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Tome quatrième. M - P.
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Litigiosas ambages foro íummovir.*>egnum emendavit legibus, moribus ornavit ;Superiorum judicum delectu non semel inBrovincias misso, quod inferiorum velErrore vel corruptelâ peccatum fueracCorrexic, ac tenuioresA potentiorum injuriis vindicavir.Exrruxit arces aut munivit plus cc,Hoíìium rerrores, imperii firmamenta ,

. Novos portus fecit, veteres amplioresTutioresque reddídit.

Milites senio aut vulnere invalidosNon indecoro dédit frui otio,

Ac domo excepit Regia: pari.

Nautas annis aut vulneribus gravesHonestâ miísione dimisit,Certumque stipendium conslituir.Sancyrianas xdes alendis ac educandisNobilibus puellis dicavit.

Rerum moderator,

Sibi ipse Consiliarius, Quasstor , Administer }Quietis , quam dat, vix particeps,

Tot tantaque negotia sustinuit solus.Aditu facilis, comis alloquio, patens semperPrecibus,

Smpè votis occurrens,

Pater Patria:,

Omnes caritate ac providentiâcornplexus,Quantus militire, tantus domi,

Unum victoriarum laborumque fructumQuœsivit,

L Felicitatem Populorum.

A victoriis regnum puer quinquennisAuspicatus est.

Annum xvi ingreíîus, exercitibus prœfuit ;Fortunam victoriamque comités duxit,Licentiae militum trama injecit,Disciplinamque militarem reslituir.

Hostes terra marique tricenis praeliis fudit ;

cccl. Urbes muniras coepit ;

Bataviam unâ ccstate victoriis peragravit ;Germanie, Hispanûe, BataviteTotiusque ferè Europa; conjuratœHuribus in locis, maximèque divertis ,Conatus repreíTxt ;

Validislìmas Urbes expugnavit, exercitusDelevit ,

Victis pacem dédit,

Socios & fœderatos défendit, scrvavit.

Arma Othomanica Germanorum cervicibus.Imminentia, cœsis ad ArrabonemTurcis,Depulit.

L Cretam obfessam navium 8c copiarumSubsidiis diu sustentavit ;

Mare à prredonibus pacavit.

Asia, Africa, America sensere quid MartePotier.

Imperii fines longé latèque propagavit.

Naves cxx. triremes xl.

Nautarum pneter remiges tx. rnillia.

Bellum latè divisum arque dispersum ,

Quod conjunxerant reges potentilïimi,

Et susceperant intégra: gentes,

^Mirâ prudentiâ & felicitate confecir,nuni > non modò à belli calamitate , sed etiam». A meru calamitaris, défendit.

Ur °P a j damnis fatigata , conditionibus ab eoParis tandem acquievit,

Et cujns virtutem & consilium armatair nuerat, ejus mansuetudinem & acquitatemPacata miratur 8c diligit.

a donr^i^o^à Mansart, surintendant des bâtimensL e * es desseins extérieurs de cette place.

S. Hn COu y<™ des Capucines qui étoit dans la riWer 6 ’ P ro f he Endroit où étoit l'hôtel de Luxe.fa j íupprime pour en faire la rue, fut transfer

