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en', dopés dans des peaux, & on met au cou de quel-ques-uns une espèce de Patenôtres, faites de coquil-les luisantes comme des perles. Quand l’un d’eux estmort, ils disent que dix ou douze diables sautent Scdansent autour de son corps ; qu’il y en a un nom-mé Setebos , plus grand que les autres, & un autre ap-pelle Chileule, qui rit Sc fait une grande fête. Ils as-surent qu’ils les voient avec deux cornes à la tête, descheveux longs jusqu’aux pieds , & jettant le feu par lagorge. Us redoutent fort ce Setebos , Sc n’en honorentni n en craignent aucun autre. L’air de ce grand paysest différent, selon son éloignement du Pôle Antarc-tique ou de la ligne ; niais en général il est plutôtfroid que chaud. Plusieurs grandes rivières l’arrosent,dont les eaux sont claires, Sc vont se décharger dans le dé-troit. Cette côte de 400 lieues depuis la Plata jusqu audétroit de Magellan n’a point d’arbres, ou en a très-peu, quoique le nord de la Plata en soit couvert. E11revanche le pays des Patagons abonde en pâturages, Scnourrit beaucoup de bétail, & nommément des bœufs,& des vaches à l’infini, que personne ne daigne s’appro-prier, tant il est facile d’en avoir au besoin. Ces animauxne sont pas naturels au pays, mais viennent de ceuxque les Espagnols avoient apportés de Buenos-Ayres. 11 y aaullì des troupeaux de chiens marchant par milliers pourse défendre des taureaux. Les Espagnols n’ont pas de plusgrands ennemis que ces Patagons. * Voyage autour dumonde par George Anson, c. 7. Atlas , Robert de Vau-gondy, Davity , Amérique méridionale, p. 143 &suiv.Corn. Dict.
1. PATALA , ville des Indes, dans l’ifle de mêmenom, que forment les embouchures du fleuve Indus,selon Ptolomée, L 7. c. 1. Arrien Sc Strabon écriventPattala; & c’est peut-être la même ville que Pline,/. 2. c. 73. nomme Patalis, Sc à laquelle il donne unport fameux. Voyez, l’article suivant.
z. PATALA , ifle des Indes, àTembouchure du fleu-ve Indus, selon Pline, /. 6. c. 20. qui la nomme aussiPatale. Elle est appellée Patalena par Ptolomée, l.7. c. 1. Pattaiena par Strabon, /. 15. p. 701, & Ar-rien , de Exped. Alex. p. 319. nous apprend qu’on lanomma aussi Delta, à cause de sa figure triangulaire.On trouve dans Q. Curce un pays nommé Patha-riA.
PATALENA. Voyez. Pataea, n° 2.
• PAT ALIS. Voyez. Patala & Patavitanus.
PATALUS , ifle voisine de la Carie , selon Etienne legéographe.
i PAT A N, ville des Indes, au royaume de Cam-baye, sur la côte occidentale, entre Chevar & Corímar.C’est une grande .ville , où il y avoir autrefois un boncommerce. On y fait beaucoup d’étoffes de foie. Ellea une forteresse & un beau temple, où il y a beaucoupde colonnes de marbre. On y adoroit les idoles ; maisil sert présentement de mosquée. * Atlas, Robert deVaugondy. Thevenot , Voyage des Indes, p. 92.
2. PAT AN , ville des Indes, dans les états du Mo-gol , au royaume de Necbal, au nord de la ville deNecba, vers la source de la riviere de Gader. * Atlas,Robert de Vaugondy.
1. PATANE ouP atany, royaume des Indes, dansla presqu ifle de Malaca, fur la côte orientale, entrele royaume de Si a m, au nord, & celui de Paha, aumidi. Victor Sprinkel, qui en 1616, fut premier com-mis de la compagnie générale des Indes orientales, dansla ville de Patane , a écrit qu’ayant été appelle à l’as-semblée des états, il vit une liste générale de toutes lesvilles, bourgs & villages, pat où il paroissoit qu’ohpouvoir mettre fur pied cent quatre-vingt-mille hom-mes en état de porter les armes ; mais que ces gens-là ne font ni guerriers, ni adonnés aux exercices del’art militaire. De ce nombre d hommes il en demeuredans la ville de Patane, fauxbourgs & banlieue, plus dedix mille, dont un tiers est de Malais ou de Mores;rature tiers est de Chinois ou de Mesiifs, Sc l’autretiers de Siamois, dont la plupart habite le platpays , & le cultive. * Atlas, Robert de Vaugondy ,2. Voyage de Jean Neek. aux Indes orientales, t. 2.p. 188.
