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Tome quatrième. M - P.
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là un droit actuel en vertu de cet acte. Charles Vne fie pas alors la moindre démarche pour traverserun établissement qui auroit dû dépendre de lui, siParme & Plaisance eussent été alors regardées commedes Fiefs de FEmpire ou du Miianez. Pierre-Louis ar-riva à Plaisance, & en prit possession aux acclamationsdu peuple qui voyoit avec joie un souverain par laprésence duquel il esperoit se voir délivré de la ty-rannie des nobles. En effet il érigea un tribunal, oùtoutes les semaines il rendoit juílice, fie donnoit au-dience , écoutant les plaintes de tous ses sujets fansdistinction. 11 fortifia la ville de Plaisance, l’entourad’une muraille au lieu du fossé de terre qu’il y avoirauparavant. II fit commencer une citadelle qu’on y voirencore ; fie poussa l’ouvrage avec tant de soin, qu’entrois mois la muraille fut élevée jusqu’au cordon, avecde grands fie vastes fossés. Les nobles piqués de voirqu’il arrêtoit leurs usurpations le firent assassiner le ioSeptembre 1457. Charles V fut soupconné dette com-plice de cet assassinat.

Le marquis de Gonzague > gouverneur du Miianezpour Charles V, & ennemi juré des Farnèses, en étoitcomplice & la ville resta au pouvoir de Charles V,tant qu’il continua de gouverner l’Empire.

Octave ne succéda d’abord qu’au duché de Parme,fie en fit hommage au saint siège. Son mariage avecMarguerite, fille naturelle de Charles V , lui fit ren-dre Plaisance, & les lieux qui ert dépendent. Philip-pe II les lui rendit à condition qu’il resteroit dansle château de Plaisance une garnison espagnole, qu’Oc-tave entretiendroit , 8 c qu’il enverroit à Milan sonfils unique nommé Alexandre.

Le prince Alexandre, qu’Octave avoir été obligé d'en-voyer à Milan , s’attacha à l’Espagne & au service dePhilippe II. II devint un des plus grands capitainesde son siécle, & Philippe le regardoit, avec justice,comme un des plus fermes appuis de fa couronne.Octave, profitant d’une occcasion aussi favorable, fitdemander à Philippe la restitution du château de Plai-sance ; fie après de longues contestations il l’obtint ;mais il mourut peu après en 1 j 86 . Alexandre, son filsfie son successeur, jouit paisiblement des duchés jusqu’àfa mort, qui arriva l’an 1592.

Rainuce, son fils aîné, lui succéda > & l’année suivan-te , au mois de Septembre, rendit l’hommage public,fie prêta le serment de fidélité par son ambassadeur à Ro-me. Le bruit des investitures íecrettes étoit dé j a répan-du : il en fut averti, fie fâché qu’on le soupçonnât du cri-me de félonie envers le saint siège . il écrivit deux lettresfort vives fur ce sujet.-L’une, qui est toute de sa main,adressée au pape Clément VIII, fie l’autre, qui est beau-coup plus longue, est adressée au commissairede la cham-bre apostolique. Dans ces lettres, il déteste ces fauxbruits comme injurieux à la mémoire de son pere, àcelle de son aïeul, & à fa propre réputation, fie com-me préjudiciables au souverain domaine du saint siè-ge, qu’il reconnoît lui même sans aucune ambiguité& fans aucune restriction. Ces lettres furent publiques:ni 1 Espagne, ni l’Empire ne firent aucune démarchepour défendre leurs prétendus droits. C’étoit le temsde montrer ces investitures, si elles eussent été réelles.Rainuce paya exactement le cens d’année en année ausaint siège, & mourut dans les mêmes scntimens qu’ilavoir fait éclater durant fa vie. Odoatd, son fils, luisuccéda en 1622., & fit prêter au pape le serment defidélité dès la même année.

II n’eut pas pour l’Espagne le même attachementqu’Alexandre son aïeul avoir eu ; il fit une ligue avecLouis XIII, roi de France, contre Phlippe IV, roid’Espagne, reçut des troupes françoises dans les villesde Parme fie de Plaisance. Odoardfit armer ses sujets;en un mot > la rupture éclata. Philippe s'unit avec l’em-pereur Ferdinand III, seigneur souverain du Miianez ,fie par conséquent intéressé à défendre le fief fie lefeudataire. Si l’Empire fie l’Espagne avoient regardéParme fie Plaisance comme deux fiefs du Mila-,le 2., ils dévoient parler fur ce ton là : mais non ; ilss’adresicrent au pape Urbain VIII, qui, se conformanta leurs désirs , envoya deux brefs coup fur coup'ss

