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Tome quatrième. M - P.
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fêtre juré l’un à l’autre une union fraternelle ; maisils violèrent bientôt ce serment. Deux mois après Terzochassa Roffi, & tous ceux qui le favorisoient. Niço-is , marquis d’Est, donc Terzo tramoit secrètementk perte, le fit assassiner lan 1409. Son fils, enfant^environ trois ans, fut reconnu par les Parmesanspour son successeur, par les foins de-Charles Foglia-, son aïeul maternel. Mais les Parmesans abbatirent'es armoiries qiïavoient élevé les Visconti Sc les Ter-2 h Le marquis d’Est gouverna Parme Lespace de 27ans > & l’an 1412, il y fonda les facultés de droit,^e philosophie, & de médecine, avec la permission& l’autorité du pape. L’an 1420, Philippe-Marie s’em-P ar a de cette ville ; mais ce ne fut pas pour long-eras ; car il se trouve que le marquis d’Est la pos-Icda depuis pendant plusieurs années. Cependant ceMarquis, après vingt-fept ans de jouissance, la remita ce duc, qui en jouit jusqu’à fa mort.

Lorsque Louis XII voulut s’emparer du Milanez,dont il étoit l’héritier légitime, le saint siège rentraen possession de Parme & dç Plaisance.

Après la mort de Philippe-Marie, dernier de lasaison des Visconùs, les Plaisantins secouèrent la do-mination des Milanois ; Sc comme ils ne fe fentoientPas assez forts pour tenir tête à leur ancienne rivale,à prirent Je parti de fe donner à la république deDenise, qui mit dans Plaisance une bonne garnison.Mais François Sforce, qui n’étoit pas encore duc deMilan, attaqua la place, 8 c chassa les Vénitiens.

Les Parmesans de leur côté avoient les mêmes vues.Mais François Picinnini, général des Milanois, ayantintercepté quelques lettres de Roffi , arrêta par-là l’ef-fec de leurs délibérations. Parme demeura fous la dé-pendance de la nouvelle république de Milan, &passa bientôt après avec elle au pouvoir de FrançoisSforce , qui opprima cette république naissante & rou-ies les villes qtt’elle avoir alors fous fa domination.

Ce prince, Sc Galea-Marie son fils, trouvant Par-me & Plaisance sous le joug des Viscontis, en joui-jf nt comme eux, fans trop s’informer à quel titre.acquisition en avoir été faite. Sous ces deux princes,m le pape , ni l’empereur ne songèrent à réclamer,Lun les deux villes qui lui appartenoient, l’autre le sou-verain domaine de l’Empire fur le Milanez. On n’é-mit alors occupé que de la rapidité des conquêtes deMahomet II, & le pape & l’empereur travailloient àmprimer les vastes progrès d’un ennemi qui les me-i'açoit également. II ne fut donc point question d’in-yestiuire de part ni d’autre ; François Sforce laissa cesctats indépendans du pape & de l’Empire à Galéas-Marie l’an 1466.

Ce fils suivit le même plan de politique que sonpete, gouverna despotiquement, & fut assassiné aubout de dix ans, laissant un fils Jean-Galeas, qui n’a-^ oit que huit ans, & qui demeura sous la tutelle deLouis l e More, son oncle, frere de Galeas-Marie, ScLis de François. Louis s’empara de route l’autorité,Empoisonna son neveu, & fe pourvut d’une inveM-*ure de l’empereur Maximilien, qui en accorda enlî\ e Une pareille à Louis XII, roi de France, qui s’enct °it dé j a emparé, en fe saisissant de Louis le Mote,‘îm mourut prisonnier en France.

Louis XII, s’emparant du Milanes, crut que Parme1 laifance étoient membres du duché, Sc s’en saisitn H99. L’investiture , accordée à ce roi par Maxi-Lien, est de l’an 1 yoy , & fut suivie quatre ansP r « d’une seconde peu différente.

Malgré ces actes, Maximilien Sc le pape Jules II,v °yant avec chagrin les François en Italie , fe ligue-reilt entre eux , Sc la-confédération fut signée folem-p e ‘lement à Rome, dans l’église de Sainte Marie dellé °Polo le y Octobre 1511. Un des articles de ce trai-Pmroir que Jules devoir recouvrer tous les fiefsvahis au préjudice du saint siège : Parme Sc Plai-Oce s y trouvèrent comprises. De son côté Jules s’o-^ igea d’entretenir à fa solde 400 chevaux, & 2000' *Lmes de pied, Sc de fournir tous les mois 1000Us dor. II tint parole, Sc dès Fa u née suivante il ser °uva avoir à ses frais 800 gendarmes, Sc 8000°rames de pied. La bataille de Ravenne fur donnée;

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MaxiimiJieh, fils de Louis le More j fut mis pardre de Jules II, en possession du Milanez, & les vil-les de Plaisance & de Parme furent soumises au saintsiège.

