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” eveu à Charlemagne. Cetre église étoit autrefois sonsi tUr , e à faine Clemenc ; mais le corps de faine Mar-e - evêque de Paris , y ayant éré trouvé, elle en prit5 notn > qu’eile a toujours conservé depuis. C’est unequatre collégiales dépendantes de Parchevêché : elle} c °nipofée de quatorze chanoines, 8c de dix-scpchapelainsj le fameux Pierre Lombard, surnommé lefiltre des sentences, est enterré dans le chœur de cette8 sse. Les bacheliers en licence font obligés d’asliílerau service folemnel qu’on dit pour lui tous les ans : ceux*j Ul y manquent font condamnés à une amende. Le cou-ínc des Cordelieres est dans ce quartier : Thibaut Vil,Jointe de Champagne 8c de Brie, le fonda premiere-, ^nt à Troyes, d où il fut transféré à Paris peu deï eins après. Marguerite de Provence, femme de saint0 u 's, fit commencer l’églife , & Blanche fa fille, veu-Ve du roi de Castille, qui s’y fit religieuse, donna de8 r v a uds biens pour l’augmenter. Elle fit bâtir le cloître,°. u font encore ses armes en divers endroits. Ces reli-euses font hospitalières, & suivent l’ordre de S. Fran-^ 0;s , à peu près comme les Cordeliers du grand cou-Saint Médard, est la paroisse de tout ce quar-ler - M. Patru, célèbre avocat y est enterré, aussi-bien^ Ue M. Nicole , auteur des Essais de morale. On trouvee jssuite P église de Saint Hyppolite, proche de laquelle1 Une vieille maison, bâtie du tems de saint Louis, oùsaint roi alloit passer quelques heures solitairement pourJosses prières. Entre Pendroit où étoient la porte SaineMarcel, & celle de Saint Victor, qui ont été abbatues,découvre la maison des peres de la Doctrine Chré-j Iet me, & celle des religieuses Angloifes. Ces peres dea Doctrine Chrétienne furent établis en i 6 z 8 , danshôtel dc Verberie : ils ont une bibliothèque publique.a belle vue que ces maisons offrent, est tout ce qu’el-es ont de considérable. L’une & Pautre écoient bâtiesUr un terrein extrêmement élevé, qui donnoit à latlle une pente roide & désagréable ; mais on a hpplaniÇette rue en coupant beaucoup de terres, 8c le fossé dea v '^ e s’est rempli de maisons, qui embellissent forequartier. Sur le même fossé, on trouve l’églife de S.llc *ré des Ecoffois, dans laquelle on a élevé un mo-dulent , pour y mettre la cervelle de Jacques II, roi
ri Angleterre.
p he quartier de l’Université, l’un des plus anciens dej ai| s, occupe un très grand espace, qui fait presquequatrième partie de la ville : il en étoit même íépâ-e autrefois comme un lieu particulier, avec lequel laoiiirnunication n’etoit pas tout-à-fait si libre ; parce^, e les écoliers faisoient souvent des tumultes, qu’ilÇtoit pas aisé d’appaiser. Philippe Auguste, avant son^ e part pour la Palestine , ordonna qu’on enfermât toutj. e quartier de murailles, ce qui fut exécuté en 1190 .^ fut entouré de fossés profonds & de murs très-foli-' es > soutenus de tours d’espace en espace avec des por-s 5 qui étoient autant de petites forteresses, à la fa-lIr desquelles on pouvoir fe défendre vigoureufe-le ent j avant qu’on eût inventé l’artillerie. II ne tes-Plus de ces murailles, que quelques pans à demide s SS étriere le collège de Navarre , fur les fossés^ lalnt Victor. Elles ont été presque toutes abbatues,0n a comblé les fossés , fut lesquels on a élevérie maisons, qui rendent ces endroits, au-du °’ s , riéferts & dangereux, fort habités 8c fort fré-à ^hés. L’Université, dont on attribue la fondationjj-Q^riarlernagne, a choisi cet empereur pour son pa-t0Q \ ^ le jour de fa fête les exercices cessent danstr les collèges, afin que les professeurs fe puissentPan' Ves - au collège de Navarre, pour entendre son,brique , que l'on prononce en latin au milieua messe. Elle étoit anciennement si nombreuse 8cque r ^Plic d’écoliers , que Juvénal des Ursins assuref l0 Otites les communautés érant allées en proces-Da nc a chacune à son tour, à Saint. Denis enfi ern e ’ v rile éloignée de paris de deux lieues > pourbé ^*,5 a Dieu la guérison du roi Charles VI tont-ine fi e ^ rnence > l’université voulut s’acquirer du mc-Ce ffion V °' r * ^ ans «ms que les premiers de la pro-teur Etoient dans l’égUsé de Saint Denis, le rec-^íath ^ lU éto Ì t rierníer, n’étoit pas encore sorti desUllus - où avoir été marqué le rendez-yous. De
