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qui enferme le sanctuaire, est le cœur de M. le duc dixMaine. On lit sur une table de marbre noir, enca-drée dans une bordure de marbre de couleur :
ICI
Est le cœur de très-haut > très-puistant& très-excellent Prince ,
LOUIS AUGUSTE DE BOURBON,DUC DU MAINE ,
Prince légitimé de France , par la Grâcede Dieu , Prince Souverain de Dombes ,
Pair de France , Duc d’Aumale , Comte dé Eu ,Commendeur des Ordres du Roi,Lieutenant Général de ses Armées ,
Colonel Général des Suisses & Grisons,Gouverneur & Lieutenant Généralpour Sa Majesté ,
Dans ses ProvincesD u haut & bas Languedoc -,
Grand Maître & CapitaineGénéral de l'Artillerie de France -,
Décédé en son Château de Sceaux ,
Le quatorze Mai de l'année 17363Agé de 66 ans.
Priez. Dieu pour luí.
La bibliothèque de cette maison étoit avantageusementplacée 8 c fort ornée ; les livres y étoient áu nombre deplus de vingt-deux mille volumes, dont plusieurs ve-noient du cardinal de Bourbon, qui en laissa grandnombre par son testament. On estime entre autres unmartyrologe formé d’un recueil presqu’infini d’estam-pes qui représentent les saints de Tannée , avec les prin-cipaux événemens de leurs vies. 11 y en a beaucoupqui sont des plus grands maîtres. Gilles Ménage &Daniel Huet, évêque d’Avranches, avoient aussi don-né leurs livres pour augmenter cette bibliothèque. II yavoir pareillement une très-belle fuite de médailles,augmentée de celles du pere de la Chaise » confesseurdu roi. Entre les plus illustres qui onc paru avec éclaten différens genres dans cette compagnie, on compteles PP. Claude Menestrier » qui a donné de grandséclaircissemens fur le blason ; Daniel de qui sious avonsune très bonne histoire de France ; Louis Bourdaloue,célèbre prédicateur ; Gaillard, autre prédicateur ; de laRue, célèbre par son érudition, &c.
Vis-à-vis de cette ancienne demeure des Jésuites estla rue de la Couture ou de la Culture Sainte Cathe-rine , appellée ainsi d’une église de ce nom , que Ton ytrouve. La porte est ornée d’architecture en pilastres,entre lesquels il y a des statues Sc des bas-reliefs au-dessus , qui font un très-bel effet, avec un portiquesoutenu de deux colonnes de la même ordonnance.Elle fut bâtie da tems de saint Louis, aux dépens dequelques officiers de fa maison, qui faísoient entre euxune espèce de confrérie. On y voit les tombeaux dePierre d’Orgemont, chancelier, qui vivoit sous le ré-gné de Charles V , Sc celui de René de Birague,Cardinal, aussi chancelier de France. Í 1 mourut Tanljb; , Sc le roi Henri III lui fít Thonneur d’assister àses funérailles. Son tombeau est en entrant dans une cha-pelle à main droite. Les chanoines réguliers de Tor-dre de saint Augustin, de la Congrégation de Fran-ce , occupent cette maison depuis très - long-tems.
La Place Royale doit son commencement à plusieursparticuliers, qui la firent construire en 1604. Les mai-sons qui la forment sont toutes d’une même fymmé-trte, & elles ne furent achevées qu’en 1630. CettePlace occupe le même lieu qui avoit servi de jardinau palais des Tournelles,. situé du côté du rempart,où François I , Sc quelques rois ses prédécesseurs avoienttenu leur cour. Catherine de Médicis le vendit à plu-sieurs particuliers, qui élevèrent les maisons que Tony voit à présent -, & la rue des Tournelles, qui régnéproche du rempart, en a retenu le nom. La Place Royaleest parfaitement carrée Sc composée de trente-six pavil-lons élevés d’une même ordonnance, dont la maçon-nerie c st de brique, avec des chaînes de pierres detaille, qui règnent fur une fuite d’arcades fort basses ,fous lesqueii es on peut aller à couvert tout à Tentons.