Jules II, mourut en 151 y, Sc eut pour successeurLéon X, & deux ans après Louis XII, roi de Fran-ce, eut pour successeur François I, qui descendoit com-me lui de Valentine de Visconti, Sc avoir les mêmesdroits fur le Milanez, Dès la premiere année de sonrégné il fe ressaisit de ce duché, & obligea Léon X,à lui céder Parme & Plaisance. Le pape, qui n’étoitpas en état de lui résister s fe contenta que tout le selpour le Milanez fût tiré de Cervia, au profit du pa-pe. En outre il tâcha de mettre ses droits à couvertpar une bulle de la même année. La défaite de Fran-çois I, devant Pavie , entraîna la perte du Milanez, Stfut cause que Parme Sc Plaisance revinrent au saintsiège l’an iyzi: c’étoit une des conditions de la liguefaire contre François I. Charles V accorda à Maxi-milien Sforce l’investiture du Milanez en 1523, fansy comprendre ni Parme, ni Plaisance, ni même fairemention d’aucune prétention que l’on eût qu’elles dé-pendissent de ce duché.

Les historiens qui sont mention de cette ligne de LéonX & de Charles V, s’accordent à dire qu’une des con-ditions fut que Parme Sc Plaisance resteroienr au saintsiégé, Sc qu’il les posséderoit avec les mêmes droitsqu’il les avoir possédées auparavant. Cette derniere ex-pression ne décidoic rien. Le saint siège qui prétendavoir la propriétés ces villes de plein droit, l’enten-dit favorablement à ses prétentions; Sc dans la fuiteles dateurs de Charles V , lui trouvèrent un autre sens,Léon X, Pladrien VI, & Clement VII, jouirent à purSc à plein de certe restitution , Sc les guerres que ce der-nier eut avec Charles V , ne nuisirent point aux droitsdu saint siège, qui possédoit encore ces deux villes enIJ4J > & tous les états qui en dépendent. Paul III oc-cupoit alors le saint siège : c’est à ce pontife que com-mence la maison des ducs de Parme Sc de Plaisance.

Etant jeune, & dans une dignité qui ne décidoit pasassez son état, Sc le laissoit encore dans l’incertirude s’ilfe marieroit, ou s’il prendroit les ordres sacrés, il eucune de ces occasions, qui déterminent aisément un jeu-ne homme. Une fille de qualité, de la maison du Ruffi-nì, le fit refondre ar. mariage; mais comme la légation,dont il étoit alors revêtu, étoit un obstacle à ce ma-riage , Sc qu’il falloir opter Sc renoncer à l’un ou à l’au-tre , il prit le parti de conserver cette dignité, & detenir le mariage secret; il en .eut deux fils, Pierre-Louis , Sc Alexandre Farnese , Sc une fille nomméeConfiance. Leur mere mourut avant que le mariagefur publié : leur pere fe donna entierement à l’égli-se, parvint au cardinalat, Sc enfin fut élu Pape. IIn’oublia point ses enfans dans ces différens états.

Ses ancêtres avoient prêté diverses sommes aux pa-pes , Sc la chambre apostolique ne s’étoir pas presséede les acquitter. Sa famille possédoit Nepi, Sc Fras-cati. Ce dernier lieu étoit d’autant plus à la bienséan-ce des papes, qu’étant aux portes de Rome, Sc in-dépendant de leur autorité temporelle, il fervoit deretraite à tous les mal-intentionnés. Paul III le cédaau saint siège à perpétuité. Sc éteignit les dettes Scles prétentions que fa famille pouvoir former fur lefaine siège; mais il lui procura un dédommagementavantageux : il fit entendre que la fureté Sc le biendu saint siège demandoient qu’on donnât pour tou-jours l’investiture de Parme Sc de Plaisance à un prin-ce qui y résidât actuellement, Sc qui se reconnut vassaldu saint siège ; qu’ainsi on effacerait les préjuges quepouvoir' occasionner la longue usurpation des Vis-comis Sc des Sforces. L’affaire fur examinee ans unconsistoire, Sc à la réserve de deux ou de trois car-dinaux elle passa d’un consentement unanime. En con-formité de ce décret on donna le 12 d Aout de la mê-me année iy4y, l’investiture des états de larme Sc dePlaisance à Picrre-Lotiis Farnèfe, & a ses descendansmâles à perpétuité. Ce prince, premier duc de Par-me, avoit deux fils; Octave qui avoir alors vingt ans,Sc Alexandre, qui étoit encore au berceau ; ils furentcompris avec lui dans l’investiture Sc acquéraient par-