Le royaume de Patane a plus de vaisseaux fur mer
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que n’en a Bantam, Juhor Sc Pahan, ni aucun aide ses voisins. Les habitans » entre autres les Siamoisles Chinois, font bons mariniers, selon la marinece pays-là ; les belles rivières qui y font, leur “ onn ,^ smoyen de s exercer dans cet art. Ce n est pas q 11ne soient tous naturellement paresseux Sc faineans ^particulièrement les Malais, qui ne vivent que eculture de la terre Sc de la pêche, Sc qui * ont ,mauvaise chere, la plupart ne buvant que ete *& ayant une extrême aversion pour les boisions ^tes. D’un autre côté ils sont adonnés aux pl ai 1 j sla chair : ils épousent ordinairement deux ou ^femmes ou davantage, Sc ils ont en outre autai ^
concubines qu’ils en peuvent nourrir. Leurs biens ^
sistent pour la plupart en domaines & en esclav ^qui pour leur entretien ils donnent par mois uneraine portion très-médiocre de poisson Sc de riz-les arts Sc métiers sont exercés par les Chinois, ccommerce est aussi entre leurs mains & entre cedes Meltilols ou facteurs, qui trafiquent beaucoup rmer, & qui sont toujours en route , soit fur les covoisines, soit dans les terres. Us y portent toutestes de marchandises de la Chine, qu’ils achetent atane , entre autres des porcelaines, des poêles, d^s cdrons, toutes sortes de ferrures, des viandes sèchesfumées, du poisson sec Sc salé , diverses sortes de ro^les & autres marchandises. Pour retour ils appertplusieurs sortes de bois, qui fervent à la const 111 ade leurs maisons, des rottangs ou cordages de 1 f_de noix de cocos, avec quoi ils lient enlémble L ' gfermissent les toits de leurs bâtimens, du riz, d e Ptits pois verds, de l’huile de noix de cocos, di yesortes de fruits Sc de peaux, comme b u fies, b œL1 ’vaches, boucs, cerfs, lapins, lièvres Sc autres,les paysans ont soin de rassembler dans la saison. Q u . e 'quefois ils vendent à la charge de livrer en certai^tems le poivre qui croît au royaume de Patane, ^dans quelques autres lieux voisins. Ce poivre est ^bon, mais il est un peu plus cher qu’à Bantaw-vendent aussi des saroy-boura, c’est-à-dire des nids drondelles que les paysans vont chercher dans les credes rochers, le long des côtes de la mer. C’est ^fort bon mets , qui est estimé des princes & des g ra °seigneurs. On les porte jusqu’à la Chine , où 1 ’°”croir jamais en avoir assez, quelque quantité fi u 1en ait dans les marchés. , o0
Le terroir du royaume de Patane est très-fertue >y trouve en abondance du riz,.des bœufs, des che' ’des oies, des poules & des paons, dont onplumes de la queue, pour ornement, autour des v ^des qu’on sert aux grands seigneurs. L’air du P a ï* ctrès-sain, quoiqu’on ne soit pas éloigné de l a , yéquinoxiale, & qu’il y fasse extrêmement chaud. Lcommence en Février, Sc dure neuf mois P e ” s j eStout ce tems le même vent régné. L’hyver est “j 1 * jjmois de Novembre, Décembre Sc Janvier ' â.avecpleut fans cesse, Sc le vent de nord-est des
véhémence. On laboure la terre avec des busi £S 'bœufs, & l’on y seme le riz , qui produis el |, nn ée;dance. II y mûrit des fruits tous les mois r< e 3ll -
mais il y en a de bien meilleurs les uns q lie pi-
tres. Les oies Sc les cannes y sont si fécondes, H ^les pondent des œufs deux fois le jour. H ^ c j l3 sse,multitude incroyable de bêtes sauvages & de ^ eSentre autres des taureaux , des cerfs , des h eV 1 ’j^nt
poules sauvages, des hérons, des tourterelles,quelques-unes ont de si belles plumes, q ii ’° n ^ge-peine à les distinguer des perroquets. L es P* ll £ eS der-reux animaux, sont les tigres Sc les guenons. tr0U -nicrs gâtent extrêmement les fruits. On volt 0 e fontpes d elephans sauvages dans les bois ; rna>s 1 flansde mal à personne. Pour les prendre, on 1 ^jgphantles bois un grand éléphant privé. Dès q 11 ulï ç c battresauvage l’apperçoit, il se met en posture P°‘ • u - ra ssentcontre lui. Quand ils se sont approchés, '^ sea '. ^ terre-leurs trompes l’une dans l’autre pour se ) elta ^ Qílt fle-Pendánt qu’ils se tiennent ainsi > les gens q il ‘ ^ ]j e ncstinés pour cette sorte de chasse, s’approc 1 ^ nt f aU -ensemble les deux jambes de derrière de e ep r flevage, qui se sentant lié* n’ose remuer ^
dont