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Tome quatrième. M - P.
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808 PAR

LUDOVICO MAGNOABUNDANT 1 A PARTA,

PR/LF. ET ìEDIL. PONI

cc.

ANN. R. S. H. M. DC. LXXIV.

Sur la face qui regarde le fauxbourg, on voie cemonarque habillé en divinité antique, tenant le gouver-nail d'un grand navire qui vogue à pleines voiles, &on lit fur l’attique ces autres paroles :

LUDOVICI MAGNIPROVIDENTI/EPRâ ET aEDIL. PONI

* QQ

ANN. R. S. H. M. DC. LXXIV.

. Sur les piles au-dessous de l’imposte, on a placé desverrus, qui ont du rapport à l’hisloire que contiennent- les deux bas-reliefs. La rue de Seine , Lune de cellesde cc fauxbourg, conduit à celle de Saint Victor, oùl'on trouve la fameuse abbaye qui porte ce nom. Cettemaison est fort ancienne. Louis le Gros, roi de Fran-ce ,y fit élever de grands bâtimens, & lui donna desbiens très-considérables : il fit construire une église en1113, dans le même endroit où il reste encore une cha-pelle ancienne derriere le chœur. Guillaume de Cham-peaux, archidiacre de l’églisc de Paris, & depuis évê-que de Châlons, fut le premier qui institua la congré-gation de saint Victor, sous la réglé de saint Augu-stin. Les jardins de cette maison sont fort spacieux ; &cc qu’elle a sur-tout de considérable, c’est une biblio-thèque , l’une des plus .amples & des plus nombreusesde Paris. Elle est composée de tous les livres dont onpeut avoir besoin pour quelque sorte d’étude que cepuisse être. On y compte plus de trois mille manu-scrits , qui font conservés avec grand foin dans un ca-binet particulier, àTextrémité de la même bibliothè-que , qui est ouverte tous les lundis, mercredis & sa-medis, à routes les personnes studieuses. Elle a été don-née à cette condition par Henri du Bouchée, conseil-ler au parlement, qui mourut l’an 16/4 ; son buste enmarbre blanc est près de la porte. L’églife fut rebâtie enIJ17 fous François I, & elle n’esl pas encore entiere-ment achevée. On a vu sortir de grands hommes decette abbaye, entre lesquels on compte Hugues, Ri-chard , Adam, Pierre Comestor , ou le Mangeur, Léo-nins, Jean Picard, Jean-Baptiste de Santeul, LouisMaimbourg, Ismaël Bouillaud. L’hôpital de la Pitié,qui fait uiie partie du grand Hôpital général, est situéau-delà de Saint Victor, & vis-à-vis le Jardin royaldes simples, II consiste en plusieurs grands corps de lo-gis , cours, dortoirs & sales, & fut fondé vers Fan r 6 r r ;leglisc est assez belle, Sc dédiée fous le titre de Notre-Dame de Pitié, On ne reçoit dans cet hôpital que desfilles de Paris, au-dessus de deux ans » & on les occu-pe a divers ouvrages, dont on tire une partie de leursubstance. Derriere la Pitié est Thôpltal de la Miséri-corde , fondé par Antoine Seguier, président à mor-tier au parlement de Paris. Cette fondation est pourcent pauvres filles orphelines, qui doivent être de Pa-ris > âgees de six à sept ans. Elles peuvent y demeurerjusqu’à vingt-cinq; on leur apprend à travailler au mé-tier qui leur convient davantage, & pour lequel ellestémoignent avoir de l’inclination. Après ces deuxhôpitaux , on trouve le Jardin du roi.

Louis xm, par editdu mois de Janvier 1626,registré en parlement au mois de Juillet de la mêmeannée , établit le Jardin royal des plantes, & en mê-me-tems la surintendance a la charge de premier méde-cin -, mais elle en fut séparée par une déclaration du 31Mars 1718, Sc le titre de surintendant fut changé encelui d’intendant en I73 2 - Le ro * voulant prendre unfoin plus particulier de ce jardin , Sc veiller à tout cequi pourroir contribuer à sa perfection, le mit dans le'dépassement du secrétaire d’état de sa maison , & de-puis on y a fait des dépenses très - considérables, rantpour rassembler de toutes parts un grand nombre deplantes, que pour la instruction des serres nécessai-

