cartouches entourés de feuillages 8c de guirlandes ;barque la destruction de l’hérésie, 8c l’autre l’a-ohtion des duels. Touc l’ouvrage est accompagnéinscriptions latines & françoiscs. La premiere est ladédicacé & le sujet de tout l’ouvrage.
Les bas-reliefs des colonnes étoient remplis d’inscri-Pfrons françoises & latines, qui annonçoient les victoi-res de Louis XIV, & désignoienc les nations éloignées ,^ Ul > frapées du bruit de fa grandeur, lui avoient en-des ambassadeurs. Mais de ce grand nombre d’in-wiptions , il n’en reste que six qui font fur le piédestal.í~ Cs colonnes ont été détruites: on les a données auxLuéatins, qui s’en font servis pour leur église.
La dédicace de cette place se fit le 28 Mars 1686;duc de la Persillade y invita les plus grands seigneurs^ 11 royaume. Il fit fraper des médailles , fur lesquellese roi est représenté avec cette légende, Ludovicus Ma-Sur le revers on volt la représentation du monu-rsienc avec ces paroles : Patri Exercituum & duit or ïJemper felid. Dans l’exergue on lit : Unus inter proce -posuit ïn areà publicà Lutctíœ. Les devises font derançois-Séraphin Régnier des Marais.
, Le palais Mazarin , rue neuve des Petits Champs,? r °)r mis au nombre des plus beaux bâtimens de Paris ;1 L toi t, en général, rempli de toutes fortes de curio-ns & des choses les plus rares. C’est à présent Phô-îEr de la compagnie des Indes ; & l’hôrel Mazarin estdans la même rue, à côté de celui de Pontchatcrain.On trouve, dans la rue Sainte Anne, la maison des Nou-Velles Converties, bâtie des charités de plusieurs person-nes pieuses, à la fondation de laquelle le maréchal deLurenne a beaucoup contribué. Celle des filles de SaintChômas, de l’ordre de saint Dominique, est dans larue de Saint Augustin. Assez près de là est le couventdes Augustins déchaussés, dits communément les PetitsPeres. Louis XIII, qui se déclara leur fondateur par!es lettres patentes du mois de Décembre 1629, véri-tés en parlement le 2j Juin 1633 , en la chambre descomptes le 13 Juillet 1633 , à la cour des aides Je 2■dout 1633 , & aux requêtes de l’hôtel le 6 Avril 1636,nnt la premiere pierre de l’église le neuvième de Dé-cembre 1629, après la bénédiction qu’en fit François deCmndy , archevêque de Paris, que le roi accompagnédes Seigneurs de fa cour& du corps de Ville, la plaçafn/ier de l’entrée du côté du sanctuaire, & de celuiévangile, avec un marbre noir , sur lequel on lit :
D. O. M.
de l
Ludovicus XI 11 . Deì gratiâ Francorum & Navarrais* Chrìflìanijsimus , Invi’cìus , & ubique vit t or, tot vi-- 0r ìœrum cœlitUs partarum, profligauque harcseos non^^uernor in insigne pietatis monumentum F. F. Augufli-lcln is discalceatis conventûs Parifienfis , hoc Templum®^Arií £) e i p ar£ q U c Virgini Marin fub tïtulo deVíiìo-[ lS . dicavit anno Domïni 1629, díe nondmenfis Decem-èns > Legni XX.
jj Oette église a été plus d’un siécle fans être élevée plus* l \ r la corniche, avec une chapelle de chaque côtér Cs la croisée i mais le 23 Aout 1737, la premierelle du portail suc bénire & posée avec une table d’ai-ltl > fat laquelle on a gravé les paroles suivantes :
D. O. M.
s lr ^ nn ° fulutis 1737 , die verò 23 Atigusti , pofi cente-J fU ’ rn J& ferè oÙavum annum incœpti œdificii Ecclefur &fJ‘ tn ianorunt discalceatorum Conventûs regiiPari-proft^ 1 *^ Ludovico XIH, Galliœ & Navarra Rege , qui& ca P t ‘* Rupellâ pro gratiis à Deo acceptis ,ïfta- em t r ^ mar ium Regiâ, ut decebat , pompa , & pietate ,tl 0 y U P r °P r ià , fundavìtfub tìtulo Domina nostra de Vi-, anno 1629, die nonâ Decembris.r\ lts re g n ante Ludovico XV, ejus Pronepote, prima-Purte *^ 15 f n S u ^ ar [ 1 f ront is ejusdem Ec cl esta , in dexterâLeve ' “T perfeEhonem tanti operis ab Illufirijsimo &Jop^r ^ 11710 ■?' ‘ Lljacxntho le Blanc , Epucopo
toQ’t £ ^ ’ R cne dií-lus , collocatus in fundamentis ccemen-e Prmatus fuit . affistemïbus PP. Guilklmo à Sanítâ
fys
'ÂHna Provinciali , d- Micliaele Angelo à Sanítd Ca-tharinâ Vicarìo Priore. Le Duc, architecte, en donnales premiers desseins, que Silvairt Carthaud, architectede M. le duc d’Orléans , a continués. Au-dessus de lágrande porte on lit fur une table de marbre :
D. O. M.
Virgini DeiparjeSacrumsub TITULOPE VICTORIIS.
