamètre , & forment deux grands p erlles de douze pieds de latgeur, fur vingt-fept roife slongueur chacun , dont les plafonds sont d une g ra , £Sbeauté, non-sculement par la hardiesse des archit síV ^de douze pieds d’étendue qui les soutiennent, m a ’ s .core par les sculptures, & par la propreté avec Iast uetout cet ouvrage a été exécuté.
Dans l’intérieur du vieux Louvre, on voit l’appf^ment des bains de la reine-mere, qui est de plein P’ e *avec la sale des cent Suisses, & composé d’un grandbre de chambres , dont les plafonds font enrichistrès-belles peintures. Dans celles qu’on a bâti les d e ^nières, au-dessous de la galerie d’Apollon, en ret° u ^nant fur le petit jardin du côté de la riviere,co Romanelli, Italien, a peint des plafonds &lambris d’une excellente maniéré; mais rienn’égpRrichesse d’ornement le petit cabinet de ce même a PP‘ ,tentent qui donne fur la riviere, où tout paroît dmagnificence exquise, jusqu’au parquet, qui est d 1marqueterie très bien travaillée. La sale des antistj 1 ^■ *qu’on trouve proche de ce cabinet, est incrustée de d‘ v ,compartimens de marbre rare, avec des niches ° rnde colonnes aussi de marbres les plus précieux, dansquelles on confervoit les statues antiques qui s° ntscntcment à Versailles. La sale particulière des battire i’admiration des curieux, par Ja beauté ^ £S °^ e cmens qui s’y trouvent, par les colonnes de marbre • ^leurs chapiteaux de bronze doré , par lès balusti ' a "5 ta -même , par le plafond enrichi de sujets peints jpis en camaïeu fur des fonds d’or, & par toti tCe .,peut rendre un lieu très-brillant. La galerie d’ôpo^^qui est dans l’appartement d’en haut, conserve eíl ol cde grandes beautés, quoiqu’elle ait été presq Lie 1 » oJlconsumée par ie feu en 1661. On i'a rétablie aut anr st c ,a pu dans fa première magnificence. Feu le ’/seiiismier peintre de fa majesté, a donné tons les faní Jdes ouvrages que l’on y voit. II a peint dans I e ^cartouche , qui sc trouve au milieu du plafond,leil tiré dans son char, avec tous les attribues st etJ [conviennent. Les autres cartouches qui acconnp 3 ^ ar)Scelui-ci, représentent les quatre faisons de l'annee^ j cSdes bordures très-riches. Le lieu où l’on c0 ^ e Quoi'tableaux du roi, est adossé à la galerie d’Ap 0 ^ 0 , 1 ^ c0 nt6'que la plus grande partie des beaux ouvrages stU re ftenoitautrefois, ait été transportée à Versailles» c j e sencore quantité de choses dignes de Fartenteonnoisseurs, ^ es fn-
Les académies françoiscs, des belles lettres, ^ cmcn cscript ions ôc des sciences , ont chacune un a ?F a a flenrdans le vieux Louvre , pù elles tiennent leu & ^blées. Ceux qui composent celle d’architecu ne ’ ^de peinture j ont aussi dans le vieux Louvre u