RudU , Egnatia , Bar'mm.
Ce peuple , que Pline appelle PedicuK , est le mêmeque Ptolomée appelle Peucetii. Pline leur donne la villede RudU , que Ptolomée donne aux Salentini.
PED1ÉES, ville de la Phocide, selon Hérodote,£ 8. ». 33.
PED1ES. ville de la Carie : Etienne le géographe est,se crois . le seul qui la connoisse.
PEDIEUS. Voyez. Promus.
PEDIR. royaume des Indes, dans Pille de Sumatra,
114 deg. iy. min. de long. & y deg. 30 min. delatit. II prend son nom de sa ville principale, appellée ausliPedir , à l’est & à dix lieues d’Achem. G'étoit autrefoisle royaume le plus considérable de liste ; mais présente-ment c’est le royaume d’Achem, qui est le plus considéra-ble; car le roi d’Achem a soumis, non-seulement ceuxde Pedir & de Pacen, mais encore tout le pays sep-tentrional. Les campagnes de Pedir produisent abondam-ment du riz & des fruits. * Voyage des Hol. aux Indesor. p. 276*
PEDNA , isle aux environs de celle de Lesbos, se-lon Pline, /. y. c. 31.
PEDNELISSUS . ville de la Pamphylie, dans la Pi-sidie, selon Polybe, /.y. ». 75- & Ptolomée,/. y. c.4* mais les interprètes de ce dernier lisent PleteniJJus.Strabon écrit Petnelijfus s Etienne le géographe Petni-l'tjfus , & Siméon Bonsius a remarqué que c’étoit cetteVille que Cicéron appelle PindeniJJus.
PEDNOPUM, village, dans le nome de Libye :Ptolomée, /. 4. c. y. le place entre Tanutis & Climax.
P E D O, Pedonenfis Civitas : Cette ville se trou-ve nommée dans Castiodore, Variar. ad TheodoriolumV. S. II se pourroit faire que ce seroit la même quecelle qu’Etienne le géographe nomme Peda. Voyez, cemot.
1. PEDONIA, village du nome de Libye : Ptolo-mée , /. 4. c. y. le place entre Gatabathmus parvus ,& Pnigaus.
1. PEDONIA, isle de la mer d’Egypte, selon Pto-lomée, 1,4, ^ y. c’est celle que Strabon nomme Sidonia.
PEDRACA DE LA SIERRA, bourg d’Espagne,dans la Vieille Castille, au bord de la riviere de Du-raton, au voisinage de Sepulveda, au nord. Ce bourgest célèbre par deux endroits : premierement pour avoirété i a patrie de l’empereur Trajan ; en second lieu,pour être défendu par un château , dans lequel Fran-çois, dauphin de France, Sc Henri son frère, enfansdu roi François I, furent détenus prisonniers l’espacede quatre ans. Ce château est extrêmement fort, & l’ac-Ce s en est tres-diffieile.
On ne fait fur quel fondement on dit ici que1 empereur Trajan étoit né à Pedraca.de la Sierra ;Pour cet effet il faudroit que ce fût le nom moderned ’ltalica , qui, selon Eutrope & d’autres historiens, étoitl a patrie de cet empereur. Mais il s’enfaut que les,géo-graphes s’accordent fur ce point. Le pere Hardouin &Plusieurs autres savans croient qu’ Italie a s’appelle Se~v dl a laVeja , & Molet croit que Pedracade la Sierra estla Metercofa de Ptolomée.
PEDRO ( San ), petite ville d’Espagne, dans la Vieil-l ç Castille, fur la riviere d’Atlanza.
PEDROS, ou Villar Pedroso, bourgade d’Espa-
, dans l’Andalousie, au nord de Seville. II y en a qui■* a prennent pour F ancienne Augustobriga. Voyez, cettiot. * Délices d’Espagne , p. 210.
PEDUM. Voyez. Peda.
PEDYLI, peuples de la Gaule Narbonnoife , selonStrabon, /, 4. p. i8y ; mais Casaubon prétend qu’il saurIre Medulli.
PÉEBLES, ville d’Ecosse, & la capitale de la provinced e même nom , autrefois Twedal. Elle est située agréa-blement , entre laTwede & le Péebles; & elle se di-ngue par ses trois ponts, ses trois églises.& trois por-tes ‘ pll e est à sept lieues sud-est d’Edimbourg.
1EEL : on nomme ainsi de grands marais du Bra-dant Hollandois. Voyez. Péeeand. * Ditl. Géogr. des“ a ys-Bas.
PÉELAND, petit pays , dans le Brabant Hollandois.
II à pris son hom du grand marais de Péèl, dont il est voi-sin , & qui le sépare du pays de Kessel, qui est la Hau-te-Gueldres. La principale place du Péeland est Hehnonn* Longuerue, Descr. de la France, part. 2. p. y 6 .
