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Louis Xii la transféra a Blois, où Charles d’Or-léans en avoir établi une : il y réunit celle que Jean,comte d’Angoulême, avoir amassée à Angoulême ; l’en-richit de celle des Visconti & Sforce, ducs de Milan,8 c des livres qui avoient appartenu au célèbre Pé-trarque. François I la, transféra à Fontainebleau , &créa une charge de bibliothécaire en chef dont Guil-laume Budé fut le premier pourvu, vers l’an 1522.Pierre du Château, ou Châtelain , lui succéda ; Pierrede Momdoté l’eut après.; ensuite Jacques Amiot; aprèslui le célèbre président de-Thou. Cette bibliothèque futpillée : Jean Gosselin, qui avoir succédé à Matthieula Bise, en laissa une note sur un manuscrit intitu-lé les Marguerites Historiales par Jean Massue. Hen-ri 1 V fit transporter la bibliothèque de Fontaine-bleau à Paris, 8 c la plaça dans le collège de Cler-mont, & François de Thon, qui n’étoit âgé que deneuf ans,, fut pourvu de la charge de bibliothécaire :après qu’il eut été décolé, certe place fut donnée àJérôme Bignon, auquel succéda son fils, nommé aus-si Jérôme Bignon. La bibliothèque fut transférée aucloître des Cordeliers, ensuite rue de la Harpe enune maison appartenante à- ces religieux. Cette biblio-thèque , par les soins de ceux qui en étoient chargés,devint immense. En 1666 , M. Colbert H fit approcherde lui, & la fit mettre dans deux maisons qui luiappartenoienc rue Vivienne. M. Bignon s'étant démis defa place, elle fut donnée à Camille le Tellier, appel-lé l’abbé de Louvois, auquel succéda l’abbé Bignon qui,en 1721, fit transporter la bibliothèque dans la ruede Richelieu où elle est à présent. L’Abbé Bignonobtint la survivance en faveur de son neveu ; c’est luiqui occupe à présent cette charge. Les rois avant tousces arrangemens, avoient eu des bibliothèques ; maisils en avoient disposé par leur testament en faveurde qui ils jugeoient à propos, comme on peut levoir par l’exemple de S. Louis & de Philippe le Bel.Le roi Jean avoir aussi une bibliothèque ; mais ce n’é-toit point une richesse de l’état, comme aujourd’hui.Les libraires font obligés, par les privilèges que leroi leur accorde pour simpression des livres, d’enfournir la bibliothèque. Le roi ne néglige rien pourl’enrichir de ce qu’il y a de plus rare, soit dans leroyaume, soit dans le pays étranger ; on ne sautoiren fixer le nombre au juste ; mais on peut dire quec’est la plus belle & la plus considérable qu’il y ait,soit en livres imprimés, soit en manuscrits hébreux,grecs, arabes, syriaques , latins , srançois > chinois,éthiopiens , danois, indiens, chaldéens, arméniens ,samaritains, turcs, persans , &c. On peut assurer qu’ily a peu d’étrangers qui viennent la voir , fans trou-ver des livres en leurs langues. Chaque année la voitplus nombreuse que la précédente. On pourroit mê-me avancer en quelque façon chaque jour. C’est as-sez pour satisfaire les curieux fur le nombre des vo-lumes qui devient indéfinissable par les augmentationspresque quotidiennes. Les estampes y ont aussi leurplace, & le recueil en devient pareillement le plusconsidérable du royaume, & je ne fais s’il y en a deplus riche en Europe. Ce fut en 1722 qu’on y pla-ça les deux magnifiques globes de Coronelli, présen-tés à Louis XIV par le cardinal d’Etrées en 1683,& qui quelques années auparavant avoient été appor-tés de Marli dans une des sales du Louvre. Une sin-gulière rareté qu’on y voit encore, est le tombeaude Childeric I, roi de France. J’en rapporte la de-scription telle qu’on la lit dans le mémoire historiquefur la bibliothèque du roi, qui sert de préface au pre-mier volume du catalogue de sédition du Louvre qu’onmet entre les mains du public. Ce fut en 1667, quece précieux monument passa du cabinet du Louvredans la bibliothèque du roi, le plus ancien que nousconnoissions de la monarchie françoise. II fut décou-vert à Tótirnay en 11?f3 , en travaillant à la répara-tion d’une église, avec un squelette d’une grande per-sonne : on trouva cent médailles d’or des premiersEmpereurs Romains, environ deux cens médailles d’ar-gent, une épée dont l’acier se réduisit en poudre aussi-tôt qu’il prit l’air ; mais le pommeau, la garniture dufourreau, qui étoient d’or, étoient encore entiers ; il
