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Tome quatrième. M - P.
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dent de Notre-Dame, où íls sont obligés de se trou-ver les jours des grandes processions. 11 y a six cha-noines Sc douze chapelains, qui sont, aussi-bien quele curé, à la nomination des chanoines. Le bâtimentest fort simple Sc fort grossier. Le chœur a été en-tierement refait, & décoré en dedans d’un ordre d’ar-chitecture en pilastres corinthiens. René chopin, avo-cat au parlement de Paris ; Claude & Charles Perrault,qui ont laissé de bons ouvrages; Gérard Audran, cé-lèbre graveur ; Jean Foi Vaillant, l’un des plus grandsantiquaires de son siécle; & le chancelier de Sillery,font enterrés dans cette église.

De Fautre côté de la rue est une petite place, àFeutrée de laquelle il y a une fontaine. Cette place estappeliée la Terre de Cambrai , à cause qu’on y trouveun collège de ce nom. Le Collège royal s’y trouve aussi.II doit sa fondation à François I, qui institua la plu-part des lecteurs» nommés depuis professeurs en droit& en médecine, qui sont dans ce collège. II fit venirles plus habiles gens qu’il put trouver pour y enseignerles mathématiques, lá philosophie ,1alangue grecque,la latine , la syriaque & ^hébraïque. 11 avoir dessein d’yfaire élever un grand bâtiment ; mais les guerres qu’ilfut obligé de soutenir sur toutes les frontières du royau-me , ne lui permirent pas de l’exécuter. Ce bâtiment nefut commencé que sous la régence de Marie de Mé-dicis. Louis XIII, son fils, qui n’avoit encore que neufans > y mit la premiere pierre ; mais ce- travail fut in-terrompu , Sc il n’y eut qu’un côté de fait, tel qu’onle volt, au même endroit ou fut autrefois le collègede Treguier. Les professeurs , au nombre de dix-neuf,font gagés du roi , & font une espèce de corps sépa-re de l’université, à laquelle ils ne laissent pas d’êrresoumis. II n’est pas permis au recteur de les déposer ,ni de leur défendre la chaire, ce qu’il peut faire àrous les autres. Vis-à-vis du collège royal, l’on trouvela Commenderie de Saint Jean de Latran, qui dépendde l’ordre de Malthe. C’est un grand espace remplide maisons très-mal bâties, où logent toutes sortes d’ar-tisans, qui ne sont pas maîtres, & qui peuvent tra-vailler, fans être inquiétés par les Jurés de la ville , parceque cette Commenderie est un lieu de franchise. Dansl’église appeliée Saint Jean de Latran , est le tombeaude Jacques de Souvré, grand prieur de France. 11 esttout de marbre, d’un dessein particulier. On y voitdeux thermes sortant de leurs gaînes, qui sont cannelées.Ces thermes soutiennent un entablement, sous lequelon voit la figure de ce grand prieur, couchée sor un tom-beau de marbre noir. Les deux corps qui portent Fentablc-ment & le fronton , dans lesquels les deux thermes setrouvent nichés , sont d’une espèce de marbre fort rare ,nommée Brèche antique. Près de-là est la place du PuitsCertain, au haut de la rue S. Jean de Beauvais. Elle est re-nommée par le puits que l’on y voir. Ce puits fut bâtivers Fan 1556 par Robert Certain , pour lors curé del’église de Saint Flilaire, & nommé premier principaldu collège de Sainte Barbe. Cette église a été bâtiedans la censive du chapitre de Saint Marcel ; & commece chapitre avoir autrefois droit de justice haute, moyen-ne Sc basse dans tout ce quartier , c'étoit au Puits Cer-tain que se saisoient ordinairement les punitions cor-porelles > en exécution des sentences de la même ju-ridiction. En rentrant dans la rue Saint Jacques, Scmontant un peu plus haut, on arrive au collège duPlessis , nommé autrefois le Collège de Saint Martin ,à cause que son premier fondateur, appellé GeoffroiduPlejsts, secretaire du pape Jean XXII, avoir beaucoupde vénération pour ce saint. Le cardinal de Richelieu,pour éterniser sa mémoire, lui fit restituer son anciennom, &onl’appella le Collège du PleJJis de Richelieu. IIlaissa une somme considérable pour le faire rebâtir ma-gnifiquement , & embellir de logemens spacieux, quile rendent un des plus beaux de l’université. Les do-cteurs de Sarbonne ont la direction de ce collège, &ils y mettent le principal Sc les régens. Le Collège deLouis le Grand, ou de Clermont > ci-devant occupé par-les Jésuites, & dans une partie duquel l’on a transférécelui de Beauvais au mois d’Octobre 176z , lequel étoitauparavant rue Saint Jean de Beauvais, est à cinquan-te ou soixante pas de celui du Plessis. -Guillaume Du-