PÉENE , marquisat, dans la Flandre Teutone,dansla châtellenie de Castel. * Ditl. Géogr. des Pays-Bas.
PÉER, petite ville sic comté de l’évêché de Liège,dans le comté de Lootz. * DiB. Géogr. des Pays-Bas.
PEGADAì, contrée des Indes, chez les Orites, à ceque croit Ortelius, Thesaur. qui cite Philostrate.
1. PEG./E, ville de l’Achaïe, dans la Mégaride ,selon Ptolomée, /. 3. c. 14. Pline, /. 4. c. 3. & Suidasécrivent Paga.
2. PEGAÌ, ville de l’Hellespont, selon Ortelius quicite Nicetas.
3. PEG/E j ville de Piste de Gypse : Etienne le géo-graphe , qui en fait mention , la place dans la Cyrenie.
PEGAN, maison de plaisance, en Allemagne > dansla Misnie. Elle est fur l’Elster, & appartient à la bran-che de Saxe Zeitz. Elle est à quatre lieues de Leipsick.
PEGASA. Voyez. Pedasa.
PEGASEUM STAGNUM, étang d'Asie., au voisi-nage d’Ephese, selon Pline, /. y.c. 29. Selon Ortelius,Thesaur. Festus a dit qu’on s’étoit imaginé que cet étangétoit sorti de dessous les pieds du cheval Pégase, & quec’étoit de-là que les Muscs avoient été appellées Pégasi-des ; mais Ortelius fait dire à Festus une chose à laquelleil n’a apparemment jamais pensé. On lit à la vérité danscet ancien , que les Muscs furent appellées Pégasides de lafontaine qu’on feignoit être sortie de dessous les piedsde Pégase, & ce qu’il ajoute fait entendre qu’il veutparler de la fontaine d’Hippocrène. C’est tout ce qutdit Festus : on n’y volt pas un mot de l’étang Pégasée*Ortelius auroit-il cru que cet étang, qui devoir être quel-que part dans l’Ionie , étoit la même chose que la fon-taine d’Hippocrène, qui étoit dans la Béotie ? On ne peutpas l’en soupçonner : il vaut mieux dire qu’un défautd’attention lui a fait faire cette bévue.
PEGAU , ville de Misnie , avec un château fur l’El-ster , dans le cercle Sc à quatre lieues de Leipsick.
PEGE , ville de l’Afrique intérieure. Pline, l. y. c. y,la met au rang de celles que subjugua Corn. Balbus.
PEGELASUS. Voyez. Pigelasus.
PEGIA , nom d’une ville dont il est fait mentiondans l’histoire Miscellanée. Ortelius soupçonne qu’ellepouvoit.être aux environs de la Proponride.
PEGIAN , petit pays de la Turquie d’Asie, dans lapartie orientale de la Natolie, vers l’Euphrate, furiesconfins de l’Aladulie; où étoit autrefois une partie del’Arménie Mineure. II n’y a aucune place de conséquen-ce dans ce pays. * Baudrand, Dict. édit. ryoy,
PEGNA CERRADA, montagne d'Espagne, dansla Biscaye, & plus particulièrement dans la petite pro-vince d’Alava. Elle est située près de Trevigno, au mi-lieu de plusieurs montagnes fort hautes, avec un châ-teau extrêmement fort. * Délices d’Espagne , p. 07,
PEGNA DE LOS ENAMORADÓS, lieu d’Espâ-gne au Royaume de Grenade. De la ville de Loxa, entraversant une branche du mont Orospeda pour allerà Séville, on volt à côté du chemin, près des fron-tières de l’Andalousie, dans le voisinage d’Archidoná,un rocher que deux amans malheureux ont rendu cé-lèbre. Les Espagnols l’appellent la Pegnet de los Ena-morados , c’est-à-dire le rocher des amoureux. Voici cequ’on raconte à ce sujet. Dans le tems que les Mauresétoient encore maîtres de Grenade, ils firent prisonnietdans une bataille un chevalier chrétien fort bien fait,auquelle roi donna la liberté , à cause de fa beaute, deson bon air & de fa politesse, le retenant en même-temsdans son palais à son service. Avec le tems la fille ditroi trouva le cavalier tellement à son gré, dç plutàuslìsi fort au cavalier, qu’ils sc promirent une foi mutuel-le , & chercheront les moyens de sc dérober au roi »pour aller s’unir en liberté fur ses terres des Chrétiens,Malheureusement le complot fut découvert, & oh lespoursuivit comme ils fuyoient. Ces pauvres amans, ré-duits à l’extrémité » sc sauvèrent sor ce rocher , qui estfort haut Sc fort escarpé ; maïs bientôt sc voyant en-veloppés de tous cotes, par un peloton de cavaliersMaures, Se ayant à craindre la fureur du roi Sc lesTom. IV. SCCCC