PAR
PAR
ni iUeu de la niche, assise aupied de la croix,qui tientl, ‘t Christ appuyé sur ses genoux. Ce groupe de marbree J- d un contour Sc d une correction toute particulière.'“ et ouvrage est de Coustou l’aîné ; l’autel des féries estau bas. A droite est la figure de Louis XIII à genoux ,rev etu de ses habits royaux, offrant son sceptre Sc sacouronne. Coustou le jeune i’a travaillée : elle est fortre uemblante. Louis XIV est à peu près dans la mêmeat dtude ,■& quoiqu’il soit de Coysevox, très-habile danson arc, il n'a pas réussi pour la ressemblance. Cés£ ux figures font posées fur des piédestaux de marbré.° Us ks arcades de chaque côté en descendant de l’aú-t f i des féries, on remarque six anges de métal, de gran-eu t naturelle, qui portent lez instrumensde la passion,y en a trois de chaque côté , & ils font posés fur dessiianieres de cuide lampe , ornés de feuillages, & cori-^ent les jambages qui portent les arcs du rond point.
grand autel occupe à peu près le milieu du san-tuaire, donc le devant est orné d’un bas relief doré Scbe marbre choisi. Aux deux extrémités on a placé deuxan ges adorateurs.- La croix d’argent Sc les six chan-deliers font de Claude Balin , fameux orfèvre. Leactuaire est parqueté de marbre, à compartimens de di-verses couleurs, élevé de quelques pieds plus que toucle reffe du chœur . dont il est séparé sur le devant parV ne balustrade circulaire aussi de marbre, dont les ba-ttes sont de bronze doré. Les stases sont d’une ri-che menuiserie, sort ornées de sculptures , avec un cou-ronnement avancé , soutenu de consoles, qui règnentégalement par tout : les bas-reliefs qu’on y voie repré-sentent les points principaux de la vie de laSte Vier-8e, dans des cartouches de différentes figures, entou-res de bordures, & d’autres accompagnemens très bienexécutes. La chaire archiépiscopale , & celle vis-à vis,font d une très-belle forme : la porte principale, & lesouvertures sous les arcs autour du sanctuaire, sont fer-lées pat des grilles de fer doré : le dessein en est beau,*? ais d y a plus de travail qu’il ne faut pour la perfe-ction ; toute sétendue du choeur est d’un parquet deniarbre bien diversifié. Au pied du sanctuaire sont lescntrailles de Louis XIV, dans un petit caveau ferméd une pierre de matbre > autour de laquelle il y a uneoande de marbre blanc en forme de cercle, fur la-quelle on lit : Hic jacent viscera Régis chrjíianifsrmiRudavicì XIV. Les arcades font revêtues de lambris dessiarbre blanc à panneaux de marbre de Languedoc,a msi que ses gros piliers du sanctuaire, qui ne sontPoint chargés de menuiserie. Tous ces lambris sontcouverts de beaucoup d’ouvrages de sculpture de mé-tal doré, représentant des trophées d’église , Sc grandNombre de sujets symboliques. En sortant d u chœur,on trouve deux chapelles, dont celle de la Vierge esta plus décorée par les ornemens de sculpture, qui ensont la beauté. La figure de la Vierge, tenant l’En-fant Jessis dans ses bras, est de marbre & fort bien tra-v aìllée. Le cardinal de Neaiiles a voulu être enterréVis-à vis : on y a construit un caveau, dans lequel onj niìs son corps. 11 est fermé par une grande tombec Marbre noir , fur laquelle on a gravé sonépitaphe.j, a chapelle de saint Denys, apôtre de Paris , est deautre côté : la figure de marbre est aussi d’une belle^ cetttion. Ce saint évêque y est représenté à l’antique.^oute cette église est à présent d une grande propre-\par ses soins Sc les dépenses considérables que lear flinal de Noailles^ a faites. La famille de ce prélatUne très-belle chapelle, dans laquelle elle a choisij, sopulture. La famille de M. de Vintimille, socces-ctir de sel. de Nouilles, y a aussi une très-belle cha-^ e a côté, où est pareillement fa sépulture. II y ans cette église un très-grand nombre de tableaux ,
827
da
do
q 0| ic la plupart font des meilleurs maîtres. II y a septaiïl pes d’argent qui brûlent toujours devant la chapellej. e * a Vierge. Vis-à vis est la statue à cheval de Thï-’Ppe IV, dit le Bel, armé & caparassonné selon laqiere de son tems. Ce prince est représenté tel qu’il°it, lorsqu il entra dans cette église pour y rendre gra-
dg S tu la saime Vier S e à succès de la célèbre bataillec Mon s en Pifelle , qu’il gagna le 18 Aout 1304,D ° ntle les Flamands. Le grand tableau qui est toutP l ‘ Q che, & qui fait voir Louis XIII à genoux en man-
