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Tome quatrième. M - P.
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ment aux Toscans, & en dernier lieu aux Boïehs, huitarpens pour chacun à Parme, & cinq à Modene. Cla-vier, Ital. Ant.p. 27$, remarque que Tannée, où cettecolonie suc établie > est la cinq cent soixante & neu-vième de Rome, & la cent quatre-vingt-quatrièmeavant Tere chrétienne , sous le consulat de M. ClaudiusMarcellus & de Quintus Fabius Labeo. Cette villesouffrit beaucoup durant le Triumvirat. Cicéron fait untriste portrait des infâmes cruautés qu’y exercèrent lesgens du parti d'Antoine : il en parle avec une extrêmehorreur dans fa quatorzième Philippique , c. y. Au-guste en dédommagea cette ville par des bienfaits écla-tans : il y envoya de nouveaux colons, 8 c par recon-noissance elle en prit le surnom de Juua AugustaColoni a , comme on peut voir par cette inscriptioninsérée au recueil de Grucer, p t 452. n. y.

Patr. Col. Jul. Aug. Parm.

Patr. Municipiorum Forodruent.et Foro Novanorum.

Cicéron, Philipp. 14. parlant des Parmesans, dit quec'étoient les meilleurs caraéteres, les plus honnêtes gensdu monde & les plus attachés à Tautorité du sénat ,& à la dignité du peuple Romain. Strabon, /. j. p.a 16. met Parme entre les villes illustres, situées auprèsdu Pô, ou en deçà , & la nomme avec Plaisance,Cremone, Rimini , Modene & Bologne. Pline, L5. c. 1 j. se contente aussi de la nommer entre lesvilles de la huitième région d’Italie, ( qui pour le dire enpassant, se trompe d’un degré vingt minutes, fur lalatitude de cette ville , qu’il ne fait que de 33 deg. 30min. au lieu de 34 deg. 50 min. ) Ptolomée, l. 3. c. 1.dis-je , la nomme très-bien dans son rang, entre lesvilles de la Gaule, surnommée Togata. L’itinéíaired’Antonin nomme eette ville dans trois routes différen-tes ; mais il est si peu d’accord avec lui-même que nouscroyons absolument inutile de mettre ces routes fous lesyeux du lecteur.

Les états de cette ville sont d’autant plus importansaujourd’hui, que plusieurs puissances s’en disputent lehaut domaine, 8 c des souverains, tant de lTtalie quede TEmpire,ont employé & emploient encore à pré-sent toutes sortes de moyens pour faire décider cettequestion en leur faveur. Je ne puis me passer de l’hi-ftoire pour éclaircir cette difficulté. D’ailleurs cette ma-tière ne fera pas aussi éloignée de la géographie qu’elleparoît lette ; mon plan est de marquer les divers maî-tres qu’a eu un pavs. Je ne rn’en écarte donc point, enmarquant les diverses révolutions de Parme 8 c de Plai-sance ; car ces deux villes ont eu à peu près le mêmesort.

Elles eurent Trine & l’autre une destinée communeavec les autres villes del’Emilie, après la destructionde Tempire d’Occident. Celui d’Orient, qui avoir con-servé une ombre de souveraineté en Italie, la voyoitenfin réduite à une portion de ce que nous appel-ions aujourd’hui le royaume de Naples, & à l’exar-chat de Ravenne. Les Lombards, peuple venu du fondde la Germanie, s etoient fait dans lTtalie un royau-me qui ne subsiste plus aujourd’hui, quoique le paysqu’ils occupoient en porte encore le nom. Ils ne cher-chaient qu a saggrandir. Rome, Bologne, Parme,Plaisance, Ferrare, & quantité d’autres villes qui nese sentoient pas assez puissantes pour se garantir seu-les & séparément de l’invasion des barbares, s’érige-rent en républiques indépendantes, Sc formerent en-tre elles une ligue dont le pape étoir le chef & leprotecteur. Voilà la premiere origine de Tautorité tem-porelle du saint siège sur ces villes, pour ne pointciter ici la donation de Constantin, tant de fois allé-guée & rejertée.

Les Lombards ayant voulu absorber ces villes, com-me ils avoient fait l’exarchat, Pépin, roi de France,força Astolphe, leur roi, à rendre ces villes au saintsiège. Parme & Plaisance furent comprises dans larestitution. Charlemagne ayant vaincu les Lombards &renversé le trône de leur monarchie, fit une nouvel-le donation au saint siège, 8 c se régla sur celle de Pé-pin , qu’il amplifia & qu’il confirma ; Parme , Plaisance

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8 c toute l’Emilie en croient. Les schismes, & es 3tres maux que lTtalie avoir soufferts, donnetent te ^à quantité de petits tyrans, de se former unenation qu’ils tâchèrent d’aggrandir 8 c d’affennir. Plu jeu ^de ces nouvelles dominations passerent à peine a <troisième génération : mais l’invafion des ViscontisMilan fut celle qui eut les plus dangereuses fuites poula liberté de lltalie.

