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supplices qu’il leur préparoit. ils s’embrasserent tendre-ment , 8c se précipitèrentdu haut du rocher, voulant êtreunis dans la mort, comme ils l’avoient çté dans lavie. En mémoire de ce triste événement. on a plantéune croix fur ce rocher. * Délices à'Espagne, p. 51$.
PEGNA-GOLOSA, montagne d’Espagne, au royau-me de de Valence. Elle est abondante en toutes sortesde plantes rares, &d’herbes médicinales, que les mé-decins vont tous les ans recueillir avec soin. La villed ’Adzeneta , 011 Adzenera , est bâtie fur cette monta-gne. * Délices ÁEspagne , p. 569.
PEGNA-MACOR, ville de Portugal, dans la pro-vince de Beira, au midi de Sabugal, 8c à l’orient deCobilhana. Cette ville est défendue par un château,-mais elle n’a qu’une simple muraille pour fortification.Le château en récompense est extrêmement fort. 11 estsitué sur une hauteur très-escarpée , d’où il commandela ville. De trois côtés il est bordé de précipices, 8cn’est accessible que du côté de la ville, où la pente estun peu moins rude. On a commencé à couvrir la villede quelques ouvrages. * Délices de Portugal , p. 734.
PEGNA DE SAN ROMAN, montagne d’Espa-gne , au royaume de Léon. La ville de Saldagna estbâtie au pied de cette montagne. * Délices de Portu-gal, p. ryz. ,
PEGN A (S. Jean df. t a ), abbaye de Bénédictins nonréformés de la congrégation de Tarragonne, en Espa-gne , dans l’Arragon, au voisinage de la ville de Jacca.Elle est magnifique, 8c les comtes du pays y avoientleurs sépultures.
PEGNAFIEL, Penna Fidelis, ville d’Espagne, dansla Vieille Castille , fur le bord du Douere, au-dessousde Roa. Cette place est la capitale d’un marquisat, dontles aînés des ducs dOssune portent le titre. Ces sei-gneurs y ont un beau palais au bas de la montagne » &au-dessus il y a un château fortifié par l’art & par lanature. Le terroir est fort fertile. On y fait d’excellensfromages, estimés les meilleurs que l’on fasse en Es-pagne. 11 s’est tenu dans cette ville un concile Fan 1302.* Délices de Portugal, p. 192.
PEGNAFLOR , ville d’Espagne, dans F Andalousie ,fur la rive droite du Quadalquivir. On croit qu’elle estl’ancienne llipula magna de Turdetains. * Délices dePortugal, p. 417.
PEGNARANDA, ville d’Espagne , dans la VieilleCastille , à 14 lieues sud ouest d’Olmedo. Elle est lacapitale d’un duché, auquel elle donne son nom j 8celle est située entre des montagnes fertiles en bled, envin 8c en divers fruits, particulièrement en châtaignes.Sanson ni de l’isle ne font aucune mention de cetteville. 11 y a deux autres villes de ce nom en Espagne,l’une dans l’Estramadure, .érigée en comté par le roiPhilippe III en faveur de la maison de Bracamonte ,d’où il a passé dans celle de Velasco del Freno, L’autredans le royaume de Léon, à trois lieues au sud-est d’Al-be de Tormés, avec titre de duché , érigé par le mêmeroi en faveur de la maison de Zuniga. * Délices de Por-tugal, p. 172.
PEGNAS DEPANCORVO, montagnes d’Espagne ,dans la Vieille Castille, fur le chemin de Miranda àBurgos. Ces montagnes font très-hautes 8c fort droites.Elles prennent leur nom d’un vieux château ± nomméPancorvo , 8c qu’on trouve à cpté du chemin. * Délicesde Portugal, p. 172.
PEGNITZ, riviere d’Allemagne, dans la Franconie.Elle tire fa source d’un bourg qui porte son nom , quiest au midi de Bareith. Après avoir baigné Harrein-ftein , Flerspruck, Lauf, & la ville de Nurenbcrg, dontelle traverse le territoire, elle va se perdre dans la ri-vière de Rednitz. * Jaillot , Atlas.
PEGU , plus communément Pegou (Le), royaumed’Asie, fuir la côte occidentale du royaume de Benga-le , à Fembouchure des rivières d’Ava 8c de Pegu. II fautdistinguer le royaume de Pègu proprement dit , 1 e royau-me de Pegu avec ses acquisitions » 8c le royaume de Peguperdu dans celui d’Ava.