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Odoatd , fie , voyant que le duc, fans égard pour Japremiere remontrance’& pour la seconde, ne vou ^pas renoncer à ses engagemens, il joignit l'autorité aexhortations ; fie , passant plus avant , comme onsouverain seigneur, il le traira en feudataire contumace, publia contre lui un monitoire rigoureux,y fit insérer les deux brefs, pour faire connoître a tou^le monde la maniéré gracieuse dont il avoir avertiduc en qualité de pere commun, fie que ce n’eton qpar nécessité qu’il lui parloir en souverain. Le ponti ,aigri par les ambassadeurs d’Espagne fie de V* enn J’voulut- en venir au dernier remede ; mais le 8 0L * ^neur de Milan fit plus qu’Urbain ne vouloir • 1 ^

piller le pays du duc de Parme par une armée. L en’ayant pas tiré des François les secours qu’il en rttten^doit, s’accommoda avec les Espagnols par le moyenFlorentins; mais le pape fe vengea d’Odoard p al " * afaire de Castro. Voyez Castro. Odoatd étant mort en1646, Rainuce II lui avoir succédé ; ce fut propr ell j enCsous lui que se fit l’invasion de Castro , rapportée d aí J Sl’article cité. II mourut l’au 1693. Odoard, son filsétoit mort avant lui, fie avoir laissé une douairière,princesse Dorothée de la maison Palatine. François»frere d’Odoard fie succesièur de Rainuce, l’épousa >leur mariage ayant été stérile , il s’attacha à l’éducatrond’une princesse nommée Elizabeth, qui étoit neepremier mariage. C’est la même que le roi d’Esp a ê nCépousa ensuite.

François Farnèse, duc de Parme , n’ayant point d er^fans, fie voyant son frere Antoine peu disposé au n aa ^liage, souhaita qu’après l’extinction de fa famille» U*fant D. Carlos, fils de la princesse Elizabeth ,cueillir fa succession ; &e comme on voyoit le duché deToscane prêt à manquer de successeurs dans la m 31 'son de Médicis, par l’état infirme du grand duc, d° llCle mariage étoit stérile, fie qu’en fin le plus prochhéritier étoit le duc de Parme & de Plaisance, la Fi' ance fut 1a premiere à proposer de former, en f aVÊl !de don Carlos, un état de ces trois duchés. Une ré-solution prise à Rome , de réunir à la chambre a P° S 'tolique tous les fiefs qui lui seroient dévolus à l’ ave jnir , fembloit un obstacle à ce projet , dans teQP ela cour de Londres étoit entrée. L’empereur p r0 .de cette difficulté, ranima ses prétentions, conte * 1de donner à l’Infant une investiture éventuelle, Q ueFrance fie l’Angleterre accepterent. Par-là elles lui aC ^cordoient une supériorité territoriale que l’Empi sevolt pas auparavant fur les deux duchés de Parm ede Plaisance. Ce pas fait, Pempereur agit en f° urain envers l’Infant. François étant mort au m°/ sFévrier 1727, Antoine son frere lui succéda, & £ P°fa une princesse de la maison de Modene. L® c . c *de Vienne compta bien que ce mariage rendroU 1tiles les investitures éventuelles promises, fie ss 0 tne laisseroit pas d’avoir gagné , en les acct> rd3 eSune reconnoissance publique de ses droits te* ,états ; mais l’événement ne répondit pas à te s ^i^gces. Le duc Antoine, dernier duc de P arstlC ,j.la maison Farnèse, mourut au mois de Janvie r *^5La duchesse Henriette feignit d’êrre enceinte, &ce prétexte la succession de don Carlos fut re . ral p 0U rEnfin l’illusion sc dissipa, fie ce prince jouiss°‘ c ^ n( jlors des deux duchés, en attendant la mort st 11 | ^duc, qui le devoit mettre en possession du g ran u ; sché de Toscane. Cette mort est arrivée. U a enles royaumes de Naples fie de Sicile, fie a p í e :f a nce1735 ses droits fur les duchés de Parme , fie del 3 rsa itcà la maison d’Aurriche qui en a joui jusqu atI ^ [C j 1 ^ sd’Aix la Chapelle de 1748, suivant lequel les ont

de Parme, & de Plaisance avec*celui de Gua e deété cédés à don Philippe , infant d’Espagne ’ ier icidon Carlos. 11 n’est pas nécessaire de m a ^ ^ c el-ce qui a porté toute la maison de Bouffi 0 orle de Savoye , à s’unir contre l’emp^ cl ’ f0 j deavoir satisfaction des outrages faits â Staniss aS ’ elltPologne, beau-pere du roi très-chrétien . P ar e , ^ ç a r-& ses alliés, & des traverses suscitées à \ In ^ nt po ssessi onlos, pour empêcher ou retarder 1a prise de ? , £fí]e nide ses états en Italie, fie pour d’autres griefs a*déduits dans les manifestes de ces puissances»