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Dams Tespace qui est au milieu, on a laissé ufl gtanstpréau, enfermé dans une palissade de fer. C’est-làa placé la statue équestre de Louis XIII. Elle etun piédestal de marbre blanc» avec des devises» °voici les deux principales :
RQUR LA GLORIEUSE ET IMMORTELLEMÉMOIREDU
TRÈS-GRAND ET TRÈS-INVINCIBLELOUIS LE JUSTE, XIII.
DU NOM, ROI DE FRANCE.
Armand » cardinal duc de Richelieu , son pnnC'P 3 *Ministre, dans tous ses illustres & généreux deuein ,Comblé d’honneurs Sc de bienfaits par un si bon u 131 ^
Et un si généreux monarque, lui a fait élever cette fiat
Pour une marque éternelle de son zèleEt de fa reconnoissance, 1639.
Sur la fade du côté des Minimes:
Ludovico XLII . Chriflianistlmo Gallia & NavarreJusto, pio , fœlici, viélori jTriumphatori ,
Semper augusto,
Armandus CardinalisDux RrcheliusPracipuorum Regni onerutnAdjutòrEt administer ,
Domino aptimè merito, PrincipiqutMunificentiffimo *
Fidei sua devotionis z .
Et ob innumerabeneficia immehsosque honoresstbi coH* tsPerenne gratianimi monïmentumH an t Statuam Equeflrem Ponendam curavitAnno Domini 1639.
La figure du cheval est un des beaux ouvrages QPpuisse voir. Le fameux Daniel Ricciarelli, de la vso e _Volterre, en Toscane, disciple de Michel Ange» .voir fait, à la sollicitation de Catherine de Mcd‘ clS ,’pour Henri II. La figure du roi est de Biard -, °j cpas répondu à la beauté du cheval. On a ditcheval, fur lequel est monté Henri IV , au mili eU .Pont-Neuf, conviendroit à Louis XIII, & qu e ede Louis XIII conviendroit à Henri IV. Ce magso"^ouvrage, qui regarde d’un coté la rue Saint Anto 11 ^a de Tautre les Minimes. Ces peres furent établi 5cet endroit Tan 1590. Leur église est assez claire. *
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grand autel est d’une architecture corinthienneles colonnes sont de marbre de Dínan , cannelées.maniéré fort propre. La chapelle du duc de la Vieu vldistinguée parmi celles de cette église, est orne equantité de marbres & de tombeaux, où Ton ^figures couchées. A peu de distance de ce couvent ehôpital, appellé la Charité des femmes , qui sot í0 -,Tan 1619 , par la reine Anne d’Autriche , sous ^ c ?ç eí .de la Charité de Notre-Dame. Les religieuses, si 111 . a ,vent les femmes malades , sont de Tordre de Sasotgustin, Sc font un quatrième vœu, touchant Th°*P' tlité. Les premier es religieuses de cet hôpital y jfprofession le jour de la fête de saint Jean-Baptist e ufSmême année. Cette maison est composée de P , posltcorps de logis, d’une chapelle Sc d’une sale , oUvingt-huit lits pour les malades. .
Le monastère des filles de la Visitation derie est au-dessus de la maison qu’occupoient l es ^ ^rttes, du même côté. Le terrein qu’elles occupentresserré , Sc leur église n’est pas grande ; wa> 5 ^ tc ès-très-réguliere, Sc il y paroît un goût d’architee a ^u-délicat. C’est une coupole raisonn iblement éleve >tenue en dedans de quatre arcs. entre lesquels 1 í ^pilastres corinthiens , avec une grande corme ’ ^régné tout au tour. L’autel principal est dans »' ^ £ j u .particulier , vis-à-vis de la porte , Sc il rie rC ^ n j eil se-miere que d’une ouverture, pratiquée sort in fc ^ment au milieu de la voûte. Ce couvent > *!“!.. quiétabli qu’en 11? 19, est fort proche ffe » a 1 *