Le royaume de Pegu proprement dit est borné au nordpar les royaumes d’Aracan 8( d’Ava , à Farient par leHaut & lc Bas-Siam, qui le termine aussi au midi jus-qu’à la mer ; 8í la mer, après l avoir baigné à l’occidenr,
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se retire elle-même vers le couchant, 8c lui forme unecôte méridionale ; ensuite elle achevé de le borner al’occidcnt. Ses principales villes font Pegu, Siriam ,Martaban, Marmolan, Pangclin, Mer o, 8c 1 isie eNegrailles, ou Naigrais. Ce royaume est ancien, 8C 1*famille de Bressagu Kan jouiffoit du trône depuis plu-sieurs siécles. Ses prédécesseurs avoient accru leur do-maine , & lui-même commandoit à neuf royaumes versFan 1318. II les faifoit gouverner par des lieurenans.Celui du Tangue se révolta. Le roi marcha contre ^ui»& périt en combattant. Le tebelle s’empara du trône,marcha contre Martaban, qui avoir son roi parneulier, gendre du feu roi > prit la ville , 8c fit mou-rir ce prince. Le royaume d’Ava éroit alors par-tagé entre plusieurs rois, vassaux du Pegu. L a v ‘de Prom étoir la résidence d’un de ces rois : il ^ P nt *’8c fit périr le roi 8c la reine. 11 se rendit maître de me-nte de la ville de Melintey , au royaume d’Ava » & con ”quit ainsi de suite le^ royaumes de Pegu, de Marta-ban , de Prom, de Melintey, d’Ava, de Calam > & deBacam, occupés par .des princes qui y avoient unesouveraineté subordonnée à celle de Pegu. Brama deTangue, c’est ainsi que s’appelloit ce conquérant, m £rué par un Péguan , nommé Xemin de Zatan, q ul leplaça fur le trône, & en fut renversé par Xemind 00 »qui y monta, 8c en fut à son tour renversé par Ch at ’"■migren , parent de Brama. Celui-ci le fit mourir, & erendir maître de plusieurs villes qui passoient p oul 1capitales d’autant de royaumes. Ces villes étoient Ava»Cavelan, Cablan , BaKan, ou Bacam , TangrA^ »Prom, Jangoma, Lanran , Trucon & SiAsigouvernoit ces villes par ses parens & par ses offi c * ers 'Ce fut fous ce régné que survint la fameuse g l,erpour l’éléphanc blanc du roi de Siam, qui fut vaiu cen cette occasion, & son royaume devint une ar> lieX , edu Pegu pour quelque rems. Enfin après bien des revolutions, le royaume de Pegu est tombé fous la pui!* an 'ce du roi d’Aracan, qui possede les royaumes de T aI1gur, d’Aracag, d’Ava 8c de Pegu ; & parce que leverain de tous ces états réside à Ava , il en porte le i ,olTNCe vaste empire est peu connu des Européens ; >1 J lClaisse pas d’être très-peuplé, 8c le commerce y estabondant. Cependant, soit que quelque intérêt prive * emarchands d’Europe de la liberté d’y trafiquer, sost st ueceux qui y vont ne communiquent pas au publiequ’ils y apprennent de son histoire 8c de son état, H 11 Jja guère de pays dans l’orient dont nous soyons auífi irl ‘instruits que de celui-là. Les cartes géographiques degurent tellement le pays d’Ava, de Pegu , &c. que I e 'Duchats, missionnaire Jésuite, dit qu’il ne le reconnupoint. Voici le rapport que firent quatre Chinois, stétoient d’un corps'de trente mille, qui pour fuir les 1tares, tiaverserent l’Ava & le Pegu. Le P. Gouye»,servations physiques & mathématiques. Nous pa rtJl1de la ville de Junnan, 8 c , après dix-huit jours de &che, nous entrâmes dans le territoire de Juncha lT, ‘ ^Juncham à Tiennotheou nous mîmes quatre jo usS ’Tiennotheou au dernier village de la Chine, n° uS j.mes cinq jours. Là nous nous embarquâmes fu s llI ’f £nviere plus large 8 c plus rapide que celle de Siam, *vingt jours nous arrivâmes à la ville d’Ava. Lç sou cinq premiers jours se font dans un pays désert,fuite nous trouvâmes tous les jours une ou deux P el st’des fur le bord de la riviere. Les maisons étoient de ^bous ; les habitans fe cachòient dans les bois ain 1 ^ equ’ils nous appercevoient. Le commerce est l'h re e - àAva & la Chine. Nous fûmes par eau dans nn ursPegu ; de Pegu nous vînmes par terre en quinze Jau royaume de Siam. ol ) un
Comme il n’y a point de relation que je , I e
homme digne de foi ait marqué , en témoin 0 Jecours de la riviere de Pegu, je m’absliens de le "f <j jar0 Adirai simplement qu’elle est différente de celle avec \ ede celle d’Ava, 8 c qu elle n’a rien de comm u ' n ’ a -lac de Chiamai, que certains géographes f erI ] ^5 ri-voir placé que pour en faire la source imagú iairevìeres qui les embarrassoient. . por -
Les principales richesses de ce royaume font le nz ’^jes.celaine, le musc, lalacque, For, l’argent 8 c | 5 s r ^ nc r j V ie*La Vuie de Pegu , située au royaume , Sc 10