PEI
rede même nom, a été long-tems la capitale d’un grandempire, lorsqu’elle croie la résidence des rois de Pegu,qui avoient fous leur domination tant d’états voisins. Larivière la partage en deux villes , que Ton distingue parles surnoms de Vieille & de Nouvelle. Dans la vieil-le ville font les marchands, les artisans, &c. La nouvelleetoir la demeure des rois & de leur cour. C’est présente-ment le lieutenant, ou vice-roi, qui en occupe le palais ,qui est en même-rems une citadelle. Les fossés font pleinsd'eau; & pour empêcher que quelqu’un ne s’avisc de lestraverser , & de surprendre la place, on 2 eu soin d’y en-fourner des crocodiles, que l’on y nourrit. Les maisonsde la vieille ville ne font la plupart que de bambous,à la maniéré du pays ; mais les magazins font voûtés ,pour conserver les marchandises contre le feu. 11 s’y faitun grand commerce, particulièrement de rubis qu’ontire, selon Sheldon. d’une montagne entre Sirinan &Pegu. Si l’on en croit le même auteur, les Péguans fontde tous les Indiens les plus corrompus dans leurs moeurs,fort mal propres, basanés , mais assez bienfaits.
PEGUNTIUM, ville de la Dalmatie. Ptolomée . /.
c. 17. la place fur la côte entre Epetium 8c Ornum,Pline, /. z. c. 22. écrit Piguntls. On croit que c’estprésentement Almiza.
PEGUSA. Voyez Gnide.
PEHIANG , ville de la Chine, dans la province de•Eekmg, au département de Chinting, quatrième mé-tropole de la province. Elle est de 2 deg. 20 min. plusoccidentale que Peking , fous le 38 deg. y min. de lati-tude septentrionale. * Atlas Sinenfìs.
PEHO . ville de la Chine, dans la province de Kin-fi , au département de Hanchung, troisième métropolede la province. Elle est de 7 deg. 44 min. plus occiden-tale que Peking, fous les 33 deg. 50 min. de latitudeseptentrionale. * Atlas Sinenfìs.
1. PEHO A , isie de la Chine, dans la province d’Ho-nan, au midi de la ville de Teng. Elle est formée parles eaux du Tan, qui se partagent en deux bras, & sc re-joignent ensuite. Le nom de Pehoa signifie Pisse de tou-tes fortes de fleurs. II y a dans certe ifle un palais ou unemaison de plaisance. * Atlas Sinenfìs.
2. PEHOA, montagne de la Chine , dans la provin-ce de Quantung, au voisinage de la ville de Hocilai. Elletire son nom des fleurs qu’elle produit. On y en voitPerpétuellement de diverses fortes , suivant les différen-tes fanons de l’année. * Atlas Sinenfìs.
3. PEHOA, ifle de la Chine, dans la province dePckmg & dans le fleuve In, au voisinage de la ville dePaoting. * Atlas Sinenfìs.
PEICENTES. Voyez. Picentia.f PEJENDE, lac de Finlande, dans la Tâvastie. Sonétendue du nord au midi est d’environ quinze milles.11 communique avec divers lacs voisins , entre autres avecle lac de Rotzlain , par le moyen duquel ses eaux sc dé-chargent dans la rivière de Kymen, qui les porte dansfo golfe de Finlande. * Robert de Vangondi , Atlas.
PEIM ou Pein , province du royaume de Khoten >«tens la Tartarie. Elle a cinq journées détendue. Onpêche du jaspe dans une de ses rivières. II y a beaucoupde foie dans cette province , & en outre tout ce qui estUtile à la vie. Dans ce pays, lorsqu’un mari est absentvin gt jours, la femme peut se remarier, 8c le mari épou-fot une autre femme. * Hifi. génér. des Huns par M.de Guignes, t. 11.
PEINA , Poynum Caflrum , petite ville d’Allemagne,au cercle de la Baffe Saxe, dans une plaine, avec unchâteau fur la montagne , dans l’évêché de Hildesheim,for le ruisseau de Fuse , qui se perd dans l’Alier à Zell.Elle est à trois milles de la ville de Brunswick. Certe villeavec le comté qui en dépend, fut acquise à l’évêché parJean, trente-uniéme évêque de Hildesheim , qui mourutFan ia6r. C’est auprès de Peina à Sivershufen 8c à Grofìs-Stcimvedel, que Fan 1yy3.se donna la fameuse batailleentre sélecteur Maurice de Saxe & le margrave Albertde Brandebourg. L’électeur y fut tué, de même que leduc Charles Victor de Brunswick. On fit à ce derniercette épitaphe :
Carolus hic Viïïor , deviElo conditur hofie.
Nascens VtElor eratVictor erat Tjzsrienft* Braschius, deEpisc, Germ. c. 11. p. 107.