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r es pour les conserver-: ce Jardin a de gran .rages par fa situation, Sc par la disposition par ^re du terrein : il est défendu des vents du nor Péminence , qui régné tout le long de la partie P ^trionale du jardin; ce monticule, d’ou Ion eune bonne partie de la ville , & une campagn ^ ^agréable, est dans l’enceinte même du re-couvert d’arbres & d’arbustes toujours verds ,Sc ^

tres plantes qui aiment les lieux élevés, & °ou dansques-unes refusent de croître dans les plauies, uvCles vallons ; dans une autre partie du jardin > on . nfesun endroit profond & humide , destine allX ^ 0 ùaquatiques. II y a cinq grandes Sc magnifiques le ^par le moyen de plusieurs poêles, on entretient ^ ieiUSleur continuelle, & où il se trouve actuellement p j £Smilliers de plantes étrangères, comme les cal - ^ananas,les camphriers, les sandragons, & c, .j lirferres chaudes, il y a deux grandes ferres froides, p ^conserver les orangers, les palmiers , les tn ]| tt ^, 1 ’ e uxlauriers, Sc on peut dire que c’est le jardin lefourni qu’il y ait en Europe. 11 s’y fait chaque ,plusieurs cours de botanique , de chymie & d’anatoù peuvent assister tous les particuliers qui desii't n ^struire dans quelques-unes de ces sciences ; le P llb hacU naverti par des affiches du tems où commence c ^de ces coûts, & ils sont ordinairement très-sni vlS ' ^y compte jusqu’à huit Sc neuf cens étudians.. ^ à 1 *monstratíons de botanique se font dans le jardin .campagne aux environs de Paris ; les opérations smie se font dans un laboratoire bien fourni d’inst rl1 JltSc de drogues, qu’ensoite on distribue charitabaux pauvres. Les leçons & les démonstrations d*mie se font dans un amphithéâtre qui est sort eC11 y a encore au Jardin du roi un très-beau caD Scd’histoire naturelle qu on augmente tous les j oUsS ’] e r-qui surpassera dans peu les collections les plus c0 í^ ol i-tes &les plus magnifiques cabinets de l’Europe- . £sSjtient de plus que les cabinets ordinaires deux he rcelui de M. de Tournefort, & celui de M. Vai‘ a £ ’ squi sont très-complets & très-bien conservés; 11de botanique & d’histoire naturelle, Sc des desi c ' llS ^plantes, faits par d’excellens maîtres. Les officiesJardin du roi sont un intendant, trois professc ulS ’ [r() j-pour la botanique , l’autre pour la chymie , dt ^ ^siérne pourTanatomie; trois démonstrateurs, f aVpour chacune de ces fciences , un garde du cabin etsloire naturelle , Sc un peintre & dessinateur. ^ [aOn descend de la vers l’Hôpital général, a PPSalpétriere. Cette grande maison, qui renferme Psix mille personnes, paroît de loin comme 111 , jcrite ville, à cause de la quantité & de la divct ^ ^ses bâtimens : l’église est dédiée à saint Denis- $3-est composé d’un dôme octogone, de dix tois eS ^ dia-mètre , percé par huit arcades , qui aboutisse 111 ^ p oC -tre nefs de douze toises de long chacune. Ces 11 j^pel-ment une croix , Sc dans les angles sont < l uatr T e > al jtel ^les à pans, le tout ayant jour fur le dôme. L ^ [r0 istrouve au milieu, ce qui fait qu’il peut être vU j eS pei vcôtés. Le portique ou vestibule, par où entres c c0 -sonnes de dehors, est orné sor le devant delonnes ioniques, avec un attique au-dessus- D ccôté de ce vestibule il y a un gros pavillon “Pâquesétages, couvert d’ardoises, où logent les eccle ^ fa-qui desservent cette église, & qui admimft ren u pluscremens aux pauvres malades. En montant nnP g ra n-haut, au sortir de la Salpétriere , on trouve ^,5 lesde place, où l’on tient le marché a,ux chev^ 11 ^^ estmercredis Sc les samedis. La maison des .° rcC J, d ulpresque la derniere du fauxbourg Sain 1 Ja vil-étoit autrefois un quartier entierement ^;P al J te ndu qu'^le, dans le tems que Paris étoit bien nl0 ’ n j e huit censne Lest présentement. On y a vu pl aS .^vrerie, e «ouvriers en tapisserie, en broderie, en 01 tollt ce q 1 ) 1peinture , en sculpture; & généralement Quoi*

peut servir à la splendeur & à la magnifie p 3 s

que le nombre en soir fort diminué, «n . p cS< ftyf*d’y voir encore quantité de choses très-cunGobelins. , ns c e f aUr

L’église de Saint Marcel, qu’on trouve ^ Zlayc >bourg, a été sondée par Roland, com n eve u