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prat, évêque de Clermont, s’étant» trouve au concilede Trente de la part de la France, fit une liaison P al ^ticuliere avec quelques Jésuites qui se trouvèrent a assemblée du même concile. Cette liaison lui inspira edésir de les amener en France pour instruire la jeune e.11 les logea pendant son vivant dans fa maison, Sc leurlaissa par son testament une somme considérable - sstuleur servit à acheter une maison qu’on noinmoitCour de Langres, Sc qu’ils appellerent le eollegeClermont, à cause que leur bienfaiteur étoit evequela ville de ce nom. Le roi Henri III y mit J 3 P rmiere pierre, sur laquelle on a gravé cette inscrip tlon '

RELIGION 1 S AMPLIFICAND/E STUDIO,HENRICUS III. CHRISTIANISA REXFRANCLE ATQUE POLONLE INAUGUSTISS. JESU NOMEN PIETATíSSU/E MONUMENTUM, HUNC PRlMUMLAPIDEM, IN EJUS TEMPLIFUNDAMENTUMCONJECIT :

ANNO DOM1N1 ij8z.

DIE 20. APRILIS.

Ce bâtiment contient une très-grande quantitélogemens & de chambres, le tout rempli jusqu^ .moindres espaces - Sc ménagé avec beaucoup d’induu 'La chapelle de ce Collège est petite Sc obscure.voyoit dans les fêtes solemnelles un dtvant d aude feuillages d’argent fur un fond de cuivre dore > 3un cartouche d’argent en bosse Sc deux crédanc eSmême , & un autre d’une riche broderie d’or, sottlevée fur un fond d’argent, avec plusieurs pièces ufévrerle, & d’autres choses d’un rrès-grand P 1 ’*'!-/a un très-grand corps de bâtiment au fond du j 3t . dl . 1 'assez près du petit collège de Marmoutier, qu’on a i o3 (jà celui-ci pour l’augmenter, de même que le coll-g cMans, que le roi avoir donné à ces peres. C’est dan!bâtiment«qu’une partie de leur bibliothèque étoit pi 3 ^Elle étoit une des plus belles & des plus nombretrs eS ^Paris, par la quantité & par la qualité des livre! ss^s’y trouvoient. 11s ont eu des professeurs d’une haute 1putation. L’église de Saint Etienne des Grès est un Pplus haut, du même côté. Elle passe pour une des ^ „anciennes de Paris. On prétend que saint Denis,que de Paris, en est le fondateur; c’est une colleê*‘composée d’un chevecier & de douze chanoines, . ,

six sont à la nomination de deux chanoines detre-Dame. On dit que saint François de Sales y P s ^ n v ; sça les trois vœux que font les religieux. ViS' 3 '^,-,est le grand Couvent des Jacobins, nommés o rI f?p 0 ,renient les Freres Prêcheurs , de l’ordre de saintminique. On rapporte fa fondation au tems rnena ece saint, qui vivoit en l’année 1217, sou s le P°®cat d’Honoré 111 . Dans le tems de l’hérésie des ^riens, il envoya à Paris deux de ses religieux , ^ > \elogèrent dans un prieuré de Saint Jacques,

Parloir des bourgeois. C’est le même lieu où est a ìtfJ ésd’hui ce couvent. Ces peres furent ensuite n°, ^ti.Jacobins , à cause de la rue S. Jacques, où il 3 ete or jn-Le grand autel de Féglise est orné de colonnes rethiennes de marbre de Dinan. Au dessus de I 3 ”de la sacristie, on voit un grand tableau du Valentn 'représente la naissance de la Vierge. Les c 0lin a j £ enle regardent comme un des plus beaux qu’si X fa ndFrance. La chapelle du rosaire-,qui est à côte ' ^ ^autel, est d’une assez belle menuiserie. Cette eg^général, est assez mal construite ; mais il y 3 1 . ^ £S dunombre de tombeaux, dont plusieurs sont de p tl ^ ollV e-sang royal. Celui de Humbert, dernier P l ‘ st ^ e prín cCrai n de Dauphine , mérite qu’on le distinguo «j laissaayant perdu un fils unique encore enfant, ^ c onç llttomber malheureusement par une fenêtre -^nde, ^un tel chagrin , qu’il résolut de quitter lÇ ! £ , a près

prit à Lyon l’habit de l’ordre de saint Domin^^ , ^ laavoir donné sa principauté à Philippe de ce pot"charge que tous les fils aînés des rois de ** efna I eteroient à Favenir le nom de Dauphin-monastère de Paris, Si surfait patriarche d Ale ^ On 1tombeau de ce prince est entre Fautel Sc lee