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Cént collèges qu’on pouvoir compter autrefois, iln’yena que onze où l’on tienne les basses classes. Ce sontceux de Navarre, du Piessîs, d’Háreourt, de Mazarin, dfeLouis Grand où on a runi céous les boursiers ; de Beau-vais , du Cardinal le Moine, de la Marche , dèLizieux , de Monraigu , des Grasstns : les àutreSsont loués à des particuliers. Les quatre facultés quipartagent l’université, sont la théologie, ie droit, lamédecine, & les arts. Elle avoir autrefois fa juri-diction particulière, 8c cela fe vérifie pár une épira-phe qui est dans le cloître des Mathurins. Deux éco-liers convaincus d’un crime digne de mort > furentexécutés par sentence du prévôt de Paris, & l’Uni-versité , fe trouvant blessée par certe sentence, cessade continuer ses exercices, qu’ellc ne voulut pointreprendre jusqu’à ce que le prévôt eût ramené auxMathurins les corps des deux écoliers, qu’il fut obli-gé d’aller détacher du gibet dé Montfaucon, où ilsétoient demeurés pendus depuis plus de quatre mois*8c de les baiser à Ja joue cn les détachant. La facul-té des arts, qui donne les leçons dans les dix col-lèges dont on a parlé est divisée en quatre nations »qui ont chacune pour chef un procureur qu’elles éli-sent tous les ans, de même que les trois facultés su-périeures , ont chacuné un doyen, & ces trois doyens,avec les quatre procureurs, composent le tribunal durecteur, qui en est le président 8i le chef , 6c quel’on élit tous les trois mois. Les quatre nations, sontcelles de France , de Picardie, de Normandie & d’Al-lemagne. La derniere a été mise à ia place de la na-tion d’Angleterré , qui en fut ôtée , à causé des cruel-les guerres que les François eurent contre les An-gloií.
Le collège des Bernardins qui à donné son nom àla rue, est d’une ancienne fondation, 8c appartient àl’ordre de Liteaux. Le pape Benoît XII qui étoit décet ordre, semble avoir voulu s’immortalifer en fai-sant bâtir ce collège avec toute la magnificence possi-ble : les murs qui dévoient faire la principale clôture*8c qui sont demeurés encore fur pied. pàroisseníd’une épaisseur & d’une solidité surprenante. Le cha-pitre est rrès-bien voûté de même que la sacristie.E édifice de l’églife est regardé comme une des plusbelles gothiques qu’il y ait en France. Les voûtes ensont très éièvées 8c parfaitement bien entendues. Leschapelles qui règnent de chaque côté sont claires, 8cont de la proportion avec le reste dc l’églife. La mortde ce Pontife fut cause qu’on laissa ce grand ouvrageimparfait. A côté de la sacristie est un petit escalierà vis fort industrieuièment imaginé : deux personnes ypeuvent monter 8c descendre en même-tems fans fevoir. Ce sont deux tempes en limaçon fus un noyau,ménagées l’une fur Pautre, dans une même cage defigure ronde. Guillaume du Vair, évêque de Essieux8c garde des sceaux, qui avoir été maître des requê-tes 8c premier président au parlement de Provence ;Paul Peferon, qui nous a laissé l’antiquité des temsrétablie & justifiée, ouvrage fort estimé, 8c contrelequel on a beaucoup écrit, y sont enterrés.
En sortant des Bernardins, on trouve à main gau-che régisse de Saint Nicolas du Chardonner, appellégaussi à cause que le premier bâtiment fut pôle danaun lieu inculte 8c sauvage, & tout rempli de char-dons. Les chanoines de saint Victor à qui ce terreir*appartenois, le donnerent vers Tannée 1 Ì 4 J pour ybâtir une paroisse. L’intérieur est orné d’une architec-ture composite en pilastres, dont les chapiteaux sontd’un dessein particulier. Entre les personnes distinguéespar leur mérite, dont les corps reposent dans cetteéglise, on compte Jean de Selve, premier présidentdu parlement ; Jérôme Bignon > avocat général : sodbuste de marbre est de Chardon ; Jérôme & Thierry »fes fils j le fameux le Brun, premier peintre du roi.Le Séminaire qui est à côté de cette église, est le plusancien de tout Paris. La porte de cetre maison a quel-que chose de beau dans fa singularité. Le college ci uCardinal le Moine fut sondé par J«» le Moine, originaire;
de Crecy en Picardie,qui,par son mérité singulier, parvinsà la dignité de cardinal, 8c 4 celle de légat d Avignon. II aété enterré dans la chapelle de ce collège, où les exercices
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