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Ardens étoit dans la rue Notre Dame. Elles ont étédétruites pour aggrandir le terrein de 1 hôpital desEn-fans trouvés, sur lequel on a fait construire un forebeau bâtiment & une église peinte en forme de crèche.Sainte Marine est la paroisse de l'archevêché; c’est aucuré de cette paroisse qu’on renvoie les mariages or-donnés par sentence de l’ossicialité. François Miron,surnommé le pere du peuple , lieutenant civil Sc pré-vôt des marchands , y est inhumé. Saint Pierre auxBœufs : S. Landry ; dans cette seconde église reposent lescorps du chancelier Boucherai, de fa famille , & deFrançois Girardon, sculpteur célébré. Ste Croix de laCité, saint Pierre des Arcis > saint Martial, dont 1 ’é-glisc est tombée par son ancienneté, & dont la curea été réunie à celle de saint Pierre des Arcis; sainteMagdeléne, saint Germain le Vieux & saint Barthé-lémy , sont d’autres paroisses de ce quartier. L’église deSaint Germain le Vieux, dédiée autrefois à saint JeanBaptiste, prit le nom de saint Germain . après qu’ony eut mis en dépôt les reliques de ce saint. On les yapporta de l’abbaye de Saint Germain des Prés, quiétoit en ce tems hors de la ville , par la crainte qu’oneut qu’elles ne fussent enlevées par les barbares ; &quand on les reporta dans cette abbaye , le roi Pépin ,qui regnoit alors, aida lui même à soutenir sur sesépaules la châsse où elles étoient enfermées. Saint Bar-thélémy , qui est la paroisse du Palais, fut d’abord unprieuré de l’ordre de saint Benoît, dédié à saint Ma-gloire. Les religieux l’ayant abandonné en 1138 , l’é-glise fur érigée en paroisse, dont le territoire s’éten-doit autrefois jusque dans la rue Saint Denys . Sc S. LeuS. Gilles en étoit une annexe. On a vu un curé titu-laire de ces deux bénéfices, que la grande distance afait séparer. L’église est obscure, Sc le grand autel estd’une menuiserie d’un assez joli dessein. Dans une cha-pelle , qui est à main droite, on lit fur un marbreblanc > d’une beauté extraordinaire, l’épitaphe de Clau-de Clercelier, fort estimé pour son érudition : il y aune figure plus grande que nature, qui représente lareligion, au pied de laquelle est un petit génie, en-touré de lunettes d’approche > d’inslrumens de mathé-matiques, Sc une sphère derrière lui. II rient une têtede mort qu’il regarde attentivement, & au bas est uncartel où font ces paroles :
, Optima Fbilosophia mortis meditatïo .
Louis Servin , avocat général du parlement de Pa-ris , y est aussi enterré. On stt deux vers à fa louange;
Est satis ïn tttmulo ; Servïnus proh ! jacet ìngens,
In mundo scivit scibile qiúdquid erat.
On trouve un peu au-dessus de saint Barthélémyl’eglise des Barnabites, annexe de l’archevêché de Pa-ris , qui font des religieux de la Congrégation de saintPaul. La maison où ils se font établis, étoit un prieuréde l’ordre de saint Benoît, sous le titre de saint Eloy.Us portent le nom de Barnabites , à cause que leurgénéral a toujours demeuré dans le collège de saintBarnabé à Milan , depuis qu’ilss’y établirent en 1/91 ,fous François I, Roi de France.
