Band 
Tome quatrième. M - P.
Seite
849
JPEG-Download
 

PAS

P a l> Malos, Piales, Pupiales, Turca Sc Cumba, avecleurs caffiques, avoient anciennement le nom com-niun de Pastos , ou los Pastos , Sc c’est delà que laville de Pasto a pris le sien. Toute cette région est unPeu■ froide, ou dú moins fort tempérée » & même plusuoide en été qu’en hiver, selon qu’ils distinguent lesfaisons ; ce qui a lieu aussi dans la ville de Pasto. A"eus lieues de cette ville passe une rivière que les Es-P a gnol s nomment Rio Caliente, Sc qui s’enfle sifort en hiver, qu’on ne la peut traverser que fortdifficilement. II y en a une autreappellée Angasmayostui traverse la contrée de los Pastos. Elle bornoit verse nord le royaume du Pérou du tems de l’empiredes Incas, comme le fleuve du Maule, qui est dansI e Chili, le terminoir du côté du sud. * Atlas, Rob." e Vaugondy, Corn. Dict. De Laët , description des indesoccidentales, /. 9. c. 16. Elle est au 303 d. delongit.a t- d. 30. m. delatir.

PASTONA, ville fur le bord de l’Euphrate, selon1 ine > l- 5. f. 24 qui la met au voisinage de Meli-tenc de Cappadoce. Quelques manuscrits lisent Sar-Tona.

t- PASTOS, ville de Thrace, selon Pline, /. 4 .c.**• Le pere Hardouin prétend qu’il faut lire Datos.Y»yez Dathus.

PASTOS ou Los Pastos. Voyez. Pasto.

PASTOUR ou Pastori , village de la Palestine,dans la tribu de Juda, à une demi-lieue de Bethle'em ,d u côté de l’orient. On prétend que c’est de ce vil-lage qu’étoient les pasteurs qui furent avertis de laNaissance du Sauveur, Sc qui allerent l’adorer à Beth-léem. On trouve à l’entrée une espèce de puits 011 deciterne, qu’on appelle le Puits de la Vierge. Les ha-bitans de ce village font en petit nombre Sc fort pau-vres. De ce village on descend dans le champ où l’An-ge apparut aux Pasteurs. Ce champ est entre l’orient& le septentrion de Bethléem. C’est une agréable ScVaste plaine, bien cultivée, entourée de montagnesmédiocrement hautes, qui forment une belle vue. Cet-* e plaine est fans doute abondante en pâturages duranthiver, Sc la commodité de ces pâturages y arrêtoitcs pasteurs avec leurs troupeaux. Le calviniste Mat-thieu Berault a cru avoir fait une découverte admira-ble à propos de la veille , que faifoient en cet endroitces bons pasteurs. II le tient pour une forte preuve que*c Fils de Dieu n’est point né le ry de Décembre,comme l’églife l’a toujours cru; parce que, dit-il, lesn uits sont alors trop froides pour veiller dehors, &Pour y t enir les troupeaux. 11 conclut delà, que Jefus-Vj hrist doit être né dans un autre tems, comme, parexemple, au mois de Septembre , & que dans celui dedécembre, il faut mettre son Incarnation Sc sa Con-ception ; mais il ne savoir pas qu’au mois de Septern-le , il n’y a point encore dans le pays de pâturagesPour les troupeaux ; que la terre est toute brûlée desar deurs du Soleil ; & qu’elle ne pousse point d’herbcst l u elle n’ait été abbreuvée des pluies qui ne commen-j Cn î qu’au mois d’Octobre , Sc assez souvent au mois? e Novembre ou même en Décembre ; que c’est furJa ,6» de Décembre que les pâturages font bons, &c? st fait en ce rems-là des journées Sc des nuits si tem-Pcrees qu'on peut les passer à l’air. Si ces pasteurs étoientotnme les Arabes & les Turcomans d’aujourd hui, cejbVst très-probable, après avoir passé de même qu’euxJ 1 ? fur le haut des montagnes les plus élevées, ilsde°lv venus en ce heu pour y passer quelques joursDa" tlIver > ôe ils avoient loué ce champ pour y fairetçj ltre ^urs troupeaux, & leurs maisons étoient des ten-

ouvertes de tous côtés. Scaliger a donné dans le même^ u n eau qne Matthieu Berault. * Relation d'un voyage1 e Terre Sainte, 1688. Le Pere Nau, voyage de

Terre-Sainte, p. 431.

