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fnunauté de bouchers, dont le crédit étoit si grand,fous le régné de Charles VI, qu’il arrivoit souvent defort grands désordres , lorsqu’ils étoient mécontens. Ilsavoient à leur tête un nommé Caboche, écorcheur debêtes ; & les principaux d’entre eux , au rapport de Ju-vénal des Ursins, étoient les Gois, les Tiberï , les Luil-lier s, & les Suintions. C’est apparemment de cette com-ïnunauté de bouchers que l’église paroissiale de Saint Jac-ques de la Boucherie , qui est près de-là, a reçu sonnom. Plus avant dans la même rue de Saint Denis, ontrouve l’hôpital de Ste Catherine. Les religeuscs de cethôpital sont obligées de loger trois jours les pauvresservantes qui sont hors de condition , & de faire enter-rer les corps de Ceux que l’on trouve morts en diversendroits de la ville, & qu’on expose quelques jours auChâtelet, afin qu’on les reconnoisse. Sur la porte de cethôpital on a posé en 1704 , une figure en marbre desainte Catherine, faite & donnée par Thomas Regnau-din , sculpteur de l’académie. L’église de Ste Opportu-ne est fort près de-là : c’étoit autrefois un prieuré defilles , qui dépendoit de P abbaye d'Almeneche. C’estaujourd’ui une église collégiale desservie par des cha-noines au nombre de neuf, qui ont un chevecier, le-quel est aussi curé. François Connan , jurisconsulte re-nommé , y est enterré. Derrìere cette église est une pe-tite place appellée la Place Gatine , du nom d’un bour-geois qui tenoit chez lui des assemblées d’Hérétiques ;fa maison fut rasée par arrêt du parlement du 30 Juil-let 13-71, 8c il fut lui-même brûlé à la Greve, A sen-ti roi t où avoir été cette maison, on fit élever une croix,où l’on représenta des évêques & des peres de l’égliseen bas relief, ôc qui fut depuis transportée dans le ci-metière des Saints Innocens , où elle est encore. Cecimetiere est le lieu public de Paris, où l’on enterre lesmorts depuis près de mille ans. II est entouré d’un cor-ridor voûté où sont quelques vieilles épitaphes. Le tom-beau le plus singulier que l’on y voie, est celui de Ni-colas Flamel & de Pernelle fa femme : ils n’y sont pasenterres. Ils y sont représentés l’un 8c l’autre à genoux,& Notre Seigneur au milieu de saint Pierre & de saintPaul, avec des figures d’anges, 8c des caprices gothiques.Comme ce Flamel avoir amassé de grandes richesses,les chimistes ont prétendu qu’il avoir trouvé la pierrephilosophale, 8c ceux qui ont l’entêtement de s’attacherà la recherche du grand-œuvre, prétendent que les fi-gures chimériques de ce tombeau renferment de grandsmystères. Nicolas le Fevre, précepteur de Louis XIII,savant fort estimé , & François-Eudes de Mezerai, quia composé une histoire de France fort estimée,y sontenterrés. La fontaine des Innocens, qui est au coin dela rue aux Fers, attire l’admiration de tous ceux qui seconnoissent en cette sorte d’architecture. 11 n’y a riende plus beau ni de mieux exécuté que les bas-reliefs quis’y voient. Ils représentent des Nayades dans diversessituations & d’un goût exquis. Cette fontaine est embel-lie d’une architeélure corinthienne en pilastres. JeanGougeon, célèbre sculpteur , qui avoit donné tous sessoins a ce-travail, eut la gloire de recevoir les éloges lesplus dateurs du cavalier Bernin , qui n’étoit pas pro-digue de louanges.