Le Palais, qui a été autrefois la demeure de nosrois , fut abandonné aux officiers de justice par Philip-pe le Bel, qui voulut tendre le parlement sédentaire.Ce parlement avoir été jusque-là ambulatoire ; & cefut Pépin, pere de Charlemagne , qui institua cet au-guste corps. Philippe le Bel, pour donner plus d'espa-ce à ce somptueux édifice, fit bâtir la plupart des cham-bres, & rout l’ouvrage fut achevé en 1313. Cepen-dant il est certain qu’il y avoit de y grands bâtirnensavant ce tems. Clovis y avoit tenu fa cour ; Sc saintLouis, qui y fit un plus long séjour que les antres rois,y avoit fait faire plusieurs grands ouvrages. La grandesale a été bâtie sut le plan d’une autre très-ancienne, danslaquelle les statues des rois de France, de grandeurnaturelle, étoient placées tout à l’entour. C’étoit lelieu où les rois recevoient les ambassadeurs, ils don-«oient des festins publics à certains jours de l’année,
& même on y faisoit les noces des enfans de Fr anec
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Un historien de ce tems rapporte qu’au mariagefabelle de France, avec Richard II, roi d^ n ^, et r rs ’il y eut un si grand concours de peuple, que P u 1personnes fuient étouffées, Sc que le roi Char es^^,pere de cette princesse , y courut risque de la vie.te sale, qui fut réduite en cendres au comme nce í^ rseJdu dernier siécle, est présentement voutee de P ^de taille, avec une suite d’arcades au mili eu >de gros piliers, autour desquels il y a ^
nues
tiques occupées par des marchands. L’ordre ^régné tout à l’entour en pilastres. A un ^ es ,. l ^ e st 0 -une chapelle, dont les environs font embellisrure. La grand’chambre est à côté de la grande& fut bâtie fous saint Lcmis ; qui y donnoit les a ^
ces publiques. Louis XII la fit réparer comm e e £S
Le plafond est composé de culs de lampes. Les a ^chambres font beaucoup plus belles : & mem e £quelques-unes , il y a des plafonds dorés & pei» rsbeaucoup de dépense. La seconde & la troisièmeenquêtes , & les chambres des requêtes, font des mornées. La tournelle , qui est la chambre où 1 011les criminels, est celle où couchoit saint Louis. La cdes aides est une jurisdiction séparée du parleme *qui tient ses séances dans trois chambres p arlietes, ornées ds très-beaux plafonds. La face dr',riment qui donne du côté du perron du mai, eí .ne maçonnerie enrichie de sculptures d’un bon deLa chancellerie est dans la galerie des prisonniers*
Le lieu où est à présent la Sainte Chapelle, £ ^anciennement une petite église, sous l’invocation fSainte Vierge; mais saint Louis voulant élever ‘son palais un monument de fa piété, pour y P .les reliques que les Chrétiens doivent respeâe' -comme étant les plus précieuses, fit construire l’ef 111 'que nous voyons encore aujourd’hui. Elle est ,délicatesse surprenante ; les voûtes en sont rrcs-éleve ^& les vitraux passent avec justice pour être des P ^beaux qu’on puisse voir , à cause de leur grande 111de la variété des couleurs qu’on y remarque. O 11 1représenté des histoires de l’ancien & du nouveau ^statuent. Le verre en est d’une telle force, qu’il asisté jusqu’à présent à tontes les injures du tems* ^bel ouvrage fut achevé en 1147 , Sc ce ne fut que , cAvril 1248 , que la dédicace en fut faite par I e c j âdu pape, assisté de plusieurs évêques, en l’honneursainte couronne d’épines Sc de la sainte croix. Le 115 Sjjour & en même tems, l’archevêque deassisté aussi de plusieurs évêques, consacra l’églri _ cJ;-la basse Sainte Chapelle , en l’honneur de la Ste ege, comme elle étoit auparavant. C’étoit dans . Schapelle que se faisoient toutes les fonctions ^pour toute la maison du roi, Sc pour ceux q Ras-soient dans l’enclos du palais. Saint Louis stt Mthieu, qui en étoit alors titulaire, le maître c ^ a ^ u tresde fa chapelle , pour être supérieur de plusieurs S jechapelains qu’il y fonda. Matthieu est enterrecimetiere de la Sainte chapelle, où l’on ts0 .: Ê rni,tombe, sous laquelle messire Bochart de C^n^ut.dernier trésorier, a demandé d’être par son lt;it ,On appelle aujourd’hui trésorier le maître chap ^Sc chanoines ceux qui étoient simplementAinsi le clergé de la Sainte Chapelle consista 3 ^ q^a-en un trésorier, qui a, comme les évêques- ^lité de conseiller du roi en tous ses conseils, p 0 r-vilége d’officier pontificalement ,* à l'exceptson ^ p £r -ter la crosse. Douze chanoines , Sc six ch sl P e . s . Lapétuels, que le.roi nomme comme les chano>^^musique est composée d’un maître qui a ^ a ,'^ns o f di-celui de la musique du roi, de hui r chapes c [ 1ûE ur.naires pi erres, de douze clercs, de huit enfa* lS t] éso-Cette église ne dépend que du saint sieg e ‘ te ur j &rier a un grand vicaire , un official, un P 1 ° c | cS chape*comme i! est curé primitif des chanoines, person-lains, tant prêtres que clercs, & de toutes & q U i
lies qui demeurent dans l’hôtel de la trésor *-ff e , il
dépendent de la Sainte Chapelle, comme p ^^joiisnomme un vicaire perpétuel pour faire le ^j e an-• curiaies. Le grand trésor de la Sainte Chap re j]qiies »dessus du grand autel, dans une chasse. c ou£ arin *dont l’inventaire est composé , sout la ain