Les Plaisantins qui avoient éprouvé qu’ils nc -!? 0voient se maintenir sous Tobéiífance du f a j nt 1 ° ’parce que les papes, qui résidoient alors à Avignon,pouvoient les défendre de Tusurpation des Vise »pour qui rien n’étoit sacré, 8 c qui bravoient tol,S unedroits qu’ils pouvoient violer impunément. Oansassemblée générale de la ville > tenue le 7 Octobre 1 3 >yils résolurent de députer quelqu’un de leurs citoye »avec le caractère d’orateur, au pape Benoît XU Plui faire connoître en leur nom qu’ils avoient F^rl’espérance de vivre en paix & en fureté dansville, si on ne cédoit le gouvernement de Plai* 30 ^& si on ne mettoit la ville & son territoire f° usprotection des Viscontis. Dans le même tems J ean 1Luchin envoyerent aussi à Avignon au inêm e P a Pdes ambassadeurs , avec ordre de s’unir aux ™ aI _ atins. Le pape, touché du malheureux état où f er . l °i evoit la Lombardie, 8 c TEtat Ecclésiastique ^ e P U îf an -tems de Tempereur Frédéric II, se rendit aux •ces des Plaisantins 8 c des Viscontis, & nomma ce “

*Yes vicaires perpétuels, à condition qu’eux & ^

successeurs payeroient tous les ans au saint si e S emille florins, ou, comme disent quelques-uns, P aqu’ils y comprennent quelques autres villes, cinq 0le florins d’or. II voulut que dans l’investiture on 1 “Tétât la clause qui lui conservoit le souverain doma 'ne, à quelque titré qu’il lui appartînt, sive ex D° ntìone , five ex Prœscriptione , vel alto titulo quocumi £Ce mot de prescription marque que dès ce telï>sil y avoir déja une longue possession en faveursaint siège. Galeas II, 8 c Bernabo, neveux de' J e311 .,de Luchin, possédèrent à même titre qu’eux les V1les de Parme & de Plaisance. .

Le concile de Constance tenu en 1414, otdo^d’un consentement unanime qu’on exécuteroit 1® f .stitution de Charles IV , empereur, qui étoit p reau concile. Cette constitution ordonnoit que les r°ymes J les provinces, les villes, que quelques person^que ce puisent être, même empereurs, rois ou P a P eS ’ a croient, ou par témérité, ou par violence, oU ^-é-fraude, aliéné ou envahi sous le pontificat de ^goire XI, 8 c après fa mort, jusqu’au tems de cecret, seroient restitués au saint siège, ou à toute ^tre église qui en auroit été dépouillée : cassantnulant toutes sortes de concessions, démembremen^.^

II est vrai que le concile excepta les c ° n ^20Í-& les aliénations antérieures au pontificat de ^ j s}re XI, ce qui étoit favorable au droit des Vise y^\,à qui l’investíture avoir été donnée sous Befi olC uelis ne purent pourtant jouir de L’exception, P a , rC - el] resle concile n’^voit ratifié ces concessions antes*qu’à condition que ceux qui possédoient ces fiefs» ^ ;fussent pas déchus avant le pontificat de GrégoU'^ ^8 c qu’ils eussent payé & payassent encore le c£ q cles redevances dûes en vertu de leurs investit* 11 i o0>Galeas 8 c Bernabo étoient dans le cas de Texcayant cessé de payer les cens 8 c redevances depu , ^1376 > dans lequel le pape Grégoire, trop fa ?‘Ju’ al1remit en possession de Parme & de Plaisance 1

tems où le concile donna fa constitution.

ísi-

fe déssU"

Les Viscontis, jaloux les uns des autres, 1 [C } lcrent mutuellement; & cette famille étant et ir si-Milanez passa à François Sforce qui n’avo’t paî-tre que son mariage avec une fille natureslippe-Marie Visconti. ^ à Plaíst 111 '

Pendant une longue vicissitude de Maîtres ,§ lace, Parme avoir eu aussi ses révolutions. J £S yis-mort de Jean-Márie , Parme , secoua le ^ p e rzoconti, en se soumettant volontairement à O"o ^ r c-& à Pierre Rossi, qui, appellés par le P eU P t j £S clefsconnus pour souverains en 1404, en rc Ç ure t zptès

de la ville, 8 c le bâton de cornmandemen >