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tSerriere la place de Louis le Grand l'an 1686, 8c jeroi, pour dédommager ces religieuses d’une très-incom-mode maison quelles occupoient, leur en fit bâtirune des plus régulières 8c des plus magnifiques deParis. Leurs cellules font toutes boisées, & les cloî-tres vitrés par tout. L’Eglisc est petite , mais fortclaire. La porte est ornée d’un corps d’arehitecturecomposite formé par deux colonnes, avec un enta-blement 8c un fronton fous un grand are : on y li-foit cette inscription C. H. O. Salvatorì sub invoca-tione Santìi Ludovici : mais cela est changé, 8c on ya substitué deux anges tenant un rouleau fur lequelon lit, Pavete ad Santtuarium meum . Le tombeaude Louife de Lorraine, reine dé France, femme deFl en ri III , fondatrice de ce monastère, est dans lechœur des religieuses, & couvert d’un simple mar-bre noir. Deux chapelles , vis-à-vis l’une de l’autre,méritent attention. Charles, duc de Crequi, pair deFrance, mort le 13 Février 1687 j a été enterrédans la ptemiere qu’on trouve à main gauche, Elleest incrustée de marbre par tout, 8c P Autel a pourornement un corps d’atchitecture d'ordre corinthiende marbre de Barbançon, où il y a un tableau quireprefente le martyre de S. Ovide, dont ces reli-gieuses ont le corps. Vis-à-vis de cet autel, le duc deCrequi est représenté à demi couché sur un tom-beau de marbre noir, avec une immortalité qui luisoutient la tête, 8c un génie pleurant à ses pieds.Des deux cotes du grand soubassement qui porte letombeau on voit deux vertus de marbre blanc, demême que les autres figures. Tout cela est placé fousune espèce d’atc ou de ceintve, enrichi de rosaces debronze doré, & d’autres ornemens de même matiè-re , aussi-bien que les armes du duc, des lampesantiques, des têtes de mort, avec des ailes de chau-ve-fouris , des pentes & des festons de fleurs , Scd’autres choses, qui ne contribuent pas peu à la beau-té de ce monument. L'autre chapelle, qui est direc-tement vis-à-vis, est celle de François Michel leTcl-Ifer, marquis de Louvois, qui mourut subitement àVersailles le 16 de Juin 1691. Son corps, qui futmis d’abord en dépôt dans réglisse des Invalides, futensuite rapporté dans cette chapelle, où est son tom-beau. II n’y en a aucune plus richement décorée.Les marbres les plus rares y ont été employés partout. Un grand bas - relief doré à feu, est possé furl’autel, 8c représente notre Seigneur porté dans letombeau. Dans le fond de cette chapelle, vis à-visde l’autel, on voit le marquis de Louvois en habitde chevalier de l’ordre du Saint Esprit, dont il étoitchancelier, appuyé fur le bras droit, 8c couché furun grand tombeau de marbre noir. Anne de SouvréCourtenvaux, fa veuve, y paroît aussi en marbre noir,mais d’une attitude différente & fort bien imaginée.Les accompagnemens de ce tombeau font très-riches.On a placé deux vertus de bronze de grandeur na-turelle de chaque côté du grand socle qui le sou-tient ; savoir la prudence & la fidélité, désignées parles attributs qui leur conviennent.

Le quartier de la Bute S. Roch peut suivre celuide S. Honoré. 11 a été appellé ainsi à cause d’unehaute bute de terre voisine de l’église de S. Roch,qu’on a applanie depuis quelques années, pour bâtirplusieurs maisons grandes & spacieuses qu’on y trou-ve en diverses rues. La bibliothèque du roi, qui étoitdans ce^ quartier, est à présent dans la rue de Riche-lieu , où étoit autrefois la banque royale. Les dehorsn’onc rien de beau : les dedans font d’une architec-ture simple, mais régulière : les sales font très-com-modes pour l’arrangement des livres : elles font or-nées d’une fort belle menuiserie. Cette bibliothèqueavant d’être fixée à l’endroit où elle est à présent,avoir souvent été déplacée. Charles V Bavoir placée' dans une des tours du Louvre, appellée pour cetteraison la tour de la Librairie ; la garde en fut confiéeà Gilles Mallet, valet de chambre , « depuis maîtred’hôtel du roi. Antoine des Essards lui succéda : JeanMaulin 8c Garnier de S. Yon le suivirent l’un aprèsl’aiure. Elle fut dissipée fous Châties Vil; Louis XIcommenca à la réparer. Charles VIII l’augmenta.

Tom.lV, Hhhhh