Le portail est composé de deux ordres ; ie premîebest bionique, le second est le corinthien. Jean-Bapti-ste Lulli, surintendant de la musique du roi , a étéinhumé dans sa chapelle le 23 Mars 1687. Sa veuvey a fait élever un beau mausolée avec un buste de bron-ze.
Dhôtel de Solfions, quî est dans ce quartier, n’estconsidérable que par fa grande étendue. L’histoire deCharles VI, roi de France, nous apprend que Louis>duc d’Orléans, à qui cette maison appartenoit, l’avoitdonnée pour y renfermer des filles pénitentes, qui ydemeurèrent jusqu’à ce que la reine Catherine de Mé-dias ayant trouvé ce terrein propre pour bâtir , fit trans-porter ces religieuses dans la rue Saint Denys, au mê-me endroit où étoit une chapelle consacrée à saint Geor-ge, qu’elles occupent encore aujourd’hui. Dans un coinde la cour de cet hôtel, on remarque une colonne decent pieds de haut, dans 1’épaisseur de laquelle on apratiqué un escalier. On dit que cette princesse, quicherchoit fort à connoître l’avenir, la fit bâtir tout ex-près afin d’examiner les astres , & qu’elle y montoicsouvent avec un savant de ce rems. Cette colonne a étéconservée; & sur le terrein de cet hôtel démoli en r 749,on a élevé une halle pour les grains.
L’église paroissiale de Saint Eustaché , une des plusgrandes & des plus considérables de la ville ,n’est qu’à quelques pas de cet hôtel. Ce n’étoit d’a-bord qu’une chapelle , sous l’invocation de Ste Agnès,qui dépendoit du chapitre de Saint Germain l’Auxerrois.Le bâtiment, comme on le voir aujourd’hui, fut com-mencé vers l’an 1730; il est très-grand. Un double cor-ridor , soutenu de quantité de piliers fort pressés, avecdes chapelles, se trouve tout à l’entour. Le grand au-tel est orné d’un corps d'architecture corinthienne dequatre colonnes de marbre. Aux fêtes du S. Sacrement,on y voir un petit dais, donné par la reine Anne d’Au-triche, garni de quantité de pierreries d’un prix foreconsidérable. La chaire du prédicateur est assez bien tra-vaillée. Feu M. Colbert, ministre d’érar, a fait de grandsbiens à cette église, sa paroisse. 11 mourut le 6 Septem-bre 1683, & on l’y volt représenté à genoux derrièrele chœur, sur un tombeau de marbre noir. Un angelui tient un livre, dans lequel il semble faire ses priè-res. 11 y a outre cela deux vertus > la Fidélité & la Pié-té. Toutes ces pièces sont d’un très-bon goût. Cet ou-vrage est de l’invention de le Brun. Le marquis de Sei-gnelai est dans la même chapelle. Marin Cureau de laChambre, savant médecin ; François de la Motte leVayer, de l’académie françoise ; Amable de Bourzeis;Antoine de Furetiere , auteur du dictionnaire; Jeande la Fontaine , poète célèbre; Marie Jars de Gournai,savante de son tems ; Jean Homberg , médecin de S. AiR. M. le duc d’Orléans régent; Benserade, le maréchalduc de la Feuillade, Nicolas Sa n son , géographe, Char-les de la Fosse, habile peintre , sont les personnes di-stinguées , dont les corps reposent dans cette paroisse.
La rue Saint Denis, Lune des plus fréquentées dela ville , commence au grand Châtelet, qui est a 1 extré-mité du pont au Change. C’est en ce Bçu que se rendla justice civile & criminelle de la prévôté de Paris.Son bâtiment est très-ancien, 8c plusieurs prétendentqu’il y reste encore une partie des ouvrages que fit con-struire César, pour tenir les peuples des environs sousl’obéissance des Romains. Ce reste ne peut consisterqu’en quelques tours, qui paroissent trcs-anciennes d sicôté de la boucherie. Cette boucherie étoit autrefoisla feule de toute la ville. Elle appartenoit à unç com-
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