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y avoir aussi une hache ou francisque, un j av ’
un graphium avec son stilet, le tout garni dot, ^agrafes & des attaches pareillemertt d’or , desmens d’or qui étoient des testes d’habits ^ une 8en or d’une tête de bœuf, quantité d’abeillesmouches, aussi toutes d’or, & émaillées, au nomde plus de trois cens, & un globe de cryslal : en ^.ce qui persuada que c’étoit là le tombeauChilderic, ce fut un anneau de fin or qu°n Y 1va, & où le buste de ce prince est gravé en cr »avec cette inscription autour Childerici R e ê, í5 ‘ •riche dépouille fut donnée à Tarchiduc Léop°‘ \étoit pour lors gouverneur des Pays Bas ; & a P r ^mort, Jean-Philippe de Schonborn-, archevêqueMayence, l’obtint de l’empereur ; comme cet ele .avoit de grandes obligations au roi, il crut » ditMabillon, qu’il ne pouvoit mieux témoigner » aconnoissance à fa majesté, qu’en lui faisant _de ces précieux restes du tombeau d’un de ses P c ^f. eS .seurs, & il envoya exprès en i66y, le sieur Utmne, à la cour, pour les lui présenter. 11 estdant à. observer, que tout ce qui s’étoit trouve f 1le tombeau de Childeric, ne fur pas apporté en t*ce, & qu’à en juger par le détail où est entre .ctLques Chifflet là dessus, & par ce qui est à la ^ ofthéque du roi, il doit en être resté chez l’emP £r .,ou ailleurs, un certain nombre de médailles, ù ables 8 c autres pièces d'or ou d’émail. cC
La rue neuve des Petits-Champs, qui comtfl £ _vers l’églisc des Capucines, aboutir à la place des _tostes, où est élevée une statue pédestre du roi- ^te place, où cinq rues viennent se terminer, est agure ronde de quarante toises de diamètre, & e ^.tourée de bâtimens de même symmétrie, dont h Sces sont ornées d’une architecture ionique en P i)a L s -cet ordre est soutenu sur des arcades chargées desages. La statue de fa majesté est au milieu de l a .P.ce fur un piédestal de marbre blanc, veiné, de v>V f c ,deux pieds de haut, en y comprenant un soi 1 *^ment de marbre bleuâtre, dont les angles f° nt -corps avancés sor ce grand piédestal. Le roi est ïC ^ ssemé dans les habits dont 011 se servit 3 Rheim S , Tla cérémonie de son sacre. 11 a un cerbere à Ces P^j’& la victoire derrière lui montée sur un glch £ ' j efsemble d’une main mettre une couronne de £Ssur sa tête , & tient de sature un faisceau de P a l ^j g& de branches d’olivier. Toutes ces choses cì ^ C f'i C t.font un groupe de treize pieds de haut .d’un sc 11 . cCSCe monument a été doré par tout, & on p £s .mots sous la figure du roi, Vira immortali. L° tir ^jzvir d’accompagnement à cette riche statue, 0l \ 3 p ie-sor les quatre corps avancés du soubassementdeslal quatre captifs ou esclaves diversement h^ 1 je& dans des attitudes différentes. Ils sont aU yoicbronze , & onr douze pieds de proportion. O» ^ a u-attachés au piédestal avec des grosses chaînes» ^ Q ç e $tour d’eux, on a disposé des armes & d’autr eS £ cesymboliques, qui marquent les avantages que l a Ê dea remportés sor plusieurs nations, sous le r£ ^ z g,Louis le Grand. Tous ces ouvrages sont de p r0 - eC )sde même que les quarte grands bàs-reliefs de ílXde long sor quatre de haut, qui occupent Ie ^ 3S .re-du piédestal. On a encore placé deux aun' eS oU chesliefs sor le grand soubassement dans des carr ier ustentourés de feuillages & de festons. Pour d° nI t 0 nplus grand air de magnificence à ce morittííie - e às d £a mis huit consoles de bronze . de quatre P! £C j e staLhaur, qui semblent soutenir la corniche du P' £ ^n-Les armes de France entourées de palmes & poséesches de laurier, avec la devise du roi > j C d de laaux quatre faces sor la même corniche a1 ' ^, jusqti’àstatue. L’espace, qui est autour du pieù e ‘ 3 .jj e ferneuf pieds de distance , est environné d’m^ différentesà hauteur d’appui, & pavé de marbre d £ JTÏ ontre I®couleurs. Le premier des quatre bas-reliets se
préséance de la Fiance sor l’Lspagne en prisesecond, le passage du Rhin. Le troisie me ’ ^ paixde la Franche-Comté en 1668. Le dernier , ^ fe .de Nimégue. On a encore posé deux aiit -de*Hess sor les faces du grand soubassement,