L’église du Saint Sépulcre, bâtie en 13 16 ,pour lespèlerins du saint sépulcre de Jérusalem, qu’on logeoitautrefois quelques jours, est un peu plus loin de l’au-tre côté de la rue. C’est à présent une collégiale, dontles chanoines sont à la collation du chapitre de Notre-Dame : il y a cinq canonicats. Les Filles Pénitentes,dont on a déjà parlé, sont entre cette église & l’égliseparoissiale de Saint Leu, où il n’y a rien de considéra-ble que le tombeau de Marie Deslandes, mere de Chré-tien de Lamoignon, premier président au parlement deParis. Ce morceau de sculpture est du dessein & de, 1 ’exécution de Girardon. Son petit-fils aîné a vouluêtre enterré avec elle. L’hôpital de Saint Jacques,qui est de l’autre côté, vis-à-vis la rue aux Oues,fut fondé en 13 17 , par quelques bourgeois de Paris,qui ayant été à Saint Jacques en Galice , acheteront deshéritages dans la rue Saint Denis, proche la porte auxpeintres, où ils firent construire cet hôpital avec l’église,après avoir payé quarante livres au chapitre de SaintGermain l’Auxerrois, ôc cent soixante-dix au curé de
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Saint Eustache, pour l’amordssement de ces lieux > Jl ^ 1étoient situés dans l’étendue de ces deux P a iP' ® .*Jeanne de France> fille unique du roi Louis X,Hutin , reine de Navarre, & femme de Philippe»comte d’Evreux, posa la premiere pierre de cett ^- e ^ ese, en présence de Marguerite sa mere, ducheíleBourgogne, de la comtesse de Flandres > de ^du dauphin de Viennois, qui y mirent aussi cha ^j eune pierre. Cette cérémonie fut faite l’an 13 12,5 , a18 Mars de l’ânnée suivante, Jean de Marig n y>que de Beauvais, bénit la chapelle , & y chanta lamiere messe. Quelque tems après on y établit unefrérie, qui dans Ja fuite devint très-considérabl^^sorte que l’on y compte aujourd’hui jusqu’à vingt' ^ecclésiastiques, sous le titre de bénéficiers, dont sessont trésoriers, les autres chanoines, & les autres cpelains, avec des enfans de chœur. Autrefois t° uslundis d’après la fête de saint Jacques le Majeurles confrères s’assembloient en cette église, pour awà une procession solemnelle, tenant un bourdon d------ o— a- ".- . —-^êmonse
main & un cierge de l’autre : mais cette cerer
subsiste plus. Le revenu de cet hôpital, applique auj°d’hui aux Invalides, étoit autrefois employé à l°ë cr ^voyageurs qui passoienr pour aller à Saint Jacques ^Galice. M. le duc d’Orléans regent, y avoit plat echevaliers de Saint Lazare ; mais ils s’en sont retires Pun arrêt du conseil, & les affaires du chapitre nepoint encore réglées pour instruire le public fur 1des bénéfices de cette église. j 3
On trouve ensuite l’hôpital de la Trinité, doutpremiere fondation est dûe à deux nobles íiornff 1 ^gens d'arme s > l’un nommé Buellem Escuacol, q^lun nom Allemand , l’autre , à Jean de la Paslée, r ,res charnels de mere feulement , lesquels ayant achdans la rue Saint Denis deux arpens de terre à f ra . 6aleu, pour lors hors de la ville, y firent coníh 11 *.un hôpital, pour recevoir 8c heberger les pèlerins si 'revenant de leurs voyages , en trouvoient les portes 1mées, parce qu’ils arrivoient trop raid. Les fondaseobtinrent de l’évêque de Paris permission dechapelle pour le soulagement des pauvres pèlerin 5 ’qu’elle scroit desservie par trois religieux de l’&votfd’Herminieres, pour y célébrer par chacun jour a ^ all ise , matines à trois leçons , vêpres & comp lies ; r ,:iB J ea toujours ainsi duré dr continué Juccejfivement,Ai lXí f ^religieux ils firent bâtir , fur partie du surplus de* aarpens de terre , logement compétent , & du refie detre place étant fur lesdites rues Saint Denis & ''ftal , ils les firent conflruire en maisons mannables gbaillèrent à cens & rente à des particuliers , a r rlle revenu servît tant à la nourriture des relìgi etiX J oll ,leur entretennement & exercice de ladite hospttaUte > &tre par-defjus autres revenus qiíils auroient do0 .assignés en autres lieux pour /’entretennement vi-
pit alité. Dan 1 J 44 , le dix-fept Décembre fut jf 1 ^r g JuJtte de l’état du corps d’hotel , étant joignantprieuré de la Trinité, appellé vulgairement fer £[ìlés , trouvé commode pour y loger les petits enf afl ^in-conséquence du règlement général qu’on fit s°u sçois I pour tous les pauvres de Paris, en se 5 1 1T1 a-en plusieurs maisons, afin de remédier par-là al ! t j aladies contagieuses, qui pour l’ordinaire insenr ^ville > il fut ainsi ordonné par un arrêt de I 3 C °^ £S er i-parlement donné au mois de Janvier 1545 » si ue irì0 yenfans, parmi les pauvres gens, qui n’avoient P aS ; se-de les nourrir, étant au-dessus de l’âge de seP r 3 ^’misroien tfegregés d’avec leurs peres & leurs tneI î S -'’ fí és enen un lieu pour y être nourris, logés 8c ea , ’*L t ■
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la religion chrétienne ; & quant aux autres, ct ":j s ^dessous de sept ans , 8 c les filles pareilsetne 1 ^ ' s ^ lTie _meureroient encore fous la charge de leurs P e ^ quantres, jusqu’à ce qu’autrement y eût été pourvu ^ ^à ceux qui auroient pere & mere, scroient , e n
pital du Saint Esprit, assis en ìa place de ^Atier,la maniéré accoutumée ; pour ’aquelle e . ent storno'furent dressés certains articles politiques,qui .,j et I s 47,
logués par ladite cour le pénultième jour de J u lil5
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& fur avise OM C~ e—---.
commode Oní,,-1° r ° U . re ^ jre vil se n’y avoir lieu p-
ôc mere il 1 j.^ er à susdits enfans qui avoient perse
» q te ledit hôpital de la Trinité, 8c même pouf
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