PEK Sjf
PEINE , petite riviere de France, dans le Languedoc.Elle coule dans le diocèse d’Agde, mouille Pezenas,& se jette un peu au-dessous dans l’Eraut.
PEIPUS, appellé par les Moscovites Czuds-Kow ,grand lac , aux confins de l’Esthonie, de la Livonie 8cl’íngrie : il reçoit les eaux de diverses rivières, auíîi-bienque celles du lac de Plskow » & se décharge dansla riviere de Velilcarzeka, qui en cet endroit prend lenom de Narva ou Nerva , laquelle porte ses eaux dansle golfe de Finlande. * Robert de Vaugondy , Atlas.PEIRELADEj petite ville d’Espagne, dans la Cataiognciau pied des Pyrénées, vers les frontières duRousssslon.
PEIRUS. Voyez. Pierus.
PEISO, lac de la Pannonie. Pline , /. 3. c. 24, dlcqu’il joigtioit la Norique. Aurclius Victor, de 1 "éditionde Schottus, appelle ce lac Pelso ; & Jornandès > Rer.Ger. c. y 2 , le nomme Lacus Pelsodis. C’est aujourd’huile lac de Neuzidler-Zée, aux confins de la Hongrie 8cde l’Autriche.
PEITS, petite ville d’Allemagne, dans la Basse-Lu-face» fur la rive droite de la Sprée, à deux lieues au-dessus de Cotbus. Elle est petite , mais forte. II y a desmines de fer aux environs. La maison de Brandebourgpossede cette ville depuis 1461, & le margrave Jeande Custrin l’acheta en 1570.
PEIUM , lieu fortifié , dans la Galatie : Strabon, /.12. p. 567. donne cette place aux Toliítoboges, de mê-me que celle de Blucium ; il ajoute que Lune étoit larésidence du roi Dejotarus, 8c que Lautre éroit desti-née à garder ses trésors.
PEKELI > province de la Chine, 8c celle qui tientle premier rang entre les quinze qui composent ce fa-meux empire. Elle tire son nom de la ville impérialede Peking, qui signifie le Palais Royal du septentrion,pour le distinguer de celui du midi, qui s’appelle Nan-king. II y a près de dix-huit siécles que les empereursde la Chine tiennent leur cour dans cetre province. Lesbornes du Pekeli du côté du nord font la grande mu-raille ; 8c cette partie de l’ancienne Tartarie, qui estentre la muraille 8c le désert de Xarno ou Golie, 8c ducôté du nord est le pays de Leaotung; à l’orient il a unbras de mer nommé Eanghai, qui fait la péninsule deCorée, & qui bat la côte de la Chine qui lui est oppo-sée. Au midi &au sud-est il joint la province deXan-tung , qui en est séparée par le fleuve Guey ; la riviereSafranée le borne au sud-ouest , & du côté du couchantil n est séparé de la province de Xansi que par des mon-tagnes qu’on nomme Heng.
Cette province , qui a la figure d’un triangle rectan-gle , a eu divers noms. On La appellée entre autres JeuSe Ri. Elle a huit grandes villes, dont chacune en ad’autres dans fa dépendance. II y a dans le Pekeli quatrecens dix-huic mille neuf familles, composées de plusde trois millions quatre cens cinquante mille personnes *suivant les registres du dénombrement de l’Empirè : ilpaye tous les ans pour tribut à l’empereur six cens unmille cent cinquante-trois sacs de riz, de bled & de mil,deux cens vingr-quatre livres de foie crue, à vingt oncesà la livre ; quarante-cinq mille cent trente pièces d’étof-
fe ; treize mille sept cens quarante-huit livres de coton}huit millions sept cens trente-scpr mille deux cens qua-tre-vingt quatre bottes de foin 011 de paille, pour Lécu-rie de l’empereur ; 8c cent quatre-vingt mille huit censsoixante 8c dix quintaux de sel, à cent vingt-quatre li-vres le quintal, sans parler de divers autres droits- Ce-pendant le Pekeli est une des provinces les moins fer-tiles de la Chine. Son terroir , quoiqu’assez uni, est sté-rile & plein de sables : mais, comme, par ordre de Lem-pereur, on y apporte de toutes les provinces de l’em-pire toutes sortes de denrées, rien n’y manque.^ /
La température de l’air y est très faine & tres-agrea-ble ; le froid toutefois s’y fait sentir plus vivement quel’élévation du pôle ne semble le devoir peimettre »puisqu’elle est à peine à la hauteur du quaiante-deu-xiéme degré. Les fleuves y font pris de glace d unesi grande épaisseur pendant quatre mois, que les cha-riots & les chevaux chargés de fardeaux tres-loufds mar-chent dessus. & les bateaux ne peuvent passer * 8c ilsfont obligés de rester quatre mois dans le lieu. où laglace les surprend, ce qui arrive toujours vers la mi,-Tem. IV > S sssf ij