teau royal, au pied d’un Christ détaché de la croixest un vœu qué ce roi fit dans une dangereuse mala-die. Le chapitre est composé d’un doyen, d’un chan-tre , dés archidiacres de Paris, de Josas 8 c dé Brie,d’un souschantre, d un chancelier, d’un pénitencier Sc decinquante & un chanoines.II n’y a point d’église cathédraleen Europe où le service divin so fasse avec plus de ré-vérence Sc plus de pompe. O11 conserve dans la sacri-stie de cette métropolitaine plusieurs reliquaires fortriches, & entre autres le chef de saint Philippe , qui estd’or enrichi de pierreries très-considérables, Sc sou-tenu par des anges de vermeil. C’est un présent de Phi-lippe Auguste. Tous les ans, le jour de ía pentecôte,on expose un ornement de satin cramoisi, dont toutela broderie est de perles, parmi lesquelles 11 y en ád’assez grosses. La reine Iíabeau de Bavière donna cetornement, pour obtenir de Dieu la guérison du roiCharles VI son mari, qui étoit tombé en démence,Derrière leglise de Notre-Dame, il y en a une fortancienne, que l’on nommé Saint Denys du Pas , àcause du premier martyre qu’on y fit souffrir à ce saint,qui fut mis en Cet endroit dasns un four chaud. On tientqu’il en sortit miraculeusement, sans en avoir reçu au-cune incommodité. O11 remarque très facilement dansla nef la figure colossale de saint Christophe. Elle a étéfaite en *413 aux dépens d’Antoine des Effars,cham-bellan, du roi, Charles VI, qui est représenté à côté ,habille a la maniéré de son tems. On y dit la messeune sois Tannée le jour de la fête de ce saint. La châssede saint Marcel est derriere le chœur. Elle est en for-me de petite église gothique, Sc ornée de pierres pré-cieuses. L’église de Saint Jean le Rond , actuellementdémolie,étoit contigue à celle de Notre-Dame. Cétoitlaparoisse de tous ceux qui demeurent dans ce cloître.Les chanoines ont leur logement particulier. Ils vivoientautrefois en communauté comme des religieux, Sc alorsil n’étoit pas permis aux femmes d’y demeurer ; maisdepuis qu’ils ont été logés séparément , ceux quiavoient des appartemens de reste ont été autorisés àles louer, ce qui a introduit indifféremment toutes sor-tes de personnes dans ce cloître. L’Hôtel-Dieu, qúiest auprès de Notre-Dame , est le premier & se plusgrand hôpital de tout Paris. 11 y a quantité de sales ;& comme on y reçoit fans exception tous les pauvresmalades, on y en a vu jusqu’à cinq mille. lis sont trai-tés avec un grand soin , Sc servis par des religieuse^ deTordre de saint Augustin, dont on ne peut assez louerle zèle pour les malades. Le bâtiment est si resser-ré , à cause que Tespace où il se trouve est borné derues de tous côtés, qu’on a été oblige de Tétendre furla rivière, Sc de bâtir une grande sale lur une voûtefort longue, sous laquelle coule 1 eau. II y a des salesséparées, où Ton met ceux qui sont attaqués de la mêmemaladie, asm d’empêcher que le mal ne se communique.La sale qui est du côte du petit Pont, dont le dehorsest orné de figures, fut sondée vers Tan 1533, par lecardinal Antoine Duprat, chancelier de France. Oncroit que la premiere fondation de ce grand hôpital aété faite par saint Landry , vingt-neuviéme évêque deParis, qui vivoit fous le régné de Clovis II en 660.Vis-à-vis la principale porte, à Tcntrée du par vis deNotre Dame , étoit une grande statue de pierre forthaute, qui reptesentoit un homme tenant une boèteà fa main , & un serpent à côté de lui. Cette boèteSc ce serpent donnent lieu de croire que c’écoit la da-me d’Esculape, que l’on présume avoir eu quelquetemple en cet endroit. De l’autre côté de THôteLDieuest ut! hôpital des Enfans trouvés. C’eft là qu est lebureau des administrateurs. Autrefois quand on uou-voit des enfans exposés dans les rues, on les poitoken une maison grès du palais arehiéfàopal, ct tousles hauts justiciers de la ville étoient obligés e payerde certaines taxes pour subvenir à leur ewiecien, Lepere du Breuil, dans son livre des antiquités de Pa-ris, dit que l’abbaye de Saint Germain des Prés, dontil étoit religieux , étoit taxée pour fa parc a cent cin-quante livres. Touc ce quartier qu on appelle ia Ci-té, est rempli de petites rues &dun gland nombred’églises fort anciennes. Saint Ctiílophe, étoit a l’opposirede saint Jean se Ronde & Téglise de sainte Geneviève desTom. IV . sel m m m m ij