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Tome quatrième. M - P.
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fut autrefois une porte de la ville, bâtie èn 1360 » fous? re S ne de Charles VI. Gette forteresse est composée deUl t grosses tours rondes fort élevées, jointes l'une àautre p ar âes massifs de même hauteur Sc de mêméépaisseur , dont le dessus est en terrasse, hutte ces tours® n tl 'ouve une cour, qui sert de promenade aux per-onnes les moins resserrées. La Bastille est la prison or-juaire de ceux qui font soupçonnés de quelque crimed état. *

La porte Saint Antoine, qui est à côté de la Bastille,r 1 ssui conduit au fauxbourg de même nom, sot bâtie° Us Henri II, pour servir d’arc de triomphe à ce mo-sl Kk^ Ue ' On l a fort embellie depuis peu d’années, enabbatant une autre vieille porte qui en étoit proche. On® accompagné celle-ci de deux nouvelles ouvertures ,e la même largeur & dè la même hauteur, qui ren-ent le chemin plus facile, Sc feutrée plus libre auxcarrosses & aux charrois. La largeur de toute la face desc ors ouvertures, 8 c des massifs entré deux , est de neufo^cs, sor sept à huit de hauteur. On regarde avecPlaisir, dans f ancienne porte, deux fleuves couchés, Ul nue espèce de fronton arrafé. La plus belle face estu côté du fauxbourg, embellie de bossages , & d’unStand entablement dorique, qui régné sor totit l’ou-^ a ge. Ii est encore surmonté par un attique , en ma-ler Ç de piédestal continu, avec deux obélisques auxextrémités , & la statue du roi au milieu. Celles d’Apol-0tl Sc de Cerès sont couchées fur le fronton. II y aOutre cela deux autres statues dans des niches entre lésttois ouvertures des portes. Dans les tympans des fron-tons , qui couronnent les portes du côté de la ville,° n a mis en relief une copie de la médaille que la villea fait fraper à la gloire de Louis XIV , où il est re-présenté d’un côté, avec ces mots pour la légende :

Ludovicus MagnasFrancorum & Navarre Rex.

PP, 1671.

Sur le revers de la même médaille on a représentésic Vertu assise, & appuyée sur un bouclier, dauset îuel sont les armes de la ville, avec cette autre íc-Sende :

Félicitas Urbis,

Et au-dessous,

Lutetia.

Lez autres inscriptions font : premierésoent,

P*ci

Viclricibus Luábvici XIVarmis ,

Felicibus Anna confìliis ,

Auguflis M. Tbcrefiœ nuptiis ,

AJfiduìs Julii Cardinalis Maz.ariniCuris

Paru, fundaU, aternumFirmata ,

Prafeftus Urbis ÁcdiksqueSacravéré :

Anno 1660.

Secondement,

Ludovico Magno ,

Quòd Urbem auxit, ornavit ,

Locupletavit ,

Prxfeftus & JEdiles P. C,

Ann. R. S. H.

167a.

Troisièmement, sor le côté qui regarde le fauxbourg,lit:

Ludovic»s Magnus ,

Promotïs lmperiì finibusUltra Rhenutn , AlpesEtPyreruos

PAR Bò|

Pomoerium hoc more prtscoPropagavit :

Ann. R. S. H, 1670.

Quatrièmement, du côté de la ville,

Ludovicus Magnus ~■

Etvindìcatas Conjugu augufla'Dotales UrbesValida munïtione cìnxït ,

Et hoc vallum cïvïum deliciîsDestinari jujsit.

Ann. S. R. H. 1671.

Entre la porte Sc le bastion on à fait une rampe dèquarante-huit pieds de large , pour rendre l’accès durempart plus facile aux carrosses qui vont au Cours. LeCours, qui ènsetme la moitié de la ville , comme on l’ádéja marqué, vient se terminer en cet endroit. 11 estcomposé de trois allées, formées de quatre rangées d’ar-bres , dont celle du milieu est large dë soixante pieds,Sc les contre-allées de dix-huit à vingt chacune. C’està présent la promenade la plus fréquentée de Paris.C’est en sortant de ía ville, par-dessus le rempart,qu’on rencontre le premier des sept corps de gardesétablis par M. Turgot, prévôt des marchands, en 173 j ,pour la furète de jour & de nuit, soit du rempart, soitdes environs. A 1 entré du fauxbourg est une large es-planade ronde, à l’extrémité de laquelle on â placé furdés piédestaux rustiques, deux grandes statues d’Her-cule & de Minerve, assises sor des trophées d’armes.Ce fauxbourg consiste en plusieurs rues très-longues,dont là principale est au milieu. Les deux, qui lui sontparallèles, sont celles de Charenton &de Charonne, quiconduisent aux villages qui portent ces noms. L’abbayeSaint Antoine est fort avant dans la grande rue. Oncommença de bâtir cette maison l an 1193 ,8c elle socachevée sous le régné de saint Louis, qui assista à làdédicace de l’églisc, avec la reine Blanche de Castille,fa mere. L’ordre de Cîteaux y avoir déja été établi,à la sollicitation d’Odon de Sulli, évêque de Paris, Scles religieuses suivent encore cette même réglé. Leuréglise n’a rien qui puisse attirer les curieux. Aux côtésde l’autel sont les tombeaux de deux princesses , Jeanne& Bonne de France, filles du roi Charles V. A Pennéede la rue , qui se trouve au dessus de cette abbaye, est lamanufacture des glaces de miroirs. On y en a fait de qua-rte vingt-dix-huìt pouces, ce qu’on n’a voir jamais vu avantcet utile établissement. On fond les glaces à Cherbourg,Sc en quelques-autres lieux ; mais on les polit en cettemaison. On y mec l’étain& le vif argent; & plus de qua-rte cens hommes sont employés à ce travail. Lorsque lareine Marie-Théresc d’Autriche fit son entrée en 1660 ,on lui avoir dressé un superbe trône, près de l’endroitoù l’on voyoit Parc de triomphe. Comme cet endroit estle pliis haut de tout ce quartier on y avoir placé ce som-'prueux édifice. Quoiqu’il ne fût encore élevé qu’à lahauteur des piédestaux des colonnes, on pouvoir juger,par la beauté du modèle, qui n’étoit que de plâtre, quec’auroit été un des plus riches morceaux d’archirecturede toute l’Europe. Ce modèle étoit un grand ouvrageà deux faces, ouvert de crois portes, entre chacunedesquelles étoient deux colonnes corinthiennes, & deuxaux extrémités , fur i'épaisseur, qui toutes ensemblefaisoient le nombre de huit à chaque face. On avoir roi*sur les entablemens de grands trophées d’armes, avecdes captifs enchaînés. Le dessus de tour l’ouvrage étoitune plate-forme, an milieu de laquelle étoit un amor-tissement , surmonté d’un grand piédestal, où la statuedu roi à cheval étoit placée. II a été détruit il y a plu-sieurs années. Un peu au-delà du modèle est le cou-vent des Picpus, qui sot commencé en r J 94- VincentMassart, ou Mussard , Parisien , en a été le Fondateur,8 c réforma le tiers-ordre de Saint François, que l’onnomme ordinairement les Pénitent, qUi n étoient au-paravant que pour les séculiers ; >1 en fit une régie par-ticulière , Sc s’établit dans ìe village de Picpus, doncces religieux onr reçu le nom que le peuple leur â donné ,malgré cous leurs soins à garder celui de Pénitens. Leurjardin est embelli de gtottes d'e rocailles Sc de coquillages,