An C ^ CU oà étoient ces heureux pasteurs s’appelloitTr ER ’ ^ tlaus la Genèse il est nommé la Tour dureste UPE > AU ' ^oyez. Ader. On y voir à présent lesfait h' ,C *- Une £ ranc * e chapelle, que sainte Hélene y avoird e at tr^Sa longueur est de 46 palmes, & fa largeurt er u’est qu’une nef fans ailes, enfoncée en

stste 5 f CU h aute > & dont la moitié de4a voûte sub-encote. Tout cela ressemble plus à une cave qu’à

PAT 849

une église. Auísi pourroit-il se faire que ce ne seroitlà que le dehors de celle qui y étoit autrefois. Onvoit à main gauche des ruines de bârimens assez re-marquables. Cette chapelle étoit dédiée aux saints Pa-steurs , qui allerent adorer le Sauveur dans fa crèche.Saint Bernard » Serm. 6 . de Nat. dit qti’ils étoienttrois ; mais la tradition porte qu’ils furent cinq, Scqu’après avoir vécu quelque tems dans certe foi vive,que 1 écriture loue en eux, ils moururent, Sc furententerrés dans ce lieu-là même.

PASTRANA, ville d’Espagne, dans la nouvelleCastille , près de Fuente Duegna, fur le Tage. C’est lechef-lieu d'un duché de même nom. Pastrana est, àce qu’on croit, l’ancienne Paterniana. * Délices d’Es-pagne, p. 340.

PASUMENA TERRA : Volaterranus, Sc Leanderdisent que Strabon donne ce nom à ce canton de laToscane, appelle- communément il Casentino. VoyezCasentin. Cependant Xilander, dans fa traductionlatine de Strabon, rend ces mots y» oteur^^Um ., quirépondent à Pasumena Terra , par T rasymenus , ScBuonaccioli, dans fa traduction italienne, fait la mê-me chose. Voyez. Trasymenus. * Ortelius , The-saur.

PAT/ETA, village d’Ethiopie : Ptolomée, l. 4. c.7. le place à l’orient du Nil, entre Gerbo Sc Pon-teris.

1. PATAGA , ville de l’Ethiopie, sous l'Egypte,selon Pline, L 6 . c. 19.

2. PATAGA. Voyez Amorgos.

PATAGONS, peuplés de l’Amérique méridionale,

dans la terre Magellanique. Leurs bornes du côté dunord ne font guère connues « on les étend ordinai-rement jusque vers la riviere de los Camarones, Scd’autres les poussent jusqu’à la riviere de la Plata : ducôté de l’orient ils font bornés par la mer du Nord ,au midi par le détroit de Magellan , & à l’occidentpar la Cordelliere de los Andes. Ce pay^s s’appelloitChiqua , avant que Fernand Magellan l’eûc nomméle pays des Patagons, quand il vit des géans au portde S. Julien. En 1581, le roi d’Espagne ordonnaqu’on bâtît fur la pointe du détroit, & à son entrée,quelques forts, pour empêcher le passage aux vaisseauxdes autres nations, qui auroient voulu entrer par-làdans la mer du Sud, pour aller au Pérou. Diego deValdés exécuta ce commandement. II y mena unepeuplade d’Espagnols, Sc nomma la ville & la forte-resse Saint Philippe ; mais on ne les put garder à cau-se du froid excessif qu’on ressent dans ces quartiers.Près du détroit du côté de la mer du Sud, il y adeuxifles, Talke Sc Castenuve, dont les habitans s’as-semblent par lignage, chacun faisant sa demeure àpart. Les habitans du pays font d une taille gigantes-que. Les Espagnols, qui étoient avec Magellan, neleur venoient que jusqu’à la ceinture ; & l’un d’eux,qu’il mit dans son navire, mangeoit en un seul re-pas toute une corbeille de biscuit, & avaloit d'un seultrait autant de vin qu’en pouvoir tenir un seau. Il yen a d’autres moins grands, mais fort gros, & ayantla tête de la longueur d’une demi-brasse. Ils font vail-lans, Sc sur-tout très-jaloux. A l’arrivée de Magel-lan . ils firent monter leurs femmes fur des animauxsemblables à des ânes, Sc les tirèrent à l’écart. Ilss’occupent à la chasse , Sc meneur avec une lesse depetites bêtes qu’ils attachent à quelque bois. Les gran-des betes venant pour jouer avec les petites, ces gensqui font à l’écart les tuent à coup de flèches. Us vi-vent de chair crue, de racines de capar, dont ils fontleur pain, & de pinguins. Ils se peignent le visage dejaune, les cheveux de blanc , Sc sont couverts de peauxd’animaux proprement cousues. Ils coupent leurs che-veux à la maniéré des moines ; mais ils les laissent unpeu plus longs, les lient avec une corde faite de co-ton , Sc fichent leurs flèches dans le nœud. Les habi-tans des ifles de Talke Sc. de Castenuve habitent endes cavernes qui font fous terre, & les autres n'ontpoint de demeure fhte ; mais avec leurs peaux ils fontdes cabanes qu’ils transporteur d un heu en un autre.Ils codVrent leurs morts d un peu de fable, Sc fichenttout à l’entour des dards Sc des flèches. Les corps fontTom. IV. P p p p p